Qui c'est le plus fort ?

Livre | Après 40 ans de succès, Allez les Verts résonne toujours dans les stades, appelant à la réunion du peuple stéphanois. Mais qu’en est-il de celui qui chantait cet hymne : Jacques Monty ? L’auteur-compositeur-interprète dévoile un livre, narrant les moments forts de sa carrière et le déroulement de sa "vie en vert".

Léa Pternitis | Lundi 22 mai 2017

Photo : "Ma Vie en Vert, du Showbiz au Chaudron" de Jacques Monty © Tv & Co


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Le retour de la bamboche

ACTUS | En 2021, la rentrée culturelle sera festive, ou ne sera pas… Pour mêler théâtre, musique et pampille, rendez-vous ce vendredi soir, à la Comédie de Saint-Etienne.

La rédaction | Jeudi 16 septembre 2021

Le retour de la bamboche

Cela fait partie des traditions qui avaient dû être abandonnées l’an passé, et que tout le monde est bien content de retrouver. Ce vendredi soir, sur le parvis de la Comédie, cap sur une soirée de fête et de retrouvailles, ouverte à tous ceux qui n'ont d'autres prétentions que celle de passer un bon moment. Dès 18 heures en accès libre, il sera possible d’assister à la projection d’un court-métrage, et également à une exposition de costumes. 30 minutes plus tard, cap sur une succession de spectacles, de la lecture musicale proposée par la promotion 31 de l’Ecole, au concert des Semelles Funky, en passant par deux spectacles tout publics mêlant humour et poésie, ainsi que par le désormais célèbre swing made in New Orléans des Po’Boys. Et, pour que la bamboche soit totale… Deux Food trucks, ainsi que le restaurant la Compagnie serviront les ravitaillements. Option bonus : il est aussi possible de venir avec son pique-nique. On dirait bien que le rideau se lève de nouveau… Vendredi 17 septembre dès 18 heures à la Comédie de Saint-Etienne. Entrée libre.

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A Sainté, le végé fait son trou

Food | Terminée, l’époque où les végétariens et végétaliens passaient pour des petits moineaux mangeurs de graines ? Longtemps perçue comme un peu « à la traine » sur ces questions, il semble que Saint-Etienne ait fini par prendre le train en marche…

Cerise Rochet | Mercredi 15 septembre 2021

A Sainté, le végé fait son trou

Il y a quelques années, les choses n’étaient pas toutes simples, pour les végétariens et végétaliens de Sainté et alentours. Pas simple de trouver un restau où bien manger, de trouver des bons produits avec lesquels cuisiner et se régaler... Et puis, les choses ont changé, un peu. Grâce à la société qui évolue, grâce à la médiatisation nouvelle de ce mode d’alimentation, grâce à la prise de conscience progressive de l’enjeu environnemental auquel il est lié, grâce à davantage de sensibilisation à la souffrance animale… Grâce, aussi et surtout, à l’ouverture progressive de plusieurs structures et concepts de restauration, qui ont su provoquer de belles surprises gustatives. Premier restaurant végétarien à ouvrir en centre-ville de Saint-Etienne, la Cantine numéro 10 a ainsi permis d’aider à implanter dans la tête des Stéphanois que manger sans viande et sans poisson, ce n’est pas « manger une petite carotte et de la salade », comme l'imaginait parfois un paquet d’amateurs de bonnes blagues. Ici, le velouté de potiron sent bon, est doux, épais, et se mêle à des graines de tournesol et de courges pour y ajouter du croquant. Quant aux légumes qui accompagnent le riz : leur

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A Sainté, le végé fait son trou

Food | Terminée, l’époque où les végétariens et végétaliens passaient pour des petits moineaux mangeurs de graines ? Longtemps perçue comme un peu « à la traine » sur ces questions, il semble que Saint-Etienne ait fini par prendre le train en marche…

Cerise Rochet | Mercredi 15 septembre 2021

A Sainté, le végé fait son trou

Il y a quelques années, les choses n’étaient pas toutes simples, pour les végétariens et végétaliens de Sainté et alentours. Pas simple de trouver un restau où bien manger, de trouver des bons produits avec lesquels cuisiner et se régaler... Et puis, les choses ont changé, un peu. Grâce à la société qui évolue, grâce à la médiatisation nouvelle de ce mode d’alimentation, grâce à la prise de conscience progressive de l’enjeu environnemental auquel il est lié, grâce à davantage de sensibilisation à la souffrance animale… Grâce, aussi et surtout, à l’ouverture progressive de plusieurs structures et concepts de restauration, qui ont su provoquer de belles surprises gustatives. Premier restaurant végétarien à ouvrir en centre-ville de Saint-Etienne, la Cantine numéro 10 a ainsi permis d’aider à implanter dans la tête des Stéphanois que manger sans viande et sans poisson, ce n’est pas « manger une petite carotte et de la salade », comme l'imaginait parfois un paquet d’amateurs de bonnes blagues. Ici, le velouté de potiron sent bon, est doux, épais, et se mêle à des graines de tournesol et de courges pour y ajouter du croquant. Quant aux légumes qui accompagnent le riz : leur

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Triomph’halles retour aux sources

Gourmand | Cœur battant de la ville durant plus de 100 ans, espace marchand privilégié, puis, boudé des Stéphanois, les Halles Mazerat ont repris vie en fanfare, au début du mois.

Cerise Rochet | Mercredi 8 septembre 2021

Triomph’halles retour aux sources

Coupage de ruban, discours, ateliers, DJ set, bandas… Et puis surtout, du monde en pagaille durant trois jours : cette fois-ci, ça y est, après des mois (des années) de travaux et une ouverture plusieurs fois repoussée, les Halles Mazerat version XXIe siècle ont enfin levé leur rideau tout neuf, dévoilant toute leur élégance à des Stéphanois vraisemblablement conquis. Par le lieu en lui-même, tout d’abord. Conçues par l’architecte Louis Mazerat à la fin des années 1860 dans un esprit Baltard - du nom de l’architecte créateur des Halles parisiennes -, les halles stéphanoises retrouvent en 2021 leur charme d’antan. Voutes d’acier, plafonds en bois, persiennes, baies vitrées : « waou, ça a de la gueule », se dit-on depuis le trottoir. Ambiance Impression confortée en passant les portes, puisqu’à l’esthétique se mêle l’ambiance typique des marchés couverts, bruyants, grouillants, vivants. Petit pas après petit pas, on circule entre les étals, à la recherche d’une gourmandise à emmener ou à déguster sur place, pourvu que l’on parvienne à trouver un tabouret et un bout de table où se poser. Fromages et charcut’, poisson, street food d’ici et d’ailleurs,

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Triomph’halles retour aux sources

Gourmand | Cœur battant de la ville durant plus de 100 ans, espace marchand privilégié, puis, boudé des Stéphanois, les Halles Mazerat ont repris vie en fanfare, au début du mois.

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Triomph’halles retour aux sources

Coupage de ruban, discours, ateliers, DJ set, bandas… Et puis surtout, du monde en pagaille durant trois jours : cette fois-ci, ça y est, après des mois (des années) de travaux et une ouverture plusieurs fois repoussée, les Halles Mazerat version XXIe siècle ont enfin levé leur rideau tout neuf, dévoilant toute leur élégance à des Stéphanois vraisemblablement conquis. Par le lieu en lui-même, tout d’abord. Conçues par l’architecte Louis Mazerat à la fin des années 1860 dans un esprit Baltard - du nom de l’architecte créateur des Halles parisiennes -, les halles stéphanoises retrouvent en 2021 leur charme d’antan. Voutes d’acier, plafonds en bois, persiennes, baies vitrées : « waou, ça a de la gueule », se dit-on depuis le trottoir. Ambiance Impression confortée en passant les portes, puisqu’à l’esthétique se mêle l’ambiance typique des marchés couverts, bruyants, grouillants, vivants. Petit pas après petit pas, on circule entre les étals, à la recherche d’une gourmandise à emmener ou à déguster sur place, pourvu que l’on parvienne à trouver un tabouret et un bout de table où se poser. Fromages et charcut’, poisson, street food d’ici et d’ailleurs,

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Le Fil investit le Puits Couriot pour sa soirée de lancement

MUSIQUES | Les vacances sont finies, mais voici une date à bien marquer dans votre agenda tout neuf : le coup d’envoi de la nouvelle saison du Fil, ce jeudi à Saint-Etienne. Zoom sur l'un des derniers événements de l'été, ou, si l’on préfère, l’un des premiers de la rentrée.

Léa Dusson | Lundi 6 septembre 2021

Le Fil investit le Puits Couriot pour sa soirée de lancement

Ce jeudi, inutile de vous rendre sur le Boulevard Thiers puisque c’est un Hors-les-Murs, que vous propose la Scène de musiques actuelles stéphanoise. Direction le parc aux pieds du Musée de la Mine, à l’entrée de la ville, où le Fil s’associe en effet à la Guinguette de Couriot pour son premier événement de l’année. Au programme de cette soirée de fête : animations en plein air, concerts, buvette… Autrement dit, tous les ingrédients pour lancer cette saison 2021 / 2022, dont l’ambiance sera garantie par LISA, (Ligue d’improvisation Stéphanoise Amateur). La troupe proposera des animations décalées et familiales tout au long de cette soirée, tandis que celles et ceux qui voudraient pousser la chansonnette devront se rendre du côté de la Caravane Karaoké, toujours dans le parc. Là-bas, on trouvera un piano, qui accompagnera les meilleures reprises. La Belle Vie en ouverture Mais les vrais acteurs de cette soirée, ce sont eux : deux groupes de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui vont se succéder sur la scène installée aux pieds du chevalement. C’est La Belle Vie qui ouvrira le bal. Composé de Simon-Gaspard et Julie, l’ancien quintet stéphanois, deven

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Le végé fait son trou

Food | Terminée, l’époque où les végétariens et végétaliens passaient pour des petits moineaux mangeurs de graines ? Longtemps perçue comme un peu « à la traine » sur ces questions, il semble que Saint-Etienne ait fini par prendre le train en marche…

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Le végé fait son trou

Il y a quelques années, les choses n’étaient pas toutes simples, pour les végétariens et végétaliens de Sainté et alentours. Pas simple de trouver un restau où bien manger, de trouver des bons produits avec lesquels cuisiner et se régaler... Et puis, les choses ont changé, un peu. Grâce à la société qui évolue, grâce à la médiatisation nouvelle de ce mode d’alimentation, grâce à la prise de conscience progressive de l’enjeu environnemental auquel il est lié, grâce à davantage de sensibilisation à la souffrance animale… Grâce, aussi et surtout, à l’ouverture progressive de plusieurs structures et concepts de restauration, qui ont su provoquer de belles surprises gustatives. Premier restaurant végétarien à ouvrir en centre-ville de Saint-Etienne, la Cantine numéro 10 a ainsi permis d’aider à implanter dans la tête des Stéphanois que manger sans viande et sans poisson, ce n’est pas « manger une petite carotte et de la salade », comme l'imaginait parfois un paquet d’amateurs de bonnes blagues. Ici, le velouté de potiron sent bon, est doux, épais, et se mêle à des graines de tournesol et de courges pour y ajouter du croquant. Quant aux légumes qui accompagnent le riz : leur

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On n’a pas tous les jours 60 ans

Librairie | C’est une vieille dame avec tout l’allant de la jeunesse. La Librairie de Paris, institution littéraire stéphanoise, fête en 2021 ses 60 années d’existence. (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

On n’a pas tous les jours 60 ans

C’est une vieille dame avec tout l’allant de la jeunesse. La Librairie de Paris, institution littéraire stéphanoise, fête en 2021 ses 60 années d’existence. L’occasion pour l’établissement repris en 2015 par deux de ses salariés, Alexandra Charroin-Spangenberg et Rémi Boute, de mettre les petits livres dans les grands avec de nombreuses animations prévues chaque mois, de septembre 2021 à juin 2022. Mais également de revoir l’identité graphique de leur librairie. « Il est important de marquer d’un côté la continuité de notre travail mais également l’avenir, de montrer que notre librairie n’a pas un côté poussiéreux », explique la dirigeante. Pour son associé, la nouvelle identité de la Librairie de Paris se devait de symboliser la diversité des publics qu’elle accueille : « Nous sommes un lieu de vie culturelle, où l’on doit se sentir bien. Avec la crise sanitaire, nous avons perçu l’importance que nous avons auprès de notre clientèle, et nous en sommes fiers. » 60 événements prévus Pour célébrer ces 60 ans de bons et loyaux services, la Librairie de Paris proposera 60 événements aussi variés que des lectures, des brunchs littéraires mensuels, des rencontres

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Virginie Tournebise, Auteure stéphanoise

Article Partenaire | Ancienne joueuse de tennis professionnelle, la Stéphanoise Virginie Tournebise a entamé à l’aune de ses 40 ans une formation en ferronnerie d’art et coutellerie, à l’atelier Foultier de Pont-Salomon. Un apprentissage dont elle tire aujourd’hui un ouvrage photographique accompagné de textes en fragments, Traverser. Elle signera lors de la prochaine Fête du Livre sur l'Espace Littérature locale et régionale à la Bourse du Travail, tout nouveau site de l’événement. Là-bas, on pourra découvrir chaque auteur grâce à une lecture et un entretien. L'ambiance y sera très amicale, le lieu jouxtant les Halles Mazerat, qui proposeront elles aussi de l'excellence, mais en nourritures terrestres. En référence au fil rouge design de l’édition 2021 et à quelques semaines de la Fête du Livre, rencontre, avec une sportive qui exprime ce qu’elle a dans le cœur.

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Virginie Tournebise, 

Auteure stéphanoise

Virginie, pouvez-vous nous expliquer comment on passe du tennis à la forge et à la coutellerie ? Cela paraît surprenant… En réalité, ça ne l’est pas tant que ça. Lorsque j’ai quitté les courts, j’ai intégré le monde salarial, mais en travaillant toujours en lien avec le tennis : j’étais directrice d’une société de construction et d’entretien de terrain de tennis. Puis, j’ai eu envie d’être à mon compte, et j’avais besoin de quelque chose de manuel. Les sportifs ont besoin de beaucoup de choses je crois, ils sont curieux. En tout cas, moi, je le suis ! J’ai choisi la forge parce que je voulais créer, et puis pour le geste. Comme dans le tennis, ce métier sollicite le bras, la main, je savais que je pourrais retrouver des sensations assez proches de ce que j’avais connu comme joueuse de tennis. Mais j’ai aussi le sentiment que ce métier est venu à moi, au moins autant que je ne suis venue à lui. Il s’agit également d’un métier ancestral, et, on peut le dire, en voie de disparition. Est-ce que ce facteur a joué dans votre décision ? Il est vrai que d’une certaine manière, à 40 ans, j’avais envie d’un certain retour a

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Benoît Lambert, Artisan de la scène

SCENES | Fraîchement nommé à la tête de la Comédie de Saint-Etienne, Benoît Lambert y portera un projet collectif, mené en synergie avec plusieurs artistes. Portrait d’un penseur, devenu un homme de théâtre d’expérience.

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Benoît Lambert, 
Artisan de la scène

Un jeudi matin de la fin du mois d’août, dans les méandres des bureaux de la Comédie de Saint-Etienne. A peine rentré de vacances et déjà au charbon, Benoît Lambert nous accueille, avenant, au sortir d’une réunion avec ses équipes. Tandis qu’en préambule de l’entretien qu’il nous accorde, se pose la question de la photo qui illustrera son portrait, l’homme tranche, un sourire un brin résigné aux lèvres : « De toute manière, les appareils photos ne m’aiment pas ». Auto-flagellation ? Non, du tout. Juste que son « narcissisme n’est pas là ». Nouveau directeur de la Comédie de Saint-Etienne, Benoît Lambert est de ceux qui préfèrent regarder qu’être vus… Spectateur, pas comédien. Rien d’étonnant, donc, à ce que son goût pour le théâtre se soit d’abord concrétisé par la mise en scène. Lui qui, gamin puis ado, éprouvait une certaine fascination pour les acteurs, est devenu « un spectateur qui fabrique lui-même les spectacles qu’il a envie de voir ». Jamais rassasié par Molière, l’ancien directeur du Théâtre Dijon Bourgogne présentera ainsi en janvier prochain son Avare, après avoir déjà monté Les Fourberies de Scapin en 1995, Le Misanthrope en 2006

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Terrenoire au bercail

MUSIQUES | Gamins, les jours sans école, ils arpentaient les petits sentiers du château de la Perrotière, avec l’élan insouciant des premières années de la vie. Ils y (...)

Cerise Rochet | Mercredi 25 août 2021

Terrenoire au bercail

Gamins, les jours sans école, ils arpentaient les petits sentiers du château de la Perrotière, avec l’élan insouciant des premières années de la vie. Ils y construisaient des cabanes, y faisaient des feux de bois, y tournaient des mini-films avec un caméscope à cassettes… Depuis, les deux frangins ont grandi, découvert l’immensité du monde musical, et fait de leur duo l’une des figures du renouveau stéphanois : fier de ses valeurs, de ses racines, mais néanmoins tourné vers l’avenir. L’ainé à l’écriture et au chant, le cadet derrière ses machines, sont tous deux devenus Terrenoire, empruntant au quartier de leur enfance ce nom qui brille aujourd’hui au milieu de ce qu’on appelle « nouvelle scène française ». Ces dernières années, les deux frères ont composé, beaucoup. Proposé leur musique sans genre ni code, par-delà le

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Tonton Flingueur

Ciné | Il avait 16 ans, lorsque, visionnant Touchez pas au Grisby, Eric Ravel a découvert tout le génie et le charisme du grand Lino Ventura. Dès lors, l’homme, (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Tonton Flingueur

Il avait 16 ans, lorsque, visionnant Touchez pas au Grisby, Eric Ravel a découvert tout le génie et le charisme du grand Lino Ventura. Dès lors, l’homme, devenu depuis cordonnier à Saint-Chamond, s’est intéressé de près à l’acteur. Lisant les magazines dont les Unes lui étaient consacrées, dévorant tous les films dans lesquels il a joué. Il a ainsi accumulé, accumulé, tel un véritable passionné… Au point de constituer une véritable collection autour de cette figure marquante et populaire du cinéma français. Collection qu’il présentera en ce mois de septembre à Sorbiers, et notamment à l’occasion des Journées du Patrimoine. Samedi 18 septembre de 9h à 12h à Sorbiers Culture, 2 avenue Charles de Gaulle.

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Voyage en Terre du Milieu

Immersif | Œuvre fondamentale de la littérature fantasy et œuvre majeure du cinéma contemporain, la saga du Seigneur des Anneaux se poursuit, mais cette fois ci… En (...)

Cerise Rochet | Mardi 24 août 2021

Voyage en Terre du Milieu

Œuvre fondamentale de la littérature fantasy et œuvre majeure du cinéma contemporain, la saga du Seigneur des Anneaux se poursuit, mais cette fois ci… En live ! Des décors originaux, des musiciens, la bande originale des films de Peter Jackson, des effets sonores, et une balade en forêt… Le spectacle Mythes et Légendes de la Terre du Milieu vous entraine aux origines du roman de Tolkien, de ses créatures et divinités. D’où viennent les Elfes, et comment Tolkien a-t-il eu l’idée de les intégrer à son œuvre ? Quelle est l’histoire des Silmarils ? D’où viennent les arbres de Valinors ? A découvrir ce samedi grâce à ce conte musical pour tous les publics. Plongez dans un univers fantastique qui passionne les foules depuis près de 70 ans… Pour une expérience immersive riche et saisissante ! Mythes et Légendes de la Terre du Milieu, samedi 28 aout à 17h30 et 20 heures dans la Forêt de Marols, au lieu-dit la Citre Plus d'infos : 06 03 75 09 91 ou sur cette page

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A la vie, à l’amour

Théâtre | L’amour a-t-il ses raisons que la raison ignore, et surtout, ses symptômes que la science ne peut expliquer ? La neurologue Léa Paule se (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

A la vie, à l’amour

L’amour a-t-il ses raisons que la raison ignore, et surtout, ses symptômes que la science ne peut expliquer ? La neurologue Léa Paule se souvient de son patient, Hermann, hospitalisé en psychiatrie 13 ans plus tôt. Amnésique, l’homme ne semblait se rappeler que de quelques mots en russe, et du prénom de son amoureuse de toujours, Olia, dont il était à la recherche depuis des années. Un texte qui aborde le sentiment du point de vue du corps médical, écrit par Gilles Granouillet et mis en scène par François Rancillac, à la manière d’un conte pour tous ceux qui croient à l’amour fou et éternel. Hermann, les 19 et 20 novembre à l’Espace Culturel Albert-Camus au Chambon-Feugerolles

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Droit au but

Théâtre | Acteurs au chômage et joueurs de foot remplaçants, même combat ? En 1998, la France remportait la coupe du monde de football et Léa Girardet rêvait de (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Droit au but

Acteurs au chômage et joueurs de foot remplaçants, même combat ? En 1998, la France remportait la coupe du monde de football et Léa Girardet rêvait de devenir comédienne. 20 ans plus tard, les joueurs sont entrés dans l’Histoire, mais Léa, elle, est restée sur la touche, un peu comme les remplaçants dont on oublie souvent les noms… Refusant d’attendre plus longtemps qu’un jour peut-être, quelqu’un la remarque, Léa se titularise elle-même en livrant ses doutes dans ce spectacle, dont elle est à la fois l’auteure et l’interprète. Le Syndrome du Banc de Touche, le 26 septembre au Sou de la Talaudière

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Chienne d’époque

théâtre | Elle s’appelle Lola, elle a 8 ans et demi. Il s’appelle Thélonius, il est un chien sans collier, sans domicile, il chante et parle plusieurs langues. (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Chienne d’époque

Elle s’appelle Lola, elle a 8 ans et demi. Il s’appelle Thélonius, il est un chien sans collier, sans domicile, il chante et parle plusieurs langues. Bientôt, Thélonius va courir un grand danger : une nouvelle loi vient d’être votée, et tous les chiens sans collier vont être expulsés… Peut-être la jeune Lola, gourmande de discussions et éprise de liberté, pourra-t-elle l’aider ? Avec sa mise en scène du texte de Serge Kribus, Zabou Breitman signe une pièce drôle, touchante, et pleine d’espoir quant à ce qui peut se passer lorsqu’on cherche à être ensemble plutôt que divisés. Thélonius et Lola, du 24 au 26 novembre à la Comédie de Saint-Etienne

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Enquête amoureuse

Adaptation | Une histoire d’amour homosexuelle, intense, sensuelle mais violente, dans la province des années 80. Une histoire racontée avec pudeur, nostalgie et (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Enquête amoureuse

Une histoire d’amour homosexuelle, intense, sensuelle mais violente, dans la province des années 80. Une histoire racontée avec pudeur, nostalgie et mélancolie. Une histoire gardée secrète durant près de 30 ans, avant de devenir le roman le plus autobiographique de l’écrivain à succès Philippe Besson. Une histoire aujourd’hui adaptée à la scène par Angélique Clairand et Eric Massé, avec audace, justesse et brio. Un spectacle tout en émotions contenues, prêtes à nous exploser à la figure, à tout moment. Arrête avec tes mensonges, le 22 octobre à la Comédie de Saint-Etienne

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Performances !

Théma | À l’aube d’une rentrée cinématographique qui s’annonce particulièrement dense, l’exploit et le dépassement de soi s’invitent sur les écrans en empruntant des chemins (ou des visages) fort différents…

Vincent Raymond | Lundi 6 septembre 2021

Performances !

« Il faut souffrir pour être belle » serinait-on autrefois aux petites filles pour légitimer toutes les tortures quotidiennes que la coutume leur imposaient. Ce dicton suranné conserve une pleine actualité dans le vase-clos des Petites Danseuses filmées dans le très édifiant documentaire d’Anne-Claire Dolivet (25 août) : ces (parfois très) jeunes ballerines issues de bonnes familles se soumettent à des emplois du temps et des exercices démesurés pour préparer des concours, satisfaisant à la douce pression parentale tout en reproduisant, consciemment ou non, un certain formatage social. Pour elles, le plaisir de danser et le scène passe après la discipline de l’art. Souffrir, être gracieuses, mais ne jamais avoir le temps d’être petites… À quoi bon ? Autre troupe, autre scène : celle d’Un triomphe d’Emmanuel Courcol (1er/09), titre ô combien casse-gueule car il se doit doit d’être à la hauteur de sa promesse programmatique. Tiré de faits réels scandinaves, cette histoire d’un comédien au chômage montant une pièce avec de

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100 mètres brass

Jazz | Qui n’est pas tombé sur cette étonnante vidéo (réalisée par Julien Heurtier), tournée sur le toit de l’Unité d’Habitation Le Corbusier à Firminy ? Dans les pas (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

100 mètres brass

Qui n’est pas tombé sur cette étonnante vidéo (réalisée par Julien Heurtier), tournée sur le toit de l’Unité d’Habitation Le Corbusier à Firminy ? Dans les pas du groupe allemand MEUTE, Melotronic est un croustillant marching brass band composé de huit instrumentistes lyonnais et stéphanois. Entre jazz et techno-house, ici ce sont les musiciens qui se substituent aux machines ! Sous la houlette de Matthieu Notargiacomo (sax) et de Xavier Savin (grosse caisse), les cinq cuivres et trois percussionnistes dynamitent l’esprit même de la fanfare de rue. Jouissif. Melotronic, samedi 2 octobre à 20h30, Château du Rozier à Feurs, dans le cadre du Rhino Jazz(s) festival

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True colors

Toiles | Nous avions découvert avec bonheur le travail très personnel du peintre Nicolas Chapelle avec sa série Motel 155, à la fin de l’année 2019, sur les cimaises de (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

True colors

Nous avions découvert avec bonheur le travail très personnel du peintre Nicolas Chapelle avec sa série Motel 155, à la fin de l’année 2019, sur les cimaises de la galerie lyonnaise VingtCinq Capucins. Des toiles évoquant les intérieurs colorés d’appartements ou d’hôtels, des routes jalonnées de stations-service, çà et là des palmiers, une planche de surf appuyée au mur d’une boutique et des bords de mer où des chiens s’observent de loin… Une invitation au voyage, sur un coup de tête, en forme de road movie sous un soleil de plomb. Nicolas Chapelle, du 23 octobre au 27 novembre à L’Assaut de la menuiserie à Saint-Étienne

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Aux arts et caetera

Galerie | Implantée au Luxembourg, à Paris, Genève, New York, Lyon et bien sûr Saint-Étienne où tout a commencé, la galerie d’art moderne Ceysson & Bénétière se devait (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Aux arts et caetera

Implantée au Luxembourg, à Paris, Genève, New York, Lyon et bien sûr Saint-Étienne où tout a commencé, la galerie d’art moderne Ceysson & Bénétière se devait d’offrir à sa ville originelle un espace à la hauteur de son dessein : diffuser dans les meilleures conditions possibles la production des artistes promus et servir au mieux les collectionneurs. Quittant la rue des Creuses pour rejoindre la rue des Aciéries (entre le Zénith et la Comédie de Saint-Étienne), François Ceysson et Loïc Bénétière ouvriront le 18 septembre un tout nouvel espace de 1000m2 comprenant, en plus des espaces d’exposition, une librairie-boutique et un café-restaurant. L’exposition inaugurale dévoilera un ensemble de sculptures et reliefs de Bernar Venet. Reliefs - Bernar Venet, du 18 septembre au 13 novembre 2021 à la galerie Ceysson & Bénétière, 10 rue des Aciéries à Saint-Étienne

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"Les Fantasmes" : Six couples en quête d’ardeur

ECRANS | Faut-il mettre du piment ou du sel sur sa vie de couple ? Et comment faire son conjoint ne partage pas les mêmes goûts ? Les frères Foenkinos s’attaquent à la drôle de cuisine des fantasmes amoureux dans un film à sketches où les uns mitonnent, les autres mythonnent…

Vincent Raymond | Lundi 16 août 2021

Six histoires où les relations amoureuses répondent à des impératifs différents de la “norme“ car l’un des partenaires (ou les deux) vit sa passion en assouvissant un jeu de rôle sexuel. Six sketches autour de fantasmes, de ce qu’ils provoquent au sein d’un ménage, mais aussi à l’extérieur… Rêve ou pulsion, le fantasme tient à la fois de l’idéal, de l’interdit ou de la transgression possible dont on ne sait jamais s’il faut, si l’on doit, la conserver comme une ligne d’horizon infranchissable ou bien l’assouvir. Parfait Janus, sa capiteuse ambiguïté le rattache autant à la séduction érotique mutuelle qu’à des formes de perversions inquiétantes qu’on n’aimerait pas croiser le soir dans une rue déserte. Bref, il est doté d’un spectre large et affriolant lui permettant d’être attaqué par la face nord du drame et de la perversion sinistre comme celle, plus légère, de la comédie ludique. Si telle est l’option retenue par les frères Foenkinos, ceux-ci ne se privent cependant jamais de recourir à l’humour noir-grinçant. L’on croise ainsi des personnages tendres et maladroits comme dans La Délicatesse

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Hallelujah ! Hallelujah !

Festival baroque | Le festival Baroque en Forez retrouve son sépia automnal, pour une édition dédiée à la variation en musique. Ce procédé de transformation et d’ornementation agrée (...)

Alain Koenig | Mardi 7 septembre 2021

Hallelujah ! Hallelujah !

Le festival Baroque en Forez retrouve son sépia automnal, pour une édition dédiée à la variation en musique. Ce procédé de transformation et d’ornementation agrée l’oreille humaine depuis ses premiers engouements pour la mélodie. Il révèle aussi au profane un heureux rapprochement du geste baroque avec des formes plus actuelles. Ainsi Joël Forrester ou encore le Big Band du Conservatoire Massenet administreront la preuve par neuf de sa gémellité avec l’improvisation de jazz - les célèbres « impro ». Autres dates, autres formes : un concert-promenade consacré au répertoire bucolique de Philibert de Lavigne, un consort de violes à Valinches, un récital de clavecin à Lavieu, « une enquête policière » sur un célèbre « fait divers » - Le Viol de Lucrèce - par trois « experts » : Haendel, Scarlatti, Montéclair, un concert dédié à la Folia qui saisit la Cour de Madrid et porta le baroque sur les fonts baptismaux… Le talentueux ensemble Comet Musicke y consacrera toute une soirée. Le festival atteindra les cimes avec le sublime Messie ou Messiah, résurrection compositionnelle d’un Haendel à bout de souffle, littéralement tou

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24 heures chrono

MUSIQUES | Passionnante rentrée pour le SyLF... Amusant la gaga-lerie avec son spectacle musical Le Coissou dans les Cordes au Festival Montrond' n dièse, (...)

Alain Koenig | Mardi 7 septembre 2021

24 heures chrono

Passionnante rentrée pour le SyLF... Amusant la gaga-lerie avec son spectacle musical Le Coissou dans les Cordes au Festival Montrond' n dièse, l'orchestre « truculera » entre les interventions de Gil Chauvet, Jean-Luc Epalle ou Jean-Christophe Treille. Le ton se fera moins léger avec 24 heures de la Vie d'une femme de Stefan Zweig. Ce fulgurant récit, entrecoupé de musiques de Brahms, Schubert ou Tchaïkovski sera mis en scène par Laurent Fréchuret. Invitée d'honneur, Emmanuelle Bertrand ponctuera le récit de « l'insoutenable humanité » de son violoncelle. Le Coissou dans les Cordes, dimanche 3 octobre à 15h, dans le cadre du Festival Montrondn' dièse ; 24 heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig, les 19 et 20 novembre à 20h à l' Espace Culturel de la Ricamarie à 20h ; le 26 novembre à 20h à La Passerelle de Saint Just-Saint-Rambert

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Désormais c'est pass sanitaire obligatoire, sauf...

ACTUS | C'est désormais obligatoire pour accéder aux lieux culturels et de loisirs. Les personnes de plus de 18 ans doivent présenter une pièce d'identité ainsi que (...)

Nicolas Bros | Mercredi 21 juillet 2021

Désormais c'est pass sanitaire obligatoire, sauf...

C'est désormais obligatoire pour accéder aux lieux culturels et de loisirs. Les personnes de plus de 18 ans doivent présenter une pièce d'identité ainsi que leur pass sanitaire depuis aujourd'hui à l'entrée des cinémas, musées, zoos ou piscines. Cela étant dit, ce n'est pas obligatoire dans tous les lieux culturels mais bien seulement dans ceux qui accueillent plus de 50 personnes en même temps. De ce fait, plusieurs établissements ont décidé de réduire la voilure afin d'accepter par exemple les personnes n'ayant pas encore un cycle vaccinal complet. À Saint-Etienne, notons l'initiative du cinéma Le Méliès qui a annoncé réduire les jauges de ses salles à moins de 50 spectateurs afin de pouvoir accueillir tous les cinéphiles Idem du côté du The Green Escape Game situé dans le contre commercial Steel qui explique ne pas accueillir plus de 50 personnes en simultané et n'est donc pas

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“Titane” de Julia Ducournau : Au lit, motors !

Palme d'Or 2021 | Une carrosserie parfaitement lustrée et polie, un moteur qui rugit mais atteint trop vite sa vitesse de croisière pépère… En apparence du même métal que son premier et précédent long métrage, Grave, le nouveau film de Julia Ducourneau semble effrayé d’affronter la rationalité et convoque le fantastique en vain. Dommage.

Vincent Raymond | Jeudi 15 juillet 2021

“Titane” de Julia Ducournau : Au lit, motors !

Victime enfant d’un accident de voiture dont elle a été la cause, Alexia vit depuis avec une plaque de titane dans le crâne. Devenue danseuse, elle se livre en parallèle des meurtres affolant le sud de la France et “s’accouple” avec une voiture. Pour se faire oublier près une soirée très sanglante, Alexia endosse l’identité d’Adrien, un adolescent disparu depuis dix ans. Son père, un commandant de pompiers détruit, va cependant reconnaître ce “fils” prodigue et l’accueillir… Programmé par la Semaine de Critique en 2016, le sympathique Grave avait instantanément transformé Julia Ducourneau, dès son premier long métrage, en nouvelle figure de la hype cinématographique française. Sans doute les festivaliers, déjà peu coutumiers des œuvres se revendiquant d’un “autre cinéma” louchant vers le fantastico-gore, la série B et les séances de minuit, avaient-il été titillés par le fait que ce film soit signé non pas par l’un des olibrius vaguement inquiétants fréquentant les marches du Palais (Gaspar Noé, Lars von Trier, NWR, Mandico…) mais par une jeune réalisatrice présentant bien. Le peup

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“OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire“ de Nicolas Bedos : Agent blanchissant

ECRANS | OSS 117 continue ses “exploits“ en Afrique, où il échappe aux crocs des cocos comme des crocos et se trouve lesté d’un jeune partenaire… Un troisième volume en-dessous des deux précédents (Nicolas Bedos ne réalise pas tout à fait qu’il a pris la succession de Michel Hazanavicius), porté toutefois par son scénario et ses comédiens. Parfait pour clore un cycle et le festival de Cannes… devant un président de jury doté d’un solide sens de l’humour.

Vincent Raymond | Lundi 16 août 2021

“OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire“ de Nicolas Bedos : Agent blanchissant

[EMBARGO JUSQU'À SAMEDI 17 JUILLET] 1981. De retour d’Afghanistan, Hubert Bonisseur de La Bath alias OSS 117 est affecté à de nouvelles fonctions administratives. Mais la disparition du jeune agent OSS 1001 en Afrique convainc sa hiérarchie de renvoyer en mission sur le terrain son “meilleur élément“… Doué en théorie de raison, l’Humain se distingue par son incomparable capacité à user au quotidien de déraison. Placez-le face à une boîte de biscuits au chocolat (et à l’orange) : même s’il sait que la vider d’un coup : a/lui coupera l’appétit b/l’écœurera c/le privera d’en manger plusieurs jours durant, que croyez-vous qu’il fera ? La réponse d/ : il la bâfrera jusqu’au couvercle ! Au cinéma, c’est un peu pareil : lorsqu’une franchise de qualité fonctionne, se pose invariablement la question de la laisser à son apogée en cultivant la frustration du public… ou de courir le risque de lui offrir une suite, quitte à déchoir et décevoir. Mais comme le public a la mémoire courte et les poches profondes — vous souvenez-vous d’Indiana Jones et le Royau

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“La Conspiration des belettes“ de Juan José Campanella

ECRANS | Dans une grande demeure à l’écart de la capitale argentine vit un ménage à quatre de vieilles gloires du cinéma qui s’insupportent mutuellement : un réalisateur, (...)

Vincent Raymond | Lundi 6 septembre 2021

“La Conspiration des belettes“ de Juan José Campanella

Dans une grande demeure à l’écart de la capitale argentine vit un ménage à quatre de vieilles gloires du cinéma qui s’insupportent mutuellement : un réalisateur, un scénariste, un comédien paraplégique ainsi que son épouse, actrice à la mémoire défaillante. Leur haine routinière est perturbée par l’irruption d’admirateurs : des agents immobiliers désireux de faire main basse sur leur bâtisse. Mais on ne s’attaque pas si aisément à des experts en construction dramatique… Jadis lauréat d’un Oscar pour un thriller politico-sentimental — Dans ses yeux — et vieux routier des plateaux étasuniens où il a tourné bon nombre de séries, Juan José Campanella concocte ici un délice de manipulation auto-réflexive et métafilmique jouant autant avec les règles du genre policier qu’avec le public. En découle une comédie noire sardonique très Sunset Boulevard sur les vieilles peaux encapsulées dans leur passé, une réflexion mélancolique sur l’éphémère de la séduction (et à ses faux-semblant troubles), ainsi qu’un éloge vachard et jouissif du pouvoir absolu de la création artistique,

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Celte-ci ou Celte-là

Festival Roches Celtiques | Le festival des Roches Celtiques est retour ce mois de juillet. Il a débuté hier en la cathédrale Saint-Charles de Saint-Etienne pour un concert inaugural (...)

Nicolas Bros | Jeudi 8 juillet 2021

Celte-ci ou Celte-là

Le festival des Roches Celtiques est retour ce mois de juillet. Il a débuté hier en la cathédrale Saint-Charles de Saint-Etienne pour un concert inaugural de Awen Celtic Voices. Ça se poursuit jusqu'au 11 juillet entre Rochetaillée et les Condamines avec des concerts de plusieurs formations marquantes de la scène de musique celtique comme les Toxic Frogs (samedi 10 juillet à 23h45 aux Condamines), le trio O'Dinkys et son folk irlandais qui fleure bon l'ambiance des pubs (jeudi 8 juillet à 19h30 à Rochetaillée) ou encore les envolées de claquettes de Celtic Ovation (vendredi 9 juillet à 20h30 à Rochetaillée et dimanche 11 à 17h30 aux Condamines). L'ensemble des concerts est gratuit, avec pass sanitaire demandé aux Condamines. Festival Roches Celtiques jusqu'au dimanche 11 juillet à Rochetaillée et aux Condamines Programmation complète à retrouver sur cette page.

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“Annette” de Leos Carax : Noces de son

Ouverture Cannes 2021 | Espéré depuis un an — son titre est d’ailleurs une quasi anagramme d’“attente” —, le nouveau Carax tient davantage de la captation d’un projet scénique que de ses habituelles transes cinématographiques. Vraisemblablement nourrie de son histoire intime, cette mise en abyme du vampirisme trouble entre artistes, artistes et modèles, artistes et environnement familial dépose presque toute fragilité en multipliant les oripeaux chic, glamour et trendy. Parfait pour le tapis rouge de l’ouverture de Cannes ; moins pour l’émotion…

Vincent Raymond | Mercredi 7 juillet 2021

“Annette” de Leos Carax : Noces de son

Figurer en ouverture sur la Croisette n’est pas forcément une bonne nouvelle pour un film. A fortiori cette année, après deux ans de disette. Car ce que le Festival attend de sa première montée des marches, c’est qu’elle amorce la pompe à coup de stars, de strass et de flashs fédérateurs. L’œuvre qui abrite ces premiers de cordée se trouve souvent reléguée à l’enveloppe de luxe et elle encourt surtout le risque d’être vite oblitérée d’abord par le reste de la sélection, puis par le tamis temps — on n’aura pas la cruauté de rappeler quelques pétards mouillés du passé… Cochant les cases de la notoriété grand public et auteur, Annette souscrit également — on le verra — à d’autres paramètres prisés par les festivals : une dénonciation à travers la comédie musicale cinématographie de l’égotisme des gens de la “société du spectacle”, à l’instar du All That Jazz

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Le Corbusier Firminy ne sera pas le monument préféré des Français

ESCAPADES | C'est une déception. Un temps pressenti pour représenter la région Auvergne Rhône-Alpes lors du prochain concours du Monument préféré des Français, le site Le (...)

Nicolas Bros | Jeudi 1 juillet 2021

Le Corbusier Firminy ne sera pas le monument préféré des Français

C'est une déception. Un temps pressenti pour représenter la région Auvergne Rhône-Alpes lors du prochain concours du Monument préféré des Français, le site Le Corbusier de Firminy n'a finalement pas passé le 1er tour. C'est la Rotonde ferroviaire de Chambéry qui représentera AuRA lors de l'émission qui sera diffusée lors des Journées européennes du patrimoine en septembre prochain.

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Couriot en mode before

Un été dehors | Chaque été, le parvis du Puits Couriot se transforme en guinguette où s'entremêlent musique, jeux et animations. 2021 proposera son lot d'événements du 1er (...)

Nicolas Bros | Mercredi 30 juin 2021

Couriot en mode before

Chaque été, le parvis du Puits Couriot se transforme en guinguette où s'entremêlent musique, jeux et animations. 2021 proposera son lot d'événements du 1er juillet au 10 septembre avec un programme chargé du mercredi au dimanche. Parmi les propositions, nous en retenons plusieurs parmi lesquelles un jeudi 8 juillet chargé avec un concert de l'orchestre d'enfants des élèves de la Fabrique musicale qui sera suivi par le projet Ketala dans le cadre de la Biennale de la danse et d'un mix de l'indétrônable Fedayi Pacha et son dub nomade. Le mercredi 4 août, c'est l'Imperial Boxing Crew qui va faire bouger la place avec des rythmes chaloupés et une chaleur tropicale de circonstance. Le lendemain, c'est le label ligérien Face B qui prend les commandes des platines pour une soirée sous le signe du hip hop. Ce dernier sera également à l'honneur avec un set de DRK (toujours un grand moment de show) le mercredi 11 août. Côté électro, les amateurs seront servis avec plusieurs rendez-vous à noter comme la soirée Poto Feu du samedi 14 août ou encore les cartes blanches aux assos Syndrôme Odyssée (20 août) et T2O (28 août). Les JO sur grand écran Parallèlement, trois nouv

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8 regards en parallax

Expo photos | Ils partirent quatre, mais par un prompt renfort, ils se virent quatre de plus. Le collectif de photographes stéphanois Parallax au format complet (...)

Nicolas Bros | Jeudi 24 juin 2021

8 regards en parallax

Ils partirent quatre, mais par un prompt renfort, ils se virent quatre de plus. Le collectif de photographes stéphanois Parallax au format complet revient pour une seconde exposition à la galerie Garnier des Arts, à proximité de la place Jean-Jaurès. Au programme : « huit regards singuliers, huit réflexions sur le monde d'aujourd'hui. » pour une exposition chorale menant le visiteur aux quatre coins du globe. New York, Londres, Hanoï, Bucarest et bien sûr Saint-Etienne, les yeux chercheurs de Parallax* nous en mettent plein les mirettes avec singularité et humanité. Car c'est bien l'humain qui constitue le fil conducteur de cette proposition qui multiplie les orientations : photos documentaires, portraits, reportages ou purement artistiques. A découvrir jusqu'à fin juillet. We are Parallax, expo photos à la galerie Garnier des Arts, 2, rue Francis Garnier à Saint-Etienne Jusqu'au samedi 31 juille

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Le Sacre du Tympan

Expérience | En marge de sa programmation cinématographique (la nouvelle session de visionnage aligne une dizaine de films jusqu'au 4 juillet), le GRAN LUX (...)

Niko Rodamel | Jeudi 24 juin 2021

Le Sacre du Tympan

En marge de sa programmation cinématographique (la nouvelle session de visionnage aligne une dizaine de films jusqu'au 4 juillet), le GRAN LUX propose une étonnante expérience sonore à vivre sans tarder. Constellé de 50 enceintes et de capteurs de présence, l’espace Studio reste a priori muet dans l’attente du visiteur (ou de la moindre petite mouche) qui réveille ainsi la machine-logiciel Game Player, laquelle se met aussitôt à jouer avec l’intrus, le hasard et bien sûr sa bibliothèque sonore. Installé dans une ancienne friche industrielle du XIXème siècle jadis occupée par la brasserie Mosser, le GRAN LUX est un espace à géométrie variable géré depuis 2004 par l’association Coxa Plana. SAND HOUSE / Le Son des Choses, du 25 juin au 4 juillet au GRAN LUX, site Mosser, 11 bis rue de l’Égalerie à Saint-Étienne

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Y'a de la joie !

Théâtre | La Comédie de Saint-Etienne finit sa saison sur une bonne note. Le tout avec coup sur coup deux belles signatures internationales. D'un côté, la (...)

Nicolas Bros | Mercredi 23 juin 2021

Y'a de la joie !

La Comédie de Saint-Etienne finit sa saison sur une bonne note. Le tout avec coup sur coup deux belles signatures internationales. D'un côté, la chanteuse, danseuse et chorégraphe rwandaise Dorothée Munyaneza qui viendra présenter Mailles. Un spectacle choral de femmes où chacune propose son parcours en mouvements et en paroles. Leurs points communs ? Être toutes Africaines ou "afro-descendantes", engagées et avoir eu une vie parfois semée d'embûches à surmonter. Une proposition artistique intense, condensée en une heure. De l'autre côté, sûrement l'un des metteurs en scène et acteurs italiens les plus importants du théâtre contemporain : Pippo Delbono. Avec La Gioia, ce dernier parle également d'un combat, celui de parvenir à maintenir un peu de joie dans nos existences. Un spectacle où dix interprètes viennent participer à une gigantesque conjuration de la tristesse. Une pièce écrite aussi pour l'acteur fétiche de Delbono, Bobo, décédé en 2019 à l'âge de 82 ans. Et donc un moment de poésie en son honneur.

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Drôles de plumes

Concours festival Arcomik x SACD | Le festival d'humour stéphanois, Arcomik, vient d'annoncer la création d'un concours national de textes d'humour en partenariat avec la SACD (Société des (...)

Nicolas Bros | Mardi 22 juin 2021

Drôles de plumes

Le festival d'humour stéphanois, Arcomik, vient d'annoncer la création d'un concours national de textes d'humour en partenariat avec la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques). Ce concours permettra de « mettre ces "créateurs de l'ombre" en lumière » selon les organisateurs. Les auteures et auteurs sont invités à travailler sur le thème de l'édition 2021 intitulé "Enjeux environnementaux... ou tard ?". Les textes peuvent être d'une forme libre et d'un format de 2 à 3 feuillets (5 000 à 7 000 signes, espaces compris). Pour participer, il suffit de se rendre sur cette page. Un jury de professionnels, présidé par Jean Dell, se réunira en septembre afin de sélectionner trois heureux gagnants qui seront invités à la soirée Talents Nouveaux du 25 octobre 2021 à la salle de spectacles de la Maison de l'Université Jean Monnet de Saint-Etienne. À cette occasion, des élèves de l'Ecole de La Comédie de Saint-Etienne interpréteront ces écrits sur scène. L'un des trois auteurs sera récompensé par un prix de 1 000 euros suite à une sélection le soir-même par le jury

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Les discothèques rouvriront le 9 juillet avec pass sanitaire

Info | Le ministre délégué aux PME, Alain Griset, vient d'annoncer la nouvelle : les discothèques, après 15 mois de fermeture, vont pouvoir rouvrir leurs portes le 9 (...)

Nicolas Bros | Lundi 21 juin 2021

Les discothèques rouvriront le 9 juillet avec pass sanitaire

Le ministre délégué aux PME, Alain Griset, vient d'annoncer la nouvelle : les discothèques, après 15 mois de fermeture, vont pouvoir rouvrir leurs portes le 9 juillet. Mais sous conditions : une jauge imposée et un accès réservé aux personnes possédant le pass sanitaire. « Les discothèques à l'extérieur pourront avoir 100% des normes habituelles et en intérieur 75 %, avec un port du masque non obligatoire, précise le ministre aux côtés de Roselyne Bachelot, ministre de la Culture. C'est, je pense, une bonne nouvelle ! L'idée est de permettre aux jeunes et aux moins jeunes de faire la fête en toute sécurité. » Mme Bachelot a tenu à préciser que le pass sanitaire « n'est pas un passeport vaccinal ou une obligation vaccinale ». Elle a expliqué qu'il existe trois manières d'obtenir ce pass sanitaire : être totalement vacciné, avoir un test antigénique négatif ou bien avoir été contaminé par la Covid et avoir « dégagé les réponses immunitaires » afin de se protéger et protéger les autres. Les discothèques à l'extérieur pourront avoir 100% des normes habituelles et en intérieur 75 %, avec un port du masque non obligatoire

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Musilac tombe à l’eau

Festival | La nouvelle est tombée vendredi 2 avril, à midi pile : l’édition 2021 du festival, censée se dérouler du 8 au 11 juillet, est complètement annulée. Un terrible coup d’arrêt pour un événement qui va connaître une seconde année blanche consécutive.

Martin de Kerimel | Mercredi 9 juin 2021

Musilac tombe à l’eau

Quel choc ! C’est officiel : il n’y aura donc pas de Musilac pour animer les soirées du début de l’été prochain. La longue incertitude qui planait sur l’événement a pris fin vendredi 2 avril, à l’heure du déjeuner. On savait évidemment que la jauge limitée à 5 000 personnes, assises et distanciées, compliquait sévèrement l’organisation du festival, de même que la probable impossibilité d’y proposer une offre de buvette et de restauration – la source habituelle d’une bonne partie des recettes utiles. Un sondage laissait entendre que le public restait solidaire avec l’équipe, mais réfractaire à une formule de ce type. C’est-à-dire prêt à accepter des contraintes, mais presque unanimement hostile à l’idée d’un festival assis. Une étude était cependant encore en cours pour valider (ou non) la tenue d’un événement sous une autre configuration. Désormais, c’est sûr : rien ne sera possible. « La situation intenable pour nous » Les organisateurs se sont expliqués par le biais d’un communiqué : « Comme il y a un an, trop de choses sont contre nous : la situation sanitaire, tout d’abord, qui reste l’essentiel et dont nous comprenons bien à quel point elle est dif

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Révolution !

Théâtre | Ni tout à fait du théâtre, ni tout à fait du cirque, ni tout à fait un concert, mais un peu tout ça à la fois. Avec No Rest for Lady Dragon, la compagnie (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

Révolution !

Ni tout à fait du théâtre, ni tout à fait du cirque, ni tout à fait un concert, mais un peu tout ça à la fois. Avec No Rest for Lady Dragon, la compagnie l’Indécente propose un travail dramaturgique autour du féminisme, donnant lieu à un spectacle polymorphe où se croisent, s’esquivent et se confrontent une circassienne en vélo acrobatique, une artiste aérienne, un comédien et un musicien. Sous – ou sur – un plafond de cordes, les 4 personnages invitent au renversement de l’ordre établi, en rendant sa légitimité à la colère, à la défense, à la violence face à l’oppression. En trois actes qui mettent en scène la mort du patriarcat, le spectacle se propose ainsi de dépasser la caricature et les clivages qui emprisonnent le féminisme dans un reflet perverti de lui-même. Inspirés par Despentes, Mona Chollet, Thelma et Louise, Irène ou encore Marcia Burnier, Camille Chatelain et ses camarades offrent leur lecture d’une émancipation qui, pour accoucher d’un ensemble dans lequel tout le monde pourrait trouver sa place, ne peut être timide. Musique pop-rock, acrobaties, chant… Une pièce qui plonge le spectateur dans un univers onirique mais non moins puissant.

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Couleur critique

Art contemporain | Après plus de six mois de fermeture, le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole a réouvert ses portes à la mi-mai, proposant pas moins de quatre nouvelles expos à découvrir d’ici à la fin de l’été… Et gratuitement, s’il vous plaît. Tour d’horizon.

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

Couleur critique

Frapper un grand coup, en présentant quatre expos temporaires pour sa réouverture. Frapper un deuxième grand coup, en proposant une visite libre gratuite pour tous les publics durant tout l’été. Frapper un troisième grand coup, en exposant des artistes aux œuvres remuantes, étonnantes, peut-être même, dérangeantes. À Saint-Étienne, le MAMC a repris du service avec la manière, ouvrant ses portes sur une lecture du monde contemporain en mutation, qui se révèle dans toute sa dureté et parfois même, son absurdité. Peu vue en Europe jusqu’ici, une rétrospective de l’œuvre foisonnante d’Hassan Sharif retrace ainsi en 150 œuvres le parcours engagé et critique de cet artiste émirati, devenu l’un des plus influents du monde arabe. Pionnier de l’art conceptuel au Moyen-Orient, né en Iran, formé à Londres avant de rentrer s’installer à Dubaï et d’y passer la plus longue partie de sa vie, Sharif, plasticien polyvalent, a développé durant quatre décennies un corpus d’œuvres ayant très fortement contribué à changer le paysage artistique de son pays. Hassan Sharif artiste dubaïote polyvalent et critique de la société de consommation L’exposition rétrospective,

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Au bercail

Théâtre | Une maison. Des femmes, artistes, qui en font leur abri, leur atelier, leur lieu de création. D’autres femmes, qui l’entretiennent. Et 3 époques, qui se (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

Au bercail

Une maison. Des femmes, artistes, qui en font leur abri, leur atelier, leur lieu de création. D’autres femmes, qui l’entretiennent. Et 3 époques, qui se succèdent. À chaque période, un papier peint différent, des personnages différents, des aspirations différentes…. Dans Les Femmes de la Maison, seul l’homme, propriétaire, silencieux, collectionneur à sa manière, est toujours là. Il vieillit mais ne bouge pas, témoin du temps qui passe, des femmes qui défilent, de leurs œuvres, de leurs questionnements, de leurs relations à l’autre et à leur travail. Des carcans bouillonnants des années 50 à l’incertitude et aux mutations des années 2020, en passant par le souffle de liberté émancipateur des années 70, les questions restent les mêmes… Mais sans doute, les réponses diffèrent. Que sont ces femmes en tant qu’artistes, ou en tant que femmes de ménage ? En tant que femmes tout court ? En tant que féministes ? Par quelle voie s’émanciper, et le font-elles seules, ou en s’appuyant sur les autres, parfois sans même s’en apercevoir ? Avec sa nouvelle création, Pauline Sales interroge à la fois le patriarcat et le féminisme, les notions de classe et d’origine, de sorori

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Histoires délivrées

Littérature ado | C'est un peu comme si les ados avaient désormais leur propre Fête du livre. La Ville de Saint-Étienne a en effet d'annoncer la tenue de son (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Histoires délivrées

C'est un peu comme si les ados avaient désormais leur propre Fête du livre. La Ville de Saint-Étienne a en effet d'annoncer la tenue de son premier festival entièrement dédié à la littérature ado. Vendredi 2 et samedi 3 juillet, Livreurs d'histoires réunira dix auteurs dont les œuvres s'adressent aux 12/18 ans. Parmi ceux-là, Clémentine Beauvais (marraine de cette première), Élise Fontenaille, Myriam Gallot, Jean-Claude Mourlevat - dont nous avons tiré le portrait ce mois -, Zac Deloupy ou encore Jhon Rachid & Léni Malki. À noter que ces deux jours seront également ponctués de plusieurs animations telles que des ateliers Tik Tok (avis aux non-initiés...), coaching vocal et d'écriture mais aussi un concert avec le rappeur Djemin et une adaptation dansée par le Ballet 21 de l'ouvrage Décomposée de Clémentine Beauvais. Festi

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De haut en bas, que la colline est belle

Festival | Le festival des 7 Collines reprend sa place dans la métropole stéphanoise, proposant 15 jours de cirque, danse, musique et performances à redonner du souffle.

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

De haut en bas, que la colline est belle

Il fait partie des festivals passés à la trappe en 2020, au grand dam de toutes celles et de tous ceux qui en ont fait un rendez-vous immanquable du début de l’été. Qu’on se rassure, après une année de disette, les 7 Collines reviennent plus en forme que jamais, avec une programmation festive - parce qu’il faut bien se remettre de ses émotions -, et audacieuse -parce qu’il faut bien aller de l’avant, quitte à se faire bousculer un peu. Avec près de 20 spectacles en 15 jours sur une grande partie de la métropole stéphanoise, l’événement retrouve ses marques, fidèle à son ambition de toujours : vulgariser la création contemporaine, et voir le cirque, la musique du monde, la danse et la performance provoquer sourires sur les lèvres et boum-boum dans les cœurs de tous les spectateurs. Du cirque de haute-volée Mesdames, messieurs approchez donc, au rayon cirque cette année, sans doute n’y aura-t-il pas de place pour tout le monde. Au milieu d’une multitude de pièces engagées, spectaculaires, ou parfois les deux à la fois, on optera sans trembler pour la compagnie française Cabas. Venue de région parisienne, celle-ci s’installera le temps d’une seule so

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Viens voir les Cométiens !

Mise sur orbite | Maison des pratiques amateures, de l'émergence et du spectacle vivant, la Comète ouvrait ses portes le 4 janvier dernier, en lieu et place de l’ancienne Comédie. Véritable pépinière artistique dédiée au théâtre, à la danse et à la musique, ce nouveau haut lieu de la création artistique stéphanoise propose une formule inédite d’espaces partagés entre plusieurs structures.

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Viens voir les Cométiens !

Installée au 7 avenue Emile Loubet depuis 1970, la Comédie de Saint-Étienne quittait son berceau en 2017 pour rejoindre le quartier créatif Manufacture Cité du design. Lorsque le départ du Centre dramatique national a été décidé en 2011, beaucoup ont craint le pire pour le quartier Tarentaize/Beaubrun, déplorant déjà la concentration de l’offre culturelle loin de l’hyper-centre, là où le Zénith avait déjà été rejoint par le Fil. Mais après trois années de travaux menés par l'équipe Vigier Architecte et Atelier 131 Architecture, le quartier prioritaire de la Politique de la Ville voit naître un tout nouveau lieu à vocation culturelle. Porté par le maire de Saint-Étienne Gaël Perdriau et son adjoint aux Affaires Culturelles Marc Chassaubéné, l’établissement municipal poursuit l’objectif ambitieux de rendre la culture accessible au plus grand nombre. Un nouvel outil, hybride et novateur, qui entend bien dresser des passerelles entre les artistes et faire naître de nouvelles formes de mutualisation au profit de la création. Visite des lieux Grouillant mille-feuilles de 5000 m² organisés sur cinq étages (dont 2000 m² réservés aux répétitions et à la formation),

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35 15 Vintage

ARTS | Le MAMC possède une des plus importantes collections de design en France. L’exposition Déjà vu présente une sélection de 300 pièces, explorant leur (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

35 15 Vintage

Le MAMC possède une des plus importantes collections de design en France. L’exposition Déjà vu présente une sélection de 300 pièces, explorant leur processus de création et leur raison d’être en lien avec leurs contextes territoriaux. Nous vivons et grandissons tous avec des objets esthétiques et fonctionnels, sans toujours prendre conscience que le design fait partie de notre quotidien depuis plusieurs générations. Témoins de leur époque, mobilier, appareils ménagers et outils de communication reflètent les évolutions de notre société. Formes, coloris et matières marquent chaque décennie de leur empreinte et s’inscrivent dans notre mémoire collective : la cocotte en fonte Le Creuset, l’iconique tabouret translucide Tam Tam, le kitchissime Minitel aux côtés des premiers Macintosh, la déferlante Tupperware ou encore la saga des appareils électriques de la firme SEB, du moulin à café au grille-pain en passant par la yaourtière ! L’exposition aborde l’évolution de l’habitat par le prisme des expérimentations qu’ont menées designers et architectes qui, dès l’après-guerre, ont souhaité inventer la ville du futur. Les photographies de Jean-Louis Schoellkopf et de It

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"L'un des nôtres" : Très chère chair de notre chair

ECRANS | Montana, fin des années 1950. Après la mort accidentelle de leur fils, Margaret et George voient leur bru épouser le très discret Donnie, et quitter la ville (...)

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

Montana, fin des années 1950. Après la mort accidentelle de leur fils, Margaret et George voient leur bru épouser le très discret Donnie, et quitter la ville du jour au lendemain avec leur petit-fils Jimmy. Bien décidés à le récupérer, ils partent à sa recherche, sans imaginer le calvaire à venir… Signé par un réalisateur n’ayant jamais connu la gloire et doté titre français bancal, L’un des nôtres sort presque en catimini, mais ne vous y trompez pas : il pourrait figurer dans la filmographie de Clint Eastwood ou de Cassavetes. Avec son couple formé d’un shérif retraité mutique (Kevin Costner, parfait dans la mesure et le non-dit) et d’une cow-girl obstinée (Diane Lane, nouvelle Gena Rowlands), ce néo western glissant d’un déchirant drame familial vers un glaçant thriller ne cesse de surprendre par la richesse de ses motifs secondaires et de sa justesse. Sobriété d’interprétation, réalisation au cordeau, tension permanente avec en filigrane, l’évocation d’une société rurale en apparence bien propre sur elle, mais corrompue et pratiquant l’acculturation forcée des native Americans…

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"Le Discours" de Laurent Tirard : Tu parles ? Tu parles !

ECRANS | C’est l’histoire d’un énième repas de famille auquel Adrien assiste alors que son esprit divague. Car la seule chose comptant pour lui à ce moment précis, (...)

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

C’est l’histoire d’un énième repas de famille auquel Adrien assiste alors que son esprit divague. Car la seule chose comptant pour lui à ce moment précis, c’est que Sonia réponde à son SMS. Et voilà que son futur beau-frère lui demande de faire un discours pendant la noce… Le Discours n’est pas un film, c’est du cinéma. En tout cas, une de ces propositions cinématographiques, pour reprendre le mot de Godard, qui s’amusent avec les possibilités du médium ; qui considèrent le 7e art comme la somme, la résultante, l’aboutissement ou l’évolution des précédents et surtout ne se prennent pas au sérieux. Ce qui ne les empêche pas de triturer la structure avec intelligence pour fabriquer de l’espace avec des mots et du temps avec des images ; bref créer comme Resnais un spectacle ludique superposé à un film mental. Tirard réussit son adaptation de Fabcaro comme on transforme un essai au rugby : il transpose cette obsession anxiogène de la répétition traversant l’œuvre de l’auteur (et bédéiste) en l’accommodant de variations oulipiennes donnant à Benja

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Chapeau !

ARTS | ​Dernier témoin de l'activité chapelière de Chazelles-sur-Lyon, l'Atelier-Musée accueille la 13ème édition des Rencontres Internationales des Arts du Chapeau, poursuivant ainsi sa démarche de préservation et de valorisation des savoir-faire liés à la mode et au couvre-chef.

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Chapeau !

Le concours porté par l’établissement chazellois récompense cette année 11 créations parmi les 73 chapeaux reçus du monde entier. Sur le thème de la dualité, les œuvres candidates ont été minutieusement scrutées par un jury constitué du grand couturier Franck Sorbier et de trois modistes reconnus. Le palmarès met à l’honneur les Japonaises Svetlana Hattori et Mayumi Takeguchi, la Suissesse Eliane Schneider, les Allemands Felix Weber et Gudrun Sigloch et la Russe Inna Abramkina. Les artistes françaises ne sont pas en reste avec les propositions très remarquées de Béatrice De Beauvoir, Nelly Bichet, Nathalie Ecotière, Shoko Nakamoto et enfin Marion Clément, chapelière modiste stéphanoise qui reçoit le prix de l’innovation pour sa coiffe perruque avec masque intégré en fleurs découpées, réalisé en plastique transparent. Le 5 juin, les défilés chorégraphiés qui précédaient la remise des prix affichaient complets, mais les visiteurs pourront venir admirer les créations jusqu’à l’automne. Un même ticket donne accès à la fois à l'exposition temporaire et à la visite guidée du musée. Magnifiquement restauré dans l'esprit de l'usine, la chapellerie propose de découvrir les étapes de fabr

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D’art d’art

Galerie | La galerie PASQUI fait partie de ces lieux d’art qui ont traversé la crise covidienne sans trop d’encombre, les acheteurs n’hésitant à enrichir leurs (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

D’art d’art

La galerie PASQUI fait partie de ces lieux d’art qui ont traversé la crise covidienne sans trop d’encombre, les acheteurs n’hésitant à enrichir leurs collections en cliquant à distance et à se faire livrer (parfois à l’autre bout du monde) des œuvres choisies sur écran. Un rapport d'Artprice (LA référence) révèle pourtant que, s’il est parvenu à limiter la casse en basculant massivement vers le numérique, le marché de l’art enregistre une perte de seulement 21% de chiffre d'affaires. Entre street art, art brut, abstraction, pop art, art cinétique et sculptures, le catalogue PASQUI regroupe déjà une quarantaine d’artistes, dont plusieurs plasticiens locaux soutenus par la galerie, à l’image de LUMA ou de Viza. Pour son exposition estivale, Agnès Court et David Pasquinelli mettent à l’honneur quelques grands noms : Mr Brainwash, C215, Takashi Murakami, JonOne, Richard Orlinski, Hervé Di Rosa, Robert Combas, Erro et Jef Aérosol, avec des sérigraphies numérotées de Banksy himself et de Shepard Fairey (Obey). Exposition d’été, du 19 juin au 31 juillet, galerie PASQUI à Saint-Étienne

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Du nouveau dans les structures du coin

Musiques | Deux structures musicales locales ont vu le jour ces derniers mois. La première, Diamon Tour, est une agence de booking, née d'un rapprochement entre d'un (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Du nouveau dans les structures du coin

Deux structures musicales locales ont vu le jour ces derniers mois. La première, Diamon Tour, est une agence de booking, née d'un rapprochement entre d'un côté les Auvergnats du label Green Piste Records (Alkabaya, BUL, Les Tit'Nassels...) et Odeva Publishing (Franche-Comté). Cette nouvelle structure vise à se mettre « au service des artistes et groupes internationaux et émergents ». Pour le moment, l'agence compte accompagner une vingtaine d'artistes. La seconde est bien stéphanoise ce coup-ci. Elle s'appelle Confiture et constitue une ramification du label Pont Futur. Emmenée par David Rivaton et son comparse de toujours Luc Epalle, Confiture se concentre sur la distribution digitale musicale et surtout le placement de titres dans des playlists influentes, « le nouveau nerf de la guerre » selon David Rivaton. Du côté des artistes suivis par la structure, pas de style en particulier mis en avant : « nous avons un principe de qualité, c'est notre seul critère de choix ». Depuis sa création, la structure a déjà permis la diffusion d'un EP de Hugo Barriol et un single de Yoa, Diabolo Menthe.

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