Peggy Zejgman-Lecarme : « Le court-métrage a le même fonctionnement qu'un haïku »

Festival | Du mardi 3 au samedi 7 juillet, la place Saint-André sera, pour la 41e année consécutive, illuminée par le Festival du film court en plein air de Grenoble organisé par la Cinémathèque et sa directrice Peggy Zejgman-Lecarme. Interview.

Alice Colmart | Lundi 25 juin 2018

Le festival promouvra cette année « la création, la jeunesse et la vitalité d'un cinéma contemporain ambitieux et engagé ». C'est-à-dire ?

Peggy Zejgman-Lecarme : Avant tout, les propositions doivent parler au plus grand nombre tout en étant qualitatives et doivent être des films avec lesquels les cinéastes se sont fait plaisir. Côté style, sur les 2400 productions envoyées, il y a très peu de comédies, comme chaque année, mais plus de drames, de tragédies, de films sociaux, témoins de ce qu'est la société d'aujourd'hui.

L'année dernière, les sujets touchaient aux migrations et aux migrants. Cette année, ça parle de leurs intégrations, comme par exemple Abu Adnan de Sylvia Le Fanu en ouverture. La condition des femmes revient aussi dans les propositions comme Même pas mal, petit animal de Juliette Kempf sur l'histoire d'une mère célibataire qui veut organiser elle-même l'anniversaire de son enfant et qui doit en même temps répondre à une commande urgente en graphisme.

D'autres films à nous conseiller avant de poursuivre ?

C'est difficile, je les aime tous ! Mais je vais essayer de faire une petite sélection. On est par exemple très fiers de présenter des films locaux comme Africa de Naïm Aït-Sidhoum tourné à la Villeneuve ou encore nos films de genre. On n'en a pas sélectionné 15 000 mais je pense à Livraison de Steeve Calvo tourné a priori en Camargue…. Niveau animation, il ne faut pas manquer Raymonde ou l'évasion verticale de Sarah Van Den Boom ou (Fool Time) Job de Gilles Cuvelier.

Depuis 41 ans, le festival fait connaître le court-métrage, notamment par le plein air. Pourquoi tenez-vous tant à ce format ?

Les séances sur la place Saint-André tous les soirs à 22h sont le cœur de notre festival. C'est une forme qui permet d'avoir un public toujours différent ; des passionnés sur leur chaise, toujours très en avance, mais aussi des curieux qui passent, ou encore des gens qui boivent des coups sur les terrasses alentour. Ça devient un véritable objet social et artistique au cœur de la vie publique !

Quelles spécificités trouvez-vous dans le mode d'expression artistique qu'est le court-métrage ?

Pour moi, le court-métrage a le même fonctionnement qu'un haïku [petit poème japonais – NDLR]. C'est-à-dire qu'il a la même difficulté et la même richesse. Je trouve passionnante cette économie de la narration qui demande un vrai exercice de style et de mise en scène.

Et puis, il y a nécessairement des histoires qui sont faites pour être racontées sur un format court ! Par exemple, Icare de Nicolas Boucart, film avec lequel on va terminer la programmation plein air, a un format parfait par rapport à ce qu'il raconte et on n'a pas du tout l'impression que c'est une histoire réalisée en 15 minutes parce que le réalisateur n'arrivait pas à faire autrement…

Le festival, qui est le plus ancien rendez-vous consacré au film court en France, a réussi à se forger une belle réputation dans le paysage cinématographique français. Comment l'imaginez-vous évoluer pour les prochaines années ?

Il se porte bien, rien à dire ! Et on a fait une belle édition l'année dernière, avec plus de 10 000 personnes. Ce qui est assez enthousiasmant. On souhaite maintenant consolider ce qui existe et, à l'avenir, proposer peut-être des séances dans l'agglo grenobloise voire dans le département. On veut aussi continuer à faire un travail avec les scolaires qui sont toujours très nombreux, puisqu'il y en a 500 cette année. J'aimerais par exemple développer une partie "éducation à l'image" autour du festival avec les établissements scolaires.

Festival du film court en plein air de Grenoble
Sur la place Saint-André, à la Maison de l'international, à la Cinémathèque, au cinéma Juliet-Berto et au Club du mardi 3 au samedi 7 juillet


Projection des films en compétition

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Un Festival du film court en plein air de Grenoble comme « reflet de la société d’aujourd’hui »

Festival | La 42e édition du Festival du film court en plein air de Grenoble, plus ancien rendez-vous du genre en France, se tiendra du 2 au 6 juillet sur la place Saint-André et dans plusieurs lieux de Grenoble. Avec un programme alléchant que Peggy Zejgman-Lecarme, directrice de la Cinémathèque, nous a minutieusement détaillé.

Alice Colmart | Mardi 18 juin 2019

Un Festival du film court en plein air de Grenoble comme « reflet de la société d’aujourd’hui »

Un écran de cinéma sur la place Saint-André pour y projeter des courts-métrages français et internationaux, ces films d’une durée inférieure à une heure, c’est le pari que se lancent chaque été depuis 42 ans les membres de la Cinémathèque de Grenoble. Et avec 10 000 spectateurs lors des dernières éditions, on peut dire que le festival a fait ses preuves. « C’est le plus ancien rendez-vous du film court en France » expliquait fièrement Peggy Zejgman-Lecarme, directrice de la Cinémathèque depuis 2016, le jour de la conférence de presse de l’événement. « C’est un festival grand public mais exigeant. Par exemple, ce n’est pas parce que c’est en plein air que la diffusion sonore n’est pas optimale. On mise vraiment sur la qualité. Et grâce à ça, c’est plaisant d’entendre dire par certains grenoblois que l’été ne commence pas tant que le festival n’a pas débuté ! » Demandez le programme Au total 59 films, visionnés en amont et sélectionnés par un jury professionnel, seront en compétition pour plusieurs prix. « Nous avons reçu 2 500 courts-métrages qui, globalement, sont le reflet de la société d’aujourd’hui. Il y a

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PB d'or 2018 : cinéma

C'était 2018 | Où l'on sauve deux films de cette année 2018 et où l'on sacre une institution grenobloise.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : cinéma

Le PB d’or de ceux qui resteront : les héros hexagonaux du premier semestre La fin de l’année euphorique (et aquatique) dans les salles ne doit pas faire oublier que son début fut semé de misère. C’est un fait : 2018 ne restera pas dans les annales comme une cuvée prodigieuse pour le cinéma français. Sa fréquentation médiocre, à l’avenant d’une offre calamiteuse, la menait tout droit au "PB de plomb". De ce semestre maudit que beaucoup voudront effacer de leurs mémoires, on sauvera deux films qui ont ensoleillé la morne plaine. En premier chef Jusqu’à la garde, baffe monumentale de la Mostra 2017, premier long-métrage de Xavier Legrand sorti en février. Porté par une interprétation au couteau, ce drame familial oppressant poursuit le film court du réalisateur sur le même thème sans redondance (très bon point) et confirme le talent d'un jeune auteur aussi brillant dans la direction d’acteurs que la mise en scène. Ensuite

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Séances en courts au Festival du film court en plein air de Grenoble

Festival | La 41e édition est prévue du mardi 3 au samedi 7 juillet.

Aurélien Martinez | Mardi 19 juin 2018

Séances en courts au Festival du film court en plein air de Grenoble

Depuis 1978 se tient à Grenoble un festival dédié au court-métrage, forme cinématographique peu visible à l’année mais qui, pourtant, a permis à pas mal de cinéastes de faire leurs gammes – des grands noms d’aujourd’hui comme Michel Ocelot, Leos Carax, Mathieu Kassovitz ou encore François Ozon ont présenté des œuvres à Grenoble. Et qui, surtout, s’avère tout aussi riche que les autres (et notamment ce fameux long-métrage). Pour s’en rendre compte, il n’y a qu’à voir la sélection affûtée (des propositions légères que la brièveté renforce côtoient des films plus pointus) proposée chaque année par la Cinémathèque de Grenoble aux manettes de l’événement – au passage l’un des plus anciens de France sur le sujet. Un festival principalement en plein air, sur la place Saint-André attenante à la Cinémathèque, qui est autant un temps fort cinématographique qu’un moment tout simplement agréable à vivre face à l’écran géant pour les quelque 10 000 spectateurs présents selon les chiffres communiqués. « Après une 40e édition qui célébrait

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cinegrenoble.fr : « L’histoire des cinémas grenoblois mérite d’être racontée »

ACTUS | cinegrenoble.fr, c'est une plateforme web qui propose une « chrono-géographie des cinémas à Grenoble et son agglomération ». Peggy Zejgman-Lecarme, directrice de la Cinémathèque de Grenoble qui porte le projet, nous expose les objectifs de cette chouette initiative.

Alice Colmart | Mardi 15 mai 2018

cinegrenoble.fr : « L’histoire des cinémas grenoblois mérite d’être racontée »

Le Méliès, le Pathé Chavant, le Club... Ces cinémas de l'agglomération grenobloise ont tous une histoire qui, pour Peggy Zejgman-Lecarme, directrice de la Cinémathèque de Grenoble, « mérite d’être racontée ». D'où le site internet www.cinegrenoble.fr lancé il y a trois ans afin de « proposer une carte interactive permettant de voyager dans le temps et découvrir les spécificités des cinémas actuels et passés ». Pour faire simple : sur la page d’accueil, l’utilisateur tombe face à une tache urbaine jaune qui contient des points désignant les cinémas en activité en 2018. Il suffit de cliquer dessus pour accéder à des fiches informatives sur les lieux : adresse, date d’ouverture, nombre d’écrans, de places… Et, en remontant la ligne du temps, on découvre les salles qui ont fermé ainsi que leur emplacement. « C’est l’occasion pour les gens intéressés par l’histoire de leur ville de constater que l’histoire cinématographique grenobloise a connu des variations phénoménales. Les chiffres des années 1980 montrent en effet qu’il y avait 19 cinémas, 51 écran

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Peggy Zejgman-Lecarme : « J’ai des grandes envies pour le festival »

Festival | Alors que va commencer mardi 4 juillet la quarantième édition du Festival du film court en plein air de Grenoble, rencontre avec la directrice de la Cinémathèque de Grenoble qui pilote l'événement.

Aurélien Martinez | Mardi 27 juin 2017

Peggy Zejgman-Lecarme : « J’ai des grandes envies pour le festival »

Vous êtes arrivée à la Cinémathèque de Grenoble il y a un peu plus d’un an, mais on peut dire que c’est véritablement votre première édition à la tête du festival… Peggy Zejgman-Lecarme : C’est exactement ça. L’année dernière, j’ai eu le luxe de pouvoir observer sans avoir à organiser [son prédécesseur Guillaume Poulet était encore en poste – NDLR], de voir comment l’événement fonctionnait de l’intérieur. Ça a été très enrichissant. Pour votre première édition, vous tombez sur une particulière : la quarantième ! Pourtant, aucun gros événement n’est organisé autour de cet anniversaire… On le fête quand même en essayant notamment de valoriser l’histoire du festival avec une rencontre, une séance spéciale, une exposition d’affiches… Cette histoire se glisse donc à plein d’endroits différents. Après, si vous pensez plus à une grande fête d’anniversaire, avec des choses très exceptionnelles, on a fait aussi avec la réalité de notre structure –

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Grenoble éprise de courts depuis 40 ans

Festival | Le Festival du film court en plein air de Grenoble fête du 4 au 8 juillet sa quarantième édition. Si ce rassemblement dédié aux courts-métrages n’est pas le plus grand de France, il est indéniablement le plus ancien. Retour sur son histoire en compagnie de l’un de ses créateurs, le journaliste spécialiste des courts-métrages Gilles Colpart, qui sera d'ailleurs présent samedi 8 juillet pour une conférence sur le festival.

Nicolas Joly | Mardi 27 juin 2017

Grenoble éprise de courts depuis 40 ans

« Les films ne doivent pas dormir dans un tiroir, mais être montrés. » Telle est la devise de la Cinémathèque de Grenoble depuis sa création en 1962. On ne peut qu’approuver. C’est dans cette optique qu’elle organise le Festival du film court en plein air de Grenoble depuis maintenant 40 ans. Et si les projections de courts-métrages place Saint-André attirent aujourd’hui jusqu’à 10 000 personnes, l’événement a pourtant connu des débuts bien plus modestes, lors de sa première édition en 1978. Le journaliste Gilles Colpart, chargé de la programmation de cette première édition et maintes fois juré presse lors des suivantes, en garde un souvenir amusé. « Au début c’était très amateur. Le palmarès ne se faisait pas sur une scène. Michel Warren [premier directeur de la Cinémathèque, à l’initiative de la création du festival – NDLR] montait sur une sorte d’échafaudage et faisait les annonces en lisant son papier à la lampe de poche. » Il faut dire que l’ambition à l’origine du projet n’était pas de faire de ce rassemblement ce qu’il est aujourd’hui. « Il n’y avait pas la conscience pleine et ent

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Festival du film court en plein air de Grenoble : 40 éditions, pour faire court

Festival | Du mardi 4 au samedi 8 juillet, Grenoble sera une nouvelle fois la place forte du court-métrage grâce à son fameux festival.

Charline Corubolo | Mardi 20 juin 2017

Festival du film court en plein air de Grenoble : 40 éditions, pour faire court

40e cru forgé à la pellicule contemporaine dans son format réduit, le Festival du film court en plein air de Grenoble organisé par la Cinémathèque pose ses bobines soigneusement sélectionnées et son écran place Saint-André du 4 au 8 juillet. Une formule qui a fait ses preuves depuis 1978, faisant de la manifestation la plus vieille du genre en France. Mais c’est surtout une formule qui réserve chaque année de belles surprises. Au programme, chiffré, de cette 40e édition (qui est la première pour la nouvelle directrice Peggy Zejgman-Lecarme) : 28 films en compétition provenant de 16 pays, 22 hors compétition pour la sélection "Regards", 8 jeune public. Conservant le modèle de deux sessions de projection, l’une à 20h30 dans le cinéma Juliet Berto puis une autre place Saint-André à 22h, l’événement explore cette année la liberté sous toute ces formes : politique, sociétale ; et tous ces formats : animation, documentaire, expérimental. Quelques nouveautés à noter : un ciné-vélo est organisé au Musée dauphinois le 9 juillet, ainsi qu’un concours photo visant à réinterpréter l’affiche du festival – si la chaise ne vous inspire

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1h30 de courts : merci Mon Ciné (et la Cinémathèque)

ECRANS | Rendez-vous ce jeudi 22 septembre à Mon Ciné pour revoir le palmarès du dernier Festival du film court en plein air de Grenoble.

Vincent Raymond | Mardi 20 septembre 2016

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Juillettiste, vous avez manqué le Festival du film court en plein air de Grenoble ? N’en concevez pas de trop amer regret : des séances de rattrapage ont été pensées pour vous permettre de vous remettre à niveau ! Telle cette carte blanche à la Cinémathèque (qui porte le festival) organisée par Mon Ciné (Saint-Martin-d’Hères) jeudi 22 septembre, qui n’est rien moins que la reprise du palmarès 2016. Une bonne occasion d’embrasser en une séance ce qui a été jugé comme le meilleur de cette édition, soit 8 films – parmi lesquels quelques "vieilles" connaissances ayant déjà écumé les festivals ou reçu moult prix. C’est le cas du Grand Prix, déjà César du court-métrage d’animation en février dernier, Le Repas dominical de Céline Delvaux : cette méditation d’un jeune homme sur les sempiternels déjeuners familiaux trop arrosés et les conversations génées/gênantes sur l’homosexualité, ne manque pas d’habileté avec son style s’évadant vers les Monty Python et Topor ; en revanche, il n’a rien de bouleversant question originalité, malgré les efforts de Vincent Macaigne pour "épaissir" la voix off. Plus étonnant se révèle Journal anim

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Peggy Zejgman-Lecarme arrive à la Cinémathèque de Grenoble

Interview | Ça bouge cette rentrée du côté de la Cinémathèque de Grenoble, officiellement pilotée depuis deux mois par sa nouvelle directrice Peggy Zejgman-Lecarme. Interview express.

Aurélien Martinez | Mardi 30 août 2016

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Une femme donc à la tête de l’institution grenobloise cinquantenaire – une première –, et une directrice qui, première là aussi, n’a jamais connu l’emblématique fondateur des lieux Michel Warren, mort en 2015 : ça en fait du changement du côté de la Cinémathèque de Grenoble. On est donc partis à la rencontre de Peggy Zejgman-Lecarme dans son bureau rue Hector Berlioz, pour en savoir un peu plus sur les intentions de cette nouvelle figure de la scène grenobloise âgée de 36 ans, née à La Tronche et au parcours très cinéma – après des études de lettres modernes et de cinéma à Paris, elle a travaillé dix ans dans des cinémas art et essai de la région avant de rejoindre le conseil général de Haute-Savoie en tant que chargée de mission cinéma et éducation à l’image. « Je suis heureuse de revenir dans une structure qui a un vrai lien avec le public. » Vers la Cinémathèque de demain et au-delà Concrètement, si elle restera bien « dans la continuité du travail » des deux précédents directeurs, av

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39e marche pour le Festival du film court en plein air

ECRANS | Organisée par une Cinémathèque en plein changement, la nouvelle édition du Festival du film court en plein air de Grenoble est prévue du mardi 5 au dimanche 10 juillet. Zoom sur la prog.

Vincent Raymond | Mardi 28 juin 2016

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Qui aurait imaginé l’an dernier à la même époque la somme de bouleversements que connaîtrait la Cinémathèque de Grenoble en moins d’une saison ? Que l’édition 2015 du festival serait l’ultime de Michel Warren en tant que spectateur, son tempétueux créateur, disparu peu après sa clôture le 28 juillet dernier ; et que celle s’apprêtant à s’ouvrir coïnciderait avec les adieux de Guillaume Poulet, qui avait pris la suite de Michel Warren en 2009 ? Avant de céder son fauteuil à Peggy Zejgman-Lecarme, le (toujours) directeur accompagne l’événement phare de l’institution grenobloise, presque quadragénaire. Toujours gratuit, toujours aussi alléchant, le rendez-vous continue de jouer la carte de l’ouverture – n’est-il pas en ple

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Vincent Raymond | Lundi 20 juin 2016

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En préambule au 39e Festival du film court en plein air de Grenoble prévu du 5 au 10 juillet, la Cinémathèque revient le temps d’une soirée hors les murs (mais en intérieur) sur six des œuvres primées lors de la précédente édition. L’occasion de voir deux beaux films d’animation : le délicat Sous tes doigts de Marie-Christine Courtès (Mention du Jury Jeune) et le splendidement métaphorique Somewhere down the Line (photo) de Julien Regard, Grand Prix mérité. Une programmation réalisée dans le cadre du programme régional Culture et santé et proposée le jeudi 23 juin à 20h à l'Hôpital Sud d'Échirolles.

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Le festival du court sous les avalanches

ECRANS | La 38e édition du festival du film court en plein air de Grenoble confirme les tendances de l’an dernier, du moins concernant une compétition qui, malgré la profusion de l’offre (3000 films vus), manque clairement de diversité. On en a tiré une sélection de films intrigants, pertinents et percutants. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 30 juin 2015

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Ce fut la surprise de la 37e édition : le Grand prix du festival du film court en plein air de Grenoble a été remis au Skate moderne, pastiche drôle et bien vu de La Vie moderne de Depardon avec des skaters à la place des paysans, damant le pion à une multitude de films engagés et souvent trop sérieux. Derrière ce prix, un symbole : ses auteurs ne venaient pas d’une école de cinéma et leur film n’avait pas été produit dans les clous classiques du circuit court (métrage) ; c’était une vidéo commandée par Dailymotion, le genre de choses qui circulent longuement sur internet à la faveur des buzz et des partages viraux. Cela dit quelque chose du challenge qu’affrontent les festivals de courts-métrages : une profusion de films inscrits, venus de partout dans le monde, où les productions les plus sauvages côtoient des montages financiers traditionnels (en France : CNC, régions, fonds nationaux d’aide…). Grenoble affiche cette année le chiffre record de 3000 films proposés au comité de sélection, et l’affaire est s

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Festival du film court : le palmarès

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Aurélien Martinez | Lundi 7 juillet 2014

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Le Festival du film court de Grenoble, qui s’est tenu la semaine passée, a décerné ses prix samedi soir. La Lampe au beurre de yak de Hu Wei (grand prix et prix de la presse), Le Skate moderne d’Antoine Besse (grand prix aussi), Ceux qui restent debout de Jan Sitta (prix d’aide à la création), Shadow de Lorenzo Recio (mention du jury presse, prix du jury jeune)... : la plupart des films que nous avions sélectionnés avant le festival se retrouvent au palmarès (et parfois très haut). Voilà, c’était juste pour vous le signaler !

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La Cinémathèque fait peau neuve

ACTUS | Alors que se tient cette semaine la trente-septième édition du maintenant incontournable Festival du film court en plein air de Grenoble, la Cinémathèque, porteuse de l’événement depuis le début, inaugure de nouveaux locaux dédiés à la mémoire du cinéma. Rencontre avec son directeur Guillaume Poulet.

Aurélien Martinez | Mardi 1 juillet 2014

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Vous venez d’inaugurer ce mardi 1er juillet les nouveaux locaux de la Cinémathèque, ouverts au public, juste en face de la salle Juliet Berto... Guillaume Poulet : Je ne sais pas si l’on peut parler de nouveaux locaux... Plutôt de rénovés puisque ce sont des locaux que l’on occupait précédemment et que l’on va réinvestir. Par contre, ils ont été transformés – certains nous disent même qu’ils ont du mal à les reconnaître ! – pour à la fois donner de bonnes conditions de travail à l’équipe, et surtout avoir un lieu qui permette d’accueillir le public là aussi dans de bonnes conditions. On voulait ainsi mettre à disposition de tous l’ensemble des collections de la Cinémathèque, et en particulier les collections non films qui étaient finalement peu exploitées. On ne le sait pas forcément, mais la Cinémathèque de Grenoble renferme un trésor impressionnant... Hormis les 8 ou 9 000 copies de films qui sont dans les collections, on a quelque 14 000 affiches de choses très variables – des classiques des années 60, des films étrangers, des anciens pornos même ! –, mais aussi toute une documentation papier comprenan

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Courts toujours

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Aurélien Martinez | Mardi 24 juin 2014

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Ce n'est peut-être pas le plus prestigieux de France (à ce jeu-là, celui de Clermont-Ferrand gagne haut la main) ; pourtant, le Festival du film court en plein air de Grenoble est une véritable institution à la programmation solide. Un événement qui met en avant une pratique artistique largement répandue (de nombreux réalisateurs ont débuté par un court, dont certains furent primés à Grenoble – ceux de François Ozon par exemple) mais néanmoins peu mise en avant à l'année. Alors que la créativité et la pertinence du propos peuvent briller dans un format court. The mass of men de Gabriel Gauchet, grand prix de la dernière édition, le démontrait ainsi avec brio, conjuguant qualité d'écriture, maîtrise de la direction d'acteurs et choix de mise en scène qui permettent au spectateur de vivre l'action mais aussi de la décoder et de la mettre en perspective. Tout ça en 17 minutes ! Il faudra donc se rendre à la trente-septième édition du festival, à la Cinémathèque à 20h30 ou sur la place Saint-André à 22h (un moment très agréable même si la qualité d'écoute ne vaut pas la projection en salle) pour prendre des nouvelles du cinéma contemporain – de France princi

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« Faire découvrir des choses rares »

ECRANS | C’est désormais une tradition grenobloise : en juillet se tient le Festival du film court en plein air de Grenoble, place Saint-André. Guillaume Poulet, le directeur de la Cinémathèque qui organise l’événement, nous parle du festival et du cinéma en général. Propos recueillis par Benjamin Bultel

Aurélien Martinez | Lundi 25 juin 2012

« Faire découvrir des choses rares »

Quoi de neuf pour cette 35e édition ?Guillaume Poulet : La grand innovation cette année – mais qui sera finalement peu visible du public – c’est le passage au numérique, en plus des projections traditionnelles en 35 mm. Cette nouveauté a un coût forcément, c’est la principale raison pour laquelle on ne l’a pas adoptée avant. Et puis il y avait un certain attachement historique à l’argentique. Comme les projections se font en plein air, l’installation d’un projecteur numérique posait quelques problèmes techniques. Notre salle, la salle Berto, vient aussi d’être équipée d’un projecteur numérique dernier cri. Le mouvement global va dans le sens du numérique, à nous de nous adapter. Et qu’est-ce que le numérique va apporter ?D’une part cela permet de grandement augmenter le nombre de films diffusables, ce qui pour nous nous donne une charge de travail beaucoup plus conséquente (rires). Les années passées, les cinq membres du comité de sélection visionnaient 250 films pour en retenir une grosse trentaine en compétition. Là c’est plus de 800 films qu’on a vus. L’autre avantage, c’est qu’on va pouvoir projeter plus facilement des f

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