10 événements programmés

Jazzy Bazz

(Rap)

Après avoir fait ses armes au sein de la Cool Connexion et du collectif L'Entourage, Jazzy Bazz a entamé une carrière solo dont le sixième opus, Nirvana, est sorti en mars 2025. En pleine préparation de son prochain projet, intitulé Ivan, le voici sur la scène du Transbordeur.

Notre avis : Valeur sûre du rap francophone, Jazzy Bazz honore la discipline depuis près de vingt ans, d'abord en groupe puis en solo. Il est l'un des garants d'une exigence technique et lyricale jamais prise à défaut. Son dernier opus, Nirvana, disque planant aux airs de balade nocturne, le rapproche de l'univers de Laylow et de son esthétique virtuelle. Son introspection à cœur ouvert s'étoffe à travers des sonorités contradictoires, dessinant le chemin tracé par un artiste évoluant entre l'avant-garde et les racines du genre.

Isha et Limsa d'Aulnay

(Rap)

Sorti en décembre dernier, le volume 2 du projet Bitume Caviar d'Isha et Limsa d'Aulnay poursuit une collaboration qui a commencé en 2020. Ici, les deux rappeurs continuent d'échanger les références, entre le blues du voyou repenti et la vie de trentenaire (bientôt quadragénaire).

Notre avis : Loin du buddy movie artificiel, la fusion entre Isha et Limsa d'Aulnay célèbre le triomphe d'un rap d'adultes, technique et désabusé, formant un pont entre la Belgique et la France. Isha, nourri par la rigueur implacable de sa trilogie La vie augmente, apporte cette gravité rocailleuse, tandis que Limsa, fort de sa trilogie Logique, injecte une souplesse technique et un second degré salvateur. Avec le projet Bitume caviar, ils réactivent l'imaginaire d'un duo complémentaire, où la rime multisyllabique sert à décortiquer la névrose du quotidien et le temps qui passe.

The dead South

(Rock & Pop)

Fondé en 2012 à Regina au Canada, le quatuor The dead South s'illustre dans le genre méconnu du bluegrass, apparu dans les années 1940 dans les Appalaches. Avec pour ambition de créer une musique qui rassemble les personnes, les voici en pleine tournée européenne, qui s'arrêtera le temps d'un soir au Transbordeur.

Notre avis : À travers une instrumentation stricte et un héritage roots relu par l'entremise d'une sensibilité post-indie, The dead South s'impose depuis une décennie comme l'un des groupes phares du renouveau bluegrass. Combinant précision rythmique, voix serrées et goût pour les récits sombres, le quatuor canadien sait manipuler habilement le passé pour afficher conjointement sa matrice ainsi que sa réinvention contemporaine.

Biga*Ranx

(Reggae)

Neuf mois après la sortie de son septième album Rainshine, le Tourangeau Biga*Ranx s'invitera sur la scène du Transbordeur avec un univers plus éloigné des sonorités jamaïcaines qui ont fait sa renommée, s'axant plutôt vers le vapor-dub et le cloud rap.

Notre avis : Il n'imite plus la vélocité jamaïcaine depuis des années déjà, le Tourangeau a opéré une mue vers ce qu'il nomme le "vapor-dub". À la croisée des chemins entre le dub digital et l'esthétique lo-fi du cloud rap, il a bâti une texture sonore unique, cotonneuse et mélodique. Porté par son nouvel album Rainshine sorti en juin, ce concert est une immersion dans une "liquidité" musicale où les basses lourdes du soundsystem se dissolvent dans des nappes synthétiques nostalgiques où l'artiste, parfois sous l'alias Telly*, déconstruit les codes du roots pour en proposer une version résolument moderne.

Carpenter Brut + Danger

(Musique Electronique)

À la croisée des musiques électroniques, du rock et des sonorités inspirées des années 1980, Carpenter Brut forge une synthwave à l'esthétique soignée et cinématographique. Pour ce concert au Transbordeur, il sera accompagné du compositeur masqué Danger, à l'univers imprégné par les films cultes et l'esthétique des jeux vidéo.

Notre avis : Le producteur Frank Hueso a mélangé sa synthwave avec de l'electro industrielle et du metal, si bien qu'on le retrouve autant sur les scènes des plus grands festivals de metal qu'à ceux de musiques électroniques. Synthés agressifs, ambiance d'horror-movie, distorsion et structures de morceaux très "rock" : Carpenter Brut impose un univers à part entière, complet et cohérent que son album très attendu, Leather Temple continue d'étoffer en mettant l'accent sur une techno plus indus. Franck Rivoire, connu sous le nom de Danger, assure la première partie.

Peter Doherty

(Rock & Pop)

L'année dernière, Peter Doherty sortait son cinquième album solo,  Felt Better Alive, suivi d'une tournée à travers le Royaume-Uni et l'Europe. Le voici de nouveau sur le route pour revisiter tout son répertoire, des Libertines à ses projets solo en passant par Babyshambles et, peut-être, une ou deux reprises des Smiths.

Perceval

(Musique Electronique)

Originaire de Rennes, Perceval est un OVNI sur la scène électronique grâce à son mélange audacieux de techno, de psytrance et de sonorités médiévales sous forme de flûtes endiablées et de kicks galopants. Le voilà au Transbordeur, prêt à mélanger les époques pour faire vibrer le public.

Arch club

(Musique Electronique)

Le label et collectif Arch débarque au Club Transbo pour une soirée oscillant entre rap contemporain et musique électronique pour un résultat brut et percussif, concocté par les DJs XO, Duno, Mau_v et Limak.

Rsko

(Rap)

Après une première tournée marquante en 2024, Rsko reprend la route en 2026 à l'occasion de la sortie de son troisième album,  Jeune prince (Part. II), nouvel opus mêlant mélodies planantes, lyrics sincères et influences afro-caribéennes.

Cryptopsy + 200 Stab wounds + Inferi + Corpse pile

(Rock & Pop)

Le temps d'une soirée, le Club Transbo plongera dans les tréfonds les plus obscurs du death metal à l'occasion de l'escale lyonnaise de la tournée des canadiens de Cryptopsy, qui fêteront les trente ans de leur album None so vile. L'affiche sera complétée par 200 Stab wounds, Inferi et Corpse pile, de quoi faire trembler les murs toute la nuit.