Le Musée Géo-Charles au pays de la peinture

ARTS | Pour sa nouvelle exposition, le musée s'intéresse au paysage dans sa dimension picturale. "Paysage ou l'étrange idée du beau" met en parallèle des artistes contemporains, Jean-Marc Rochette et Michel Frère, et des artistes du millénaire précédent afin d'explorer les différentes représentations de la nature.

Charline Corubolo | Mardi 31 mai 2016

Photo : Jean-Marc Rochette, Le mûrier de Lussan, 2011, Collection Musée Géo-Charles


Au même titre que la basket Stan Smith est tendance chez les hipsters, le paysage est le « hit » des expositions actuellement à Grenoble. Après le lancement de l'application Paysages-in-situ, qui fut l'occasion d'une double exposition au Musée de Grenoble et au Musée Hébert en septembre dernier, la verte prairie et les montagnes enneigées reviennent sur le devant de la scène, cette fois-ci au Musée Géo-Charles. Intitulée Paysage ou l'étrange idée du beau, la proposition s'inscrit dans le projet "Paysage Paysages", une plateforme d'innovation et d'initiatives autour des décors naturels de notre région.

Cherchant à confronter deux peintres contemporains – Jean-Marc Rochette et Michel Frère – à des artistes de la tradition du paysage en France durant les siècles précédents, le parcours met en parallèle de grandes toiles abstraites avec celle de Courbet, Chotin ou encore Achard. Le paysage pictural s'insère ainsi dans une continuité avec une nouvelle esthétique, où la lumière et la matière sont denses, pour une peinture profonde. Il est cependant regrettable que les salles d'exposition soient plongées dans l'obscurité, un choix de scénographie qui dessert quelque peu les nuances des œuvres.

Paysage ou l'étrange idée du beau
Au musée Géo-Charles jusqu'au dimanche 23 octobre


Paysage ou l'étrange idée du beau

Peintures de Jean-Marc Rochette et Michel Frère
Musée Géo-Charles 1 rue Géo-Charles Échirolles
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Accrochage dialogique

ARTS | Tout simplement intitulée "Dialogues", l’exposition qui marque la réouverture du musée Géo-Charles propose de faire converser le travail de quatre artistes ainsi que celui des étudiants de l’ESAD avec les œuvres de la collection du musée. Sympathique.

Benjamin Bardinet | Mercredi 9 juin 2021

Accrochage dialogique

Les entraîneurs d’équipe de football et les commissaires d’exposition partagent en commun de devoir tirer le meilleur d’un collectif en favorisant le dialogue entre ses membres – les joueurs pour les premiers, les artistes pour les seconds. La nouvelle exposition du musée Géo-Charles (farfelu poète féru de sport) invite précisément des artistes contemporains à choisir parmi la collection du musée des œuvres avec lesquelles ils souhaiteraient jouer le temps d’un accrochage – un peu comme si on offrait l’occasion à Mbappé de faire équipe avec Platini. Au rez-de-chaussée, l’exercice est proposé aux étudiants de l’ESAD qui, par le biais de dispositifs ou d’installations tour à tour poétiques, politiques ou ironiques, font des propositions amusantes. Autant d’occasions de redécouvrir certaines pièces de la collection : les galets-poèmes de Géo-Charles, les dessins et jeux pour enfants de Monteiro ou les gravures de Masereel. Rapprochements et face-à-face À l’étage, ce sont quatre artistes invités qui jouent le jeu de l’accrochage dialogique. Le peintre et bédéiste Jean-Marc Rochette expose ses imposantes parois picturales à proximité de deux photographies que to

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Dix expos à (re)voir pour un été au frais

ARTS | Un été en ville peut se vivre à l’air libre, comme on vous le conseille dans les premières pages de ce numéro. Mais il peut aussi se vivre dans un musée, en parfaite connexion avec des œuvres d’art. Alors zoom sur dix expositions que nous avons déjà chroniquées avec enthousiasme et qui sont toujours à l’affiche pendant ces vacances.

La rédaction | Mardi 2 juillet 2019

Dix expos à (re)voir pour un été au frais

La plus événementielle Immense figure du street art, l’États-unien Shepard Fairey présente à l’Ancien Musée de peinture plus de 600 œuvres qui reviennent sur trente ans de carrière militante. Un gros morceau qui en met plein la vue ! Et un art syncrétique nourri de nombreuses influences allant du constructivisme russe au pop art, saupoudré d’un goût prononcé pour les formes autoritaires de propagande – car pour faire passer certains messages politiques, Shepard Fairey n’hésite pas à faire dans l’efficacité simpliste. Malheureusement, ceux qui sont à l’aise avec les valeurs qu’il brocarde (consumérisme, nationalisme, militarisme) sont bien meilleurs en la matière – en atteste les élections récentes de Trump et Bolsonaro. Obey : 30 years of resistance À l’Ancien Musée de peinture jusqu’au dimanche 27 octobre La plus barrée

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"Jean-Marc Rochette, artiste au sommet" : montagn’art

Exposition | Avec "Jean-Marc Rochette, artiste au sommet", le Musée de l’Ancien Évêché se penche sur le versant montagnard de la production de l’auteur du "Transperceneige" et d’"Ailefroide, altitude 3954". Une exposition qui réunit bien naturellement de nombreuses planches de bandes dessinées et des esquisses préparatoires, mais également des peintures et des aquarelles qui nous en mettent plein la vue. Visite guidée.

Benjamin Bardinet | Mardi 14 mai 2019

Plébiscitée aussi bien par le public que par la critique, la bande dessinée autobiographique Ailefroide, altitude 3954, sortie l’an passé, raconte la progressive découverte de l’alpinisme par un jeune Grenoblois au début des années 1970. Avec une première riche section consacrée à cet ouvrage dont le succès éditorial a surpris l’auteur lui-même, l’exposition Jean-Marc Rochette, artiste au sommet nous plonge dans l’univers montagnard du dessinateur et nous dévoile les différentes étapes nécessaires à la création d’une bande dessinée dont le processus de fabrication s’apparente à une forme d’artisanat. Les planches originales, en grands formats, sont présentées à côté du story-board : un choix qui permet de mieux saisir comment l’art du bédéiste consiste à concilier le découpage séquentiel de son histoire et la composition de chacune de ses planches – les esquisses colorées du story-board permettant d’avoir un aperçu gé

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Jean-Marc Rochette : « Grenoble sera la seule ville de France qui a fait un monument pour les enfants irradiés »

Rencontre | Jean-Marc Rochette, auteur de bande dessinée (le fameux "Transperceneige", c’est lui) passionné de montagne, sera quelques jours à Grenoble dans le cadre du Printemps du livre pour notamment présenter son nouvel ouvrage "Ailefroide", centré sur sa jeunesse grenobloise. Et pour, surtout, inaugurer une statue qu’il offre à la Ville de Grenoble ; statue qui sera installée dans le Jardin Hoche, sur le boulevard Gambetta. Du coup interview.

Aurélien Martinez | Lundi 19 mars 2018

Jean-Marc Rochette : « Grenoble sera la seule ville de France qui a fait un monument pour les enfants irradiés »

Pourquoi avez-vous décidé de faire don à la Ville de Grenoble d’une sculpture baptisée L'enfant de Tchernobyl ? Jean-Marc Rochette : En 2015, j’ai publié la bande dessinée Terminus dans laquelle des enfants se font irradier. Pour que cette scène soit convaincante, je me suis renseigné sur le sujet. Et je suis tombé sur le travail du photojournaliste Paul Fusco qui avait fait des photos des enfants de Tchernobyl. Ça m’avait profondément scandalisé, notamment le fait que personne ne parle de ça. J’ai alors décidé de faire plusieurs sculptures à partir de ces photos. Comme je savais que la Ville de Grenoble était écolo, je les ai contactés pour leur en proposer une : ça a tout de suite intéressé le maire. La sculpture est petite – 25 cm de haut sur une colonne d’1m 20 – et n’est pas clivante, avec une sorte de petit prince de l’apocalypse presque tendre à regarder : je n’ai pas voulu faire de la provocation mais simplement que les gens pensent à cette histoire. J’espère que les Grenoblois seront émus par ce petit personnage, d’autant que vous serez la seule ville de France qui a fait un monument pour ces enfant

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La montagne de bulle en bulle au Musée de l'Ancien Évêché

ARTS | C’est au cœur des montagnes que le 9e art a fait ses premières bulles. Presque deux siècles plus tard, c’est aux pieds de ces dernières que cet art, la bande dessinée, s’expose de planches colorées en crayonnés noirs pour mettre en vignette les rapports entre l’homme et les cimes. Une ascension délicieuse, à réaliser au Musée de l’Ancien Évêché.

Charline Corubolo | Lundi 12 décembre 2016

La montagne de bulle en bulle au Musée de l'Ancien Évêché

Remplir les bulles de sommets, cela fait longtemps que les dessinateurs et scénaristes s’y appliquent. Le premier en date est le Suisse Rodolphe Töpffer qui, en 1827 dans les Alpes, s’adonne à un nouvel exercice, celui d’une narration par planches dessinées. Avec ses Amours de monsieur Vieux Bois, la bande dessinée voit s'esquisser ses premières vignettes en même temps que l’homme arpente les montagnes, l’exploration des massifs traduisant les changements sociétaux d’une modernité en marche. Un bouleversement dont s’emparent les auteurs, comme Aristide Perré avec Poucette Trottin ou encore Émile-Joseph-Porphyre Pinchon avec sa fameuse Bécassine. Une recherche des différentes représentations de cette nature toujours d’actualité, qu’elle soit lieu de conquête ou élément personnifié, que le Musée de l’Ancien Évêché déploie entre ses murs grâce à une scénographie subtile le long de l’exposition Pic & bulle, la montagne dans la BD. Avec pas moins de 90 auteurs, 200 planches originales, 15 albums historiques et 62 rep

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Jean-Marc Rochette, de la montagne à l'art

ARTS | Des pics montagneux, il a gardé l'instant d'adrénaline qui le plonge dans une sorte de transe pour ensuite retrouver cet état dans la peinture. Actuellement exposé au Musée Géo-Charles, le dessinateur Jean-Marc Rochette, connu pour la bande dessinée "Le Transperceneige", dévoile un trait puissant qui navigue entre vignettes et peinture. L'occasion de rencontrer l'artiste et de parler de ses passions : l'alpinisme et la création plastique. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 3 mars 2015

Jean-Marc Rochette, de la montagne à l'art

Tout cela n'a rien d'un parcours classique et manifeste grandement du talent du dessinateur. Né en 1956 en Allemagne, Jean-Marc Rochette débarque à Grenoble en 1968 pour ses études secondaires. Alors en section scientifique en première, il troque les mathématiques pour la montagne et n'y reviendra pas. Il termine son cursus avec une terminale artistique et, après un bac obtenu en 1975, enchaîne avec une année de licence en histoire de l'art. Mais les études ne sont cependant pas réellement sa priorité. « Je n'y allais jamais, j'étais toujours en train de grimper, j'étais complètement investi dans l'alpinisme à l'époque. Mais en 1975, lors de mon année d'histoire de l'art à Grenoble, j'ai eu un gros accident qui m'a éloigné de la montagne et m'a fait m'intéresser davantage à la peinture et la BD que j'affectionnais déjà. » En effet, dès 1974, son nom apparaît dans le magazine de contre-culture Actuel avec des récits courts. Puis il signe dans L'Écho des savanes. « Je suis devenu professionnel en 1978 à 22 ans et je me suis alors lancé à Paris, ce qui m'a encore plus éloigné des monta

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