Courtney Geraghty, nouvelle directrice du Théâtre de la Croix-Rousse

Mercato | Pour succéder à Jean Lacornerie, directeur du Théâtre de la Croix-Rousse en partance à la fin de l'année, le jury a choisi ce lundi 21 septembre la Franco-Américaine Courtney Geraghty.

Sébastien Broquet | Mardi 22 septembre 2020

Photo : © FIAF


Le choix du jury, qui s'est réuni le lundi 21 septembre et composé de l'association de gestion du Théâtre de la Croix-Rousse, de la Ville de Lyon, de la Région et de la DRAC Auvergne Rhône Alpes, s'est porté sur Courtney Geraghty. C'est donc la jeune femme de 37 ans originaire de Boston qui dirigera le Théâtre de la Croix-Rousse dès janvier 2021, succédant ainsi à Jean Lacornerie, lequel va quitter ses fonctions le 31 décembre prochain après dix ans à ce poste. 24 dossiers de candidatures avaient été déposés, parmi lesquels cinq finalistes ont été désignés pour passer l'oral — vingt minutes de présentation, vingt minutes de questions — ce lundi. C'est à la quasi unanimité que Courtney Geraghty a été désignée pour diriger ce théâtre emblématique de la ville. Elle s'est associée au metteur en scène auvergnat Johanny Bert, pour les prochaines saisons du théâtre.

Courtney Geraghty est actuellement en poste à New York au French Institute Alliance Française, où elle est responsable de la programmation depuis 2018, ayant aussi en charge les festivals Crossing the Line, et TILT Kids, pour le jeune public. Cette Américaine a vécu 24 ans en France, où elle était arrivée à 11 ans avec sa famille, avant de retourner dans son pays natal récemment. Elle a aussi vécu au Chili, étant attachée culturelle à l'Institut Français de 2016 à 2018, en charge du spectacle vivant, et a été directrice de production et du développement de la compagnie de Vincent Macaigne et de celle de Mohamed El Khatib de 2015 à 2016. En France, cette passionnée de théâtre a œuvré au 104 à Paris, au Centre Pompidou et elle a également fait un passage à l'Institut Français de Tokyo. Elle a aussi été à partir de 2012 consultante artistique du festival Automne en Normandie jusqu'en 2015.

Par communiqué, la Ville de Lyon précise que « le projet de Courtney Geraghty définit une ligne artistique inclusive portant une attention accrue à la diversité et à la représentativité de celles et ceux qui sont moins vus et moins entendus dans notre société, intègre de jeunes interprètes en phase d'insertion professionnelle, autodidactes ou étudiants, via un dispositif nommé La Jeune Fabrique, propose un théâtre de l'hospitalité qui revoit ses espaces intérieurs pour plus de convivialité et s'ouvre sur l'extérieur et son quartier dans une démarche qui vise à associer les citoyens, s'implique dans une démarche éco-responsable, accorde une place importante à l'accueil et au soutien de la création régionale, s'engage à travailler en réseau avec d'autres établissements culturels de la ville, de la région et à l'international. »

Il est aussi précisé que le « ​champs du théâtre sera abordé par toutes ses facettes, par le prisme du langage, en accordant une place au théâtre de répertoire comme aux auteurs et autrices contemporains et aux langues étrangères, théâtre de répertoire, mais aussi en explorant les univers du théâtre d'objet, de la marionnette, du cirque, des nouvelles technologies, de la magie, du théâtre documentaire, participatif ou dans l'espace public. Le théâtre musical conservera une place sans être le fil conducteur de la programmation. »

Parmi les cinq finalistes qui avaient été sélectionnés en juillet dernier, figuraient un projet commun réunissant la metteuse en scène Lorraine de Sagazan et la journaliste du Petit Bulletin, Nadja Pobel ; un autre duo réunissant Camille Rocailleux et A. Fabre ; le metteur en scène Abdelwahed Sefsaf ; et enfin Christophe Floderer, ancien directeur adjoint de la Comédie de Valence.

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Cinq finalistes pour la direction du Théâtre de la Croix-Rousse

Mercato | Cinq dossiers ont été retenus parmi les 25 candidatures à la succession de Jean Lacornerie à la tête du Théâtre de la Croix-Rousse.

Sébastien Broquet | Mercredi 29 juillet 2020

Cinq finalistes pour la direction du Théâtre de la Croix-Rousse

Jean Lacornerie, par choix personnel, quittant ses fonctions à la tête du Théâtre de la Croix-Rousse le 31 décembre prochain, les tutelles se sont lancées en quête de son — ou sa — successeur. Les représentants et représentantes de la Région, de la Drac et de la Ville se sont ainsi réunis le jeudi 23 juillet pour étudier les 25 dossiers de candidatures déposés. Les finalistes retenus ont jusqu'au 7 septembre pour affiner leur projet, qui sera ensuite auditionné par le jury le 21 septembre. Cinq candidats et candidates ont été retenus, que voici : - Un premier duo, avec le musicien et metteur en scène Camille Rocailleux, issu du Conservatoire national supérieur de musique de Lyon, qui a fondé et co-signé les spectacles de la compagnie de danse ARCOSM de 2001 à 2016. Il a collaboré avec Jérôme Savary ou la chanteuse Camille et fondé la compagnie EVER en 2013, mêlant spectacle vivant et technologie. Il fait équipe avec A. Favr

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«Faire entrer le théâtre musical à la Croix-Rousse»

SCENES | Entretien / Jean Lacornerie, nouveau directeur du Théâtre de la Croix-Rousse. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 13 décembre 2010

«Faire entrer le théâtre musical à la Croix-Rousse»

Petit Bulletin : Vous êtes-vous porté candidat pour la direction de ce théâtre ?Jean Lacornerie : Oui, c’était une volonté de ma part de quitter le Théâtre de la Renaissance. J’ai eu l’occasion de parler de cette volonté avec la Ville et j’ai donc décidé de présenter un projet pour prendre la direction du Théâtre de la Croix-Rousse. Quelles sont les grandes lignes de ce projet ?Il s’agit de faire entrer le théâtre musical à la Croix-Rousse. C’est l’objet de mon travail de metteur en scène et je veux en faire l’un des axes forts de ce théâtre. Je veux également inscrire ce théâtre dans la ville et travailler avec les habitants. Je crois beaucoup en des spectacles qui font participer les gens. Il faut construire ensemble sur un plateau et réussir à fabriquer un projet artistique et pas seulement sympathique. Quelle sera désormais la place du théâtre dramatique dans ce lieu ?Un volet consacré au théâtre dramatique est absolument nécessaire. Je souhaite présenter des artistes régionaux à la Croix-Rousse même si, en raison de la taille du plateau, il ne s’agira pas d’artistes débutants mais plutôt d’une sorte de «deuxième émergence», des jeunes

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«Un théâtre de l’insolence»

SCENES | Entretien / Laurent Brethome et Philippe Sire de la Compagnie Le menteur volontaire se présentent en duo pour succéder à Philippe Faure. Propos recueillis par DA

Dorotée Aznar | Jeudi 2 décembre 2010

«Un théâtre de l’insolence»

Petit Bulletin : Laurent Brethome, pourquoi voulez-vous diriger la Croix-Rousse ?Laurent Brethome : Le Théâtre de la Croix-Rousse, c’est un théâtre et une équipe que je connais bien pour y avoir eu mes premiers succès et y avoir développé un important travail d’action culturelle, que ce soit l’animation d’ateliers amateurs, des présentations de chantiers, un travail en milieu carcéral… On vous a incité à postuler ?Laurent Brethome : Je termine mes trois années de résidence au Théâtre de Villefranche. Depuis quelques mois et plus particulièrement depuis les récents succès de mon travail au niveau national, je reçois des encouragements à postuler pour la direction d’un lieu. Mon attachement à Lyon et la possibilité de poursuivre ma collaboration avec Philippe Sire à travers un projet ambitieux et militant m’encouragent à présenter cette candidature. C’est ce lieu en particulier qui vous intéresse ?Laurent Brethome : J’ai songé à postuler à la direction du CDN de Poitiers, mais je n’en avais pas vraiment envie. J’ai un lien très fort avec le Théâtre de la Croix-Rousse, c’est ce lieu en particulier qui m’intéresse effectivement.

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«Je ne me défilerai pas»

CONNAITRE | Entretien / Sarkis Tcheumlekdjian, metteur en scène lyonnais et fondateur de la compagnie Premier Acte est candidat à la direction du Théâtre de la Croix-Rousse Propos recueillis par DA

Dorotée Aznar | Mardi 30 novembre 2010

«Je ne me défilerai pas»

Petit Bulletin : Êtes-vous candidat à la succession de Philippe Faure ?Sarkis Tcheumlekdjian : Ce n’est pas aussi simple. Je suis longtemps resté en retrait. On peut dire que j’ai écrit une lettre à la Ville pour rappeler que j’étais un observateur attentif du théâtre et que, si un appel à projets était lancé, je serais intéressé pour poser ma candidature. Plus clairement, si un appel est ouvert, je ne me défilerai pas. Vous vous portez candidat avec votre compagnie ?Oui, c’est une candidature de troupe ! Je serais ravi d’ailleurs de prendre un tel outil, notamment pour faire connaître le travail de la compagnie Premier Acte qui est peu connu dans la région, alors qu’il l’est ailleurs… En quelques mots, quelles sont les grandes lignes que vous défendriez si vous étiez à la tête de ce théâtre ?Je pense qu’il faut ouvrir le théâtre à l’international, aux compagnies émergentes et pérenniser le travail de l’équipe en place actuellement dans ce théâtre. Je crois que la direction d’un lieu culturel comme celui-ci doit être envisagée comme une mission. C’est une somme de travail énorme. Que retenez-vous du travail effectué par Philippe Faure ?

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«La popularité avant tout»

CONNAITRE | Entretien / Déborah Lamy, comédienne, candidate à la direction du Théâtre de la Croix-Rousse Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Mardi 30 novembre 2010

«La popularité avant tout»

Petit Bulletin : Pourquoi vous portez-vous candidate à la succession de Philippe Faure ?Déborah Lamy : Déjà pour dire que je me bats depuis 25 ans. Ensuite, parce que j’ai été très soutenue dans cette démarche ; j’ai reçu une centaine de lettres de soutien. Et ce, même si, évidemment, cette candidature n’a pas plu à tout le monde… Vous avez envoyé un dossier à la Ville de Lyon ?J’ai envoyé une lettre de quatre pages qui expliquait mes ambitions pour ce lieu. Et quelles sont-elles ?Pour moi, la popularité doit être au centre de toute réflexion et l’accès à la culture pour tous passe par des places moins chères. Je pense qu’il faut être vigilants à ce que ce théâtre ne devienne pas un lieu semi-privé. Vous vous sentez une responsabilité par rapport à ce théâtre ?Je suis Croix-Roussienne depuis 41 ans, je ne pense pas me tromper sur les attentes du public. Je voudrais simplement que ce lieu reste celui des Lyonnais. Peu importe la personne qui sera nommée, ce qui compte, c’est qu’elle soit compétente et bien entourée. C’est le théâtre qui doit être mis en avant, pas le nom d’un directeur. Comment faire de ce théâtre un lieu de

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Tous pour un

CONNAITRE | Théâtre / Un nouveau directeur devrait être nommé dans les prochains jours à la tête du Théâtre de la Croix-Rousse, après le décès de Philippe Faure en juillet dernier. Dix-sept candidats se seraient d’ores et déjà manifestés. Revue de détails. Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 29 novembre 2010

Tous pour un

Si la Ville de Lyon n’a pas lancé d’appel à projets pour la nomination d’un directeur à la tête du Théâtre de la Croix-Rousse, les projets sont tout de même parvenus jusqu’à elle. Dix-sept candidats auraient fait part de leur intérêt pour ce lieu, de manière plus ou moins officielle et dossiers plus ou moins fournis à l’appui. Sur la dizaine d’aspirants-directeurs que nous avons pu identifier, on croise principalement des Lyonnais ou des metteurs en scène ayant une bonne connaissance du terrain local et du Théâtre de la Croix-Rousse en particulier. En placeLa plupart des candidats ne disposent pas d’un lieu fixe, mais ce n’est pas de cas de tous. Certains dirigent même des théâtres dans l’agglomération. C’est vrai pour Jean Lacornerie, actuel directeur du Théâtre de la Renaissance à Oullins et autour duquel les rumeurs les plus folles ont circulé. S’il n’est pas particulièrement enthousiaste à l’idée d’aborder le sujet de sa candidature, Jean Lacornerie tient cependant à rétablir certains faits : «je n’ai pas présenté de candidature conjointe avec Cathy Bouvard et la Ville ne m’a jamais contacté pour m’inciter à postuler. Ce lieu m’intéresse en effet, parce que c’est u

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Opaque cité

CONNAITRE | Procédure / «Je n’ai pas d’interlocuteur à la Ville ». «Je ne sais pas si quelqu’un a reçu mon dossier». «Je sais officieusement que ma lettre a été reçue». (...)

Dorotée Aznar | Lundi 29 novembre 2010

Opaque cité

Procédure / «Je n’ai pas d’interlocuteur à la Ville ». «Je ne sais pas si quelqu’un a reçu mon dossier». «Je sais officieusement que ma lettre a été reçue». «C’est un peu étonnant d’être traités avec un tel dédain». La plupart des candidats déclarés à la succession de Philippe Faure s’étonnent de n’avoir jamais été contactés par l’adjoint à la Culture de la Ville de Lyon, ni même d’avoir reçu de réponses (voire d’accusés de réception) aux différents courriers qu’ils ont envoyés. En choisissant de ne pas mettre en place de procédure de recrutement, la Ville de Lyon a suscité, dans le meilleur des cas, l’incompréhension. L’objectif premier était de ne pas retomber dans les travers de la nomination du successeur de Guy Darmet à la tête de la Maison de la danse et de la Biennale de la danse. En effet, l’appel à candidatures internationales s’était soldé par la nomination de Dominique Hervieu qui n’avait pas postulé et ne s’était jamais présentée devant la commission. La manière en avait choqués plus d’un. Pour la nomination d’un nouveau directeur au Théâtre Croix-Rousse, la méthode a été bien différente : pas d’appel à projets, pas de commission, un seul juge : Gérard Collomb. Une ma

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«La Ville décide seule»

SCENES | Entretien / Georges Képénékian, adjoint au Maire de Lyon, délégué à la culture et au patrimoine revient sur la «procédure» de nomination du futur directeur du Théâtre de la Croix-Rousse. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 29 novembre 2010

«La Ville décide seule»

Petit Bulletin : Vous n’avez pas lancé d’appel à projets pour la succession à Philippe Faure à la tête du Théâtre de la Croix-Rousse. Cette absence de concertation ne risque-t-elle pas de poser problème ?Georges Képénékian : Tout se passera bien. La nomination du successeur de Philippe Faure est différente des autres procédures que nous avons pu connaître. Il n’y a pas de jury, pas de commissions ; la Ville décide seule. Bien sûr, nous discutons également avec nos partenaires, l’État, la Région et le département. Beaucoup de personnes qui se sont portées candidates se plaignent de n’avoir pas été reçues afin de pouvoir présenter leurs projets. Allez-vous les recevoir ?Non, nous n’allons pas recevoir tous les candidats. Au total, nous avons reçu 16 ou 17 dossiers, dont quelques-uns franchement inattendus. Nous les avons analysés, puis nous avons lancé une réflexion. Quel est votre projet pour le Théâtre de la Croix-Rousse, quel homme ou quelle femme voyez-vous à sa direction ?Nous ne voulons pas changer fondamentalement le lieu, il ne faut pas être en rupture avec ce que le public attend. Le futur directeur ou la future directrice sera un acteu

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Ils sont candidats à la direction du Théâtre de la Croix-Rousse :

CONNAITRE | Ils sont candidats à la direction du Théâtre de la Croix-Rousse : Laurent Brethome & Philippe Sire, compagnie Le menteur volontaireYves Charreton & (...)

Dorotée Aznar | Lundi 29 novembre 2010

Ils sont candidats à la direction du Théâtre de la Croix-Rousse :

Ils sont candidats à la direction du Théâtre de la Croix-Rousse : Laurent Brethome & Philippe Sire, compagnie Le menteur volontaireYves Charreton & Florence Tournier-LavauxPhilippe Delaigue, compagnie La FédérationDéborah Lamy & Sarkis Tcheumlekdjian, compagnie Premier Acte (en son nom propre)Jean Lacornerie, directeur du Théâtre de la RenaissanceJoris Mathieu & Philippe Puiserver, compagnie Haut et CourtEmmanuel Meirieu, compagnie Bloc OpératoireSylvie Mongin-Algan, compagnie des Trois-HuitNicolas Ramond, compagnie Les TransformateursSarkis Tcheumlekdjian, compagnie Premier ActeNathalie Veuillet, compagnie Là Hors DePhilippe Vincent, compagnie Scènes Il a refusé la direction du Théâtre de la Croix-Rousse : Michel Raskine, comédien, metteur en scène et directeur du Théâtre Le Point du Jour

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Théâtre cherche (bon) directeur

CONNAITRE | Nomination / Presque deux mois après le décès du directeur du Théâtre de la Croix-Rousse, Philippe Faure, la question de la nomination de son successeur se pose. Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Vendredi 3 septembre 2010

Théâtre cherche (bon) directeur

«La saison 2010-2011 est bouclée et l’équipe en place n’a rien à craindre». Georges Képénékian, adjoint au Maire de Lyon, délégué à la culture et au patrimoine souhaite que la nomination du prochain directeur du Théâtre de la Croix-Rousse soit rapide (en décembre 2010 au plus tard), et la succession sans douleur. L’adjoint a donc rendu visite la semaine dernière à l’équipe du théâtre afin de rassurer les salariés sur leur avenir à court terme et a également pris le temps, explique-t-il, de parler des éléments essentiels qui caractérisent ce théâtre ; «le rayonnement, l’ouverture, le défi, la prise de risque…», autant d’idées fondamentales qui apparaîtront dans le cahier des charges auquel devra se conformer le futur directeur. Et les candidats ne manquent pas : «beaucoup de noms circulent. Des gens ont contacté Gérard Collomb, d’autres m’ont contacté...», raconte Georges Képénékian qui se dit à la recherche «d’ un homme ou une femme capable de continuer cette aventure originale à la Croix-Rousse. De continuer d’abord et de commencer ensuite». La programmation 2010-2011 restera donc inchangée et le nouveau venu s’engagera à ce que «les choses restent en place pendant un an avant de

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Curiosités de saisons

SCENES | Théâtre / Les saisons se terminent à peine que les prochaines se profilent. À La Croix-Rousse, Philippe Faure a renoué avec une tradition qui lui est chère : (...)

Dorotée Aznar | Mercredi 28 mai 2008

Curiosités de saisons

Théâtre / Les saisons se terminent à peine que les prochaines se profilent. À La Croix-Rousse, Philippe Faure a renoué avec une tradition qui lui est chère : la présentation de saison en costume. Après la ballerine, c'est déguisé en Père Noël que le directeur du théâtre est arrivé sur scène, accompagné par le quatuor Debussy qui assurait le Vive le vent en direct. Une manière de railler le ministère de la Culture qui l'avait trouvé bien naïf de croire aux promesses des ministres. Si le théâtre n'a pas officiellement obtenu le label Scène nationale, rien ne le laisse supposer, le directeur ayant décidé d'apposer le label convoité sur tous ses supports de communication. En ce qui concerne la programmation, le Théâtre de la Croix-Rousse accueillera plusieurs valeurs sûres qui ont séduit le public cette saison : les tragédies de Racine par Jean-Marc Avocat seul en scène, la version des Fourberies de Scapin d'Omar Porras ou Le Soleil ni la mort ne peuvent se regarder en face du franco-libanais Wajdi Mouawad dont les détracteurs se comptent sur le doigt de la main. La Croix-Rousse accueillera également des «têtes d'affiches», avec en premier lieu La douleur de Duras, mis en s

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Il revient (il paraît)

MUSIQUES | Théâtre / Fans de Grosquick, collectionneurs d'autocollants Panini ou lecteurs des multiples épisodes du Club Des 5 (uniquement en Bibliothèque rose, bien (...)

| Mercredi 20 décembre 2006

Il revient (il paraît)

Théâtre / Fans de Grosquick, collectionneurs d'autocollants Panini ou lecteurs des multiples épisodes du Club Des 5 (uniquement en Bibliothèque rose, bien sûr) ; bref tous ceux qui n'ont pas encore réussi à dire adieu aux héros du passé devraient en avoir les larmes aux yeux. Presque un siècle après sa naissance, Fantômas revient. Et en musique, s'il vous plait. Gabor Rassov s'est en effet attelé à une vaste entreprise de résurrection du superhéros superméchant, caméléon malfaisant aux multiples visages en un feuilleton théâtral épique et chanté en seize tableaux. Enfant illégitime de la série noire (bien que B) et de la comédie musicale cheap, ce nouvel épisode de Fantômas s'annonce un poil kitchoune, mais assurément décalé. Le génie du mal n'a pas changé de tailleur et revient avec le costard et la cape, pour devenir le père de l'humanité. Dans ce but, il va tenter d'exterminer tous les êtres humains à l'exception de sa fille Hélène, clonée en millions d'exemplaires. Et la fifille du monstre n'est autre que la douce Romane Bohringer, désormais habituée des planches du théâtre de la Croix-Rousse. Relativement novice quant il s'agit de pousser la chansonnette, elle sera accompagnée

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