Krampus : une agréable surprise

ECRANS | de Michael Dougherty (E-U, 1h38) avec Toni Collette, Adam Scott, David Koechnerplus…

Vincent Raymond | Mercredi 4 mai 2016

Photo : © DR



Krampus

De Michael Dougherty (ÉU, 1h38) avec Toni Collette, Adam Scott, David Koechner

De Michael Dougherty (ÉU, 1h38) avec Toni Collette, Adam Scott, David Koechner

voir la fiche du film


Quand Max voit sa famille peu exemplaire se disputer à l'approche de Noël, le garçon décide d'ignorer la célébration, sans se rendre compte que ce manquement à la tradition va provoquer les foudres de Krampus, un démon ancestral bien décidé à punir les réfractaires.


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

La Vie rêvée de Walter Mitty

ECRANS | Ben Stiller passe à la vitesse supérieure en tant que réalisateur avec ce modèle de comédie romantique d’une classe visuelle permanente, où il s’agit de faire d’un héros du quotidien le vestige d’une époque en train de disparaître. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 17 décembre 2013

La Vie rêvée de Walter Mitty

Que se serait-il passé si Walter Mitty, plutôt que d’envoyer un poke sur un site de rencontres à sa collègue de bureau, l’avait simplement abordée dans la vraie vie ? Rien d’exceptionnel sans doute, et c’est sur ce gouffre initial que se bâtit toute l’ampleur romanesque mais aussi toute la philosophie de La Vie rêvée de Walter Mitty, cinquième film de Ben Stiller derrière une caméra, le plus abouti, le plus étonnant aussi. Mitty, que Stiller incarne avec un sens exceptionnel du tempo qu’il soit comique ou dramatique, est un monsieur tout le monde tel que Capra aimait les peindre. De Capra à Capa, il n’y a qu’un pas que le film franchit en le faisant travailler au service photo de Life, institution de la presse américaine sur le point de déménager en ligne, décision prise par une bande d’idiots cravatés et barbus — c’est tendance — entraînant le licenciement d’une partie des salariés. Mitty doit gérer l’ultime couverture du journal, réalisée par un photographe légendaire et solitaire, lui aussi aux prises avec la grande mutation du XXIe siècle : il refuse le numérique et n’aime que l’argentique. Sauf qu’il n’a pas fait parvenir le cli

Continuer à lire

Friends With Kids

ECRANS | De Jennifer Westfeldt (USA, 1h47) Avec Adam Scott, Jennifer Westfeldt, Maya Rudolph

Jerôme Dittmar | Vendredi 13 juillet 2012

Friends With Kids

Dans l'enfer moderne de la comédie romantique, Friends With Kids sort étonnamment son épingle du jeu. Tout en reprenant la tendance lourde actuelle (l'amour sécuritaire, le non-engagement, le zéro risque), le film de Jennifer Westfeldt en sape tranquillement les impasses. Le sujet du jour : comment faire un enfant hors couple, entre amis, pour fuir les aléas du mariage, se voit ainsi traité avec une intelligence que la première bobine, un peu manichéenne, ne présumait pas. Embrassant la question avec sensibilité et humour, le film surprend graduellement à force d'étoffer son classicisme. La moralité est toujours la même : nul ne peut se préserver des sentiments, mais Westfeldt l'impose en quelques scènes clés où les idées s'entrechoquent avec une étonnante lucidité. Contre l'arrogance de ceux qui croient gérer leur vie amoureuse comme leur carrière professionnelle, le film balance des vérités nuancées comme ses personnages. C'est tendre, démocratique, et assez réussi.Jérôme Dittmar  

Continuer à lire

Piranha 3D

ECRANS | D’Alexandre Aja (ÉU, 1h28) avec Elizabeth Shue, Adam Scott…

Christophe Chabert | Mercredi 1 septembre 2010

Piranha 3D

Devenu officiellement réalisateur de remakes à Hollywood, Alexandre Aja n’a visiblement plus qu’une solution : s’amuser des commandes opportunistes qu’on lui passe en laissant libre cours à sa cinéphilie gore et déviante. Après le fiasco de "Mirrors", le voilà aux commandes de cette nouvelle version surfant sur la mode 3D d’une série B de Joe Dante, elle-même décalquée sur "Les Dents de la mer". Le résultat, aussi improbable que rigolo, est un grand tour de montagnes russes répondant au programme de son affiche : sea (enfin, un lac…), sex (un tas de bimbos aux mensurations affolantes) and blood (croyez-nous, ça charcle sévère, mais presque toujours dans la bonne humeur). Plus conceptuellement, Aja fait coexister à l’intérieur de ses plans deux types d’images : celles, à peine modernisées, d’un film d’exploitation années 70 (avec un petit côté Grindhouse ; d’ailleurs, voilà Eli Roth qui vient faire coucou) peuplé de clins d’œil (Christopher Lloyd en savant fou) et se déroulant essentiellement à la surface ; sous l’eau, en revanche, ce sont des images numériques déchaînées, prétextes à toutes les extravagances (sommet : un pénis avalé puis recraché par un Piranha !) et à tous les

Continuer à lire