Antonio Placer et Angélique Ionatos : indignés sans frontières

MUSIQUES | Le intense récital "Chansons indignées", entre Espagne et Grèce, continue de tournée à Grenoble et ailleurs. Il sera au Musée de Grenoble vendredi et samedi.

Aurélien Martinez | Mardi 7 juin 2016

Photo : Jessica Calvo


Antonio Placer, musicien espagnol installé depuis longtemps à Grenoble et nouvellement directeur du Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas (avec lequel il veut « célébrer les racines d'ailleurs des gens d'ici » comme il nous le déclarait en janvier), est un artiste engagé. On ne s'étonne donc pas qu'il ait baptisé son récital avec la chanteuse grecque Angélique Ionatos Chansons indignées.

Une rencontre forte entre deux personnalités qui le sont tout autant même si, sur scène, les deux univers (et les deux guitares) s'imbriquent parfaitement. Et un concert « entre les îles de Lesbos et le Finisterre galicien » tout en poésie et en émotions qu'ils donnent depuis quelque temps et qu'ils joueront cette fois-ci au Musée de Grenoble, dans le cadre de l'accueil exceptionnel par ce dernier d'un tableau du fameux peintre espagnol d'origine crétoise El Greco.

Rendez-vous vendredi 10 et samedi 11 juin à 20h30 – visite libre de l'exposition de Cristina Iglesias (elle aussi espagnole) et de la Pentecôte du Greco à 19h.


Chansons indignées

Avec Antonio Placer et Angélique Ionatos
Auditorium du Musée de Grenoble Place Lavalette Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Voix aux fenêtres, un festival pour déambuler à travers l'héritage de la ville

Événement | Du Palais du Parlement jusqu'au Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas, des voix résonneront à Grenoble entre vendredi 20 et dimanche 22 septembre pour célébrer les racines sociales et patrimoniales du quartier Alma-Très-Cloîtres. Et quoi de mieux que les Journées du patrimoine pour porter encore plus haut le festival Voix aux fenêtres ?

Adeline Gailly | Mardi 17 septembre 2019

 Voix aux fenêtres, un festival pour déambuler à travers l'héritage de la ville

S'il n'est plus à la tête du Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas depuis peu, le musicien espagnol Antonio Placer, à travers son association Musiques créatives du Sud, conserve pour autant l'organisation de la 4e édition du festival Voix aux fenêtres, toujours poussé par cette volonté de célébrer le quartier Alma-Très-Cloîtres et ses habitants. Et ce n'est pas un hasard si, cette année, l'événement aura lieu au même moment que les Journées du patrimoine. « Les migrants qui se sont installés au fil du temps dans ce quartier ont participé à sa construction architecturale. L'idée est donc de faire résonner les voix de ces colporteurs et colporteuses dans des lieux patrimoniaux, comme un clin d’œil », souligne-t-il. Ces voix s'élèveront essentiellement a cappella avec le désir de s'unir pour ne faire qu'une. « Il y a une perte d'identité dans notre société à cause de l'uniformisation. Alors qu'en réalité nous sommes tous une pièce différente d'un même puzzl

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Antonio Placer : « Ce qui se passe résiste à notre compréhension »

ACTUS | Alors que la Ville de Grenoble n'a pas souhaité les reconduire à la tête du Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas qu'ils dirigent depuis 2015, le musicien espagnol et son équipe tentent de « rétablir la vérité » sur ce dossier.

Aurélien Martinez | Mardi 12 mars 2019

Antonio Placer : « Ce qui se passe résiste à notre compréhension »

Une visite dans tous les recoins de la chapelle et de ses annexes pour prouver « l’état délabré » de la bâtisse qu’ils gèrent depuis 2015 (et qu’ils ont tenté de remettre sur pied avec les moyens du bord), puis une série de questions-réponses nourrie par de nombreux documents comptables afin de prouver leur bonne foi : la semaine dernière, Antonio Placer, directeur du Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas, et Jean-François Carcelén, président de l'association Musiques créatives du sud, ont souhaité défendre leur bilan devant quelques journalistes. Et, surtout, « rétablir la vérité » après leur non-reconduction par la Ville de Grenoble à la tête de ce théâtre du quartier Très-Cloîtres. Car à la suite d'un nouvel appel à projets lancé l’an passé, c’est le Centre international des musiques nomades du festival Les Détours de Babel qui gérera le lieu dès septembre. « Ce qui se passe résist

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Un "Trovaores" pour « amener Antonio Placer sur le territoire du flamenco »

Concert | Répétée notamment entre Madrid et Grenoble avec des artistes de renom (dont le chanteur Antonio Campos), "Trovaores", nouvelle création de l'Espagnol (Galicien pour être précis) installé à Grenoble Antonio Placer, verra le jour vendredi 25 janvier à la MC2. On a rencontré le musicien dans le Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas qu’il dirige encore pour quelques mois, accompagné de son directeur artistique Jean-François Carcelén, histoire d’en savoir un peu plus sur cette aventure très espagnole.

Aurélien Martinez | Lundi 21 janvier 2019

Un

Comment est né ce projet baptisé Trovaores ? Antonio Placer : Il y a à peu près deux ans et demi, en sortant d’un rendez-vous avec Jean-Paul Angot [le directeur de la MC2 – NDLR] qui m’a demandé de composer quelque chose pour les 50 ans de la MC2, je rencontre Jean-François Carcelén [professeur de littérature espagnole contemporaine à l'Université Grenoble Alpes – NDLR]. On se connaît depuis 30 ans. Je lui parle de la proposition d’Angot, et il me dit qu’il verrait bien ma musique revisitée par le flamenco. On se met alors à écrire. On pense ensuite aux musiciens qui seront sur scène avec moi. Je contacte le grand chanteur de flamenco Antonio Campos [photo de droite], le pianiste Pablo Suarez, le guitariste Juan Antonio Suarez Canito, le musicien classique mais grand expert du flamenco aussi José Luis Lopez… Tous disent oui. Et je me dis également, qu’en mémoire de ma mère, j’aimerais inviter un musicien italien : le clarinettiste Gabriele Mirabassi. Le sextet est alors composé. Quel est le p

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Le Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas change de main

ACTUS | C'est l'équipe des Détours de Babel qui l'occupera dès septembre 2019.

La rédaction | Mercredi 9 janvier 2019

Le Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas change de main

« Le Centre international des musiques nomades s'installera au Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas à partir de septembre 2019 » : c’est par un communiqué publié mi-décembre que l’association qui porte le festival Les Détours de Babel a rendu public la décision prise par la Ville de Grenoble de lui confier les clés de ce lieu culturel du quartier Très-Cloîtres. C’en est donc fini pour le projet porté depuis quatre ans par le musicien Antonio Placer – même s’il nous a assuré être très proche des équipes du festival et qu’il pourrait donc revenir dans le lieu sous une autre forme. « Dans la continuité de la vocation musicale et de l’esprit d’ouverture du projet précédent, le Centre international des musiques nomades fera vivre en musique le Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas pour trois saisons. Espace privilégié de rencontres musicales inédites, lieu de croisement des imaginaires d’aujourd’hui, il sera le prolongement naturel du festiva

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Sonorités métissées avec le festival Voici nos Suds

Festival | Mettre en lumière les voix singulières du monde : voilà le défi porté par le Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas de Grenoble et son directeur Antonio Placer à l'occasion du festival Voici nos Suds. Du jeudi 28 au samedi 30 juin, les sonorités métissées mêlées aux saveurs gustatives locales embaumeront la cour du vieux temple. Juste le temps de s'évader, près d'ici.

Adeline Gailly | Mardi 19 juin 2018

Sonorités métissées avec le festival Voici nos Suds

Le musicien espagnol Antonio Placer perçoit Grenoble à travers un mot : « un arc-en-ciel ». Une métaphore qu'il utilise pour illustrer cette ville, et plus encore cette région (le Dauphiné), qui s'est construite « grâce aux colporteurs et colporteuses venu·e·s d'ailleurs qui se sont mélangé·e·s aux gens d'ici ». C'est cet arbre généalogique, qui lui est cher, qu'il a voulu célébrer en imaginant en 2016 le festival Voici nos Suds. Et rien de mieux que le quartier cosmopolite de l'Alma-Très-Cloîtres, où se trouve le Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas qu'il dirige, pour accueillir l'événement. Ici, Espagnols, Portugais, Italiens et Maghrébins s'entrelacent afin de composer une seule et même partition, à l'image des artistes du festival. « On vient tous d'ailleurs » Voici nos Suds débutera ainsi le jeudi par les « musiques dauphinoises du monde » au son des accordéons de Norbert Pignol et de Stéphane Milleret, et par le chant flamenco de José Valencia accompagné par

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Antonio Placer : « J’aime écrire musicalement des poèmes »

Concert | "Vers Corps" (oui, il y a un jeu de mots), c’est la nouvelle création du musicien et chanteur Antonio Placer. Un concert en trio (avec un accordéoniste et un clarinettiste) et en français avec lequel il veut remercier la terre qui l’a accueilli lui, l’Espagnol, il y a presque quarante ans. Rencontre.

Aurélien Martinez | Samedi 6 mai 2017

Antonio Placer : « J’aime écrire musicalement des poèmes »

« Avec Vers Corps, je veux remercier le Dauphiné et Grenoble, que j'appelle dans une chanson Grain Noble, d'avoir si bien reçu un exilé consenti qui a fait le chemin de Saint-Jacques à l'envers. Et de m'avoir aussi permis de devenir encore plus universel. » Voilà ce que nous a déclaré d’emblée Antonio Placer lorsque nous l’avons rencontré dans son bureau du Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas qu’il dirige depuis plus d’un an. Cette figure grenobloise dont la renommé est nationale (voire plus) et le magnétisme évident sur scène va ainsi, cette fois, évoquer « tous les sujets d'actualité comme la migration en racontant mon expérience et mon évolution ici ». Avec deux compagnons à ses côtés : l’accordéoniste Jean-François Baëz (« pour ce nouveau spectacle, j’avais envie d'inviter un instrument typiquement français – même s'il est d'origine italienne ») et le clarinettiste Gabriele Mirabassi (« un des spécialistes mondiaux des oiseaux, on s’en rend compte quand on l’écoute jouer »). « Cultivons l’artiste en chacun de nous » « J’aime écrire musicalement des poèmes. Et

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PB d'or 2016 : bonus

C'était 2016... | Avec des nouvelles têtes !

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

PB d'or 2016 : bonus

Le PB d’or du slogan qui a enfin du sens (du moins à Grenoble) : "le changement c’est maintenant" En 2016, le milieu culturel grenoblois a pas mal bougé avec l’arrivée de nouvelles têtes à la direction d’établissements culturels. Nous pensons notamment à Béatrice Josse au centre d’art le Magasin (à la suite du départ mouvementé de l’ancien directeur Yves Aupetitallot), au duo Yoann Bourgeois – Rachid Ouramdane au Centre chorégraphique national de Grenoble (après plus de 30 ans de Jean-Claude Gallotta), à Marie Roche au centre de développement chorégraphique le Pacifique (la fondatrice des lieux Christiane Blaise ayant décidé de passer la main), au musicien Anton

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Voici nos Suds ou l’énergie musicale d'ici et d'ailleurs

MUSIQUES | Remplaçant le festival On dirait le Sud, la première édition de Voici nos Suds, portée par le Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas, soufflera dès jeudi une musique solaire venue d’autres terres pour moment de partage autour de mélodies méditerranéennes. Rendez-vous ailleurs, en plein Grenoble.

Charline Corubolo | Mardi 28 juin 2016

Voici nos Suds ou l’énergie musicale d'ici et d'ailleurs

Si sa carapace est noire, le scarabée est porteur de soleil, à l’instar de la première édition du festival Voici nos Suds dont l'affiche utilise cet animal. Organisé par le Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas, dans la continuité de la manifestation On dirait le sud impulsée par le précédent directeur Diden Berramdane, l’événement porté maintenant par Antonio Placer entend « célébrer les racines d'ailleurs des gens d'ici ». Avec cette programmation gorgée de nuances et teintée de couleurs chaleureuses, la saison du théâtre se clôture à l'air libre, dans la cour du Vieux Temple toute proche, en proposant un tour du monde musical qui s’offre les plus belles voies venues d'Albanie, d'Égypte, des Balkans... Le jeudi 30 juin, la cour résonnera ainsi aux sons du duo Hasa-Mazzotta (chants italiens et balkaniques) et de ceux de Mendez et Valencia pour un voyage où le classique se fond à la musique world, avec des accents de flamenco. Le lendemain, le quartet Lolomis (photo) réveillera les Balkans tandis que le groupe de blues belge The Summer Rebellion inondera nos oreilles d’une mélodie furieusement énergique. Le dernier jour, c’est l’Égypte qui s’invitera à Grenobl

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Antonio Placer : « Célébrer les racines d'ailleurs des gens d'ici »

ACTUS | Ce week-end, c’est l’ouverture officielle du Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas. Nouveau ? Oui, comme le musicien espagnol Antonio Placer remplace le metteur en scène Diden Berramdane à la tête de cet équipement municipal grenoblois situé rue Très-Cloîtres, au cœur d’une ancienne chapelle. Quel est son projet ? On lui a demandé directement. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 19 janvier 2016

Antonio Placer : « Célébrer les racines d'ailleurs des gens d'ici »

Ce week-end, vous présentez donc officiellement au public votre projet pour le Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas… Antonio Placer : Oui. C'est l'ouverture officielle du théâtre avec Chansons indignées, une création que j'ai faite avec la chanteuse grecque Angélique Ionatos. Le spectacle met à l'honneur le Sud, ce qui correspond à l'histoire du quartier, à la multiplicité de ses origines comme celles de la Ville et du Dauphiné. Plus globalement, avec le projet pour le théâtre baptisé « L’île de la pensée », je veux célébrer les racines d'ailleurs des gens d'ici. Quand j’ai quitté la Galice pour Grenoble en 1978, à la base pour faire un doctorat d’économie, j'ai passé beaucoup de temps au Musée dauphinois où je me suis rendu compte de la diversité de ceux qui ont composé et composent aujourd'hui la région. Mon projet culturel, dans une période de montée des intégrismes, va prendre en compte cette réalité. Étant musicien, on imagine que votre programmation sera fortement axée sur la musique, mais pas que… Sur l’oralité plutôt. C'est évident que l'on va toucher à tous les arts, mais la voi

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Une rentrée en deux temps pour le directeur Placer

ACTUS | Un vent d’air frais va souffler dès septembre sur le théâtre grenoblois de Sainte-Marie-d’en-Bas, en plein centre-ville. Diden Berramdane, directeur des lieux depuis presque trente ans, va être remplacé par Antonio Placer, musicien espagnol basé à Grenoble. Mais que nous réserve ce dernier ?

Aurélien Martinez | Lundi 20 juillet 2015

Une rentrée en deux temps pour le directeur Placer

Chaque mois, une émission culturelle sur l'antenne iséroise de RCF, intitulée Ça discute, revient sur les spectacles des dernières semaines et invite une personnalité culturelle locale marquante. Avec des journalistes complices, dont souvent certains du Petit Bulletin. Fin juin, l’invité était le très volubile Antonio Placer, futur directeur du théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas, qui appartient à la Ville de Grenoble. Le musicien en a dit plus sur son projet qui commencera à la rentrée par quatre mois hors les murs pour des raisons logistiques (« on ne sait pas dans quel état on va retrouver le théâtre » – la succession avec Diden Berramdane ne serait pas simple) ; et aussi pour faire connaître ce projet dans toute la ville (il sera par exemple en décembre à l’Espace Paul Jargot de Crolles). Un projet qu'il veut centrer sur « l’oralité » pour « créer une nouvelle synergie dans laquelle l’artiste est au centre de la société ». Rendez-vous en janv

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Une nouvelle partition à Sainte-Marie-d’en-Bas

ACTUS | En avril dernier, la Ville de Grenoble lançait une grande procédure d’appels à projets pour les deux structures municipales que sont le Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas, géré depuis plus de 25 ans par Diden Berramdane, et le Petit Théâtre, camp de base du Créarc de Fernand Garnier depuis 1976. Résultat des courses : Diden s’en va, remplacé par le musicien Antonio Placer, alors que le Créarc reste dans le jeu. On fait le point avec Éliane Baracetti, adjointe à la culture. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 17 janvier 2014

Une nouvelle partition à Sainte-Marie-d’en-Bas

L’idée allait de soi : réinterroger les projets en place depuis un bail dans deux théâtres grenoblois situés près du quartier Notre-Dame. Après avoir ouvert les candidatures, la mairie a reçu six dossiers pour le Petit Théâtre et sept pour Sainte-Marie-d’en-Bas. Alors que le Créarc a bruyamment exprimé son mécontentement quant à son avenir incertain, on a paradoxalement peu entendu le fort en gueule Diden Berramdane. Qui cédera finalement sa place en septembre 2015. « Tout s’est fort bien passé » avec lui nous assure Éliane Baracetti, adjointe à la culture à la mairie de Grenoble, évoquant le fait que le metteur en scène est en âge de bénéficier de ses droits à la retraite. « Rendons d’ailleurs hommage au travail qu’il a effectué. » OK. À la rentrée 2015 (et non 2014 comme annoncé auparavant – « il faut laisser du temps d’installation, on n’est pas dans de l’événementiel »), le nouveau maître des lieux sera le musicien Antonio Placer (« Galicien exilé en France » dixit sa bio), avec son association grenobloise Alma musique. « Antonio Placer est un artiste musicien, mais il n’a pas du tout centré son projet sur la musique stricto se

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Le sensible

MUSIQUES | Chanson / En juin dernier, un groupement hétéroclite d’artistes et de représentants de structures s’imposait à l’ordre du jour du Conseil Général et de son (...)

François Cau | Lundi 5 décembre 2011

Le sensible

Chanson / En juin dernier, un groupement hétéroclite d’artistes et de représentants de structures s’imposait à l’ordre du jour du Conseil Général et de son président agacé, André Vallini, pour faire valoir leurs craintes quant aux baisses de subsides drastiques du CG sur le secteur culturel (situation très relativement normalisée depuis). En plein cœur de ce débat houleux, une voix farouche et exaltée s’éleva, celle d’Antonio Placer, dont la ferveur poétique et lyrique fut hausser un sourcil curieux au pourtant très austère et peu réceptif monsieur V. Car cet artiste d’origine galicienne est dans la vie comme sur scène, d’un tempérament radical, prêt à tout pour qu’on laisse s’exprimer l’art sous toutes ses formes, pourvu qu’il soit sincère. Quitte à ce que sur son dernier projet, Republicalma (premier album d’un triptyque à venir sur la thématique de la migration), comme sur ses productions discographiques précédentes, ce bouillonnement intime lui fasse atteindre des stratosphères vocales un peu trop hautes perchées à notre goût. Mais c’est compter sans l’apport de son complice Jean-Marie Machado au piano, qui parvient à canaliser ces compositions sur les ambivalences de l’exil

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