Le Mois de la photo : voisins du monde

ARTS | Zoom sur la nouvelle édition de l'événement organisé chaque année par la Maison de l'image de Grenoble à l'Ancien musée de peinture.

Charline Corubolo | Mardi 7 novembre 2017

Photo : Charline Corubolo


De la Chine aux Philippines, du Canada au Liban, de l'Angleterre à l'Arménie, le Mois de la photo dessine les Quartiers du monde, thème de cette cinquième édition, via l'objectif de 9 photographes. Portée par la Maison de l'Image de Grenoble, la manifestation met à l'honneur cette année le photojournaliste Peter Bauza avec sa série Copacabana Palace. À ses côtés dans l'enceinte de l'Ancien musée de peinture, 7 autres photographes dévoilent leur propre réflexion sur ce qui fait un quartier et s'ouvrent sur le monde pour des narrations visuelles matricielles variées.

De la Chine brumeuse cinématographique de Yann Bigant au Beyrouth désenchanté de Vincent Lecomte en passant par les populations philippines vivant sur l'île poubelle de Manille mises en images par Jean-Félix Fayolle, la photographie infiltre le journalisme pour une cartographie riche de nos voisinages. Le regard est plus doux mais tout aussi puissant avec Elisabeth Blanchet qui, à travers un documentaire anthropologique, raconte les quartiers de l'Excalibur Estate de Londres quand Andrea Fortunato rapporte un reportage sur la vie des Inuits à Pond Inlet.

Répondant à la carte blanche consacrée à l'Arménie, le photojournaliste Éric Guigorian présente un travail sur les Border Village avec la Turquie tandis que Tatevik Vardanyan saisit les vestiges du régime soviétique et la population à Erevan. Une carte blanche qui se termine avec Hrant Khachatryan à la Maison de la Culture Arménienne de Grenoble avec sa série The pink tale of Leninakan.

Le Mois de la photo / Quartiers du monde
À l'Ancien Musée de Peinture jusqu'au dimanche 26 novembre


Quartiers du Monde

5e édition du Mois de la Photo, carte blanche à l'Arménie
Ancien Musée de Peinture Place de Verdun Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Mémoires sensibles

ARTS | Photo / Interrompu en plein vol du fait du deuxième confinement, le Mois de la photo va reprendre ses aises à l'Ancien Musée de peinture et devrait même jouer les prolongations. L'occasion notammentn de découvrir l'expression de deux photographes étrangères, l'une japonaise, l'autre australienne. Détails.

Damien Grimbert | Mardi 8 décembre 2020

Mémoires sensibles

Abruptement interrompue par le confinement 48 heures à peine après son ouverture, la huitième édition du Mois de la Photo, organisée par la Maison de l’image, revient fort heureusement jouer les prolongations. Commençons par rappeler brièvement le principe : une thématique centrale (cette année, celle de la mémoire, à la fois intiment liée au medium photographique lui-même mais également objet de travail récurrent de nombreux photographes contemporains depuis l’orée des années 2000), une exposition principale à l’Ancien Musée de Peinture, qui regroupe les œuvres d’un ou deux artistes invités et celle de trois autres photographes lauréats sélectionnés par un jury européen, et enfin une flopée d’autres expositions réparties dans divers lieux de la ville et de l’agglomération (on citera à titre d’exemple celles d’Yveline Loiseur au VOG de Fontaine, et celle de Tomasz Laczny au Studio Spiral, toutes deux maintenues). À l’Ancien Musée de Peinture, la photographe japonaise Miki Nitadori explore ainsi au travers de son projet Odyssée les liens entre mémoire individuelle et mémoire collective : l'artiste investit pleinement le lieu au travers d’une impressionnante scé

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Mois de la photo : l'image dépasse les frontières

Festival | Avec pas loin d’une trentaine d’artistes exposés essentiellement à Grenoble, le Mois de la photo, organisé par la Maison de l’image, prend des allures de marathon photographique. Comme à son habitude, l’Ancien Musée de peinture accueille jusqu’au 24 novembre l’exposition principale, avec comme invité d’honneur le photographe allemand Kai Wiedenhöfer.

Nathalie Gresset | Mardi 5 novembre 2019

Mois de la photo : l'image dépasse les frontières

Géographiques, politiques, psychologiques, sociales, culturelles… Pour cette 7e édition, le Mois de la photo décompose les différentes nuances du thème « murs et frontières » pour rendre hommage au 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin. Dans l’Ancien Musée de peinture, le parcours d’exposition commence avec la carte blanche, dédiée cette année à l’Ukraine, qui confronte les regards de deux photographes, à travers deux séries de portraits de populations “en marge” de la société. Face aux clichés colorés de Yurko Dyachyshyn présentant des gitans ukrainiens de Pidvynogradiv dont les sourires dévoilent des dents en or - signe de richesse et d’un rang social élevé au sein du groupe -, Alexander Chekmenev met quant à lui en scène des personnes sans-abris à travers des images sobres, touchantes et empreintes d’une certaine gravité, tout en jouant sur le contraste clair-obscur (coucou Caravage). L’exposition se poursuit ensuite avec les cinq lauréats de l’appel à photo, qui abordent chacun à leur manière la notion de frontière. Très en prise a

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Les six expositions à ne pas louper cet automne à Grenoble (avec, forcément, Picasso)

Panorama de rentrée culturelle 2019/2020 | Suivez-nous au Musée de Grenoble, au Centre du graphisme ou encore dans divers musées départementaux.

La rédaction | Mardi 24 septembre 2019

Les six expositions à ne pas louper cet automne à Grenoble (avec, forcément, Picasso)

Picasso, au cœur des ténèbres (1939-1945) Blockbuster en perspective ! Mais attention, si le Musée de Grenoble consacre une exposition à ce monstre sacré de la création du XXe siècle qu’est Picasso, c’est pour se pencher sur une période peu connue et peut-être pas toujours facile à aborder : celle des années de guerre. Pas d’œuvres archi-connues à l’horizon, ni aucune représentation directe de la guerre, mais plutôt une sorte de journal intime et pictural de ces années sombres que le maître espagnol choisit, a contrario de bon nombre d’artistes, de passer à Paris, sous occupation allemande… Au Musée de Grenoble du 5 octobre au 5 janvier Alain Le Quernec, du dernier cri Alain Le Quernec a la particularité d’avoir toujours mené conjointement sa carrière de graphiste à celle de professeur d’arts plastiques. Un goût pour la pédagogie qu’il tient peut-être de sa formation avec un affichiste polonais dont il a suivi la formation et auquel le centre du graphisme a rendu ho

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Corps croisés au Mois de la photo de Grenoble

ARTS | Avec une multitude de propositions, le Mois de le Photo, organisé par la Maison de l'Image de Grenoble, est l'occasion rêvée de se faire une cure photographique. Après débroussaillage et repérage dans le vaste programme, nous avons sélectionné quelques-unes des expositions qui ont accroché notre regard. Dont, forcément, celle, place forte de l’événement, proposée à l'Ancien musée de peinture autour du « corps en présence ».

Benjamin Bardinet | Mardi 13 novembre 2018

Corps croisés au Mois de la photo de Grenoble

Chaque année, le cœur battant du Mois de la photo se trouve dans le magnifique (même si plus très en forme) Ancien musée de peinture, place de Verdun. Pour cette édition, le parcours débute avec une présentation des cinq lauréats de l'appel à photo organisé par la Maison de l’image autour du thème « corps en présence ». Ô joie, c'est avec deux propositions inattendues et réussies que s'ouvre la sélection. Dans ses photos, Pablo-Martín Córdoba a enregistré le flux des citadins canalisés par les espaces architecturaux, tandis que Gilberto Güiza-Rojas propose de sobres mais percutantes mises en scène interrogeant la place du corps dans le monde du travail – anonyme pour les uns, bête de somme pour les autres. Autre bonne surprise : plus loin, immergé dans des raves-party dionysiaques, Étienne Racine nous crache à la figure des corps imbibés d'alcool et ruisselants de sueur – à l'opposée de l'imagerie aseptisée des corps stéréotypés de la pub et du cinéma.

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Les sept expositions qui vont rythmer la saison grenobloise

Panorama de rentrée culturelle 2018/2019 | Avec de la photographie, du graphisme, de l'art contemporain, de l'égyptologie ou encore des sciences de l'univers.

La rédaction | Mardi 25 septembre 2018

Les sept expositions qui vont rythmer la saison grenobloise

Les Mondes inconnus Intrigante sur le papier cette exposition baptisée Les Mondes inconnus que l'on pourra découvrir à la Casemate (le Centre de culture scientifique, technique et industrielle de Grenoble), au Muséum et à l’Observatoire des sciences de l’univers de Grenoble (sur le campus). Une triple proposition qui a pour but de faire découvrir au public (et notamment aux plus jeunes) les mystères des sciences de l'univers via, à ce qu'on nous en a dit, une scénographie ludique et interactive – comme, par exemple, un voyage dans une fusée ! Plus d'infos mi-octobre, dès que nous aurons visité tout ça. À la Casemate, au Muséum et à l'Osug du samedi 13 octobre au dimanche 28 juillet Allons voir la mer avec Doisneau De Robert Doisneau (1912 – 1994), figure majeure de la photographie humaniste,

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"Les Dépossédés" d'Edith Roux : villes sans visage

ARTS | Invitée dans le cadre du off du Mois de la photo (un off qui s'installe dans plusieurs lieux de l'agglo), Edith Roux investit jusqu’au 18 novembre la Bibliothèque centre-ville de Grenoble.

Charline Corubolo | Mardi 7 novembre 2017

Des Dépossédés du quartier ancien de Kashgar au Xinjiang à la Dystopie urbaine d’Ordos en Mongolie, Edith Roux dresse deux portraits de ville sans visage dans les régions dites "autonomes" de la Chine. Posant devant les ruines de leur maison suite à un projet de rénovation voulu par les autorités chinoises, les habitants ouïghours apparaissent de manière surréaliste au milieu des vestiges, comme si le quartier n’avait jamais été habité. Quant au triptyque présentant le projet immobilier d’Ordos, il dévoile également une architecture surréaliste mais par sa grandeur absente. Construit afin d’accueillir un million de résident, le quartier fantôme demeure quasiment vide faute d’acquéreurs.

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Peter Bauza : « Représenter la part obscure du Brésil »

Exposition | À travers un portrait sensible des habitants des ruines d’un projet immobilier en périphérie de Rio de Janeiro, où se mêlent les couleurs de l’espoir et la frontalité abrupte de l’abandon, le photojournaliste allemand Peter Bauza révèle un récit contemporain à la narration complexe. Invité d’honneur de la cinquième édition du Mois de la photo portée par la Maison de l’Image, il nous explique sa vision du métier et dévoile les dessous de sa série "Copacabana Palace".

Charline Corubolo | Mardi 7 novembre 2017

Peter Bauza : « Représenter la part obscure du Brésil »

Vous étiez à vos débuts photographe, puis vous êtes devenu photojournaliste. Qu’est-ce qui a enclenché ce changement ? Peter Bauza : Le monde de la photographie a changé. Beaucoup d’entre nous ont commencé comme photographe : on recevait des commandes, on faisait cette photo, puis celle-ci. Aujourd’hui, quand on fait un travail sur des sujets importants, ce n’est pas suffisant de faire seulement des photos. Il faut comprendre le contexte, l’histoire, choisir ce que l'on veut montrer dans le monde et écrire sur ce que l’on voit. Je suis devenu photojournaliste avec le temps parce que c’est une pratique beaucoup plus riche qui permet d’écrire des histoires sur des personnes, sur des moments… On donne la voix par la photo et le texte. Chaque image a une histoire à raconter. Dans l’Ancien musée de peinture de Grenoble, vous présentez une série intitulée Copacabana Palace. Comment est né ce projet ? J’étais en train de chercher un projet au Brésil qui montre la transformation du pays avant les Jeux olympiques de 2016. En arriv

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Les dix expositions à ne pas manquer cette saison à Grenoble et aux alentours

Panorama de rentrée culturelle 2017/2018 | Une sélection à base de légendes de l'art (Delacroix, Gauguin, et même les Beatles – pourquoi pas !) mais aussi de jeunes artistes ou encore d'expositions plus patrimoniales – il paraît que l'on va bientôt célébrer l'anniversaire des Jeux olympiques grenoblois.

La rédaction | Mardi 26 septembre 2017

Les dix expositions à ne pas manquer cette saison à Grenoble et aux alentours

Matt Coco En résonance avec la Biennale d'art contemporain de Lyon, qui imagine des Mondes flottants, l'artiste installé à Lyon Matt Coco investira la Halle de Pont-en-Royans début octobre pour une déambulation à la lisière du brouillard. Intitulée In caso di nebbia (traduire : en cas de brouillard), la proposition entend créer un imaginaire flirtant avec l’onirique où le naturel se mêle à l’industriel. Un paysage de volumes aboutis induisant une transformation par l’activation du spectateur, par la danse, le regard, la parole… L’artiste déploiera ainsi une déambulation immersive, en devenir. À la Halle (Pont-en-Royans) du 10 octobre au 30 décembre Alice Assouline

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PB d'or 2016 : expo

C'était 2016... | Avec, notamment, une nouvelle tête à suivre.

Charline Corubolo | Mardi 20 décembre 2016

PB d'or 2016 : expo

Le PB d’or de l’artiste découverte : Mengpei Liu Sa nature est paisible, et pourtant il se dégage de ses toiles une puissance picturale qui happe le regard. Ce doux paradoxe plastique trouve sa genèse dans les racines de l’artiste. Née en 1991 dans une petite province de Chine où elle découvre l’art traditionnel à l’encre de Chine, Mengpei Liu poursuit sa quête artistique en France, avec une formation à l’École supérieure d'art et de design de Grenoble. Elle découvre alors les paysages isérois semblables à ceux de ses souvenirs d’enfance et l’expressivité de la peinture de Philippe Cognée présentée en 2012 au Musée de Grenoble. Après un passage au Musée Hébert, nous la découvrions en novembre dernier à la galerie grenobloise Xavier Jouvin où elle dévoilait des toiles de vues du Vercors mêlant peinture à l’huile et encre de Chine. Le geste est frénétique, contraste saisissant avec la quiétude des cours d’eau et vallées qu’elle dépeint. Au creux de la matière se loge un détail coloré, mettant en lumière toute la finesse de Mengpei Liu : un nom qui, nous le parions, va s’imposer dans la peinture contemporaine. Le PB d’or du médium

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Pluralité du paysage avec le Mois de la photo de Grenoble

ARTS | Porté par la Maison de l’Image, le Mois de la photo amène le paysage entre les murs de l’Ancien musée de peinture et de la Plateforme. Une proposition éclectique qui s’intéresse aux grands espaces comme aux paysages intérieurs grâce à l'Italien Gabriele Basilico et à onze autres photographes, pour une quatrième édition placée sous le signe d’un dépaysement sublimé.

Charline Corubolo | Mardi 27 septembre 2016

Pluralité du paysage avec le Mois de la photo de Grenoble

Fort d’une proposition dense et variée, l’événement annuel de la Maison de l’image se pare d’un nouveau manteau sémantique en cette rentrée 2016. C’est ainsi que se tient jusqu’au 2 octobre le Mois de la photo, avec pour haut lieu la place de Verdun. Investissant l’Ancien musée de peinture et la Plateforme, la manifestation se révèle intelligente et séduisante notamment grâce à la présentation du travail de Gabriele Basicilo (1944-2013). Prenant pour thème le paysage, en résonance avec la 1ère saison de Paysage > Paysages, l’exposition dévoile une quarantaine de clichés de l’Italien pris entre les années 1980 et 1990. Sur petit ou grand format, en noir et blanc, s’exprime alors tout le génie d’un regard qui aimait prendre son temps afin de capter l’essence de la vue, qu’elle soit urbaine ou sauvage. Avec cet éloge à la lenteur du regard, le photographe s’appliquait à mettre u

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Le Mois de la photo, « une recherche d’accessibilité »

ARTS | L’année dernière, le Mois de la photo avait séduit notre regard avec, notamment, les clichés de Vivian Maier. Il revient le 14 septembre à l'Ancien musée de peinture en mettant à l’honneur l'Italien Gabriele Basilico et entend donner encore plus de place aux photographes. Rencontre avec Marianna Martino de la Maison de l’Image, structure porteuse de l'événement.

Charline Corubolo | Vendredi 9 septembre 2016

Le Mois de la photo, « une recherche d’accessibilité »

« On pense qu’il y a une nécessité à donner un peu plus d’espace à de grands photographes mais également à des talents émergeants à Grenoble » nous explique Marianna Martino, chargée de coordination des expositions et de la communication à la Maison de l’image. Tel est donc le leitmotiv de cette quatrième édition du Mois de la photo, avec un photographe à l'honneur et la présentation de jeunes artistes. Après Vivian Maier, c’est l’Italien Gabriele Basilico (1944 – 2013) et son exploration de l’environnement urbain qui sont mis en avant. Inaugurée vendredi 16 septembre à l’Ancien musée de peinture, l’exposition présente également sept autres photographes, dont deux Italiens. « On a décidé de travailler sur la thématique du paysage car on a participé à l’événement Paysage-Paysages [proposition artistique développée sur le département de l’Isère – NDLR]. Par ailleurs, on est en lien avec l’association

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Le grain de la montagne selon Yann Bigant

ARTS | Le photographe est parti au Tibet l'an passé. Et en a ramené des clichés qui captent magnifiquement le caractère sauvage de la montagne.

Charline Corubolo | Mardi 22 mars 2016

Le grain de la montagne selon Yann Bigant

À travers son Rolleiflex, Yann Bigant installe dans ses photographies une poétique double entre nostalgie et force sourde de la montagne. Parti un mois à l'automne 2015 explorer les contreforts du plateau tibétain, il ramène de cette marche une série de clichés intitulée Mountains of Eastern Tibet, sorte de journal intime en creux réalisé durant les derniers jours de son périple. Sur les formats carrés agrandis, le grain de l'image crée un effet poudreux de la nature tout en sublimant des vues qui paraissent alors vieillies, avec douceur, par le temps. En clair-obscur se dessine une architecture de la vallée, vision brute de cet environnement due à un ressenti sans barrière entre le photographe et les éléments. Hymne à cette région rugueuse et habitée, les images dévoilent des sommets enneigés effleurés par les nuages, où toute présence humaine est absente, la solitude étant remplacée par le caractère sauvage de la terre. Une âme de la nature que Yann Bigant saisit en toute simplicité mais avec subtilité. Dans ces paysages en noir et blanc, le regard est capté par la lumière de cette montagne silencieuse. Mountains of Eastern Tibet

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