PB d'or 2018 : bonus

C'était 2018... | Avec un festival qui s'impose et un centre d'art qui change.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

Photo : DR / Andrea Berlese


Le PB d'or du festival qui a su s'imposer : le Grenoble Street Art Fest

En quelques années (depuis 2015 pour être précis), Grenoble et son agglo ont été profondément changé grâce au Grenoble Street Art Fest organisé par le centre d'art Spacejunk et son boss Jérome Catz. Ici, il n'est pas question de faire dans la demi-mesure : le street art est là pour être vu, avec notamment des fresques réalisées sur des murs gigantesques par des pointures du monde du street art.

On est là sur de l'art grand public et grand spectacle (et ça fonctionne, certaines œuvres étant sublimes) fait pour attirer pas mal de curieux – dont la presse nationale qui, édition après édition, suit l'événement de plus en plus près. Pari réussi donc pour une aventure sur laquelle, à la base, et avec l'esprit bougon qui peut nous caractériser parfois (et vas-y que je t'institutionnalise une forme d'art à la base contestataire), on n'aurait pas forcément parié.


Le PB d'or de l'institution qui innove vraiment : le Magasin des horizons

Avec une programmation qui part tous azimuts (performances, discussions, projections… et, parfois, expositions), le bien nommé Magasin des horizons (ex-Magasin du temps où c'était "juste" un centre d'art contemporain présentant des expositions) s'autorise depuis l'arrivé de sa nouvelle directrice Béatrice Josse en 2016 ce que trop peu d'institutions culturelles osent encore aujourd'hui : prendre des risques en inventant des formats indisciplinés.

Décidé à faire sortir l'art de sa zone de confort, et souvent en partenariat avec des institutions locales (et pas forcémement estampillées art contemporain, comme le Centre chorégraphique et le Pacifique), il questionne, interroge et bouscule avec enthousiasme les enjeux majeurs du monde d'aujourd'hui. Pas toujours facile d'en causer dans nos pages tant les propositions sortent des sentiers battus et nous sont totalement inconnues avant qu'on les découvre ; mais, pour y être allés de temps en temps, on vous assure que ça vaut le déplacement !

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Céline Kopp prend la tête du Magasin

Art contemporain | Elle succédera à Béatrice Josse début 2022.

Valentine Autruffe | Jeudi 21 octobre 2021

Céline Kopp prend la tête du Magasin

Le centre d’art contemporain de Grenoble verra arriver en janvier 2022 une nouvelle directrice, Céline Kopp. Elle était jusqu’ici la directrice de Triangle-Astérides, centre d’art contemporain et programme international de résidences basé à la Friche Belle de Mai à Marseille, et succédera à Béatrice Josse qui occupait ce poste depuis 2016. Cette nomination doit permettre au Magasin de « retrouver les moyens de son rayonnement », indique la structure dans un communiqué. « Engagée dans la création de rencontres entre les communautés artistiques locales et internationales, attentive à la mutualisation des ressources, à la concertation et à la diversité des esthétiques, [Céline Kopp] pense l’institution comme un service public ancré dans son territoire, centré sur l’artiste, réactif et à l’écoute, un lieu d’exercice privilégié de la transmission, de l’inclusion et du décloisonnement. Porteuse d’un projet artistique et culturel tout à la fois exigeant et accessible, Céline Kopp souhaite engager un travail collaboratif au service des artistes et des publics, particulièrement attentif à la problématique des droits cul

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Une occupation au Magasin ?

Mobilisation | Fermé de longue date, le Magasin des Horizons suscite l’intérêt d’un collectif, qui défend l’idée de le rouvrir pour « un CDD choisi » d’un mois. Les conditions d’une telle présence durable faisaient toujours l’objet de discussions dimanche 18 avril, à la mi-journée.

Martin de Kerimel | Dimanche 18 avril 2021

Une occupation au Magasin ?

Ils ont relevé une partie du communiqué cosigné par l’État, la Région Auvergne Rhône-Alpes, le Département de l’Isère et la Ville de Grenoble, le 10 mars dernier. Ce jour-là, les quatre institutions admettaient que le Magasin des Horizons traversait « une période délicate », liée d’après elles à la crise sanitaire et au départ de sa directrice, Béatrice Josse. Samedi 17 avril, en milieu d’après-midi, c’est devant un Magasin toujours fermé qu’un collectif s’est réuni, au terme du parcours d’une Vélorution ayant rassemblé plusieurs centaines de personnes mobilisées contre « l’urbanisation agressive ». Sans lien autre que de circonstance, l’autre groupe qui s’est détaché a permis la réouverture ponctuelle du centre d’art et témoigné de sa volonté de l’occuper pendant un mois. Pour cela, il s’est donc appuyé sur la conclusion du texte institutionnel publié plusieurs semaines auparavant : « Un temps de réflexion et de concertation doit être accordé à la préparation de cette nouvelle étape afin que celle-ci puisse s’ouvrir dans les meilleures conditions, dans l’intérêt de la mission de service public, des artistes, de leurs publics et du personnel qui c

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Quel horizon pour le Magasin ?

Enquête | Toujours fermé à ce jour, le Magasin des Horizons fait l’objet de rumeurs alarmantes. Si ses tutelles publiques disent vouloir continuer à le soutenir, il est difficile de savoir de quoi son avenir sera fait. Une situation inquiétante que nous avons tenté de décrypter.

Martin de Kerimel | Lundi 22 mars 2021

Quel horizon pour le Magasin ?

La fermeture des musées du fait de la crise sanitaire a pu un temps nous laisser penser que le Magasin des Horizons, présenté comme un centre d’art, subissait le même triste sort. Des sources concordantes nous ont assuré que sa situation était plus complexe. De fait, après avoir demandé des informations à la Ville de Grenoble, nous avons appris que la directrice, Béatrice Josse, était désormais partie, au terme d’une fin de parcours chaotique : nommée en mars 2016, elle était absente depuis plus d'un an. Plusieurs membres de l’équipe ont également connu des périodes d’arrêt et/ou quitté leur poste après avoir été déclarés inaptes. Vendredi 19 mars, Anne-Marie Charbonneaux, présidente du conseil d’administration de l’association liée au Magasin, nous a assuré qu’il en restait quatre, au chômage partiel. Le tout contre neuf équivalents temps plein au départ, selon nos informations. Une première salariée avait pourtant alerté le conseil d’administration sur des difficultés dès novembre 2019, avant d’être relayée, notamment par un syndicat qui a adressé des courriers aux administrateurs en février et juin l’année dernière. Des délégués du personnel et un médecin du travail

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Anti-exotisme

Installation | Originaire de Guadeloupe, l’artiste Minia Biabiany investit l’espace d’exposition du Magasin des horizons avec une installation portée par ses réflexions sur l’identité guadeloupéenne et son histoire. Étonnant, sobre et poétique.

Benjamin Bardinet | Mardi 4 février 2020

Anti-exotisme

Lorsqu’elle arrive à Lyon pour ses études supérieures, Minia Biabiany réalise la méconnaissance qu’elle a de sa propre histoire, celle de la Guadeloupe. Méconnaissance qui se confronte à l’ignorance que les Métropolitains ont des territoires d’outre-mer. Il lui apparaît alors que l’incompréhension des questions qui la taraudent et à la hauteur de la volonté d’oubli imposé par la culture métropolitaine. « Je prends alors conscience que la question coloniale me traverse depuis des années et je décide de m’armer intellectuellement », explique-t-elle. Elle se plonge alors dans les écrits des penseurs antillais comme Aimé Césaire ou Édouard Glissant et s’interroge : « Comment amener ces questions dans mon travail par la matière ? » L’installation au Magasin des horizons, intitulée J’ai tué le papillon dans mon oreille, est une possibilité de réponse. Parcours sensible Le titre, aussi énigmatique que poétique, donne le ton de l’exposition. Il ne s’agit pas ici d’une œuvre documentaire sur l’histoire ou les questions identitaires propres aux Antilles, ni d’évoluer dans un univers gentiment exotique qui répondrait aux attentes du Métropol

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Street Art Fest Grenoble Alpes : les lumières de la ville

Festival | Depuis 2015, le Grenoble Street Art Fest, devenu du fait de son expansion le Street Art Fest Grenoble Alpes, modifie l’ADN de l’agglomération en demandant à des artistes de réaliser des fresques ici et là. Et promeut pendant un mois le street art sous toutes ses formes. Quel est le programme de cette cinquième édition organisée jusqu’au 30 juin ? Réponses en compagnie de Jérôme Catz, fondateur dudit festival. Par Aurélien Martinez et Damien Grimbert

La rédaction | Mardi 4 juin 2019

Street Art Fest Grenoble Alpes : les lumières de la ville

Une tête d’affiche « C’est comme une sorte d’aboutissement car c’est un artiste que je suis depuis très longtemps. » Cette année, Jérôme Catz a vu grand, très grand, en s’offrant les services d’un des artistes de street art les plus demandés aujourd’hui dans le monde : Obey. « Non, il ne faut pas dire Obey mais Shepard Fairey ! L’idée est que les gens comprennent que derrière Obey, qui est une campagne de communication qui vise à éduquer le grand public autour de la mainmise des pouvoirs politiques, commerciaux et financiers sur l’image dans l’espace public, il y a un artiste. Et cet artiste s’appelle Shepard Fairey. Il mérite bien plus que d’être résumé à la marque Obey, même si c’est clairement un slogan qui le caractérise. » Un nom qui claque (on lui doit notamment la célèbre image de Barack Obama en rouge et bleu intitulée Hope) mais pas seulement. « Pour l’idée que j’ai d’un festival de street art et ce que j’essaie de porter sur ce territo

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"Street Art Movie Fest" : street art sur toile

Festival | Le Street Art Fest Grenoble-Alpes s'ouvrira vendredi 31 mai au Jardin de Ville avec trois jours de films. On vous en dit plus.

Aurélien Martinez | Lundi 27 mai 2019

« Montrer ce qu’il se fait de mieux en matière de films sur la discipline », tel est le but du Street Art Movie Fest, événement de trois jours qui ouvrira le Street Art Fest Grenoble-Alpes (dont on parlera plus en détails la semaine prochaine). Le montrer donc, et gratuitement et en plein air (au Jardin de Ville). « Si on veut coller à l’idée du street art, c’est évidemment plus sympa de faire ça en extérieur, surtout à cette époque de l’année » poursuit Jérôme Catz, directeur du centre d’art Spacejunk et dudit festival de street art. Au programme de cette troisième édition (mais deuxième en extérieur, la première ayant eu lieu au cinéma le Club), « quatre longs-métrages, une quinzaine de courts-métrages et films d’animation ; suivis de formats moins académiques tels que les timelapses et les gifs animés » détaille le programme. Avec des films venus de France et de l’étranger – « on a fait un énorme boulot de traduction et de sous-titrage » assure Jérôme Catz. Notons notamment, côté longs, Obey Giant cons

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Béatrice Josse : « Être queer, c’est ouvrir des possibles » (et Les Sororales le prouveront)

Festival | Au Magasin des horizons, il se passe souvent des événements culturels atypiques pour un centre à la base d’art contemporain. Comme, début avril, un festival baptisé Les Sororales, sous-titré « festivités dégendré.e.s » et fortement axé sur le monde queer. La directrice des lieux Béatrice Josse nous en dit un peu plus.

Aurélien Martinez | Mardi 2 avril 2019

Béatrice Josse : « Être queer, c’est ouvrir des possibles » (et Les Sororales le prouveront)

Comment comprendre le titre du festival ? Béatrice Josse : C’est sororité ; fraternité au féminin. On a l’impression que c’est un mot nouveau mais pas du tout en fait ! La sororité est même une idée très en vogue en ce moment : par exemple, Mes bien chères sœurs, le bouquin que Chloé Delaume [qui sera présente mardi 9 pour une lecture] vient de sortir, parle exactement de ça. C’est un mot que j’aime bien, d’autant plus que la sonorité de l’adjectif "sororales" est belle. Et comment comprendre le sous-titre – « festivités dégenré.e.s » – de cette deuxième édition ? La dernière fois, c’était « festival ensorcelé », donc c’était sur la notion de sorcière. Là, on s’appuie plus sur les questions liées au genre, avec l’invitation de personnes qui sont soit trans, soit en transition, soit drag king… Des personnes qui se posent des questions sur leur genre. Et puis on peut aussi entendre le terme "dégenré" au sens plus large, au nive

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La Trilogie, ou quand le Magasin des horizons, le CCN2 et le Pacifique « assument publiquement » leur trio

ACTUS | Nous étions à la conférence de presse organisée jeudi 14 mars au Magasin des horizons.

Aurélien Martinez | Mardi 19 mars 2019

La Trilogie, ou quand le Magasin des horizons, le CCN2 et le Pacifique « assument publiquement » leur trio

« On a voulu concrétiser quelque chose qui se passe déjà » : voilà comment Camille Planeix, coordinatrice du Magasin des horizons, explique le pourquoi du comment de la petite conférence de presse organisée la semaine dernière dans une des salles du centre d’art pour lancer officiellement la « coalition pluri·elles et opérationn·elles » baptisée La Trilogie. Un regroupement composé du Magasin des horizons, du Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) et du Centre de développement chorégraphique national de Grenoble le Pacifique. Soit trois structures qui ont vu leur direction changer en 2016, et qui se sont alors rapidement rapprochées. « Jusque-là, c’était très intuitif » a expliqué Erell Melscoët, directrice du pôle territoire du CCN2. On peut par exemple parler des Grands Rassemblements du CCN2, auxquels le Magasin et le Pacifique ont été associés. « Maintenant, on assume publiquement et plus clairement ce trio. »

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Zoom sur quinze fresques street art emblématiques de Grenoble et de son agglo

ESCAPADES | « Au bout de chaque rue, une fresque » aurait pu écrire Stendhal s'il arpentait aujourd'hui l’agglomération grenobloise. La preuve avec cet article illustré.

Alice Colmart | Jeudi 5 juillet 2018

Zoom sur quinze fresques street art emblématiques de Grenoble et de son agglo

Grâce au Grenoble Street Art Fest dont la quatrième édition vient de se terminer (elle a eu lieu tout le mois de juin), quelque 130 fresques habillent les murs de Grenoble, Fontaine, Pont-de-Claix et Saint-Martin-d’Hères, faisant ainsi la réputation du territoire en matière d’art urbain – la presse nationale s’en donne d’ailleurs à cœur joie chaque année. Difficile donc pour Jérome Catz, directeur de l’événement et du centre d’art Spacejunk, de choisir les plus emblématiques. « Sans émettre de classification », il a fini par sélectionner avec nous quinze œuvres. On a alors suivi un parcours nous menant sur les pas de l’incontournable street artist grenoblois Snek, du Toulousain Veks Van Hillik qui puise son inspiration dans la nature ou encore de références internationales comme l’Américain Augustine Kofie, père fondateur du graffuturisme, et le Londonien Anthony Lister, connu pour ses œuvres faussement négligées.

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La rue est vers l’art avec le Grenoble Street Art Fest

Festival | Quatrième édition déjà pour le Grenoble Street Art Fest, que son boss Jérôme Catz (le fondateur du centre d’art Spacejunk) présente comme le plus grand d’Europe sur le sujet – rien que ça, oui. Avec toujours l’idée de faire de la ville un musée à ciel ouvert – une carte des œuvres réalisées (plus de 80) lors des trois premières éditions vient d’ailleurs d’être éditée en partenariat avec l’Office du tourisme. Et sinon, que verra-t-on à Grenoble et dans l’agglo entre le 1er juin et le 1er juillet ? Réponses.

Aurélien Martinez | Mardi 29 mai 2018

La rue est vers l’art avec le Grenoble Street Art Fest

Des fresques Forcément, pendant un festival dédié au street art, des œuvres sont dévoilées, augmentant ainsi le patrimoine légué par les précédentes éditions (84 murs pérennes ont été investis depuis 2015 assure le festival). De nouvelles fresques seront réalisées tout le mois de juin par différents artistes, et notamment des grosses stars comme le Polonais Sainer et son muralisme XXL, le Portugais Pantónio ou encore le Français Veks Van Hillik – à qui l’on doit des œuvres déjà remarquées à Grenoble, dont le fameux renard à Chavant. Niveau chiffres, les artistes s’attaqueront cette année à 18 murs monumentaux, 13 de taille moyenne et 7 petits, dans plusieurs quartiers grenoblois (Championnet, centre-ville, Berriat, Île Verte, Villeneuve…) et 3 autres villes de l’agglo (Fontaine, Saint-Martin-d’Hères et Pont-de-Claix – l’ambition métropolitaine est clairement

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"Je marche donc nous sommes" : marche et rêve

Exposition | Malicieusement intitulée "Je marche donc nous sommes", l'exposition collective du centre d’art le Magasin des horizons s’attaque, avec principalement des vidéos, au versant contestataire de la marche. Une proposition tout en sobriété et originalité qui fait écho à l'actualité sociale et commémorative.

Benjamin Bardinet | Mardi 22 mai 2018

Lumières éteintes, murs laissés bruts, espaces dégagés et ponctués d'immenses structures cubiques d'où se dégage le halo lumineux des vidéos projetées : la scénographie de la nouvelle exposition du Magasin des horizons a de quoi déconcerter les fidèles du centre d'art. Rappelons toutefois que la situation délicate que traverse l'institution n'y est pas pour rien : le bâtiment donne de sérieux signes de faiblesse tandis que le chauffage et le système d'éclairage ont carrément déclaré forfait. Face à ces déconvenues, Béatrice Josse, directrice des lieux depuis 2016, a adopté la stratégie du judoka : tirer partie de la force de l’adversaire et faire ainsi de ces contraintes des atouts. D'où le choix de ne présenter quasiment que des vidéos (« des œuvres qui ne craignent absolument rien »). Et d’intégrer l’ensemble dans un programme plus vaste en partie hors les murs : la stimulante Académie de la marche, organisée depuis fin 2017 pour « questionner le déplacement contrai

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Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

GUIDE URBAIN | Le printemps et ses (potentiels) beaux jours sont là. Voici donc un agenda d’événements urbains à vivre en mai et juin. Suivez-nous.

La rédaction | Mercredi 9 mai 2018

Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

Du vélo en veux-tu en voilà Du 14 mai au 10 juin, le vélo sera à l’honneur dans l’agglo grenobloise, au passage de plus en plus vélo-compatible. « Chaque année, Faites du vélo propose durant plus d'un mois une programmation multiple allant de la simple balade en ville à la compétition de sports extrêmes en passant par un escape game géant ou encore une randonnée vélo-botanique. » Notons aussi l’événement Vélopolis qui aura lieu les 19 et 20 mai à l’Anneau de vitesse du parc Paul-Mistral et qui promet d’en mettre plein la vue. Programme complet de la manifestation sur www.faitesduvelo.com. De la musique sur un parking Vendredi 18 et samedi 19 mai, c’est à l’Esplanade de Grenoble que ça se passera, avec le retour du festival Magic Bus. Côté prog, on sera sur des gros noms comme Puppetmastaz, Sergent Garcia ou encore Kumbia Boruka. Et côté ambiance, ce sera comme chaque année : sympathique !

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Avec "Je marche donc nous sommes", le Magasin des horizons annonce (enfin) une exposition

ACTUS | Jeudi 26 avril, le centre d’art grenoblois le Magasin des horizons inaugurera sa première exposition sous l’air Béatrice Josse, sa nouvelle directrice arrivée en 2016 qui déplore toujours l’état de délabrement avancé du bâtiment. On l’a rapidement questionnée afin d'en savoir plus.

Aurélien Martinez | Mardi 20 mars 2018

Avec

Ça y est, le centre d’art grenoblois le Magasin, dirigé depuis 2016 par Béatrice Josse et rebaptisé Magasin des horizons, va enfin rouvrir ses portes au public sur une longue période – depuis deux ans, nous étions plutôt sur des événements sporadiques faits de performances, conférences, spectacles… Et ce avec l’exposition Je marche donc nous sommes prévue du 26 avril au 14 octobre et consacrée donc à la marche sous toutes ses formes – politiques, religieuses, festives… Cela veut-il dire que l’état du Magasin s’est amélioré, la nouvelle directrice ayant conditionné le retour d’expositions à la remise sur pied d’un bâtiment qu’elle assure avoir trouvé à son arrivée dans un état déplorable ? « Non ! On essaie juste de proposer des activités adaptées aux conditions extrêmes du Magasin actuel – il n’y a plus de chauffage l’hiver, il pleut à l’intérieur, il fait très chaud l’été… Donc pour l’exposition, on aura des vidéos, des photos dont les

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Académie de la marche : le Magasin des horizons se met en marche

ACTUS | Samedi 16 décembre, le Magasin des horizons lance son Académie de la marche : un projet de rencontres transdisciplinaires (et sportives) auxquelles le public pourra participer tout au long de l’année 2018. Intriguant...

Alice Colmart | Mardi 12 décembre 2017

Académie de la marche : le Magasin des horizons se met en marche

Qui a dit que le sport n’était pas un sujet artistique ? À travers des rencontres, des assemblées, des expositions, l’Académie de la marche initiée par le centre d’art le Magasin des horizons compte bien lier les deux sujets. « La marche est un sujet traversé par les artistes depuis très longtemps. D’ailleurs, dès les années 1970, les artistes de land art pratiquaient la marche pour réaliser leurs œuvres » nous explique Camille Planeix, coordinatrice de l’événement au sein du centre d'art. Un projet original qui sera lancé samedi 16 décembre au centre de développement chorégraphique le Pacifique, lieu tout sauf anodin. « Pour l’inauguration, nous projetterons notamment des vidéos de la chorégraphe Trisha Brown qui a réalisé plusieurs pièces chorégraphiques autour de la marche. » Une inauguration au chaud avant le commencement des choses sérieuses en 2018… « Faire se rencontrer artistes et marcheurs » Ainsi, de janvier à mars, une dizaine de rencontres, ouvertes à tous, sont prévues en bivouacs. « On veut faire se rencontrer artistes et marcheurs pour qu’ils puissent discute

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Béatrice Josse : « L’art contemporain, c’est autre chose que des expositions »

ACTUS | Depuis un an, il n’y a plus d’expositions au centre d’art le Magasin (devenu le Magasin des horizons) : un choix assumé par sa nouvelle directrice Béatrice Josse (au centre et en gris sur la photo avec son équipe), qui préfère organiser des temps forts pluridisciplinaires – « je ne m’inscris pas dans le champ de l’art contemporain des années 1980 ». Et qui, surtout, déplore l’état du bâtiment qu’elle a trouvé en arrivant à Grenoble. On fait le point avec elle.

Aurélien Martinez | Mardi 26 septembre 2017

Béatrice Josse : « L’art contemporain, c’est autre chose que des expositions »

Il y a un an, vous avez pris la tête du Magasin, le centre national d’art contemporain de Grenoble. Sauf que depuis ce temps, il n’y a plus d’expositions dans les lieux, mais de nombreux événements courts croisant les genres – la Nuit des idées, le Grand rassemblement, Slow is beautiful, les Sororales… Pourquoi ce choix ? Béatrice Josse : Parce que le centre d’art est sorti d’une période difficile [

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Grenoble Street Art Fest : demandez le programme

ARTS | Du mercredi 7 au dimanche 25 juin, on a rendez-vous à Grenoble et dans l'agglo pour la troisième édition du festival qui monte, qui monte...

Aurélien Martinez | Mardi 30 mai 2017

Grenoble Street Art Fest : demandez le programme

Douze jours en 2015, dix-neuf en 2017 : le Grenoble Street Art Fest prend de l’ampleur au fil des ans. Et ce n’est visiblement pas prêt de s’arrêter au vu de l’ambition affichée par son fondateur Jérôme Catz : inscrire Grenoble comme une place forte du street art en Europe – voire plus ? Une ambition qui prend donc forme édition après édition, modifiant ainsi l’ADN de la ville avec des fresques parfaitement intégrées dans le paysage urbain – comme dans le quartier Championnet, épicentre de la première édition du festival, qui en regorge littéralement, ou comme cet immense renard peint l’an passé sur la façade arrière de la Bibliothèque d’étude et du patrimoine (quartier Chavant) par l’artiste Veks van Hillik, sans doute l’une des œuvres les plus emblématiques du festival.

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Un Grenoble Street Art Fest pour « faire musée à ciel ouvert »

Interview | Le mercredi 7 juin débutera la troisième édition du Grenoble Street Art Fest, manifestation qui s’étend chaque année un peu plus dans la ville (cette fois-ci du côté du cours Berriat notamment) et ailleurs même (Fontaine et le campus). Rencontre avec son boss Jérôme Catz, fondateur de la galerie Spacejunk, et rapide tour d’horizon de ce que l’on découvrira jusqu’au 25 juin.

Aurélien Martinez | Mardi 30 mai 2017

Un Grenoble Street Art Fest pour « faire musée à ciel ouvert »

Depuis 2015, le festival prend un peu plus d’ampleur à chaque édition, dépassant vraiment les frontières de la ville cette année en allant à Fontaine et sur le campus. Vient-on à vous ou c’est le festival qui grandit de lui-même ? Jérome Catz : C'est nous qui allons prospecter, on est très clairement moteur du truc. Mais on sent une envie. Car le travail fait pendant le festival est ensuite exploité culturellement parlant par chaque quartier tout au long de l'année avec des visites scolaires ou des visites tout court. Ça redynamise le territoire : on le voit à la Villeneuve [une partie du festival se déroulait l’an passé dans ce quartier – NDLR], on va le voir à Fontaine… Street art oblige, le festival a lieu dans les rues, mais pas que… Pour faire festival, il faut qu'il se passe quelque chose. Le gros du truc c'est bien sûr la production des œuvres murales qui sont faites pendant les semaines du festival. On essaie ensuite de rythmer le festiv

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Grand Rassemblement 2 : entrons dans la danse !

Événement | Samedi 27 et dimanche 28 mai, le centre d’art le Magasin des horizons va accueillir la deuxième édition du Grand Rassemblement proposé par le Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2). Au programme : des spectacles, des performances, des installations vidéo, des ateliers… Rencontre avec ses concepteurs (Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane pour le CCN2, Béatrice Josse pour le Magasin et Marie Roche pour le Pacifique – centre de développement chorégraphique) histoire d’en savoir un peu plus.

Aurélien Martinez | Mardi 23 mai 2017

Grand Rassemblement 2 : entrons dans la danse !

C’était l’un de ces moments qui nous rendent fiers de pouvoir dire : "j’y étais". De pouvoir affirmer crânement que l’on se trouvait là, assis dans ce grand auditorium de la MC2 pas tout à fait rempli (vu l’heure tardive), un soir de fin décembre 2016, pour assister au concert de Yael Naim scénographié avec plusieurs circassiens et danseurs (chacun faisant un numéro sur une chanson). « C’est quelque chose qui s’est improvisé presque au moment de ce Grand Rassemblement, qu’on a répété les deux nuits qui précédaient, et qui a participé à la dynamique un peu spontanée et moins formatée que ce qu’il se produit d’habitude à la MC2 » explique le circassien Yoann Bourgeois, aux manettes de ce premier Grand Rassemblement imaginé avec le chorégraphe Rachid Ouramdane – tous deux étant, on le rappelle, les nouveaux directeurs du Centre chorégraphique national de Grenoble hébergé dans la MC2.

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Grenoble : zoom sur douze bâtiments phares du XXe siècle

Sélection | Grenoble est une très vieille ville, pleine d’impressionnants vestiges des siècles passés. Mais Grenoble est également une ville en mouvement que les architectes ont continué de façonner au siècle dernier. La preuve en douze monuments phares du XXe siècle, de la fameuse tour Perret au grandiose Musée de Grenoble, en passant par l’imposant Palais des sports ou le moderne (pour l’époque) Hôtel de Ville. Suivez-nous, la visite commence.

Charline Corubolo | Mardi 18 avril 2017

Grenoble : zoom sur douze bâtiments phares du XXe siècle

La tour Perret, phare grenoblois en quête d'avenir Illuminée de bleu en son sommet et révélée une fois par an par les feux d’artifices du 14 juillet, la tour Perret, située en plein parc Paul-Mistral, demeure un emblème grenoblois, à plus d’un titre. Car malgré sa façade grisâtre, l’édifice de presque un siècle, inauguré en 1925 pour l’Exposition internationale de la houille blanche et du tourisme, porte les ambitions modernistes du début du XXe, entre esthétique épurée et béton armé. Mais malgré les prouesses techniques, la tour se dégrade. Un chantier de rénovation va donc être lancé pour redorer le phare Perret. On remonte le fil de l'histoire dans cet article. Des halles au Magasin

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D'intrigantes Sororales au Magasin des horizons

Festival | Événement « transgenre, transculturel et transgénérationnel » organisé à l’initiative du Magasin des horizons, "Les Sororales" accueille cinq jours durant rencontres, concerts, films, ateliers et spectacles autour des figures emblématiques de « la sorcière, la chamane, la démone, la cyborg... ». Décryptage.

Damien Grimbert | Mardi 4 avril 2017

D'intrigantes Sororales au Magasin des horizons

Cela n’aura pas échappé aux plus attentifs d’entre vous : la ligne directrice du centre national d’art contemporain Le Magasin (désormais rebaptisé « Magasin des horizons, centre d’arts et de cultures ») a profondément évolué depuis l’an passé et l’arrivée à sa tête de sa nouvelle directrice Béatrice Josse. Fini (semble-t-il – Béatrice Josse ne veut toujours pas s’exprimer sur cette question dans nos colonnes) les grandes expositions-évènements, place désormais à une approche plus transdisciplinaire construite autour de manifestations ponctuelles comme la récente Nuit des idées ou aujourd’hui Les Sororales. S’il est encore bien trop tôt pour évaluer la valeur et le bien-fondé de ce parti pris (tout juste regrettera t-on que le lieu ne soit désormais plus que très ponctuellement accessibl

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Rêvons d'un (autre) monde commun avec La Nuit des idées

Évenement | Un centre d’art n’est pas seulement un lieu d’exposition, c’est également un espace d’incubation de la pensée. Jeudi 26 janvier, à l’occasion de la Nuit des idées, le Magasin se transformera en salon de discussions avec une soixantaine d’intervenants pour parler sciences, art et enjeux sociétaux. Mais surtout pour rêver tous ensemble.

Charline Corubolo | Lundi 23 janvier 2017

Rêvons d'un (autre) monde commun avec La Nuit des idées

Initiée à l’échelle internationale par l’Institut français, la Nuit des idées vise à promouvoir la pensée française le temps d’une soirée à travers des échanges, des rencontres et le partage des savoirs. Pour sa deuxième édition, le centre national d'art contemporain le Magasin s’empare de l’événement et fait sien le thème "Un monde commun", en y ajoutant ses aspirations. Sous-titrée "J’ai décidé de rêver", la manifestation est surtout l’occasion pour la nouvelle équipe du lieu d’ouvrir son espace aux Grenobloises et aux Grenoblois, comme nous l'explique la directrice Béatrice Josse. « L’idée est de lier les champs de connaissance. Pour moi, l’art est vraiment un prétexte pour faire des choses avec les autres, de manière pluridisciplinaire. Mon expertise c’est l’art, mais j’ai besoin d’être accompagnée par d’autres personnes spécialisées dans d’autres domaines. » Jeudi 26 janvier s’annonce ainsi comme une nuit dédiée à la parole avec une soixantaine de « chercheurs, penseurs, activistes et autres idéalistes », dans tous les domaines, pour permettre d’échanger dans

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PB d'or 2016 : bonus

C'était 2016... | Avec des nouvelles têtes !

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

PB d'or 2016 : bonus

Le PB d’or du slogan qui a enfin du sens (du moins à Grenoble) : "le changement c’est maintenant" En 2016, le milieu culturel grenoblois a pas mal bougé avec l’arrivée de nouvelles têtes à la direction d’établissements culturels. Nous pensons notamment à Béatrice Josse au centre d’art le Magasin (à la suite du départ mouvementé de l’ancien directeur Yves Aupetitallot), au duo Yoann Bourgeois – Rachid Ouramdane au Centre chorégraphique national de Grenoble (après plus de 30 ans de Jean-Claude Gallotta), à Marie Roche au centre de développement chorégraphique le Pacifique (la fondatrice des lieux Christiane Blaise ayant décidé de passer la main), au musicien Anton

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Quoi de neuf cette saison à Grenoble côté expo ?

Saison 2016 / 2017 | Des infos en vrac, comme ça, juste pour le plaisir des amateurs d'art et des autres. De rien.

Charline Corubolo | Mardi 27 septembre 2016

Quoi de neuf cette saison à Grenoble côté expo ?

Une nouvelle tête Une nouvelle directrice, une nouvelle exposition qui n’en est pas une ; c’est une nouvelle ère qui commence au Magasin. Après une année mouvementée, la direction du Centre national d’art contemporain de Grenoble a été confiée à Béatrice Josse (photo), qui nous déclarait en mars dernier vouloir ouvrir le bâtiment aux artistes femmes mais aussi « queer, transgenres, de couleur… Tous ces invisibles dans un monde de l’art qui est quand même encore un lieu du machisme dominant ». Et pour cette première rentrée, la directrice et son équipe vont Hausser le ton du 15 octobre au 18 novembre. Un projet établi avec deux artistes, Joséphine Kaeppelin et Daria Lippi, qui proposera des performances et des visites décalées avant Titre 2016, exposition qui, elle, débutera en novembre dans la continuité des précédentes éditions de l’Exposition de Noël. ___________ Une ouverture

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"Faites le mur" : le festival de street art envahit le Club

ECRANS | Le film du street artist Banksy sorti en 2010 est reprogrammé ce jeudi pour une séance spéciale présentée par Jérôme Catz, boss du Grenoble Street Art Fest.

Vincent Raymond | Lundi 20 juin 2016

Faites le mur ! n’a rien d’un documentaire convenu – mais venant de Banksy, éminent spécialiste du détournement des signes, codes, symboles et images à travers l’art urbain, on n’en espérait pas moins. Maniant la critique acerbe et le sarcasme caustique à travers ses pochoirs ou interventions (voir sa récente parodie macabre de parc d’attraction, le glaçant Dismaland), l’activiste masqué s’intéresse ici à la trajectoire d’un fan du street art, Thierry Guetta, vidéaste compulsif accroché aux basques des bombeurs, qu’il convainc de se lancer à son tour dans la création artistique. Devenu Mr. Brainwash, le pataud Guetta rencontre un succès insensé : le milieu branchouille étasunien s’emballe pour ses réalisations quelconques, à la naïveté touchante. Chance du débutant, ou absence totale de sens critique, de goût de ce public qui doit sa légitimité à l’épaisseur de son portefeuille ? Banksy tourne cette ascension comme une farce, ridiculisant les emportements d’un “marché” sans aucune prise avec le réel, et les Tri

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Avec le street art, Grenoble modifie son ADN urbain

Festival | Complexe dans sa définition comme dans sa forme, le street art tend aujourd’hui à se démocratiser tout en étant sujet aux polémiques. À l’occasion du Grenoble Street Art Fest organisé dès le 8 juin par le centre d'art Spacejunk, nous avons laissé de côté ces considérations sémantiques pour sillonner le quartier Championnet afin de découvrir les témoignages urbains de cet art passionnant.

Charline Corubolo | Jeudi 2 juin 2016

Avec le street art, Grenoble modifie son ADN urbain

Si Grenoble est avant tout considérée comme un pôle technologique, elle pourrait également revêtir le sigle de ville street art tant son béton s’efface derrière les marques de cet art urbain couvrant avec humour ou poésie la couleur grisâtre des pavés. Un ADN citadin en perpétuel mouvement, apparu il y a plus de 40 ans à New York avec de "simples" signatures posées de manière vandale sur les wagons des trains. Le tag reflète alors un état d’esprit particulier et ouvre la voie au street art dont l’histoire s’agrémente de nombreuses mutations stylistiques mais aussi discursives. Au début des années 1980, cet art illégal, performatif et éphémère traverse l’océan Atlantique et pose ses bombes en Europe. Les villes se transforment alors en véritable terrain de jeux pour les graffeurs. Malgré les contraintes de réalisation, le graffiti se complexifie et derrière cet acte revendicateur apparaît un besoin d’afficher au nez et à la barbe de chacun une histoire, une esthétique et souvent un message dénonciateur. Une démonstration qui passe par le graff, le pochoir, la sculpture ou même le collage. Une technique déjà apprivoisée dès la fin des années 1960 par Ernest Pignon-Ernest

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Toujours plus de street art avec le Grenoble Street Art Fest

ARTS | La deuxième édition du festival initié par le centre d'art Spacejunk aura lieu du mercredi 8 au dimanche 26 juin. On en détaille ici les grandes lignes.

Aurélien Martinez | Mardi 31 mai 2016

Toujours plus de street art avec le Grenoble Street Art Fest

C’est reparti pour le Grenoble Street Art Fest que Jérôme Catz du centre d’art Spacejunk veut toujours plus grand. Cette deuxième édition a ainsi été rallongée en durée (on est maintenant sur presque trois semaines) et va sortir du quartier Championnet qui l’a vu naître l’an passé – « la fresque de la Villeneuve sera la plus emblématique de cette édition [...] ; on participe au désenclavement des quartiers dit prioritaires ». Un véritable « bon en avant » possible notamment grâce à la Ville de Grenoble qui a considérablement augmenté sa subvention (de 9 000 à 25 000 euros) et joue le jeu de la rue en facilitant le travail des artistes. Une contribution qui n'est pourtant qu’une part du budget total du festival, estimé par Jérôme Catz à quelque 200 000 euros ; budget bouclé grâce au mécénat et aux collaborations mises en place avec divers acteurs privés (échange, prêt…). Sinon, concrètement, pendant ces 18 jours, on pourra voir 45 artistes travailler à l’air libre sur notamment 6 fresques monumentales ou les rencontrer ici et là : lors de conférences, de débats, autour des expos prévues – à SpaceJunk, à l’Ancien musée de peinture… Un lieu éph

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Spacejunk veut redonner vie à la fresque d'Ernest Pignon-Ernest

ACTUS | Fresque offerte aux yeux des passants, l’œuvre d'Ernest Pignon-Ernest réalisée sur un des murs de la Bourse du travail à la Villeneuve (Grenoble) se délite année après année. Afin de sauvegarder cette pièce d'importance, le centre d'art lance une opération de financement participatif pour la rénover.

Charline Corubolo | Mardi 10 mai 2016

Spacejunk veut redonner vie à la fresque d'Ernest Pignon-Ernest

Si Spacejunk fait appel à vous, ce n'est pas pour vous enrôler dans son équipe, mais pour vous faire participer à un projet plus important. Défenseur acharné de l'art urbain, le centre d'art grenoblois s'attaque aujourd'hui à un chantier de grande ampleur : la réfection de la fresque d'Ernest Pignon-Ernest située près de Grand'Place, dans le quartier de la Villeneuve. Considéré comme l'un des pères fondateurs du street art, l'artiste a réalisé cette œuvre en 1979 sur l'un des murs de la Bourse du travail. C'est à la suite d'échanges sur place avec des travailleurs et des habitants que le peintre se lance dans cette composition de 5 mètres de haut pour 14 de long traitant des dangers et des bienfaits du travail, en mêlant peinture et affiches syndicalistes. Presque 40 ans plus tard, l'intégrité de la pièce est en péril, l’enduit servant de support s’effritant. Spacejunk a donc ouvert une campagne de financement participatif, qui se clôture le 25 mai prochain, afin de financer la rénovation. Et à ceux qui ne voient pa

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Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

ACTUS | En complément de la grande interview d’Éric Piolle et Corinne Bernard, zoom sur quatre sujets qui occupent en ce moment l’adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

Le Ciel / la Belle électrique Le contexte : Depuis l’arrivée de la Belle électrique en janvier 2015, la Ville repense son maillage de salles de concert. Et souhaite que cette dernière obtienne le prestigieux label "scène de musiques actuelles" avec le Ciel, petite salle située près de la place de Verdun qui se trouve en difficulté aujourd’hui faute à une baisse de subvention de la part de l’État. Corinne Bernard : « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac sera effective pour les deux lieux, et tout le monde est avec nous – État, région, département. » Sur le Ciel : « La salle est utilisée 220 jours par an, on a 9 studios : il faut qu’on aille encore plus loin sur la répétition et la formation. C’est un lieu en centre-ville qui ne génère aucune nuisance sonore, on peut l’ouvrir H 24 avec un petit peu d’investissement – et c’est prévu. C’est un bijou bien caché : va juste falloir qu’on mette la lumière et qu’on dise que c’e

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Grenoble mise sur son festival de street art

ACTUS | Après une première édition d’une dizaine de jours en 2015, le Grenoble street art festival va revenir en juin 2016 pour trois semaines. Et avec un soutien encore plus appuyé de la Ville de Grenoble (+64% de subventions). On fait le point. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 29 mars 2016

Grenoble mise sur son festival de street art

Pour son Grenoble street art festival lancé l’an passé, Jérôme Catz, directeur du centre d’art Spacejunk à l’origine du projet, voit les choses en grand ; en très grand même. « L’idée est vraiment de commencer à l’implanter et d’en faire quelque chose de solide à l’échelle européenne. On veut constituer un patrimoine pérenne pour que les gens se disent : "et si on allait visiter Grenoble non pas parce qu’on est aux pieds des montagnes mais parce qu’il y a des belles œuvres". D’ici la troisième édition, on peut imaginer arriver à un patrimoine d’une quinzaine de murs monumentaux : on pourra venir à Grenoble juste pour voir ça ! » D’où une deuxième édition rallongée (on passe de douze à dix-neuf jours) et qui sortira de l’hypercentre pour aller, par exemple, à la Villeneuve. « On veut faire une version 2 qui soit, par rapport à la version 1, de l’ordre de x5 ou x6. » 25 000 euros de la Ville Une ambition qui cadre parfaitement avec les attentes de la municipalité, qui ne se prive d’ail

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Béatrice Josse, le Magasin et « les invisibles de l’art »

ACTUS | Ça y est, le Magasin – centre national d’art contemporain de Grenoble a une nouvelle directrice en la personne de Béatrice Josse. On lui a passé un coup de fil pour en savoir plus sur ses projets et ses ambitions.

Aurélien Martinez | Vendredi 11 mars 2016

Béatrice Josse, le Magasin et « les invisibles de l’art »

Tout le monde a été « unanime » ; c’est même marqué dans le communiqué du Ministère de la culture envoyé à la presse mercredi 9 mars : « Audrey Azoulay, ministre de la culture et de la communication, en plein accord avec le maire de Grenoble, le président de la Région Auvergne Rhône-Alpes et le président du Conseil départemental de l’Isère, a donné son agrément à la nomination de Béatrice Josse à la direction du Magasin. » Voilà une sortie de crise par le haut après des mois de tensions dans le fameux centre national d’art contemporain de Grenoble – l’ancien directeur Yves Aupetitallot a été licencié après la grève lancée par une partie des salariés. On a du coup passé un coup de fil à la grande gagnante, qui est toujours en poste au Fonds régional d'art contemporain de Metz (elle le dirige depuis 1993), pour savoir comment elle avait accueilli sa nomination. « Bien (rire) ! Sinon je ne serais pas venue ! J’ai fait 20 ans sur le front de l’Est : je crois être aguerrie ! J’ai très envie de ven

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Un Grenoble Street Art Festival loin de la rue

ARTS | Depuis mercredi 10 juin, le Grenoble Street Art Festival a envahi la ville entre fresques murales, expositions et animations diverses. Une manifestation qui se veut avant tout « pédagogique », avec une portée artistique dont la réussite se trouve surtout dans les murs de Spacejunk. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Vendredi 12 juin 2015

Un Grenoble Street Art Festival loin de la rue

Avant même de débuter, la première édition du Grenoble Street Art Festival, organisée par le centre d'art Spacejunk, faisait polémique. Diverses considérations politiques, notamment concernant l'annulation de plusieurs festivals et l’accord d’une subvention à celui-ci par la Ville de Grenoble, étaient au cœur du débat. De notre côté, on attendait surtout de découvrir l'aspect artistique de la manifestation. On a d’abord assisté à l'envahissement progressif (et toujours en cours) de l’espace urbain, notamment du quartier Championnet et du Chorus, espace éphémère le temps du festival, par des fresques murales, dévoilant aux yeux de tous la complexité de cet art et l'impressionnante technique dont font preuve les artistes. Puis il y eut les vernissages des trois expositions phares de l'événement : celle de l'Ancien musée de peinture, celle de la Nunc ! Gallery et celle du centre d’art Spacejunk. Un rendu fidèle à la

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Un street art festival « à vocation pédagogique »

ARTS | Première édition pour le Grenoble street art festival, piloté par Jérôme Catz, boss du centre d’art Spacejunk. On l’a rencontré pour en savoir plus, avant d’aller voir sur place ce que ça donne. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 9 juin 2015

Un street art festival « à vocation pédagogique »

Pourquoi un tel festival ? Jérôme Catz : Parce que c’est important et que ça répond à l’air du temps. Aujourd’hui, on voit du street art de partout, on est bombardés par ça… À Grenoble par exemple, il n’y a pas un rideau de fer qui n’ait pas été tagué. On veut donc essayer de mettre des mots là-dessus, de proposer des temps où les gens vont pouvoir comprendre ce qu’est le street art en matière de mouvement artistique et d’histoire. La vocation du festival est vraiment pédagogique. Avec l’idée de mettre en avant une forme d’art pas encore légitimée comme elle le devrait ? Bien sûr. C’est ce que je défends depuis douze ans avec Spacejunk. Le street art, quand il est né, ne s’appelait pas street art ; il n’y avait pas de nom pour définir ce truc-là. Mais quand Ernest Pignon-Ernest faisait ses premières œuvres en 1966, il faisait déjà du street art ; quand les premiers graffeurs ont retourné la ville de New York, ils en faisaient aussi ! C’est un mouvement qui a donc 50 ans d’histoire et qui s’enrichit toujours, exactement comme l’art contemporain. Il a plein de sous-rubriques, là aussi comme dans l’art

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Un anniversaire en dents de scie

ACTUS | En octobre 2003 ouvrait à Grenoble Spacejunk, centre d’expression pour « les plasticiens des cultures émergentes (lowbrow, board culture, pop surréalisme, street art...) ». Dix ans plus tard, le fondateur Jérôme Catz l’assure : l’avenir du lieu est menacé. On fait le point avec lui. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 30 septembre 2013

Un anniversaire en dents de scie

Des espaces d’exposition, il y en a de nombreux à Grenoble. Mais celui du 15 rue Génissieu est atypique, puisque centré sur une frange des arts plastiques souvent peu prise en considération. Ce qu’explique cash Jérôme Catz, le directeur des lieux, après dix minutes d’interview : « Aujourd’hui, dans le milieu des arts plastiques, si tu ne dis pas que tu fais de l’art contemporain, personne ne va te regarder. La culture en France est faite par des gens qui ont 60 balais et plus, et à qui on a vendu art contemporain depuis 35 ans. » Le ton est calme, les mots sont choisis (Jérôme Catz a relu et validé ses propos), la réflexion menée de longue date. Flash-back : c’était en 2003, et l'ancien snowboarder ouvrait alors à Grenoble Spacejunk, un centre d’art dédié notamment à la board culture et au street art. « Vu la cible à laquelle je m’adressais – les 15-25 ans –, avec le campus, le vivier grenoblois était génial. J’avais l’impression d’enfoncer une porte ouverte : je savais très bien que le public et les artistes étaient là ! » Le succès fut rapidement au rendez-vous, dépassant largement le cadre des 15-25 ans, et permettant au taulier d’ouvrir progressivem

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