Dommage

Aurélien Martinez | Mercredi 9 janvier 2013

Photo : Jan Vesala


Kaori Ito est une danseuse épatante, qui éblouit littéralement le plateau de sa présence lorsqu'elle est simple interprète – Iris de Decouflé, Out of context de Platel, Au revoir parapluie de James Thierrée... Problème : être une interprète de haut niveau ne veut pas forcément dire que l'on est chorégraphe. La preuve une nouvelle fois les jeudi 16 et vendredi 17 mai à l'Hexagone de Meylan, où elle présentera notamment un Solos très ampoulé et vide. Dommage, car à chaque fois, on espère.


Kaori Ito

"Solos" et "Deux cordes, une voix", avec Chloé Lévy à la voix
Hexagone 24 rue des Aiguinards Meylan
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Danse : une saison, cinq spectacles

SCENES | On a épluché les programmations des différentes salles de l'agglo qui proposent de la danse. On a retenu cinq propositions, à base d'Akram Khan, de Kaori Ito, de Josette Baïz, d'Arcosm ou encore de Chicos Mambo.

Aurélien Martinez | Lundi 14 septembre 2015

Danse : une saison, cinq spectacles

Sublime « Arcosm, une nouvelle compagnie en résidence pour trois saisons » : voilà, la plaquette de la Rampe d’Échirolles confirme la nouvelle. L’excellente nouvelle même, le danseur et chorégraphe Thomas Guerry et le musicien et compositeur Camille Rocailleux ayant mis en place en presque quinze ans un univers artistiquement fort matérialisé notamment dans Echoa, leur plus grand succès, ou dans des pièces aussi originales que, par exemple, La Mécanique des anges. Un univers où la danse côtoie la musique le plus simplement du monde, comme une évidence. On pourra donc suivre de près la naissance de leurs deux prochaines créations présentées sous forme d’un dytique : Sublime cette saison, proposition tout public pour quatre interprètes sur le paraître, l’apparence et toutes les dérives qui en découlent, et Subliminal à l’automne 201

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Kaori Ito : sublimissito

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Aurélien Martinez | Mardi 10 mars 2015

Kaori Ito : sublimissito

Kaori Ito est une danseuse littéralement exceptionnelle, à la technique remarquable. Elle a ainsi étudié le ballet classique au Japon dès ses cinq ans avant de partir à l’âge adulte vers les États-Unis pour poursuivre sa formation. On la verra ensuite dans de nombreuses créations de chorégraphes européens renommés : Philippe Decouflé, Angelin Preljocaj, James Thierrée, Alain Platel… Chaque fois, quoi que l’on pense de la pièce, elle illumine le plateau – la MC2 l’avait même mise en première page de sa plaquette de la saison 2010-2011 avec une photo extraite du Out of context de Platel. C’est dire qu’en décidant de faire un portrait chorégraphique de Kaori Ito, le metteur en scène et chorégraphe Aurélien Bory avait toutes les cartes en main pour créer un très beau spectacle. C’est justement ce qu’il a fait : son Plexus (littéralement « réseau de filets nerveux ou de vaisseaux ») est un

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Une heure avec Kaori Ito

SCENES | C’est beau. C’est même très beau. Splendide quoi. Plexus, le spectacle que le touche-à-tout de génie Aurélien Bory (il se catalogue dans le théâtre visuel, même si (...)

Aurélien Martinez | Mardi 6 janvier 2015

Une heure avec Kaori Ito

C’est beau. C’est même très beau. Splendide quoi. Plexus, le spectacle que le touche-à-tout de génie Aurélien Bory (il se catalogue dans le théâtre visuel, même si le mot chorégraphe, sans doute trop réducteur à ses yeux, lui va comme un gant) a conçu pour la danseuse japonaise Kaori Ito, est une fabuleuse réussite plastique. « Faire le portrait de Kaori Ito est d'abord pour moi un portrait de son corps. Ce n'est pas l'étude anatomique qui m'intéresse ici, mais la mémoire d'un corps travaillé, les traces de la danse à l'intérieur de ce corps vivant. » Dans une scénographie hypnotique jouant sur la disparition, la danseuse devient une marionnette grandeur nature tirée par de nombreux fils. En moins d’une heure, elle passera ainsi de poupée mécanique à artiste libérée de tous les carcans. Plexus, vendredi 13 et samedi 14 mars à l’Hexagone (Meylan)

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Save the date

SCENES | Trois autres propositions cette semaine à même d’exciter l’amateur de danse contemporaine. AM

François Cau | Vendredi 4 février 2011

Save the date

L’art du bondissementOn en a déjà beaucoup parlé (allez faire un tour sur note site web) ; on en remet une dernière couche avant son passage à l’Hexagone : la danseuse et chorégraphe Kaori Ito, interprète chez Platel, Découflé, Thiérrée and co, dévoilera cette semaine The Island of no memories, sa troisième création. Elle reprendra la petite forme créée pour la première édition du concours [re]connaissance, forme qui lui avait valu le premier prix. Et évoquera ainsi l’histoire « d'un homme qui veut oublier la routine de sa vie », avec nombre d’images et de fils narratifs – du moins, c’est ce qu’on a déduit de sa prestation au concours.Mardi 15 et mercredi 16 à 20h, à l’Hexagone (Meylan). Plastiquement hypnotiqueFidèle à son processus de création, la chorégraphe grenobloise Anne-Marie Pascoli avait mis en place au cours des derniers mois plusieurs chantiers ouverts au public pour présenter ses différentes étapes de travail menant à la pièce Oui. Cela nous a permis d’appréhender au mieux la scénographie passionnante : une série de tubes transparents qui permet des combinaisons infinies de jeu en

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The who’s who

SCENES | Au Petit Bulletin, on connaît bien le travail de quatre compagnies sélectionnées. On vous les présente, en touchant deux mots des huit autres pour ne pas être accusés de favoritisme ! AM et JED

Christophe Chabert | Vendredi 20 novembre 2009

The who’s who

Effet de chocs On a souvent pu croiser la compagnie Lanabel dans l’agglo (et ailleurs) au cours des dix dernières années. Pour Reconnaissance, Annabelle Bonnéry et François Deneulin (ils travaillent ensemble) présenteront un extrait de RAW.A.R, leur dernière création ayant pour thème principal le conflit. La chorégraphie, que nous avons pu découvrir la semaine dernière, se fait donc physique et violente : les trois danseurs (dont Annabelle Bonnéry elle-même, qui reprend le rôle de Marie Fonte pour ce week-end, cette dernière étant monopolisée par L’Homme à tête de chou) sont en tension permanente les uns par rapport aux autres, travaillant sur le choc et son intensité. Pour info, la pièce sera donnée dans son intégralité en janvier à l’espace Paul Jargot de Crolles et en mai à la Rampe. Vendredi à 18h30 L'homme qui tombe à Pick Né en 1970 en Israël, ancien danseur d'Ohad Naharin et du Ballet de l'Opéra de Lyon, Yuval Pick fonde sa propre compagnie, The Guest, en 2001. Il est à la fois un chorégraphe de l'abstraction et du plus concret des possibilités du corps humain. Expliquons ce paradoxe : à travers ses pièces (une de

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Danse : on va voir quoi cette saison?

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François Cau | Vendredi 12 septembre 2008

Danse : on va voir quoi cette saison?

Le point GGiselle est un ballet classique monumentale, symbole même du romantisme. Une hisoire d’amour, un mélange de tragédie et de surnaturel. Garry Stewart et sa compagnie l’Australian Dance Theatre, qui avaient séduit le monde de la danse en déconstruisant Le Lac des cygnes, ont décidé de s’attaquer à ce somment vertigineux, pour en livrer une interprétation toute personnelle baptisée G., Stewart, laissant ainsi de côté la linéarité de l’œuvre originale, s’empare de Giselle, l’avale et la recrache brute sur scène. Aux danseurs de la figurer, aidés par des panneaux lumineux narrant de façon très succincte les différents moments clés du ballet. Le design est léché (il faut aimer le vert électrique !), la musique minimaliste, et l’énergie omniprésente. À voir les 21 et 22 octobre à la Rampe. Danse martialeÀ vos calendriers. Le danseur et chorégraphe anglais Russell Maliphant sera mardi 25 novembre à l’affiche de la Rampe où il présentera un programme découpé en trois parties : Flux, Small Boats et Push. Un travail tout en retenue sur le corps, l’espace, la lumière ; en té

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