Annulation du concert de Jon Spencer

Benjamin Mialot | Lundi 9 novembre 2015

Mauvaise nouvelle pour les amateurs de son rock'n'roll charnel et urbain, Jon Spencer annule l'ensemble de sa tournée européenne pour raisons médicales.

Il ne se produira donc pas à l'Épicerie Moderne demain. Plus qu'à espérer un report (et à relire notre article pour patienter).

Ou, pour les plus atteints, à se rendre au deuxième concert de l'autre Jojo (à Tony Garnier), qui lui se porte comme un charme.

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Jon Spencer : Acte II

MUSIQUES | Spencer X, le Retour du retour. À l'automne dernier, le trio blues atomique devait venir présenter sur la scène de l'Épicerie Moderne son Freedom (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 2 mars 2016

Jon Spencer : Acte II

Spencer X, le Retour du retour. À l'automne dernier, le trio blues atomique devait venir présenter sur la scène de l'Épicerie Moderne son Freedom Tower : No Wave Dance Party sur lequel, au prétexte de rendre hommage à cette ville résiliente tout en réveillant les fantômes underground de son passé, le lubrique Spencer prenait la Grosse Pomme comme Dominique de Villepin entendait prendre la France. Comme une femme et par tous les boroughs. Ce qu'il fit littéralement (Spencer, pas Villepin) au cours d'une tournée locale à travers le Queens, le Bronx et tutti quanti. Malheureusement, un problème de santé empêcha le groupe de poursuivre sa tournée européenne et ce d'autant plus que le Blues Explosion est comme Yoann Gourcuff : il ne joue qu'à 110% de ses capacités. Tout étant rentré dans ce fameux désordre qui fait l'essence de JSBX, le couvert est remis, Jon Spencer et consorts viennent honorer le 6 mars leur promesse, l'Épicerie Moderne - et tout ce qui passera à portée. SD

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Rentrée musique 2016 : anciens et modernes

MUSIQUES | Entre Polna, Neil Young, les Insus et même le retour du plus si jeune Jon Spencer (porté pâle au printemps), les aînés seront là en force en 2016. Mais la jeune garde veille et ne s'en laissera pas compter.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 janvier 2016

Rentrée musique 2016 : anciens et modernes

Jon Spencer aime tellement nos panoramas de rentrée – il en a déjà fait la Une – qu'il parvient même à y figurer deux fois par an. On l'annonçait en septembre dernier, voilà qu'on le réannonce pour le 6 mars à l'Épicerie Moderne. Avec bonheur, puisque si nous le faisons, c'est que le trio du New-yorkais avait dû annuler à la dernière minute cet automne pour raisons de santé. Tout va mieux, donc tout va bien, et cela indique peut-être que cette année 2016 sera légèrement moins pénible que la précédente – raccrochons-nous aux branches, tant qu'il y a encore des arbres. Or des branches, même vieilles, il se trouve qu'il en repousse, en témoigne une tripotée de reformations plus ou moins récentes de groupes plus ou moins relous à l'oreille (Louise Attaque au Transbo le 29 mars, Elmer Food Beat au CCO le 6 avril) dont la palme revient bien sûr aux Insus, soit Téléphone sans fille (n'y allez pas, c'est complet) – rayon nostalgie de jeunesse, on préférera de loin se consacrer à Nada Surf, qui ne s'est jamais déformé, le 26 avril à l'Epicerie. Ah, tiens on allait oublier Polnareff

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Jon Spencer, le roi de New York

MUSIQUES | Sur son dernier album, au prétexte de célébrer une liberté retrouvée symbolisée par la "Freedom Tower", le Jon Spencer Blues Explosion déclare son amour inextinguible à cette vieille femme qu'est la Grosse Pomme. Et le lui dit par tous les trous fumants. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 3 novembre 2015

Jon Spencer, le roi de New York

Jamais aussi à son affaire que lorsqu'il s'agit de jouer les Screamin' Jay Hawkins efflanqués, prêcheur de bon temps à prendre avant que l'Apocalypse ne vienne nous gratter la viande et nous ronger les os, Jon Spencer et son duo d'acolytes qui font trois ravalent leur précédent Meat & Bone pour nous jouer la grand-messe commémorative d'un New York renaissant et néanmoins, pour une part, révolu. Freedom Tower – No Wave Dance Party 2015, voilà l'affaire. La Freedom Tower, c'est donc cette tour de Babel post-moderne célébrant la Liberté autant que son fantôme, le souvenir de la catastrophe et le devoir de redresser la puissance érectile américaine jadis portée par les jumelles déchues. Le superphallus enfin érigé sur l'ancienne béance de Ground Zero, c'est surtout cette vieille hydre de Blues Explosion qui bande comme un démon, un os non pas dans le nez, comme le précité Screamin', mais bien dans le pantalon. Car s'il s'agit de rendre hommage – «Come on fellas, we gotta pay respect» commande Spencer sur l'inaugural Funeral – c'est bien le pantalon sur les genoux, éructant et écumant d'énergie vitale jusqu'au bout

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Rentrée musique : 20 concerts à ne pas manquer

MUSIQUES | De mémoire de rats de salle de concert, cette rentrée musicale est l'une des plus chargées que la ville ait connue. Qu'à cela ne tienne, ce ne sont pas dix concerts que nous vous avons tagués comme "incontournables" cette année, mais une vingtaine. Faites chauffer les boules Quiès.

Stéphane Duchêne | Mardi 29 septembre 2015

Rentrée musique : 20 concerts à ne pas manquer

Aline / Tigran / Jay Jay Johanson / Is Tropical Après avoir bu et dansé jusqu'à plus soif, bien profité de la belle hype initiée par Regarde le ciel, les Ex-Young Michelin ont pris la route du studio ICP de Bruxelles (temple du rock contemporain) à la rencontre de Stephen Street, mythique producteur et/ou ingénieur des Smiths (il fut le sage-femme de The Queen is Dead, t'as qu'à voir !), de Morrissey et de quatre albums de Blur. Le résultat, bien inspiré (et intitulé La Vie électrique), dégouline forcément de guitares cristallines et de rythmiques 80's dévalées en frenchy dans le texte. Quelque part entre les Smiths donc, les Triffids et un Daho d'époque moins daté. Aline est là, manquerait plus qu'elle revienne. Stéphane Duchêne Le 9 octobre au Marché Gare C'est un fait, le Tigran est un genre de prodigieux caméléon musical dont le génie serait profondément agaçant s'il n'avait pas la mansuétude d'en faire profiter les autres. Ce pianiste jazz (sur le papier uniquement), on l'a connu sous

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Épicerie Moderne, Marché Gare et Trokson : 30 ans à eux trois

MUSIQUES | Hasard du calendrier, trois hauts lieux des musiques dites actuelles fêtent leur dixième anniversaire cette saison : l’Épicerie Moderne, le Marché Gare et le Trokson. Et en fanfare s'il vous plaît.

Benjamin Mialot | Mardi 22 septembre 2015

Épicerie Moderne, Marché Gare et Trokson : 30 ans à eux trois

Il est aussi vain de vouloir donner du sens à un anniversaire que de chercher à justifier un mariage : dans un cas comme dans l'autre, l'événement est surtout prétexte à faire la chouille avec les copains. Reconnaissons toutefois à l’Épicerie Moderne ses efforts : pour marquer le coup de ses dix ans d'existence, elle s'est mise en quatre pour éditer un livre et un vinyle live commémoratifs. Le premier verra le jour le 17 octobre, dans le cadre d'une journée d'animations (tatouage, photo call, papertoys...) ponctuée par un concert du brass band à tout faire The Soul Rebels. Le second sera prêt pour celui du mètre-étalon (et étalon tout court) rock Jon Spencer (voir page 4). Deux habitués des lieux verront également leurs prestations "pimpées" pour l'occasion : d'un côté les Melvins (le 2 octobre), de l'autre Patrick Watson. Les parrains malgré eux du grunge se produiront au sortir d'une dégustation de vin en compagnie des œnologues with an attitude de Wine&Noise, tandis que l'élégant songwriter baroque le fera en parallèle d'un débarras de goodies

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Marques et Spencer

MUSIQUES | Après huit ans de hiatus discographique, le Blues Explosion de Jon Spencer revient mettre un grand coup dans la fourmilière blues avec le belliqueux et chaudard "Meat & Bone". Et un concert événement à l’Épicerie moderne. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 23 novembre 2012

Marques et Spencer

On se souvient (ou pas, plus probablement) de cette anecdote de Lara Fabian contant la phrase prononcée un jour par son manager et mari de l'époque : «Ensemble, on ira mettre un coup de tête à la Tour Eiffel et un autre à la Statue de la Liberté» – cette dernière n'aurait rien senti et la Tour Eiffel n'aurait pas souffert. Vous ne voyez pas bien le rapport avec Jon Spencer ? Il est pourtant évident, toute la carrière de Spencer ayant consisté à mettre des coups de têtes musicaux à son auditoire. Et aussi quelques bons coups de reins. A produire, au maximum, une sorte de jamboree explosif et, au minimum, un catfight d'amour vache qui finirait sur l'oreiller. On en a un bel exemple avec le clip de Boss Hog où Spencer et sa femme, la canonissime Cristina Martinez, s'ébattent dans le désert après s'être promis raclée et inhumation. Spencer, diaboliquement beau lui aussi, y apparaît efflanqué comme un chat de gouttière. Il le sera toujours, se permettant même de changer de genre en se faisant incarner par la crevette Winona Ryder dans le clip de Talk

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Il vient de là, il vient du blues

MUSIQUES | C'est l'événement de cette fin d'année : Jon Spencer, mythe vivant du rock'n'roll contemporain (sans lui, pas de White Stripes ou de Strokes), fait escale à Lyon avec son Blues Explosion pour fêter six rééditions discographiques. Benjamin Mialot

Dorotée Aznar | Lundi 6 décembre 2010

Il vient de là, il vient du blues

N'y allons pas par quatre chemins (pratique d'autant plus inutile qu'ils mènent tous à Rome) : Jon Spencer incarne le rock'n'roll dans ce qu'il a de plus excitant. Tant et si bien que, si le genre venait à s'éteindre et si quelque scientifique se mettait en tête de le ressusciter comme d'autres s'y sont essayés à leurs dépens, c'est à partir de l’ADN de cet Américain aux rouflaquettes couleur pétrole qu'il faudrait mener les recherches. Chez lui, pas de reflux gastriques mortels à la mode Jimi Hendrix, ni de penchant pour le grand écart entre déballage de quéquette et publicité télévisée à la Iggy Pop. La mesquinerie narcissique de Keith Richards, la cyclothymie contre-productive d'Anton Newcombe, la fragilité claviculaire de Kurt Cobain ? On n'en trouve pas trace dans la carrière exemplaire qu'a menée Jon Spencer depuis ses débuts noisy à la tête de Shithaus jusqu'à sa récente apparition au festival événement organisé par le label Matador. Du style, de la sauvagerie, du respect et de l'ouverture d'esprit en revanche, le bonhomme en a à revendre. On dirait le sud Des six indispensables rééditions du trio qu'il mène depuis bien

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Blues en stock

MUSIQUES | L'un des titres emblématiques de Jon Spencer s'intitule Talk about the blues. Un sujet sur lequel le new-yorkais a toujours été très bavard. Que ce soit (...)

Dorotée Aznar | Mercredi 16 juin 2010

Blues en stock

L'un des titres emblématiques de Jon Spencer s'intitule Talk about the blues. Un sujet sur lequel le new-yorkais a toujours été très bavard. Que ce soit avec Boss Hog (le groupe qu'il forma avec sa femme Cristina Martinez), The Jon Spencer Blues Explosion ou maintenant Heavy Trash, il n'a toujours été question que de ça : quel que soit le style musical adopté en vitrine, l'arrière-boutique résonnait de blues à triturer, à tordre ou à vitrioler pour s'assurer qu'il bouge encore et même qu'il s'agite au gré d'un punk rock digne de la danse de Saint-Gui. Entre pastiche et hommage, recherche musicale et déconstruction bruyante. Même souci du côté de Wovenhand et pourtant le résultat est quasiment aux antipodes de la musique de Spencer. Du blues, David Eugene Edwards, leader de Wovenhand et ancien chamane de 16 Horsepower, a toujours exploré la face sombre et gothique, mythique aussi entre attirance pour la transe indienne et fascination pour les immigrants chrétiens aux mains sales et à l'âme à laver. Un peu à l'image d'une église des pères fondateurs bâtie sur un cimetière indien, ce blues-là est noir comme le souvenir qui ne veut pas s'effacer, porté par la voix habitée de cet homme

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