Biennale arts-sciences : les changements, c'est maintenant

Festival | On l’a appris au détour d’une conversation, l’Hexagone de Meylan n’ayant encore rien officialisé publiquement : la biennale arts-sciences Les Rencontres-i va changer de nom (ce sera Experimenta) et de dates (en février plutôt qu’en octobre). On a du coup essayé d’en savoir plus en allant directement à la source.

Aurélien Martinez | Mardi 28 mars 2017

Photo : Pierre Jayet


« On avait de nombreux noms pour nos différentes activités entre la biennale Arts-Sciences, les Rencontres-i, Experimenta… Il nous a paru important de nous recentrer en trouvant le format le plus immédiatement compréhensible à la fois pour le public de l'agglomération et pour nos partenaires extérieurs, notamment à l'étranger. »

Voilà qui est clair comme nous l'a expliqué Antoine Conjard, directeur de l'Hexagone de Meylan et de la biennale arts-sciences que ce même Hexagone organise : le nom du « salon arts, sciences et technologies » organisé chaque année à Minatec devient le nom de la biennale dans son ensemble, les Rencontres-imaginaires étant délaissées pour une appellation plus explicite. « Pour la petite histoire, quand on en a parlé avec des partenaires japonais, pour eux il n'y avait pas photo : Experimenta était le nom le plus évident. Ils comprennent tout de suite ce que ça veut dire. »

« On est sur du marketing territorial »

Et quitte à changer le nom, pourquoi ne pas changer les dates aussi ? Car la biennale avait habituellement lieu au début de l'automne, en plein dans le rush de la rentrée – ce qui pouvait nuire à sa visibilité. Maintenant, ce sera en hiver, période moins dense culturellement parlant.

« Avec ce changement, on est aussi sur du marketing territorial, avec l'idée de renforcer l'association de l'image grenobloise de la neige d'un côté et de l'innovation de l'autre. D'où l'envie de positionner Experimenta à un moment d'activité de sports d'hiver. »

Pour la prochaine édition, on a ainsi rendez-vous du 1er au 10 février 2018 (et non à l'automne 2017), pour la biennale comme le salon (qui du coup suit le mouvement et ne reviendra aussi que tous les deux ans).

L'art, la science et la métropole

Et pendant qu'on tient Antoine Conjard, une dernière question : ça en est où ce projet novateur d'identifier l'Hexagone comme une scène nationale arts et sciences ? Réponse : il est encore plus d'actualité !

« L'État nous a demandé de refabriquer un contrat d'objectifs avec l'ensemble des partenaires de la scène – l'État, la région, le département et maintenant la métropole. Car la nouveauté de 2017, c'est que la Ville de Meylan a cédé le bâtiment Hexagone à la métropole, qui devient notre interlocuteur majeur. Sur le territoire, on se retrouve du coup avec une situation totalement exceptionnelle : la métropole grenobloise est la seule à porter deux scènes nationales. Et pas n'importe lesquelles : la plus grosse de France et l'inédite. »

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Jérôme Villeneuve est le nouveau directeur de l'Hexagone

Nomination | La scène nationale de Meylan connaît officiellement le nom de son nouveau directeur : il s'agit de Jérôme Villeneuve, 34 ans (...)

Valentine Autruffe | Lundi 11 octobre 2021

Jérôme Villeneuve est le nouveau directeur de l'Hexagone

La scène nationale de Meylan connaît officiellement le nom de son nouveau directeur : il s'agit de Jérôme Villeneuve, 34 ans et président de l'association Arcan (Association ressource pour la création artistique numérique), qui organise plusieurs événements autour des arts, de la science et du numérique, comme Negotium ou DN[A]. Titulaire d'un doctorat en "Ingénierie de la Cognition, de l’Interaction, de l’Apprentissage et de la Création", il est également chercheur au sein de la cellule "Arts Numériques et Immersions Sensorielles", construite avec le Ministère de la Culture, le CNRS, l’Université Grenoble Alpes et installée au laboratoire GIPSA. Le profil de Jérôme Villeneuve, très orienté art et sciences, a logiquement été retenu pour l'Hexagone, dont un pan important de la programmation est tourné vers cette dualité : le théâtre organise notamment la biennale Experimenta, et travail

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Antoine Conjard, directeur de l’Hexagone : « On a le sentiment que la saison est terminée »

Spectacle | « Suite aux consignes nationales liées à la pandémie du Covid-19, nous sommes contraints d’annuler au minimum tous les spectacles prévus au mois de mars et avril 2020 » : c'est ce qu'a écrit l’équipe de l’Hexagone sur son site web, dès les mesures de confinement adoptées. On a appelé Antoine Conjard, le directeur de cette scène nationale arts sciences basée à Meylan, pour savoir s’il avait maintenant le recul pour nous en dire plus.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 avril 2020

Antoine Conjard, directeur de l’Hexagone : « On a le sentiment que la saison est terminée »

Quel est le quotidien d’un directeur dont le théâtre est fermé ? Antoine Conjard : Il est particulier mais je me suis organisé pour être en connexion avec toute l’équipe. Très tôt, avant les décisions d’interdiction des rassemblements de plus de 1 000 personnes, on avait commencé à s’organiser en vue d’un possible confinement. On a fait en sorte que toute l’équipe de l’Hexagone puisse faire du télétravail dans de bonnes conditions : tout le monde en ce moment peut donc communiquer et se parler afin de préparer la suite. Quelle suite ? Imaginez-vous rouvrir le théâtre avant juin et la fin de la saison culturelle 2019/2020 ? Ça, on n’en sait rien. On avance au jour le jour en fonction des annonces du gouvernement, mais c’est sûr qu’on a le sentiment que la saison est terminée. Même si on ne peut pas le dire tant que ce n’est pas effectif. Qu’en est-il des spectacles qui ont dû être annulés du fait de la fermeture du théâtre ? Globalement, on a une position de principe : il faut faire en sorte que les cho

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Experimenta : ouvrir de nouveaux chemins

Événement | Douze spectacles, dix tables rondes, une trentaine d’installations artistiques, déambulations théâtralisées, performances et ateliers… onze jours durant et dans plusieurs salles de l’agglomération, la Biennale Arts Sciences voit (et fait) les choses en grand. Présentation avec Antoine Conjard, directeur de l’Hexagone, la cheville ouvrière de la manifestation.

Martin de Kerimel | Mardi 4 février 2020

Experimenta : ouvrir de nouveaux chemins

C’est l’aboutissement de deux années de travail : Experimenta, la Biennale Arts Sciences de l’agglomération grenobloise, ouvre ses portes mardi 11 février. Au programme : Dolor, une exposition photos à la MC2, et la première représentation de G5 à l’Hexagone (Meylan). Cette dixième édition respecte les fondamentaux : pour les organisateurs, il s’agit de favoriser une rencontre féconde entre artistes, scientifiques et technologues, tout en mobilisant un large public. Jusqu’au bal de clôture du vendredi 21 au soir, douze spectacles sont à découvrir, y compris dans d’autres salles : Espace 600 (Grenoble), La Rampe – La Ponatière (Échirolles), Le Déclic (Claix), La Source (Fontaine), L’Odyssée – L’Autre Rive (Eybens), l’Amphithéâtre (Pont-de-Claix) et l’EST (Saint-Martin-d’Hères). En complément, du 13 au 15 février, la Maison Minatec Grenoble et l’Auditorium Grenoble INP accueillent un salon et un forum : propositions artistiques et tables rondes, il y aura beaucoup à découvrir ! Ces rendez-vous, ouverts à tous et gratuits, invitent les curieux à plonger dans l’imaginaire croisé des participants, liés à l’intelligence artificielle, au numérique, à la scie

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Expérimenta : quand la biennale arts-sciences tient salon

Salon | Organisée par l’Hexagone, scène nationale arts et sciences basée à Meylan, et l’Atelier arts sciences qu'il a créé, la biennale Expérimenta est en place dans l'agglomération grenobloise depuis le 1er février. Et avant de se terminer le samedi 10 février, elle propose pendant trois jours un salon à Minatec (sur la presqu’île scientifique grenobloise) afin d'explorer les rapports entre art, technologie et science. On l'a visité, et c'est passionnant.

Alice Colmart | Jeudi 8 février 2018

Expérimenta : quand la biennale arts-sciences tient salon

La biennale arts-sciences Expérimenta, c'est des spectacles, des conférences, des ateliers… Et aussi – surtout même – un salon, qui ravira les curieux prêts à s’essayer à de nouvelles expériences. Au programme : des installations artistiques, des prototypes, des performances ou encore des ateliers immersifs – comme Dans la peau d’un astronaute qui permet, en réalité virtuelle, d’aborder l'expérience unique vécue par l’astronaute Thomas Pesquet à bord de la Station spatiale internationale. Autre exemple immersif : l'installation Digital Vaudou RV, réalisée en écho au spectacle du même nom présenté en ouverture de la biennale. Dans cet atelier modélisé en 3D, le metteur en scène et artiste numérique Nicolas Ticot donne à voir et à comprendre les aspects traditionnels de la culture vaudou d’Afrique de l’Ouest. Avec l’aide d’un casque, on observe des formes dansant avec les éléments – les pierres, la mer, le ciel… Le tout sur 360 degrés. Attention

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Culture en expérimentation avec la biennale arts-sciences Expérimenta

Festival | Changement de nom (Expérimenta à la place des Rencontres-i) et de dates (non plus en automne mais en hiver) pour la biennale arts-sciences pilotée par l’Hexagone de Meylan, qui conserve néanmoins l’originalité de son propos – favoriser la rencontre entre artistes, scientifiques, technologues et grand public via notamment des spectacles et un salon. Vu la densité du programme (il y en aura dans toute l’agglo pendant ces dix jours), on vous propose quelques repères pour ne pas vous perdre dans cette passionnante aventure.

La rédaction | Mardi 30 janvier 2018

Culture en expérimentation avec la biennale arts-sciences Expérimenta

Digital Vaudou Le spectacle d’ouverture de la biennale aura lieu à l’Hexagone de Meylan et sera une création, dont on a pu découvrir un extrait la semaine dernière. Soit une proposition de l’artiste numérique et électro Nicolas Ticot et du danseur originaire du Bénin Vincent Harisdo, centrée sur la tradition vaudou d’Afrique de l’Ouest. Au vu de ce qui nous a été montré, ce Digital Vaudou semble mixer l’art ancestral le plus pur (les deux hommes savent visiblement de quoi ils parlent) et la modernité la plus moderne via notamment un dispositif circulaire entourant le danseur et permettant la projection d’images numériques. Intriguant… À l’Hexagone jeudi 1er et vendredi 2 février Artefact Voilà un spectacle parenthèse que Joris Mathieu a créé l'an dernier. Toujours en questionnement sur l'objet du théâtre et ses composantes, le metteur en scène familier des croisements arts et sciences a poussé le "vice" jusqu’à se débarrasser des

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Six festivals à ne pas louper les prochains mois à Grenoble et aux alentours

Panorama de rentrée culturelle | Zoom sur certaines des grosses manifestations du premier semestre 2018 dans l’agglomération grenobloise. Où il sera question de musique, de spectacles et de rencontres avec des artistes.

La rédaction | Mardi 9 janvier 2018

Six festivals à ne pas louper les prochains mois à Grenoble et aux alentours

Experimenta Du 1er au 10 février Nouveau nom pour la biennale arts-sciences pilotée par l’Hexagone de Meylan (elle s’appelait avant Les Rencontres-i) et nouvelles dates (on passe d’octobre à février), mais ligne directrice toujours la même : favoriser la rencontre entre artistes, scientifiques et spectateurs. Avec, pour cela, un (passionnant) salon de trois jours fait d’installations artistiques, de performances, de conférences… ; et bien sûr de nombreux spectacles (comme Digital Vaudou – photo) dans plusieurs salles de l’agglo qui vont matérialiser de différentes formes (de la plus abstraite à la plus poétique par exemple) ce noble dessein. Holocène Festival Du 27 février au 3 mars « Le maximum de styles musicaux possibles » : tel est le mantra, édicté dès sa première édition l'an dernier par le festival Holocène, organisé par le producteur grenoblois le Périscope. Une promesse respectée, c'est bien le moins qu'on puisse dire, tant Holocène compte, réparties

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Simple question de l’été #6 : pourquoi certaines salles de spectacle sont-elles subventionnées ?

ACTUS | S’il existe des salles de spectacle privées qui vivent (plus ou moins) bien, les salles publiques, elles, comptent sur la contribution des différents acteurs publics (ville, département, région, État…) lorsqu’elles bouclent leur budget annuel. Antoine Conjard, directeur de la scène nationale l’Hexagone de Meylan, nous explique pourquoi.

Nicolas Joly | Jeudi 20 juillet 2017

Simple question de l’été #6 : pourquoi certaines salles de spectacle sont-elles subventionnées ?

« Si nous n’avions pas d’argent public, les places de spectacle de l’Hexagone qui sont à 12 ou 13€ en moyenne seraient à 40 ou 50€. C’est pour cela que les prix des places dans les salles privées sont plus élevés que ceux des salles publiques. Car après tout, accueillir des spectacles génère des coûts. Il faut entretenir l’espace dont on dispose, accueillir les artistes et les équipes, mais aussi rémunérer correctement les personnes qui travaillent au sein de notre structure. » Mais encore ? « Il faut aussi savoir que le secteur public spectacle vivant travaille à la création contemporaine, pour permettre l’échange entre les chercheurs que sont les artistes et les spectateurs. Nous voulons permettre à ces derniers de découvrir des formes de spectacle qu’ils n’auraient pas l’occasion de voir si nous n’existions pas. » Plus d'infos sur l'Hexagone de Meylan : www.theatre-hexagone.eu

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Atelier Arts Sciences : j'ai 10 ans

ACTUS | À Grenoble, l’Atelier Arts Sciences, financé conjointement par la scène nationale l’Hexagone de Meylan et le CEA, rassemble des artistes et des chercheurs afin qu’ils échangent sur leurs pratiques et, surtout, travaillent ensemble. Pour fêter les dix ans de ce laboratoire original, l’équipe l’ouvre au public le temps d’une journée (le jeudi 2 février).

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 31 janvier 2017

Atelier Arts Sciences : j'ai 10 ans

« Notre travail repose sur l’intégration des nouvelles technologies dans le monde de l’art » : voilà comment Eliane Sausse, directrice de l’Atelier Arts Sciences (et secrétaire générale de l’Hexagone de Meylan), résume les missions de ce laboratoire lancé en 2007. Grâce à l’Atelier, artistes et scientifiques se rencontrent, échangent et progressent pour aboutir à des projets communs. Comme, par exemple, celui d’EZ3kiel : en 2009, le groupe de musiciens, assoiffé d’innovation, avait pu travailler à Grenoble sur une installation interactive baptisée « les mécaniques poétiques ». « L’Atelier Arts Sciences a montré que les artistes réussissaient à bien anticiper les évolutions de la société » poursuit Eliane Sausse, qui annonce pour 2017 une réalisation du plasticien très branché nanoélectronique Lionel Palun. En octobre, la résidence de ce dernier prendra fin. Son œuvre, consacrée au "big data" (des milli

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« Pour une ambition culturelle métropolitaine à la hauteur de la capitale des Alpes »

Tribune | En 2016, Grenoble Alpes Métropole définit ce que sera l’intérêt métropolitain dans plusieurs domaines afin de construire ses politiques publiques. Ainsi en est-il de la culture pour laquelle la nouvelle collectivité doit délimiter les contours de son engagement. Au-delà de l’éventuel transfert d’équipements à l’euro près entre les communes et la métropole, c’est l’occasion de faire le point sur ce qu’est la culture à Grenoble et son agglomération et sur l’ambition que cette réflexion peut nourrir.

Antoine Conjard, directeur de l’Hexagone Scène Nationale Arts Sciences | Mardi 24 mai 2016

« Pour une ambition culturelle métropolitaine à la hauteur de la capitale des Alpes »

Dans l’histoire de la décentralisation, la vie culturelle grenobloise est un creuset de la vie culturelle française. Aujourd’hui encore les artistes et acteurs culturels grenoblois sont des références et irriguent nombre de réseaux à l’échelle européenne et internationale. Mon intention ici n’est pas de faire un inventaire exhaustif mais de faire prendre conscience de la chance que chaque habitant de l’agglomération a d’avoir la possibilité d’être au contact d’œuvres et d’artistes qui participent du mouvement mondial des idées, des émotions. L’importance de ce contact interdit toute politique de repli et engage à articuler action territoriale et ouverture internationale. Nous n’avons pas suffisamment conscience de cette chance, qui trop souvent est confondue avec une forme d’élitisme. Gageons que la formule de Jean Vilar « élitaire pour tous » soit toujours et plus que jamais d’actualité : offrir le meilleur au plus grand nombre. La culture, a contrario d’un bien matériel, ne s’épuise pas dans sa consommation mais se démultiplie dans le partage. « S’élever, d’urgence! » Le rapport à la création et à l’art en général est un moyen unique pour chaqu

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Gemmes musicales

MUSIQUES | Au Royaume-Uni plus encore peut-être qu’en France, le rôle joué par les radios indépendantes dans la diffusion des musiques alternatives est prépondérant, car (...)

Damien Grimbert | Mardi 2 septembre 2014

Gemmes musicales

Au Royaume-Uni plus encore peut-être qu’en France, le rôle joué par les radios indépendantes dans la diffusion des musiques alternatives est prépondérant, car profondément ancré dans la culture populaire. Et c’est justement ce statut de passeur qu’ont décidé de célébrer le collectif d’associations DesNuéesDeSens et Radio Campus, en invitant à Grenoble le temps d’une semaine quatre figures de proue de la radio de Glasgow Subcity. Respectivement en charge des émissions The Dissolving Dancefloor et 12th Isle Transmissions, Stewart Brown, Al White et Joss Allen d’un côté et Fergus Clark de l’autre sont de véritables défricheurs de nouvelles frontières musicales, mêlant sans préjugés dans leurs sets techno, house, ambient, noise, bass music, punk, weirdo rock, reggae dub, minimal wave, free jazz et autres étrangetés psychédéliques et/ou expérimentales. En charge de la soirée d’accueil des étudiants Watt dooyoodoo organisée ce jeudi à EVE par l’Université Stendhal et l’asso

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On va voir quoi ?

SCENES | La biennale arts sciences Les Rencontres-i débute cette semaine. Une fois n’est pas coutume, nous n’avons quasiment pu voir aucun des spectacles programmés pendant ces dix jours de festival. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas vous parler de ceux qui nous donnent envie! Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Jeudi 26 septembre 2013

On va voir quoi ?

À la rue, O. Bloque Débuter un festival arts sciences par un spectacle de l’auteure et metteuse en scène Marina Damestoy, notamment connue pour avoir initié les mouvements sociaux Génération Précaire et Jeudi-Noir, tel est le premier pari des Rencontres-i. Une création sur une jeune femme issue d’une famille aisée qui devient SDF par la force des choses, et dont on nous a vanté la pertinence du propos. Vendredi 4 octobre à 20h et samedi 5 à 18h, au CLC (Eybens) Robot ! Faire danser des robots? Une idée originale de l'exubérante chorégraphe espagnole Blanca Li. Sur scène, aux côtés des danseurs, on retrouvera donc des petits robots appelés Nao – ceux qui dansent le mieux parmi la faune robotique selon l’artiste. On veut bien la croire, tant les vidéos disponibles le prouvent. Reste à savoir si tout ceci fera spectacle... Vendredi 4 et samedi 5 octobre à 20h, à l’Hexagone (Meylan) Bionic Orchestra 2.0 Deuxième version de cette proposition du beatboxer Ezra, présentée en 2011 toujours dans le cadre des Rencontres-i : une création musicale, visuelle et interactive mêlant human

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Les Rencontres-i, fabrique de grandes utopies

ACTUS | Début la semaine prochaine de la septième édition des Rencontres-i, biennale mixant habilement arts et sciences. Une aventure atypique, aventureuse et passionnante portée par l’Hexagone, la scène nationale de Meylan amenée à devenir un pôle national sur ces questions. De ça, et d’autres choses encore, on a longuement causé avec le directeur Antoine Conjard.

Aurélien Martinez | Vendredi 20 septembre 2013

Les Rencontres-i, fabrique de grandes utopies

Les Rencontres-i, c’est donc une « biennale arts sciences »... Mais encore ?! Antoine Conjard : Il s’agit de mixer arts et sciences au regard de quelque chose. Le triptyque est important : quand il y a une relation à deux, binaire, on est vite dans le ping-pong. En revanche, dès que l’on rajoute un troisième plan, une dynamique se met en route. C’est donc arts et sciences avec ce troisième côté qu’est la société, le territoire... Car ce n’est pas les artistes et les scientifiques dans leur bocal, c’est les artistes et les scientifiques sur le territoire. Avec, au cœur du projet depuis 2002, l’idée de programmer des spectacles atypiques... Les Rencontres, au départ, ont été faites pour présenter des projets artistiques qui sortent du cadre traditionnel, qui ne rentrent pas trop dans la boîte du théâtre et qui interrogent la relation arts et sciences. Mais on ne présente pas forcément des spectacles technologiques : je ne veux surtout pas que ce soit la seule image que l’on garde de cette relation. Par exemple, la compagnie Les Ateliers du spectacle utilise beaucoup de technique, avec plein d’objets sur le plateau, sans tou

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La science des rêves

SCENES | En 2003, les Rencontres-i voyaient le jour. Impulsé par l’Hexagone de Meylan et le CEA, ce qui deviendra par la suite une biennale s’intéresse d’emblée aux (...)

Aurélien Martinez | Mardi 3 septembre 2013

La science des rêves

En 2003, les Rencontres-i voyaient le jour. Impulsé par l’Hexagone de Meylan et le CEA, ce qui deviendra par la suite une biennale s’intéresse d’emblée aux relations entre art et science. Si, au début, on a eu un peu de mal à comprendre où l’équipe organisatrice voulait aller (on se souvient par exemple d’une édition 2009 un brin confuse), force est de constater que le projet s’affine et devient bigrement intéressant – l’Hexagone se transforme même cette saison en « scène nationale arts sciences », ce qui la différencie encore plus de l’autre scène nationale du coin (la MC2). Pour cette septième édition, en plus du salon Experimenta, on pourra découvrir de nombreux spectacles (Blanca Li, Daniel Danis, Pierre Meunier, Mathurin Bolze...) dans la dizaine de salles de l’agglo partenaires. Plus d’infos dans le Petit Bulletin du 25 septembre. AM Les Rencontres-i, du jeudi 3 au dimanche 13 octobre.

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C’est notre choix

SCENES | Une sélection subjective et arbitraire de quelques évènements incontournables du festival. AM

François Cau | Vendredi 16 septembre 2011

C’est notre choix

Un parcours inaugural Les Rencontres-i 2011 débuteront avec un parcours original, l’équipe de la biennale aimant beaucoup les parcours - elle en proposera de nombreux. À 16h30, rendez-vous à la gare téléphérique, pour monter à la Bastille assister au vernissage des expositions Degrés de lumière et T.O.E. La première se propose d’associer lumière et musique, les trois artistes italiens ayant étroitement collaboré avec deux chercheurs du CEA. La seconde, conçue pour le Centre d’art Bastille, est une exposition collective autour de la notion d’énergie (le thème de ces Rencontres-i). À 18h30, départ pour le CCSTI – La Casemate où sera présentée XYZT, les paysages abstraits, l’exposition d’Adrien Mondot et de Claire Bardainne dont on attend énormément (on vous en reparlera une fois vue). À 20h45, tout le monde sera confortablement installé sur les sièges de l’Hexagone de Meylan pour découvrir une ébauche de L’Écorce du vent, projet autour de la lumière qui a gagné le prix A.R.T.S 2010 (un prix créé par l’Atelier arts-sciences dans le but de récompenser les collaborations innovantes et fructueuses entre artistes et scientifiques). Et la soirée se terminera p

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Science friction

SCENES | FESTIVAL/ À la fin du mois débuteront les Rencontres-i, organisées par l’Hexagone de Meylan. Une biennale arts-sciences en plein développement qui s’impose petit à petit comme l’un des évènements culturels de l’agglo les plus excitants. Rien que ça, oui. Aurélien Martinez

François Cau | Vendredi 16 septembre 2011

Science friction

La science d’un côté, l’art de l’autre. Les deux se regardent en chien de faïence. « Pourquoi vient-il me sucrer une part de budget pour des bagatelles de bobos quand moi, je travaille pour l’avenir de l’humanité ? » s’exclame la première, sûre d’elle et de sa légitimité. « Espèce de technophile sans aucune humanité qui va nous mener droit dans le mur » lui rétorque le second, d’un ton dénigrant et méprisant. Le décor est planté : on pourrait avoir ici affaire à un western moderne où deux mondes qu’a priori tout oppose s’affronteraient dans une lutte sans merci. Mais rien de tout ça. Car l’on est à Grenoble, là où rien ne se passe jamais comme on l’attend. Grenoble : une terre d’asile pour les scientifiques les plus réputés, carrément surnommée la « Silicon Valley » à la française par les plus ambitieux du fait de son positionnement en recherche et développement. Un territoire riche en laboratoires, universités et entreprises, également généreusement pourvu niveau culturel, à la grâce de politiques passées volontaristes (on cite souvent le Conseil général dans ce cas-là, alors citons-le) et d’acteurs locaux extrêmement impliqués. Ce qui fait dire là aussi aux plus ambitieux que

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« Pour une politique culturelle d’agglomération »

ACTUS | Le bassin grenoblois est extrêmement riche culturellement, notamment niveau spectacle vivant. On dénombre ainsi deux douzaines de plateaux de théâtre (dont (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 24 septembre 2010

« Pour une politique culturelle d’agglomération »

Le bassin grenoblois est extrêmement riche culturellement, notamment niveau spectacle vivant. On dénombre ainsi deux douzaines de plateaux de théâtre (dont deux scènes nationales : la MC2, la plus grande de France, et l’Hexagone, l’une des plus petites), offrant ainsi au public un choix considérable. Un public qui suit souvent en nombre, comme nous l’ont tous affirmé les directeurs, et comme nous pouvons nous en rendre compte chaque soir. Des spectateurs qui voyagent de ville en ville, sans se soucier des frontières administratives. À l’Hexagone par exemple, selon son taulier, un tiers du public vient de Meylan, un autre tiers de Grenoble et un dernier tiers de l’agglo (hors Grenoble). Pourtant, il n’existe pas de politique culturelle d’ensemble gérée par l’agglomération, ce que regrettent unanimement les directeurs que l’on a interrogés, comme nous l’explique Jacky Rocher de la Rampe : « Il va vraiment falloir se questionner là-dessus. Parce que si jamais les resserrements budgétaires devenaient trop importants, j’ai un peu peur des réflexes d’un certain nombre de villes et d’élus qui fassent des politiques culturelles pour leur ville exclusivement. C’est un immense

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Baisse-moi

ACTUS | Comment un directeur de salle aborde cette rentrée où sont annoncées des baisses de financements de toutes parts (État, département…). Comment voit-il l’avenir compte tenu de ces incertitudes ? Quel regard porte-t-il sur son métier et sur les activités culturelles en général ? On a rencontré trois des principaux directeurs de salle de l’agglo pour évoquer avec eux ces sujets. Magnéto. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 24 septembre 2010

Baisse-moi

En France, les activités culturelles sont financées à hauteur de 70 à 80% par les collectivités locales. Ainsi, un théâtre comme l’Hexagone reçoit 22% de ses subventions de la part de l’État, les 78 % restants provenant des collectivités – la ville de Meylan en premier lieu, puis le conseil régional, et enfin le conseil général. Or, outre la possible suppression de la clause de compétence générale (1) un temps prévue par la réforme des collectivités territoriales, plusieurs facteurs pourraient condamner ces financements multiples : que ce soit du côté des collectivités territoriales, en quête constante de financement du fait du transfert de nombreuses compétences sur leurs épaules, et de la disparition de certaines de leurs recettes, ou du côté de l’État avec sa politique de diminution de ses coûts de fonctionnement (2). «Les flous ne sont jamais bénéfiques» «Que font les collectivités locales aujourd’hui ? On leur a supprimé la taxe professionnelle, on leur dit qu’il y aura des compensations en euros constants garanties sur deux-trois ans – quid d'après ? Donc, les collectivités elles-mêmes prennent peur, font gaffe et anticipent. La plupa

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