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Deathcore, blues, electro : des concerts éclectiques jusqu'à juillet 2026

Publié Samedi 10 janvier 2026

Sélection / Au plus fort de l'hiver, le Petit Bulletin a sélectionné pour vous 12 rendez-vous comme autant de remèdes au spleen hivernal : jazz, metal, folk, musique expérimentale, en passant par la galaxie du kraut, de l'electro et des musiques traditionnelles, les prochains mois annoncent une période délectable. 

Photo : Doppler ©Antonin Borie

Club x Astropolis

Rave / Astropolis est le nom d'un festival monté en 1995 à Brest, pionnier des festivals de musique électronique. Né des rave parties de la fin des années 80, il incarne à la fois un rescapé, un drôle d'aïeul et surtout une figure tutélaire, qui n'a jamais transigé à son esprit avant-gardiste. Pour célébrer cet héritage, le Néerlandais Legowelt, porteur de l'esprit rave et DIY des années 90 mariera son ésotérisme avec l'univers cinématographique du producteur français Cuften pour un live qu'on espère fourbi des nombreuses machines qui les accompagnent souvent : un synthétiseur Roland Juno-106, ou alors des boîtes à rythmes Elektron Analog Rytm ou Octatrack, qui sait. La soirée prendra un tournant futuriste avec le set d'un des protégés de Laurent Garnier, Madben, qui mêle textures modernes, acid et techno de Détroit. Swooh apportera une touche bretonne, avec ses rythmiques industrielles épurées.
LS

Club x Astropolis
Samedi 31 janvier 2026 au Sucre (Lyon 2e) ; de 13 à 17€


Lorna shore

Deathcore / À travers des gestes de densification sonique, Lorna shore offre des œuvres massives et obscures conjoignant puissance et pathos. S'enracinant dans le creux de cette démarche, le récent I feel the everblack festering within me est traversé par une force tellurique qui, sans s'abandonner à un geste destructif, sculpte le chaos en réagençant le vécu et l'existant. Un acte déchirant et saisissant.
FM

Lorna shore
Mercredi 4 février 2026 à 18h à la Halle Tony Garnier (Lyon 7e) ; 59, 80€


Adam Green

Indie folk / Chez Adam Green, la chanson devient le lieu d'un geste qui se déprend du monde pour mieux en dévoiler la texture vacillante. Anti-folk, pop minimale, americana ou résonances indo-orientales n'évoquent plus des genres mais des seuils, des passages où l'ironie légère ouvre sur une insouciance profonde, refus discret de toute visibilité marchande et manière singulière de s'absenter au temps pour mieux en éprouver la persistance.
FM

Adam Green
Mercredi 11 février 2026 à 20h30 au Marché gare (Lyon 2e) ; de 16 à 20€


Faetooth

Doom / Avec son deuxième album Labyrinthine, le trio californien s'avance dans l'opacité brumeuse d'un metal à la fois morose et féerique, où le vertige intime côtoie la violence mélodique. Le temps vacille, se replie et se redéploie, suspendant la linéarité du vécu pour esquisser une autre façon d'habiter la vie, délaissant toute vanité et invitant le doute au cœur même d'une introspection nimbée de mystère.
FM

Faetooth et Coltaine
Mercredi 18 février 2026 à 20h au Rock n'Eat (Lyon 5e) ; de 15 à 17€


Scott H. Biram

Blues / Le one-man-band texan revisite sans cesse les fondations du blues et de la country, flirtant avec un folk poussiéreux traversé par des réminiscences punk. Réaffirmant une manière d'habiter ces idiomes comme un conteur solitaire dans une atmosphère d'urgence contenue, Biram avance d'un pas boiteux mais sûr, façonnant, disque après disque, une œuvre génuine, dépouillée, qui porte ses aspérités comme une signature.
FM

Scott H. Biram
Jeudi 19 février 2026 à 20h30 au Sonic (Lyon 5e) ; de 13 à 14€


Herman Dune et Claire days

Folk / Un dimanche de fin d'hiver, dans ce temps fragile où le jour hésite à finir, les voix de Claire days et Herman Dune se reflètent déposant leurs chansons dans le tremblement crépusculaire. Là où l'artiste lyonnaise laisse affleurer l'impermanence duveteuse qui trouble les contours d'un songwriting raffiné, le projet du musicien parisien répond avec sa mythologie de l'ordinaire, incarnée dans un lo-fi oscillant entre mélancolie et sérénité. Une soirée indéniablement placée sous le signe de la grâce.
FM

Herman Dune et Claire days
Dimanche 22 février 2026 à 18h à l'Epicerie moderne (Feyzin) ; de 7 à 21€


Carpenter Brut

Synthwave / Il y a de la synthwave chill, on pense à Home, au morceau Resonance, ou encore au planant On the run de Timecop1983. Là, ce n'est pas ça du tout. Le producteur Frank Hueso a mélangé sa synthwave avec de l'electro industrielle et du metal, si bien qu'on le retrouve autant sur les scènes des plus grands festivals de metal qu'à ceux de musiques électroniques. Synthés agressifs, ambiance d'horror-movie, distorsion et structures de morceaux très "rock" : Carpenter Brut impose un univers à part entière, complet et cohérent que son album très attendu, Leather Temple continue d'étoffer en mettant l'accent sur une techno plus indus. Franck Rivoire, connu sous le nom de Danger, assure la première partie. Masque noir et montre casio, il déroule un univers qui se marie bien avec celui de Carpenter Brut, entre références au cinéma et d'autres au jeu vidéo.
LS

Carpenter Brut
Mardi 10 mars 2026 au Transbordeur (Villeurbanne) ; de 34 à 38€


The dead South

Alt-bluegrass / À travers une instrumentation stricte et un héritage roots relu par l'entremise d'une sensibilité post-indie, The dead South s'impose depuis une décennie comme l'un des groupes phares du renouveau bluegrass. Combinant précision rythmique, voix serrées et goût pour les récits sombres, le quatuor canadien sait manipuler habilement le passé pour afficher conjointement sa matrice ainsi que sa réinvention contemporaine.
FM

The dead South
Mercredi 17 mars 2026 à 20h au Transbordeur (Villeurbanne) ; 41, 70€


Black foxxes

Rock alternatif / Romantique sans être autodestructeur, mélancolique sans être plaintif, ainsi pourrait-on définir le geste artistique que Mark Holley poursuit depuis un peu plus de dix ans. Après un renouvellement total de la section rythmique et un hiatus de cinq ans, Black foxxes livre avec The haar une œuvre d'une rare sensibilité dolente et hypnotique, crépusculaire réarticulation spectrale et âpre des sonorités rock et post-rock des années 90.
FM

Black foxxes
Mercredi 18 mars 2026 à 20h30 au Marché gare (Lyon 2e) ; de 14 à 18€


Doppler

Noise / On croyait leur trajectoire figée dans une archive, mais certaines forces ne se rangent jamais : elles se tassent, se minéralisent, pour resurgir ensuite sous une nouvelle forme, irréductible. La release party au Périscope, coup d'envoi du nouveau tour, est l'occasion pour le trio culte lyonnais de dévoiler des nouvelles stratégies de tension sonore marquées par la nécessité d'apparaître. Ce qui, pour nous toutes et tous, relève d'une heureuse - et bruyante - fortune.
FM

Doppler et Dirty Harry DJ set
Jeudi 23 avril 2026 à 21h au Périscope (Lyon 2e) ; de 8 à 16€


The gathering et Anneke Van Giersbergen

Metal / Avec un regard rétrospectif, Mandylion demeure un jalon fondamental dans l'histoire du metal atmosphérique. Réincarner trente ans plus tard ce chef-d'œuvre ne s'avère pas être une simple réactivation nostalgique, mais une manière de souligner la persistance d'un album demeurant un lieu d'origine, acte inaugural d'un genre fusionnant parfaitement doom, atmosphères gothiques et élans symphoniques.
FM

The Gathering & Anneke Van Giersbergen celebrate 30 years of Mandylion
Dimanche 24 mai 2026 à 19h30 au Transbordeur (Villeurbanne) ; de 37, 85 à 40, 33€


Tricky

Trip-hop / Issu des marges de Bristol, nourri des sound systems, des fractures familiales et des nuits enfumées forgeant une voix chuchotée et tenue au bord de la rupture, Tricky a transfiguré le trip-hop en un art d'ombres et de vertiges. Entre mémoire heurtée et visions obliques, sa musique demeure constamment comme un territoire hanté, donnant lieu à des live redessinant chaque soir ses propres fantômes. Avertissement nécessaire : assister à ce concert, c'est accepter l'inattendu.
FM

Tricky
Mardi 26 mai 2026 à 20h au Radiant-Bellevue (Caluire-et-Cuire) ; 56, 50€