Je préfère qu'on reste amis

Mercredi 2 mars 2005

d'Eric Toledano et Olivier Nakache (Fr, 1h30) avec Jean-Paul Rouve, Gérard Depardieu...

Claude, loser affectif de compétition, rencontre Serge, séducteur without a cause qui l'entraînera dans les tréfonds de la misère sentimentale : speed-dating, agence pour célibataires, séminaire d'entreprise... De loin, ça sonnerait presque comme du Houellebecq ; de près, on déchante vite, ce premier film n'étant qu'une énième comédie sympathique mais grandement formatée pour le petit écran. Mise en scène plan-plan, photo terne, tout semble calibré pour ne pas trop brusquer le spectateur des fictions made in Service Public, habitué à son confort amorphe, s'autorisant juste dans sa mansuétude un "climax" dépaysant à New York. Certains dialogues font mouche, Jean-Paul Rouve a définitivement le physique de l'emploi, Depardieu fait un peu plus qu'acte de présence mais las, le film ne prendra jamais son envol et abandonne ses pistes narratives pertinentes sur le bas-côté, lui préférant trop ostensiblement les joies relatives d'une future diffusion en prime time. FC