Les six expositions à ne pas louper cet automne à Grenoble (avec, forcément, Picasso)

Panorama de rentrée culturelle 2019/2020 | Suivez-nous au Musée de Grenoble, au Centre du graphisme ou encore dans divers musées départementaux.

La rédaction | Mardi 24 septembre 2019

Picasso, au cœur des ténèbres (1939-1945)

Blockbuster en perspective ! Mais attention, si le Musée de Grenoble consacre une exposition à ce monstre sacré de la création du XXe siècle qu'est Picasso, c'est pour se pencher sur une période peu connue et peut-être pas toujours facile à aborder : celle des années de guerre. Pas d'œuvres archi-connues à l'horizon, ni aucune représentation directe de la guerre, mais plutôt une sorte de journal intime et pictural de ces années sombres que le maître espagnol choisit, a contrario de bon nombre d'artistes, de passer à Paris, sous occupation allemande…

Au Musée de Grenoble du 5 octobre au 5 janvier


Alain Le Quernec, du dernier cri

Alain Le Quernec a la particularité d'avoir toujours mené conjointement sa carrière de graphiste à celle de professeur d'arts plastiques. Un goût pour la pédagogie qu'il tient peut-être de sa formation avec un affichiste polonais dont il a suivi la formation et auquel le centre du graphisme a rendu hommage l'année dernière : Henryk Tomaszewski. En découle un travail exigeant, drôle et plein d'énergie qui témoigne d'une sensibilité pour les questions politiques et sociales. Vivement octobre !

Au Centre du graphisme d'Échirolles du 18 octobre au 26 janvier


Le Mois de la photo

Organisé par la Maison de l'image, le Mois de la photo nous invite cette année à d'explorer une thématique qui résonne fortement avec l'actualité : les murs et les frontières. Comme d'hab', à l'Ancien Musée de peinture seront exposés une pointure internationale (le photojournaliste allemand Kai Wiedenhöfer) ainsi que les cinq lauréats sélectionnés. Et, dans toute l'agglomération, des lieux accueilleront les expositions du "off". De quoi, une nouvelle fois (on en est à la septième édition), témoigner de la vitalité et de la diversité de la pratique photographique contemporaine.

À l'Ancien Musée de peinture du 30 octobre au 24 novembre


Rose Valland, en quête de l'art spolié

Le Musée dauphinois se penche sur une figure historique qui se caractérisa par sa discrétion et sa détermination : Rose Valland. Attachée à la conservation au Musée du Jeu de Paume (Paris) au début de la Seconde Guerre mondiale, Rose Valland voit son musée réquisitionné par les nazis pour en faire le lieu de stockage des pièces d'art spoliées. La jeune conservatrice décide alors de profiter de sa situation pour recenser ces œuvres et leurs mouvements, à l'insu de l'occupant. Une entreprise remarquable qui a permis à la fin de la guerre d'aider à leur restitution. On n'a pas encore très bien compris ce qui serait présenté dans l'exposition mais à n'en pas douter, ce sera passionnant.

Au Musée dauphinois du 7 novembre au 27 avril


Vivian Maier, street photographer

Révélée récemment, Vivian Maier, dont le Mois de la photo avait déjà présenté le travail en 2015, est une photographe qui suscite tous les fantasmes… Nourrice et gouvernante dans les États-Unis des années 1960-1970, elle n'a jamais cessé, sans que personne ne le sache, de consacrer son temps libre à la photographie. Découverts lors d'une vente aux enchères en 2007, les milliers de négatifs qu'elle a laissés derrière elle ont aussitôt fasciné les spécialistes par leur qualité absolument sidérante et la récurrence de thèmes obsédants. Et comme le hasard fait bien les choses, il s'avère que ses origines familiales l'ont amenée au début des années 1950 à faire des photos dans les Hautes-Alpes, et qu'elle serait même passée par Grenoble… Y-a-t-elle fait, là aussi, des photos ? Réponse début novembre au Musée de l'Ancien Évêché.

Au Musée de l'Ancien Évêché du 9 novembre au 15 mars


Femmes des années 40

Décidément, les figures féminines ont le vent en poupe cette saison dans les musées du département… On ne va pas s'en plaindre ! À l'occasion du 75e anniversaire de la Libération, le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère nous invite à nous pencher sur la place des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale : pas seulement les grandes figures de la Résistance comme Marie Reynoard mais également les juives persécutées et les collaborationnistes. Et, plus largement, toutes celles qui subirent les affres de la guerre au quotidien et durent s'en accommoder et, parfois, réinventer leurs modes de vie.

Au Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère du 23 novembre au 18 mai


Picasso, au cœur des ténèbres (1939-1945)

Exposition consacrée à une des périodes les plus sombres dans la vie de Pablo Picasso, pendant la Seconde Guerre mondiale
Musée de Grenoble Place Lavalette Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Du dernier cri

Rétrospective de l'œuvre graphique d'Alain Le Quernec, affichiste et graphiste
Centre du Graphisme 1 place de la Libération Échirolles
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Murs et frontières

Dans le cadre du Mois de la photo (7e édition)
Ancien Musée de Peinture Place de Verdun Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Rose Valland, en quête de l'art spolié

L'exposition retrace le parcours de cette figure de la Résistance. Dans le cadre de la programmation culturelle du 75e anniversaire de la Libération
Musée dauphinois 30 rue Maurice Gignoux Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Vivian Maier, street photographer

Photographie de rue. Le musée présente le travail de Vivian Maier à travers 140 images, vues de New York et Chicago pour l’essentiel, mais aussi du Champsaur, sans oublier quelques témoignages de son passage, en 1959, à Grenoble
Musée de l'Ancien Évêché 2 rue Très-Cloîtres Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Femmes des années 40

L’exposition revient sur la vie des femmes iséroises au cours d’une décennie qui a tout changé pour leur sexe. Plus que de simplement s'intéresser à leur sort pendant la Seconde Guerre mondiale, elle nous donne leur point de vue. Historique, nécessaire et passionnant !
Musée de la Résistance et de la Déportation 14 rue Hébert Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Mémoires sensibles

ARTS | Photo / Interrompu en plein vol du fait du deuxième confinement, le Mois de la photo va reprendre ses aises à l'Ancien Musée de peinture et devrait même jouer les prolongations. L'occasion notammentn de découvrir l'expression de deux photographes étrangères, l'une japonaise, l'autre australienne. Détails.

Damien Grimbert | Mardi 8 décembre 2020

Mémoires sensibles

Abruptement interrompue par le confinement 48 heures à peine après son ouverture, la huitième édition du Mois de la Photo, organisée par la Maison de l’image, revient fort heureusement jouer les prolongations. Commençons par rappeler brièvement le principe : une thématique centrale (cette année, celle de la mémoire, à la fois intiment liée au medium photographique lui-même mais également objet de travail récurrent de nombreux photographes contemporains depuis l’orée des années 2000), une exposition principale à l’Ancien Musée de Peinture, qui regroupe les œuvres d’un ou deux artistes invités et celle de trois autres photographes lauréats sélectionnés par un jury européen, et enfin une flopée d’autres expositions réparties dans divers lieux de la ville et de l’agglomération (on citera à titre d’exemple celles d’Yveline Loiseur au VOG de Fontaine, et celle de Tomasz Laczny au Studio Spiral, toutes deux maintenues). À l’Ancien Musée de Peinture, la photographe japonaise Miki Nitadori explore ainsi au travers de son projet Odyssée les liens entre mémoire individuelle et mémoire collective : l'artiste investit pleinement le lieu au travers d’une impressionnante scé

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Vivian Maier, cette illustre inconnue

Exposition | Gardienne d’enfants, photographe autodidacte et parfaite inconnue de son vivant, Vivian Maier est devenue en quelques années une figure mythique de la photographie. Le musée de l’Ancien Évêché lui consacre une exposition, "Vivian Maier, street photographer", tirant profit du fait qu’originaire du Champsaur, elle est passée dans la région au tout début des années 1950.

Benjamin Bardinet | Mardi 19 novembre 2019

Vivian Maier, cette illustre inconnue

Ce qui est sidérant avec Vivian Maier, c’est qu’on ne se lasse pas de découvrir ses photographies. On a beau savoir qu’elles sont plutôt réussies, on est perpétuellement émerveillé par l’exigence du regard qu’elle porte sur l’Amérique urbaine des années 1950-1960. Ses clichés ne sont clairement pas le fait d’un coup de chance : les planches-contacts présentées dans l’exposition permettent de s’en assurer. Elle ne tergiverse pas, va droit au but, consacre à tout casser deux photos à un même sujet – on est loin de la surenchère de clichés à laquelle le numérique nous a désormais habitués. Bien que déterminée lors de ses prises de vues, l'Américaine navigue entre différents styles. Tout à fait à l’aise dans une approche formaliste valorisant des compositions éminemment graphiques qui confinent à l’abstraction, elle peut aussi bien se revendiquer d’un certain "style documentaire", frontal, direct et sans effets de cadrage, ou d’une photographie plus humaniste, valorisant les individus. L’exposition présente par ailleurs une série remarquable de photographies couleur qui révèle sa capacité à tirer parti de ce procédé à une époque où le monde de la photographie considérait que

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"Rose Valland, en quête de l'art spolié" : l’espionne qui aimait les œuvres d’art

Exposition | Figure atypique de la Résistance, originaire de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, Rose Valland contribua à retrouver la trace de bon nombre d’œuvres d’art dérobées par les nazis. Organisée par le Musée dauphinois l’exposition « Rose Valland. En quête de l’art spolié », lui rend hommage et nous offre l’occasion de revenir sur son étonnante carrière.

Benjamin Bardinet | Mardi 12 novembre 2019

La "mode" a parfois de bons côtés. Ces dernières années, il s’agit de redonner aux figures féminines la place qui leur revient. Rose Valland, avec la réédition de son autobiographie et la publication de nombreux livres qui lui ont été consacrés, fait partie des récentes bénéficiaires de cette tendance. Toutefois, il est nécessaire de mettre en perspective un autre élément de contexte historique qui a contribué à sa réhabilitation : depuis 1997, le gouvernement français a mis en place une véritable étude sur la spoliation des biens juifs en France, sujet auquel Rose Valland eut le courage de s’atteler dès le début des faits, alors même que la Wehrmacht occupait Paris et que sa possible défaite était de l’ordre de la science-fiction. Revenons brièvement sur le parcours exemplaire de cette isèroise de condition modeste pour mieux comprendre son engagement. Entrée en résistance Rapidement montée à Paris pour terminer ses études aux Beaux-Arts, Rose Valland mène conjointement un cursus à l’École des hautes études et à l’École du Louvre où elle soutient sa thèse. Dans un milieu encore largement dominé par les hommes, bien que bardée de

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Mois de la photo : l'image dépasse les frontières

Festival | Avec pas loin d’une trentaine d’artistes exposés essentiellement à Grenoble, le Mois de la photo, organisé par la Maison de l’image, prend des allures de marathon photographique. Comme à son habitude, l’Ancien Musée de peinture accueille jusqu’au 24 novembre l’exposition principale, avec comme invité d’honneur le photographe allemand Kai Wiedenhöfer.

Nathalie Gresset | Mardi 5 novembre 2019

Mois de la photo : l'image dépasse les frontières

Géographiques, politiques, psychologiques, sociales, culturelles… Pour cette 7e édition, le Mois de la photo décompose les différentes nuances du thème « murs et frontières » pour rendre hommage au 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin. Dans l’Ancien Musée de peinture, le parcours d’exposition commence avec la carte blanche, dédiée cette année à l’Ukraine, qui confronte les regards de deux photographes, à travers deux séries de portraits de populations “en marge” de la société. Face aux clichés colorés de Yurko Dyachyshyn présentant des gitans ukrainiens de Pidvynogradiv dont les sourires dévoilent des dents en or - signe de richesse et d’un rang social élevé au sein du groupe -, Alexander Chekmenev met quant à lui en scène des personnes sans-abris à travers des images sobres, touchantes et empreintes d’une certaine gravité, tout en jouant sur le contraste clair-obscur (coucou Caravage). L’exposition se poursuit ensuite avec les cinq lauréats de l’appel à photo, qui abordent chacun à leur manière la notion de frontière. Très en prise a

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"Du dernier cri" : Alain Le Quernec, graphiste rentre-dedans

Exposition | Aussi attaché à sa Bretagne natale qu’à sa liberté de création, Alain Le Quernec est une figure singulière de l’affiche française. Le Centre du graphisme d'Échirolles lui rend hommage à travers une exposition rétrospective qui restitue bien l’énergie créative de l’énergumène.

Benjamin Bardinet | Mercredi 30 octobre 2019

« Affichiste, le mot est démodé. Graphiste, le mot est trop technique. Artiste, le mot est trop prétentieux. Publicitaire, pas d’insulte s’il vous plaît ! » Cette citation d’Alain Le Quernec donne une petite idée du personnage né en 1944 dans le Morbihan. Rentre-dedans, rigolard et un poil agacé par le système capitalo-consumériste dans lequel on se noie, l’homme refuse assez logiquement de travailler pour des entreprises privées et réalise essentiellement des affiches militantes ou à destination de manifestations culturelles. Formé, entre autres, par l’affichiste polonais Henryk Tomaszewski, Le Quernec a la particularité de n’avoir jamais cessé d’être professeur d’arts plastiques à Quimper. Concilier pédagogie et création lui a permis de nourrir mutuellement ces deux champs, mais également de maintenir une forme d’indépendance et de ne pas être aux abois derrière les contrats juteux. Les mots au pied de la lettre Dépouillées mais jamais simplistes, les affiches de Le Quernec s’apparentent à des sortes de collages délicieusement potaches dans lesquels les images jouent avec les mots qu’il aime souvent prendre au pied de l

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"Picasso, au cœur des ténèbres" : éclats de guerre au Musée de Grenoble

Exposition | Avec cette exposition, l'institution grenobloise, en collaboration avec le Musée Picasso de Paris, nous invite à découvrir une période peu connue de ce monstre sacré de l’art du XXe siècle que fut Picasso. Un passionnant parcours au cœur de six années de création intense qui rappelle qu’il n’est pas toujours nécessaire d’avoir le nez sur les événements pour parler de la guerre.

Benjamin Bardinet | Mardi 8 octobre 2019

Pablo Picasso considérait souvent son œuvre comme une sorte de journal intime de sa vie. C’est effectivement ce que le visiteur ressent lorsqu’il découvre Picasso, au cœur des ténèbres (1939 – 1945), proposition pour laquelle le Musée de Grenoble a fait le choix, assez logique, d’un accrochage chronologique. Au fil du parcours, on est invité à progresser dans ces années de guerre que Picasso a passé en France (majoritairement à Paris), interdit d’exposition mais toujours extrêmement productif. Des entrées thématiques ponctuent la visite et permettent de saisir les caractéristiques esthétiques propres à cette période : "La Vie précaire", "La Mort omniprésente", "Créer pour résister"… Ce qui est particulièrement intéressant, et qu’excelle à nous faire découvrir l’exposition, est le fait que Picasso ne propose jamais d'évocation de la guerre de manière explicite, mais il imprègne son œuvre de l’atmosphère singulière de ces sombres années – une atmosphère étouffante, âpre et inquiétante, faisant écho à l’état d’esprit du peintre espagnol et, bien sûr, à la monstruosité de l’époque. Ambiance car

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Corps croisés au Mois de la photo de Grenoble

ARTS | Avec une multitude de propositions, le Mois de le Photo, organisé par la Maison de l'Image de Grenoble, est l'occasion rêvée de se faire une cure photographique. Après débroussaillage et repérage dans le vaste programme, nous avons sélectionné quelques-unes des expositions qui ont accroché notre regard. Dont, forcément, celle, place forte de l’événement, proposée à l'Ancien musée de peinture autour du « corps en présence ».

Benjamin Bardinet | Mardi 13 novembre 2018

Corps croisés au Mois de la photo de Grenoble

Chaque année, le cœur battant du Mois de la photo se trouve dans le magnifique (même si plus très en forme) Ancien musée de peinture, place de Verdun. Pour cette édition, le parcours débute avec une présentation des cinq lauréats de l'appel à photo organisé par la Maison de l’image autour du thème « corps en présence ». Ô joie, c'est avec deux propositions inattendues et réussies que s'ouvre la sélection. Dans ses photos, Pablo-Martín Córdoba a enregistré le flux des citadins canalisés par les espaces architecturaux, tandis que Gilberto Güiza-Rojas propose de sobres mais percutantes mises en scène interrogeant la place du corps dans le monde du travail – anonyme pour les uns, bête de somme pour les autres. Autre bonne surprise : plus loin, immergé dans des raves-party dionysiaques, Étienne Racine nous crache à la figure des corps imbibés d'alcool et ruisselants de sueur – à l'opposée de l'imagerie aseptisée des corps stéréotypés de la pub et du cinéma.

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Les sept expositions qui vont rythmer la saison grenobloise

Panorama de rentrée culturelle 2018/2019 | Avec de la photographie, du graphisme, de l'art contemporain, de l'égyptologie ou encore des sciences de l'univers.

La rédaction | Mardi 25 septembre 2018

Les sept expositions qui vont rythmer la saison grenobloise

Les Mondes inconnus Intrigante sur le papier cette exposition baptisée Les Mondes inconnus que l'on pourra découvrir à la Casemate (le Centre de culture scientifique, technique et industrielle de Grenoble), au Muséum et à l’Observatoire des sciences de l’univers de Grenoble (sur le campus). Une triple proposition qui a pour but de faire découvrir au public (et notamment aux plus jeunes) les mystères des sciences de l'univers via, à ce qu'on nous en a dit, une scénographie ludique et interactive – comme, par exemple, un voyage dans une fusée ! Plus d'infos mi-octobre, dès que nous aurons visité tout ça. À la Casemate, au Muséum et à l'Osug du samedi 13 octobre au dimanche 28 juillet Allons voir la mer avec Doisneau De Robert Doisneau (1912 – 1994), figure majeure de la photographie humaniste,

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"Les Dépossédés" d'Edith Roux : villes sans visage

ARTS | Invitée dans le cadre du off du Mois de la photo (un off qui s'installe dans plusieurs lieux de l'agglo), Edith Roux investit jusqu’au 18 novembre la Bibliothèque centre-ville de Grenoble.

Charline Corubolo | Mardi 7 novembre 2017

Des Dépossédés du quartier ancien de Kashgar au Xinjiang à la Dystopie urbaine d’Ordos en Mongolie, Edith Roux dresse deux portraits de ville sans visage dans les régions dites "autonomes" de la Chine. Posant devant les ruines de leur maison suite à un projet de rénovation voulu par les autorités chinoises, les habitants ouïghours apparaissent de manière surréaliste au milieu des vestiges, comme si le quartier n’avait jamais été habité. Quant au triptyque présentant le projet immobilier d’Ordos, il dévoile également une architecture surréaliste mais par sa grandeur absente. Construit afin d’accueillir un million de résident, le quartier fantôme demeure quasiment vide faute d’acquéreurs.

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Le Mois de la photo : voisins du monde

ARTS | Zoom sur la nouvelle édition de l'événement organisé chaque année par la Maison de l'image de Grenoble à l'Ancien musée de peinture.

Charline Corubolo | Mardi 7 novembre 2017

Le Mois de la photo : voisins du monde

De la Chine aux Philippines, du Canada au Liban, de l’Angleterre à l’Arménie, le Mois de la photo dessine les Quartiers du monde, thème de cette cinquième édition, via l’objectif de 9 photographes. Portée par la Maison de l’Image de Grenoble, la manifestation met à l’honneur cette année le photojournaliste Peter Bauza avec sa série Copacabana Palace. À ses côtés dans l’enceinte de l’Ancien musée de peinture, 7 autres photographes dévoilent leur propre réflexion sur ce qui fait un quartier et s’ouvrent sur le monde pour des narrations visuelles matricielles variées. De la Chine brumeuse cinématographique de Yann Bigant au Beyrouth désenchanté de Vincent Lecomte en passant par les populations philippines vivant sur l’île poubelle de Manille mises en images par Jean-Félix Fayolle, la photographie infiltre le journalisme pour une cartographie riche de nos voisinages. Le regard es

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Peter Bauza : « Représenter la part obscure du Brésil »

Exposition | À travers un portrait sensible des habitants des ruines d’un projet immobilier en périphérie de Rio de Janeiro, où se mêlent les couleurs de l’espoir et la frontalité abrupte de l’abandon, le photojournaliste allemand Peter Bauza révèle un récit contemporain à la narration complexe. Invité d’honneur de la cinquième édition du Mois de la photo portée par la Maison de l’Image, il nous explique sa vision du métier et dévoile les dessous de sa série "Copacabana Palace".

Charline Corubolo | Mardi 7 novembre 2017

Peter Bauza : « Représenter la part obscure du Brésil »

Vous étiez à vos débuts photographe, puis vous êtes devenu photojournaliste. Qu’est-ce qui a enclenché ce changement ? Peter Bauza : Le monde de la photographie a changé. Beaucoup d’entre nous ont commencé comme photographe : on recevait des commandes, on faisait cette photo, puis celle-ci. Aujourd’hui, quand on fait un travail sur des sujets importants, ce n’est pas suffisant de faire seulement des photos. Il faut comprendre le contexte, l’histoire, choisir ce que l'on veut montrer dans le monde et écrire sur ce que l’on voit. Je suis devenu photojournaliste avec le temps parce que c’est une pratique beaucoup plus riche qui permet d’écrire des histoires sur des personnes, sur des moments… On donne la voix par la photo et le texte. Chaque image a une histoire à raconter. Dans l’Ancien musée de peinture de Grenoble, vous présentez une série intitulée Copacabana Palace. Comment est né ce projet ? J’étais en train de chercher un projet au Brésil qui montre la transformation du pays avant les Jeux olympiques de 2016. En arriv

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Les dix expositions à ne pas manquer cette saison à Grenoble et aux alentours

Panorama de rentrée culturelle 2017/2018 | Une sélection à base de légendes de l'art (Delacroix, Gauguin, et même les Beatles – pourquoi pas !) mais aussi de jeunes artistes ou encore d'expositions plus patrimoniales – il paraît que l'on va bientôt célébrer l'anniversaire des Jeux olympiques grenoblois.

La rédaction | Mardi 26 septembre 2017

Les dix expositions à ne pas manquer cette saison à Grenoble et aux alentours

Matt Coco En résonance avec la Biennale d'art contemporain de Lyon, qui imagine des Mondes flottants, l'artiste installé à Lyon Matt Coco investira la Halle de Pont-en-Royans début octobre pour une déambulation à la lisière du brouillard. Intitulée In caso di nebbia (traduire : en cas de brouillard), la proposition entend créer un imaginaire flirtant avec l’onirique où le naturel se mêle à l’industriel. Un paysage de volumes aboutis induisant une transformation par l’activation du spectateur, par la danse, le regard, la parole… L’artiste déploiera ainsi une déambulation immersive, en devenir. À la Halle (Pont-en-Royans) du 10 octobre au 30 décembre Alice Assouline

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PB d'or 2016 : expo

C'était 2016... | Avec, notamment, une nouvelle tête à suivre.

Charline Corubolo | Mardi 20 décembre 2016

PB d'or 2016 : expo

Le PB d’or de l’artiste découverte : Mengpei Liu Sa nature est paisible, et pourtant il se dégage de ses toiles une puissance picturale qui happe le regard. Ce doux paradoxe plastique trouve sa genèse dans les racines de l’artiste. Née en 1991 dans une petite province de Chine où elle découvre l’art traditionnel à l’encre de Chine, Mengpei Liu poursuit sa quête artistique en France, avec une formation à l’École supérieure d'art et de design de Grenoble. Elle découvre alors les paysages isérois semblables à ceux de ses souvenirs d’enfance et l’expressivité de la peinture de Philippe Cognée présentée en 2012 au Musée de Grenoble. Après un passage au Musée Hébert, nous la découvrions en novembre dernier à la galerie grenobloise Xavier Jouvin où elle dévoilait des toiles de vues du Vercors mêlant peinture à l’huile et encre de Chine. Le geste est frénétique, contraste saisissant avec la quiétude des cours d’eau et vallées qu’elle dépeint. Au creux de la matière se loge un détail coloré, mettant en lumière toute la finesse de Mengpei Liu : un nom qui, nous le parions, va s’imposer dans la peinture contemporaine. Le PB d’or du médium

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Pluralité du paysage avec le Mois de la photo de Grenoble

ARTS | Porté par la Maison de l’Image, le Mois de la photo amène le paysage entre les murs de l’Ancien musée de peinture et de la Plateforme. Une proposition éclectique qui s’intéresse aux grands espaces comme aux paysages intérieurs grâce à l'Italien Gabriele Basilico et à onze autres photographes, pour une quatrième édition placée sous le signe d’un dépaysement sublimé.

Charline Corubolo | Mardi 27 septembre 2016

Pluralité du paysage avec le Mois de la photo de Grenoble

Fort d’une proposition dense et variée, l’événement annuel de la Maison de l’image se pare d’un nouveau manteau sémantique en cette rentrée 2016. C’est ainsi que se tient jusqu’au 2 octobre le Mois de la photo, avec pour haut lieu la place de Verdun. Investissant l’Ancien musée de peinture et la Plateforme, la manifestation se révèle intelligente et séduisante notamment grâce à la présentation du travail de Gabriele Basicilo (1944-2013). Prenant pour thème le paysage, en résonance avec la 1ère saison de Paysage > Paysages, l’exposition dévoile une quarantaine de clichés de l’Italien pris entre les années 1980 et 1990. Sur petit ou grand format, en noir et blanc, s’exprime alors tout le génie d’un regard qui aimait prendre son temps afin de capter l’essence de la vue, qu’elle soit urbaine ou sauvage. Avec cet éloge à la lenteur du regard, le photographe s’appliquait à mettre u

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Le Mois de la photo, « une recherche d’accessibilité »

ARTS | L’année dernière, le Mois de la photo avait séduit notre regard avec, notamment, les clichés de Vivian Maier. Il revient le 14 septembre à l'Ancien musée de peinture en mettant à l’honneur l'Italien Gabriele Basilico et entend donner encore plus de place aux photographes. Rencontre avec Marianna Martino de la Maison de l’Image, structure porteuse de l'événement.

Charline Corubolo | Vendredi 9 septembre 2016

Le Mois de la photo, « une recherche d’accessibilité »

« On pense qu’il y a une nécessité à donner un peu plus d’espace à de grands photographes mais également à des talents émergeants à Grenoble » nous explique Marianna Martino, chargée de coordination des expositions et de la communication à la Maison de l’image. Tel est donc le leitmotiv de cette quatrième édition du Mois de la photo, avec un photographe à l'honneur et la présentation de jeunes artistes. Après Vivian Maier, c’est l’Italien Gabriele Basilico (1944 – 2013) et son exploration de l’environnement urbain qui sont mis en avant. Inaugurée vendredi 16 septembre à l’Ancien musée de peinture, l’exposition présente également sept autres photographes, dont deux Italiens. « On a décidé de travailler sur la thématique du paysage car on a participé à l’événement Paysage-Paysages [proposition artistique développée sur le département de l’Isère – NDLR]. Par ailleurs, on est en lien avec l’association

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Vivian Maier, miroir des autres

Exposition | Rarement l'art contemporain aura connu si grand mystère : Vivian Maier (1926-2009), nourrice et photographe durant une vie entière, est récemment sortie de l'anonymat grâce à un certain John Maloof. Une découverte rocambolesque qui a mis à jour un talent photographique incroyable, à découvrir à l'Ancien musée de peinture. Mais avant les clichés, tentons d’élucider l’énigme Maier.

Charline Corubolo | Mardi 3 novembre 2015

Vivian Maier, miroir des autres

Avec quelque 200 000 négatifs accompagnés de films vidéo, l’œuvre de Vivian Maier est considérable, mais aussi totalement mystérieuse. Un secret artistique, malgré de nombreuses investigations, parsemé de zones d'ombre qui soulèvent bien des questions. Car en presque 50 années de pratique photographique, Vivian Maier, nourrice toute sa vie, n'a jamais montré ses clichés. Jusqu'au jour où, fin 2007, John Maloof, agent immobilier à la recherche d'images pour réaliser un livre sur son quartier de Chicago, acquiert en salle des ventes un carton rempli de négatifs de la nurse anonyme. La partie de Cluedo est alors amorcée. Il faudra à John Maloof, reconverti pour l'occasion en détective amateur, plusieurs années pour découvrir l'identité de la photographe qui se cache derrière ces images. En 2009, Vivian Maier décède dans l'anonymat et la pauvreté. C'est à ce moment qu'Internet donne à Sherlock Maloof la première pièce du puzzle : le nom de l'auteure. Armé de sa meilleur preuve, il découvre que Vivian Maier n'a pas seulement laissé derrière elle un nombre impressionnant de photographies, mais aussi un garde-meuble rempli d'une vie à collecter des journaux, des tickets et de

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Vivian Maier : campagne, mon amour

ARTS | Zoom sur l'exposition consacrée à la photographe récemment découverte.

Charline Corubolo | Mardi 3 novembre 2015

Vivian Maier : campagne, mon amour

Certes, l'histoire du Champsaur n'a, fort heureusement, rien à voir avec celle du film Hiroshima, mon amour. Mais la référence permet cependant d'évoquer l'histoire passionnelle entre Vivian Maier et cette campagne française située dans les Alpes. Une relation discrète, à l'image de sa vie, mais intense comme en témoignent les photographies réalisées dans ces montagnes aux environs des années 1950. Et si aujourd'hui l'Américaine au Rolleiflex est connue pour ses clichés de rue à Chicago et à New York, la Maison de l'image, en partenariat avec l'association "Vivian Maier et le Champsaur", met en lumière pour la troisième édition de sa manifestation photographique annuelle dans l'Ancien musée de peinture un patrimoine visuel riche de la paysannerie de l'époque, tout aussi important que le pendant "street photography" américain. D'origine française par sa mère, Vivian Maier a vécu dans la région du Champsaur, haute vall

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Guy Tosatto : « Un musée existe par sa collection »

ARTS | Rencontre avec Guy Tosatto, directeur du musée, pour en savoir plus sur l’objectif d'une collection à l'occasion de l'exposition "De Picasso à Warhol - Une décennie d'acquisitions".

Charline Corubolo | Mardi 12 mai 2015

Guy Tosatto : « Un musée existe par sa collection »

À quoi sert une collection ? Elle sert à donner des repères, c’est constitutif d'un musée. C’est-à-dire qu’un musée n’existe que par sa collection. D’ailleurs, à l’origine, ils ont été créés pour abriter des ensembles d’œuvres à la suite de la Révolution française. On a eu cette chance à Grenoble d'avoir un conservateur au début du XXe siècle qui a ouvert la collection à l’art moderne, ça a été le premier en France : Andry-Farcy. Tous ses successeurs ont emboîté le pas en partant de l’existant. C’est cette matière qui va vous guider. Par ailleurs, une collection, c’est aussi ce qui reste après une exposition temporaire, c’est l’élément stable. C'est à partir de cette collection qu’on peut faire un vrai travail dans le temps auprès de nos publics pour les initier aux formes artistiques, que ça soit l’art ancien ou moderne parce que les œuvres sont là et qu’ils peuvent les retrouver. Une collection ne doit donc pas s'arrêter... Effectivement, une collection doit être en mouvement, il faut qu’elle s’enrichisse en permanence d’où la nécessité des acquisitions, d’essayer d'avoir des dons, de continuer à l’élargir la part

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Le Musée de Grenoble à la conquête de l'art

ARTS | Ce n'est pas vraiment une exposition qui va de Picasso à Warhol, ni même qui présente dix ans d'acquisitions. Pourtant, "De Picasso à Warhol, une décennie d'acquisitions" illustre toute l'ambition du Musée de Grenoble qui dévoile ainsi les œuvres rentrées dans ses collections depuis 12 ans, de l'art ancien au contemporain, pour un parcours qui raconte un bout de l'histoire artistique. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Vendredi 3 juillet 2015

Le Musée de Grenoble à la conquête de l'art

Il y a un côté racoleur dans le titre de la nouvelle exposition du Musée de Grenoble, mais c'est à bon escient. De Picasso à Warhol retrace une dizaine d'années d'acquisitions de l'établissement couvrant une période vaste allant de l'art ancien au XXIe siècle avec pas moins de 150 œuvres. Mais l'intitulé illustre surtout, à travers la figure du cubisme incarnée par Picasso et celle du pop art par Warhol, l'ambition du musée : constituer des collections riches et variées de qualité, au service de l'histoire de l'art. L'exposition, suivant un parcours chronologique dans l'espace temporaire, débute en réalité dans les salles permanentes avec des toiles d'art ancien, dont la pertinence se renforce au contact des autres artistes de l'époque. De Francesco Guarino à Gioacchino Assereto (peintres italiens du XVIIe siècle) en passant par le Français Ary Scheffer pour une ouverture sur le XIXe siècle, une dizaine de pièces environ s'expose pour écrire l'ADN de la peinture. À la fois ludique et pertinente, la déambulation raconte les divers sujets de prédilection alors en vogue à l'époque : vision biblique, scène de genre, témoin du siècle des Lumières. De toil

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Femme lisant – Pablo Picasso

À la découverte des collections du Musée de Grenoble | [10/ 16] Nos coups de cœur issus des collections permanentes du Musée de Grenoble

Laetitia Giry | Mercredi 17 juillet 2013

Femme lisant – Pablo Picasso

Nom de l’artiste : Pablo Picasso (1881-1973) Titre de l’œuvre : Femme lisant Date de création : 1920 Médium : peinture Mouvement auquel l’intégrer : Cubisme, surréalisme Analyse : Le Musée de Grenoble possède des œuvres représentatives de différentes périodes de la recherche artistique du géant qu’était Picasso. Donné par l’artiste lui-même en 1921, cette Femme lisant est un exemple édifiant de la révolution formelle moderne dont Picasso est l’un des principaux acteurs. L’apport de l’art occidental classique se décèle dans l’apparence de statue grecque donnée à cette femme impassible, muette ; cette base est restructurée à la manière cubiste, avec aplats et cernes découpant les habits du personnage. Volontiers disgracieux, dans ses contours grossiers comme dans ses couleurs ternes, sales, peu aimables, le tableau s’impose comme une pierre de plus apportée à l’édifice de l’art.

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L'esthétique du collage

ARTS | Jusqu'au 17 février, le Musée de Grenoble présente dans la Tour de l'Isle, Verre, un papier collé de Picasso datant de 1914. Classé comme œuvre patrimoniale (...)

Régis Le Ruyet | Lundi 17 décembre 2012

L'esthétique du collage

Jusqu'au 17 février, le Musée de Grenoble présente dans la Tour de l'Isle, Verre, un papier collé de Picasso datant de 1914. Classé comme œuvre patrimoniale d'importance majeure, il aura fallu près de deux ans de tractations entre le directeur Guy Tosatto et une galerie parisienne pour que ce tableau vienne enrichir le fonds du Musée de Grenoble. Un petit format de 27 sur 25 cm à 750 000 euros, dont l'achat aura été rendu possible grâce à la participation financière, pour les deux tiers, du Club des mécènes du Musée. Exposé dans le contexte de l'ensemble des œuvres cubistes du Musée de Grenoble, ce collage unique témoigne d'une technique où la peinture intègre un élément du réel pour renforcer dans un univers, plane l'impression d'une troisième dimension. Dans la composition bistre et blanchâtre, Picasso trace au fusain sur un papier vergé un ensemble de lignes et d'estompes, sur lequel il rapporte et colle un deuxième papier enduit de gouache blanche, esquissant ainsi la forme du verre. La présence physique d'une épingle utilisée pour fixer la pièce rapportée anticipe quant à elle les futurs ready made de Duchamp. Enfin, par cette acquisition singulière, le Musée de Gr

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Atomes en peinture

ARTS | La Casemate est le seul musée grenoblois à avoir pour mission de faire le lien entre arts et sciences. Abritant en ce moment même le Fablab (laboratoire (...)

Laetitia Giry | Vendredi 22 juin 2012

Atomes en peinture

La Casemate est le seul musée grenoblois à avoir pour mission de faire le lien entre arts et sciences. Abritant en ce moment même le Fablab (laboratoire d’expérimentation de hautes technologies et ouvert à l’utilisation du public, voir article sur notre site), le lieu accueille également jusqu’au 22 juillet une installation témoignant de la vitalité des collaborations entre les arts et la science. Ainsi, on découvre une colonne qui, sur chacun de ses côtés, expose le projet d’un des artistes ayant profité du projet ISWA (Immersion dans le monde de la science à travers les arts) et d’une résidence au Synchrotron de Grenoble en juillet dernier. Si les œuvres nées de ce projet ne frappent pas spécialement et ne sont pas vraiment honorées par le mode d’exposition choisi, force est d’admettre qu’elles intriguent par leur manière de conception (et sa complexité) : une peinture inspirée d’images tridimensionnelles de fossiles, ou encore une sculpture lumineuse inspirée du concept des molécules. Picasso rencontre Einstein (le nom de l'expo), peut-être, mais déçoit donc

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