Au jour le jour

MUSIQUES | Nos sympathiques têtes brûlées de la rédaction ont concocté pour vous, oui, vous, une adorable sélection quotidienne de lives immanquables. Aurélien Martinez et Patrice Coeytaux

François Cau | Vendredi 3 juillet 2009

Lundi c'est piscine
Groupe rouannais aux influences très outre-Manche, Tahiti 80 inaugurera cette nouvelle édition du Cabaret frappé. La pop efficace et festive de ces quatre musiciens méconnus en France (alors qu'on nous dit qu'ils sont adulés en Belgique, au Japon voire aux États-Unis !) est idéale pour lancer les hostilités. Ils viendront défendre Activity Center, leur dernière production en date : un album ludique et dansant, qui fait du bien au moral (écoutez surtout Unpredictable).

Mercredi c'est folk exotique
Pour Naosol et son compère Waxx, tout a démarré par l'enregistrement et la diffusion sur dailymotion de petites vidéos à destination de leurs potes, dans lesquelles le duo reprenait en guitare acoustique / voix les tubes intemporels. Ils se sont ensuite lancé dans l'écriture d'un premier album, 1968, sorti en mars 2009 et produit grâce à leurs fans Internautes (et oui !). Un disque entre folk américaine et musiques exotiques, dans un registre entre Ben Harper et folk légère.

Jeudi c'est LA soirée du Cabaret…
… Parce que le Petit Bulletin est partenaire et que ce n'est donc pas pour rien. Le Cabaret Frappé vous propose le 23 au soir un plateau découverte avec pas moins de 3 formations « lourdes », rien que pour vous. D'une part, les deux quintets parisiens You &You et Jil is Lucky, dont les musiques se définiraient respectivement comme folk vaporeuse et antifolk (entre punk et folk américaine). D'autre part la chanteuse américaine Clare & The Reasons, dont le cabaret sucré revival années 40 devrait ravir les amateurs...

Vendredi c'est blues
Could you be trusted est une petite bombe. L'Anglais Hugh Coltman a sorti en fin d'année dernière son premier album Stories from the Safe House, savant mélange de jazz, soul et blues, porté par le titre précité. En écoutant les ballades élégamment construites de ce songwriter parisien d'adoption, on pense à tout un tas de références souvent grandioses (Cohen, Buckley ou le plus récent Andrew Bird). On espère retrouver la force de l'album sur la scène qu'il foulera juste avant Joseph Arthur, spécialiste du pop-rock made in USA qu'on a aussi comparé à Cohen. Ça augure du bon.

Samedi c'est hip hop
Rangé dans la case du hip hop instrumental, les influences de DJ Cam (de son vrai nom Laurent Daumail) sont beaucoup plus larges : jazz, musique afro-américaine, chansons française (il a collaboré entre autres avec Jean-Louis Murat)… Une armada de styles qui confère un côté unique au son de cet homme capable de faire « pleurer les machines » selon l'expression qui lui colle à la peau. Il sera suivi sur scène de Jazz Liberatorz, trio de beatmakers puisant leur hip hop dans les racines de la musique noire américaine.

Mercredi c'est suave…
Avec un univers musical proche de Tracy Chapman, l'anglaise Krystle Warren fera une halte à Grenoble pour nous présenter son afro soul délicate et pimentée de folk blues. Pour vous faire une idée, allez faire un tour sur son myspace (www.myspace.com/krystlewarren) ; une vidéo de son passage a Taratata y est disponible, dans laquelle l'artiste fait un duo avec un autre chanteur invité au festival, et pas des moindres : Hugh Coltman…

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L'hommage sans dommages de Coltman à Nat King Cole

MUSIQUES | L’Anglais exilé à Paris Hugh Coltman s'offre un album de reprises du jazzman Nat King Cole. Et le défendra mardi soir sur la scène de la MC2.

Aurélien Martinez | Mardi 1 décembre 2015

L'hommage sans dommages de Coltman à Nat King Cole

Les parents ont une influence considérable sur leurs enfants. Ils peuvent par exemple peser sur la façon dont ces derniers aiment la viande ou sur leurs premiers goûts musicaux. Prenons l’Anglais exilé à Paris Hugh Coltman, qui nous revient avec un troisième album en hommage Nat King Cole : si on ne sait pas s’il mange le bœuf saignant ou bien cuit, on a par contre appris que c’est sa mère qui lui avait fait découvrir ce géant du crooning mort il y a tout juste cinquante ans – elle qui l’écoutait en boucle avant de s’éteindre lorsque son fils avait sept ans, d’où l’idée du double hommage. En découle un Shadows – Songs of Nat King Cole loin de la formule blues-pop du Coltman des premiers albums (le tubesque Could You Be Trusted par exemple) et de son groupe The Hoax, ce qui fonctionne tout autant. Car Hugh Coltman maîtrise son sujet : l’histoire d’un musicien noir qui s’est pris de plein fouet la ségrégation en place à l’époque aux États-Unis – Nat King Cole devait rentrer par la porte de service avant de donner ses concerts. Ça c’est pour le fond, que Coltman détaille autant en interview que

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Tahiti 80, nippon ni mauvais

MUSIQUES | Groupe fâcheusement boudé par la France (du moins beaucoup plus qu'il ne le mérite), Tahiti 80 est allé comme bien d'autres trouver l'eldorado au Japon, puis dans quelques pays plus accueillants. Il y a trouvé le luxe de pouvoir bâtir une œuvre pop superficielle par profondeur, comme en témoigne son sixième album "Ballroom", ajoutant une pointe de noirceur à ses habituelles explosions de couleurs. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 31 mars 2015

Tahiti 80, nippon ni mauvais

« Les choses sont faciles quand tu es gros au Japon ; oooh, quand tu es gros au Japon. » Ben tiens. Si l'on en croit la fin du refrain (ici librement traduit) de Big in Japan, fameux tube de ces sacrés garçons coiffeurs teutons d'Alphaville (à qui l'on doit aussi Forever Young, ne l'oublions jamais) et qui ne fait absolument pas allusion à la culture sumo, tout roulerait donc du moment qu'on est un tant soit peu connu, gros, grand ; bref célèbre au Japon. Tant il est vrai par ailleurs que la dévotion du fan japonais ne souffre de modération d'aucune sorte, ni même de début de quart de demi-mesure : quand le Japonais aime, il s'en planterait volontiers un couteau à beurre dans la cage à tripoux. De là à dire qu'être « big in Japan » cela fait tout, il y a loin. Et ce loin c'est Tahiti 80. D'où vient qu'un groupe qui semble toujours jouer une musique à écouter pieds nus et le t-shirt trop serré sous le soleil couchant de Californie ou de quelques îles au taux d'ensoleillement plus élevé que la moyenne (au hasard Tahiti) ait autant de succès au pays du Soleil Levant ? Et ce depuis le début des années 2000, date du coup de foudre. Sans doute une

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Tahiti 80 : popynésie française

MUSIQUES | Aaah, Tahiti 80, quelle étrange trajectoire que celle-ci. Un peu maudite, pourrait-on dire. Depuis la toute fin des années 90, alors que la French se (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 6 janvier 2015

Tahiti 80 : popynésie française

Aaah, Tahiti 80, quelle étrange trajectoire que celle-ci. Un peu maudite, pourrait-on dire. Depuis la toute fin des années 90, alors que la French se touche grave (Air, Daft Punk, tout ça), Tahiti 80 sort des albums de pop tous plus impeccables les uns que les autres. Des trucs crypto-sixties inondés de soleil californien (alors que bon, ils sont de Rouen), d'arrangements magiques à l'ancienne ou modernes, c'est selon, et... et... et tout le monde s'en fout. Ou quasi. Ce qui est un tort considérable fait à nous-mêmes et au groupe – reconnaissons qu'il n'y a pas grand-chose de plus exaltant que des titres comme 1000 times, Changes, Heartbeat ou Crush. Les Japonais ne s'y sont pas trompés, eux, qui ont décidé il y a bien longtemps de faire de Tahiti 80 l'une des idoles du pays du soleil-levant. Quoi, ils ont fait la même chose avec Mireille Mathieu ? Figurez-vous que ce n'est pas le sujet. Tahiti 80, jeudi 2 avril à 20h30, à la Source

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Hugh Coltman : « La mélodie est la clé »

MUSIQUES | Quatre ans après "Stories from the safe house", Hugh Coltman vient de sortir "Zero Killed", son deuxième album solo. Et fera cette semaine une escale à Fontaine, le temps d'un concert. Rencontre avec ce britannique très francophile. Propos recueillis par Guillaume Renouard

Aurélien Martinez | Vendredi 14 décembre 2012

Hugh Coltman : « La mélodie est la clé »

Les mélodies entraînantes, un brin mélancoliques, et la voix suave du premier album sont demeurées intactes. Mais pour Zero Killed, Hugh Coltman ne s'est pas contenté de surfer sur son précédent succès. Il ose, innove, introduisant de nombreuses parties plus rythmiques. « J'ai eu la chance de travailler avec un très bon batteur, ça m'a sans doute influencé.... J'ai aussi beaucoup bossé sur les arrangements : je tenais à faire quelque chose de plus riche, mais aussi plus doux. J'ai été très influencé par le titre Eleanor Rigby des Beatles.» Une influence parmi tant d'autres : Hugh Coltman aime mêler les genres et refuse de se laisser enfermer dans un style. « J'ai été marqué par le blues, avec BB King, Bobby Blue Band et Otis Redding... Des artistes qui me font vibrer depuis que j'ai découvert la musique, par la soul, notamment Stevie Wonder et Ray Charles, mais aussi par la musique de mon enfance, les Beatles. Surtout McCartney : son album Chaos and creation in the backyard est un chef-d’œuvre. C'est si mélodieux... La mélodie est la clé. C'est ce qui me vient en premier quand je compose. Dès que je l'ai, je sais que je

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Hugh Coltman

MUSIQUES | Ah qu'elle est belle, et courue, vieille au moins comme Oscar Wilde, l'histoire du saltimbanque anglais tombé amoureux de Paris, qui s'y installe et (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 6 septembre 2012

Hugh Coltman

Ah qu'elle est belle, et courue, vieille au moins comme Oscar Wilde, l'histoire du saltimbanque anglais tombé amoureux de Paris, qui s'y installe et n'en bouge plus. Ajoutant l'exotisme de sa naissance au sentiment d'appartenance de ses disques – en France, on est un peu chauvin. Hugh Coltman, en concert le 20 décembre à la Source, est de ceux-là : l'Anglais qui fait de gentilles chansons sur le pas de notre porte et à qui on file la pièce du succès. Y compris quand, comme sur son dernier EP, Zero Killed, il chante la fin du monde – du moins croit-on – comme un rossignol chanterait le printemps. 

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