Docteur ?

Vincent Raymond | Mardi 19 novembre 2019

Photo : © Apollo Films


Michel Blanc, le soir de Noël, un numéro d'appel SOS… Vous l'avez ? Non, ce n'est pas le film auquel vous croyez, mais la nouvelle comédie de Tristan Séguéla dans laquelle le membre du Splendid incarne un toubib de garde pour SOS Médecins se retrouvant confronté à un livreur campé par Hakim Jemili. Les deux comédiens encadreront leur réalisateur lors de l'avant-première lyonnaise du film. Y aura-t-il davantage de docteurs ou de livreurs dans la salle ?

Docteur ?
Au Pathé Bellecour le mardi 26 novembre à 20h


Docteur?

De Tristan Séguéla (Fr, 1h28) avec Michel Blanc, Hakim Jemili, Solène Rigot

De Tristan Séguéla (Fr, 1h28) avec Michel Blanc, Hakim Jemili, Solène Rigot

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C'est le soir de Noël. Les parisiens les plus chanceux se préparent à déballer leurs cadeaux en famille. D'autres, comme Serge, travaillent. Serge est le seul SOS-Médecin de garde ce soir-là. Les visites s'enchaînent, quand tombe l'adresse de sa prochaine consultation. C'est celle de Rose, une relation de famille, qui l'appelle à l'aide. Il arrive sur les lieux en même temps qu'un livreur Uber Eats, Malek, lui aussi de service ce soir-là...


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Toubib or not toubib ? : "Docteur ?"

Comédie | Seul SOS Médecin en service à Paris la nuit de Noël, l’aigri Serge est lui-même si peu vaillant qu’il convainc Malek, un livreur à vélo croisé par hasard, de le remplacer dans ses consultations. Pas de panique : Serge lui dira quoi faire dans l’oreillette. Hélas, Malek est capable de zèle et d’impro…

Vincent Raymond | Mardi 10 décembre 2019

Toubib or not toubib ? :

Tristan Séguéla n’est pas un débutant dans la comédie, mais il signe là sa première réussite avec ce buddy movie porté à égalité par Michel Blanc et Hakim Jemili : aucun des deux comédiens ne tirant à lui la couverture (de survie). Si l’on sourit d’entrée face au générique illisible griffonné comme une ordonnance, si l’on s’amuse franchement face au défilé des patients et à la liste hétéroclite des symptômes qu’ils présentent, on réprime un peu ses zygomatiques lorsque l’on découvre que l’auteur s’est nourri d’anecdotes authentiques. Comme souvent, le réel dépasse la fiction. La farce se fait alors plus troublante : en consentant à y prêter attention, cette nuit de garde agitée dessine en creux une cartographie humaine et sociale d’une grande ville d’aujourd’hui (avec ses classes bien déterminées, bien démarquées) et de la souffrance ordinaire. Une souffrance partagée par des praticiens en sous-effectif dont on comprend aisément qu’ils en viennent à sombrer, à l’instar de Serge, dans la dépression et l’alcool. Ryt

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