Daisy Lambert, plus haut, plus pop

MUSIQUES | En avant première d'un album à venir pour l'automne, Daisy Lambert investit le Toi Toï pour présenter les nouveaux morceaux prometteurs de sa métamorphose de séducteur en homme amoureux.

Stéphane Duchêne | Mardi 23 juin 2015

Daisy's back. Le dandy christophien et charismatique, qu'on avait laissé homme à femmes au prénom de fille avec son album Chic Type, reviendra à la rentrée avec un disque tout neuf qui commençait à se faire désirer et dont il vient présenter "aux amis" quelques morceaux au Toï Toï.

Ce sera le disque d'un homme et donc d'un artiste changé : volontairement moins séducteur – «no need» nous dit-il laconiquement, pour cause de situation amoureuse plus que comblée. Un disque qui «regarde vers le haut», plus haut, higher donc comme le prouve un morceau à propos duquel il faut maintenir l'effet de surprise. Mais aussi De l'autre côté – single en puissance, à notre avis d'«un ego dissout dans l'amour».

Et de fait, pour ce disque, Daisy Lambert a pris le parti de s'entourer davantage. De sa femme qui participe amoureusement aux c(h)oeurs, de son ami Charles Baptiste, autre phénomène arpentant le même univers chanson-pop barré mais délicat où la distinction bon goût/kitscherie n'est qu'une vue de l'esprit obsolète, mais aussi de Benoît Bel, démiurge du Studio Mikrokosm à la baguette de (presque) tout ce qui se fait de mieux en matière de pop lyonnaise.

Pour les nostalgiques du Chic Type qu'il reste – y compris esthétiquement, avec ses belles nappes de synthé de l'espace – Daisy Lambert rejouera également quelques "anciens" morceaux, auxquels il a néanmoins promis de refaire le portrait, avec douceur et classe imagine-t-on. Car si Daisy le dandy ne se refait pas, moindre des politesses pour un gentleman, il se change.

Stéphane Duchêne

Daisy Lambert [+ Johnny Panama]
Au Toï Toï samedi 27 juin


Daisy Lambert + Johnny Panama


Toï Toï le zinc 17-19 rue Marcel Dutartre Villeurbanne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Alléchants de mars

MUSIQUES | Festival de chanson française, Les Chants de Mars est à l'image de cette dernière. On y trouve, pour qui a un rapport légèrement problématique à la chanson (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 25 mars 2014

Alléchants de mars

Festival de chanson française, Les Chants de Mars est à l'image de cette dernière. On y trouve, pour qui a un rapport légèrement problématique à la chanson française, à boire et à manger. De la variété benête à la Renan Luce à la grande Françoiz Breut ou Barcella, sorte d'Henri Dès pour adultes qui n'a pas son pareil pour vous forer une mélodie dans le crâne. Des talents installés, comme les french countrymen de La Maison Tellier, mais surtout une invraisemblable armada lyonnaise (et environnante) qui permet de se rendre compte de la richesse quantitative et qualitative de la chanson locale d'expression française.  Le tremplin "Et en plus elles chantent", bien sûr, qui chaque année révèle sa chanteuse d'avenir (ou pas), mais aussi cette année les inévitables Max Lavegie (homme lige de Carmen Maria Vega et figure de Gourmets Recordingz), Reno Bistan, Balmino, Pan (from Grenoble) et comme une cerise sur ce drôle de gâteau, notre chouchou Daisy Lambert, qui ne manque pas de dénoter positivement – mais où diable Daisy ne dénote-t-il pas ? 

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Les Quatre Poptastiques

MUSIQUES | Pour un soir et pour Just Rock ?, le Transbo dégaine le plus improbable et le plus beau plateau de super-héros pop qui soit : la Grimes du Vercors, un chic type nommé Daisy, un pilote de chasse et un géant au nom de 4x4. Le résultat : sublime. Oui, grâce à nos pouvoirs magiques on y était et on vous raconte. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Vendredi 18 octobre 2013

Les Quatre Poptastiques

Imaginez un Instant T, comme le chante Peau dans son splendide clip. Il est très tard en ce 23 octobre et quatre drôle de personnages devisent timidement dans le salon Louis-Philippe qui sert de loge au Transbordeur : une fille à la Peau synthétique, un garçon nommé Daisy, un type en nage sous sa combi spatiale et son casque de pilote de Mig-28, et une armoire à glace aux traits féminins et en manteau noir capable de tout envoyer valser dans la pièce d'un simple accès de charisme («Hé ho doucement avec mes fauteuils Voltaire» s'écrie le maître de maison). Un film de David Lynch ou, ce qui revient au même, un rêve sous antihistaminique ? Non : le programme de la soirée du 23 octobre au Transbordeur. Sans doute la soirée phare de cette édition de Just Rock? : Peau, Daisy Lambert (aucun lien), Cascadeur et Rover, réunis tout exprès pour vous envoyer au 7e Ciel et qui vient d'y parvenir.   Last Aqualast

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Biotop(e) pop

MUSIQUES | Ah, cette scène locale et sa fâcheuse tendance à rester figée dans ce circuit court que chérissent tant les épiciers bio, sans parvenir à mener une carrière durable au-delà du périph’. On s’en est presque fait une raison tout en ayant choisi d’en ignorer les raisons. D'autant que ce n'est qu'à moitié vrai. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 19 septembre 2013

Biotop(e) pop

C’est un fait, il y a fort longtemps que la scène pop lyonnaise ne s’est pas aussi bien portée, qualitativement comme quantitativement. Les anciens sont toujours là et n’en finissent plus de se renouveler, à l’image des Purple Lords, qu’on n’attendaient plus, avec leur splendide Slow Motion Trip d'il y a quelques mois, de Prohom dont la sortie ces jours-ci de l’album Un Monde pour soi sera fêtée le 10 novembre au Périscope, et de Denis Rivet (King Kong Vahiné) dont on avait vanté les mérites du Tout Proches. Après avoir connu les honneurs des Inouïs du Printemps de Bourges, il verra sa tournée française passer par le festival Just Rock ? en compagnie d’Emily Jane White. Le Chic Type Daisy Lambert, toujours alangui dans les bacs, y sera également à l’affiche en soutien de Cascadeur et Rover (classe !), le 23 octobre au Club Transbo. Ses camarades d’Erotic Market, eux, s’en iront érotiser le festival Nouvelles Voix en Beaujolais, et les Taïni et Strongs le "sadiser" (respectivement les 22 et 23 novembre)

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Chercher le garçon

MUSIQUES | Dandy minute, romantique rieur, crooner "tongue-in-chic" à l'ambivalence assumée, Daisy Lambert dévoile l'univers rétro-futuriste d'un étonnant "Chic type" sur un premier album émouvant et jouissif parce qu'émotif et jouisseur. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 12 avril 2013

Chercher le garçon

Ton album Chic Type est plutôt déroutant mais il l'est encore plus pour qui t'a découvert avec la chanson et le clip qui l'ont précédé. N'as-tu pas eu peur que ce single, My Pearl, un tube plutôt pas sérieux, ait donné une fausse image de toi et de ta musique ?Daisy Lambert : Disons que c'était une sorte d'apéritif... Et puis le tube, faut pas se mentir, c'est un désir commun à pas mal d'artistes. On est aussi là pour être aimé. Avec My Pearl, j'ai eu envie de faire plaisir à la caissière comme au lecteur de Télérama, mais c'est bien sûr complètement illusoire. Pourquoi avoir attend

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Docteur Daisy et Mister Love

MUSIQUES | Comme d'autres grattent pour dénicher le cochon sous l'homme et les draps, il faut parfois écailler l'artiste pour y dénicher le "chic type". C'est le cas (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 12 avril 2013

Docteur Daisy et Mister Love

Comme d'autres grattent pour dénicher le cochon sous l'homme et les draps, il faut parfois écailler l'artiste pour y dénicher le "chic type". C'est le cas pour Daisy Lambert, dont le premier effort ne se laisse apprivoiser ni comme un disque pop à l'efficacité rétro ni, encore moins, comme le premier disque de variété venu. Il faut l'écouter et le réécouter pour qu'il vous emporte, qu'il vous prenne, comme Dominique De Villepin entendait prendre la France. Parce que derrière le micro, derrière le masque du dandy un peu branque, se cache un musicien à la sensibilité à fleur de peau et à la pudeur ad hoc. Qu'importe si sur la ballade désabusée Odéon, un des deux titres de l'album réalisés par Frédéric Lo (Daniel Darc, Stephan Eicher...), qui très rapidement ne vous lâche plus, Daisy chante un peu beaucoup comme Marc Lavoine – après tout ce n'est pas tous les jours qu'on nous donne envie de réévaluer Marc Lavoine. Les références de Daisy Lambert sont à mille lieues de celles qu'ont a l'habitude de croiser dans l'époque pop actuelle, en tout cas pas quand on les mélange toutes ensembles : Jean-Michel

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Daisy d'avenir

MUSIQUES | Doucement mais sûrement, la chose est en train de faire le tour de la toile. La chose, c'est le clip, réalisé par le talentueux Olivier Héraud, de My Pearl, (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 6 janvier 2012

Daisy d'avenir

Doucement mais sûrement, la chose est en train de faire le tour de la toile. La chose, c'est le clip, réalisé par le talentueux Olivier Héraud, de My Pearl, single de Daisy Lambert, jeune chanteur pop lyonnais qui fait déjà débat. La preuve, au sein de cette rédaction les comparaisons pas toujours raccords ont fusé : «Helmut Fritz lyonnais» (notre rédac' chef), «qu'est-ce que c'est que ce truc ?» (notre spécialiste théâtre), «Daisy qui ?» (notre critique art et danse) ou «moi j'aime bien» (votre serviteur, jamais avare d'un avis tranché). Déjà un type qui se fait appeler Daisy, c'est louche. Surtout quand le clip nous présente cet irrésistible séducteur de jeunes filles n'ayant d'yeux que pour une vieille femme à Yorkshire (à moins que ça ne soit l'inverse). Le malentendu semble bien être la sève qui nourrit ce lyonnais dont le label, le toujours très pop et bien inspiré Echo Orange, nous signale qu'il est à ranger du côté «Air Bashung Tellier Gainsbourg Katerine». Allez donc vous débrouiller avec ça. Et c'est pourtant vrai, à l'écoute de morceaux (Santorin, La Femme Fontaine, Le Nuage

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