Symphonies, opéras, musique contemporaine : la rentrée 2026 en 6 concerts
Musiques anciennes et contemporaines / De Mahler à Webern, voici 6 rendez-vous musicaux hétéroclites qui ont retenu notre oreille pour l'hiver et le début des beaux jours.
Photo : Le Belcea quatuor ©Maurice Haas
La 7e symphonie de Mahler
Romantisme tardif / Les symphonies de Mahler sont toujours des œuvres-mondes échevelées, proposant des facettes musicales des plus hétérogènes (contrastes, changements de tonalités.)... La septième est un véritable tourbillon spiralé de contradictions, passant d'une atmosphère sombre aux rondes festives, du jour à la nuit, de la danse à l'immobilité, de l'amour à la féerie... Composée entre 1904 et 1905, nommée aussi « Le chant de la nuit », cette œuvre constitue pour beaucoup l'un des points d'orgue de la modernité musicale.
JED
La 7e symphonie de Mahler
Les 20 et 24 janvier 2026 à l'Auditorium (Lyon 3e) ; de 10 à 54€
Schubert, quintette
Romantisme lyrique / Les musiciens de l'ONL s'aventurent dans la musique de chambre de Schubert avec deux œuvres contrastées du compositeur romantique : le Quatuor à cordes n°12 composé à 23 ans, tout en frémissements et alternance d'élans et de retenues, mêlant aussi fougue et colère, et le Quintette pour cordes en do majeur qui a été, lui, composé à l'été 1828, deux mois avant la mort de Schubert. Le second violoncelle apporte une tonalité grave et dialogue avec les quatre autres instruments, pour, une œuvre dense et sous tension, l'une des plus belles de la musique de chambre dit-on.
JED
Schubert, quintette
Mardi 17 mars 2026 à la Salle Molière (Lyon 5e) ; de 10 à 19€
Glassworks
Minimalisme / Dans le majestueuse discographie du compositeur états-unien, Glassworks représente à la fois un tournant majeur et un geste de démocratisation de sa musique. Sans modifier son langage, Philip Glass en ajuste les conditions d'accès, ouvrant la modernité musicale à un public non spécialiste, à l'instar de Jarrett avec The Köln concert ou Reich avec Music for 18 musicians. Afin de célébrer cette œuvre phare du vingtième siècle, La Trinité propose une soirée immersive, entre vidéo et son, piano et orgue de barbarie.
FM
Glassworks
Vendredi 27 février 2026 à 21h à la chapelle de la Trinité (Lyon 2e) ; 12 à 30€
Manon Lescaut
Vérisme lyrique / À 34 ans, Giacomo Puccini signe l'un de ses plus beaux opéras avec Manon Lescaut d'après un roman de l'abbé Prevost. Manon veut jouir de la vie et entame une passion déchirante et désespérée avec Des Grieux. Les voix de Chiara Isotton et de Ricardo Massi s'entremêleront aux couleurs envoûtantes d'un orchestre omniprésent, Puccini réussissant ici à synthétiser son héritage de Verdi avec Wagner ou même... Bizet ! La Sicilienne Emma Dante signera la mise en scène, avec son goût prononcé pour une poésie brute et des images scéniques puissantes.
JED
Manon Lescaut
Du 20 mars au 7 avril 2026 à l'Opéra de Lyon (Lyon 1er) ; de 10 à 125€
Quatuor Belcea
Contemporaine / La musique contemporaine est tellement rare dans la programmation de l'Auditorium qu'on se réjouit de la venue du Quatuor à cordes Belcea, spécialiste de la musique du 20e Siècle. On pourra ainsi découvrir les Cinq mouvements pour quatuor à cordes d'Anton Webern datant de 1909. Le compositeur y déploie les possibilités nouvelles de la musique atonale et n'hésite pas à créer les sonorités les plus étranges. Cerise sur le gâteau : notre compositeur australien fétiche, Brett Dean (né en 1961) dévoilera avec le Quatuor Belcea une nouvelle création ! Ses compositions très expressives, faisant lever nombre d'images, et aux rythmes complexes, sont souvent de toute beauté !
JED
Mardi 28 avril 2026 à l'Auditorium (Lyon 3e) ; de 17 à 35€
Nuit blanche minimaliste
Minimalisme / La nuit du 7 mai à la chapelle de la Trinité se propose comme un rite minimaliste, une traversée de douze heures orchestrée par François Mardirossian, où le tempus nocturnum cesse d'être simple absence de lumière pour devenir l'espace même de l'écoute. Ce temps étendu, à la fois collectif et singulier, devient le refuge des gestes en spirale de Glass et des miniatures disloquées d'Aphex Twin, du lyrisme contemplatif de Hovhaness et du folklore urbain de Moondog. Pour se conclure, au seuil des premières lueurs matinales, avec les frémissements sonores de Lawalrée, dernier geste de sensibilité discrète.
FM
Nuit blanche minimaliste
Jeudi 7 mai 2026 à 20h à la chapelle de la Trinité (Lyon 2e) ; 12 à 30€
