Les Premiers, les Derniers

Les premiers les derniers
De Bouli Lanners (Fr-Bel, 1h38) avec Albert Dupontel, Bouli Lanners...

De et avec Bouli Lanners (Fr./Bel., 1h33) avec Albert Dupontel, Suzanne Clément, Michael Lonsdale, Max von Sydow…

Si la relecture du western est tendance, pour Bouli Lanners, ce n’est pas non plus une nouveauté, qui lorgnait déjà sur les grands espaces et le road movie dans ses œuvres précédentes – voir Les Géants (2011). Situé dans un no man’s land contemporain (un Loiret aussi sinistre que la banlieue de Charleroi un novembre de chômage technique), Les Premiers, les Derniers fait se croiser et se toiser dans un format ultra large des chasseurs de prime usés, de vieux Indiens frayant avec la terre, une squaw en détresse ainsi que l’inévitable horde de bandits aux mines patibulaires.

Cousin belge de Kervern et Delépine, mais qui aurait fréquenté le petit séminaire, Lanners diffuse en sus dans cette re-composition décalée un étonnant souffle de spiritualité continu, faisant de ses personnages des messagers et de leur trajectoire une sorte de parabole, d’interprétation du fameux verset de l’Évangile selon MatthieuHeureux les pauvres en esprit…”. Ajoutons que Jésus se balade de-ci de-là, que les comédiens Michael Lonsdale et Max von Sydow chantent des cantiques : le propos mystique ne se discute pas ! De quoi repartir de la Berlinale, où le film sera présenté dans la section Panorama, avec la bénédiction du jury œcuménique…

VR

pour aller plus loin

vous serez sans doute intéressé par...

Mardi 6 octobre 2020 Il est suicidaire, elle est condamnée. Elle cherche son enfant abandonné, il veut bien lui donner un coup de main (un peu forcé par les circonstances), avec (...)
Vendredi 20 décembre 2019 De Hiroshi Okuyama (Jap., 1h16), avec Yura Satô, Riki Ôkuma, Hinako Saeki…
Mardi 12 février 2019 D’une affaire sordide saignant encore l’actualité de ses blessures, François Ozon tire l’un de ses films les plus sobres et justes, explorant la douleur comme le mal sous des jours inattendus. Réalisation au cordeau, interprétation à l’avenant. En...
Mardi 24 octobre 2017 Improbable comme la rencontre, dans un abattoir hongrois, entre un homme au bras handicapé et une femme légèrement autiste, cette romance nimbée d’onirique, pleine de vie dans un lieu de mort, touche au cœur par sa subtile poésie. Un Ours d’Or à la...
Mardi 10 octobre 2017 Jusqu’où doit aller une femme pour conquérir un fauteuil de PDG ? Forcément plus loin que les hommes, puisqu’elle doit contourner les chausse-trapes que ceux-ci lui tendent. Illustration d’un combat tristement ordinaire par une Tonie Marshall au...
Lundi 28 août 2017 Un petit éleveur bovin tente de dissimuler l’épidémie qui a gagné son cheptel. Ce faisant, il s’enferre dans des combines et glisse peu à peu dans une autarcie paranoïaque et délirante. Une vacherie de bon premier film signée Hubert Charuel, à voir...
Mardi 29 mars 2016 Deux ados mal dans leur peau se cherchent… et finissent par se trouver à leur goût. Renouant avec l’intensité et l’incandescence, André Téchiné montre qu’un cinéaste n’est pas exsangue à 73 ans. Vincent Raymond
Mardi 5 janvier 2016 De Michael Rowe (Can, 1h36) avec Paul Doucet, Suzanne Clément, Micheline Lanctôt…
Lundi 13 avril 2015 De Denis Dercourt (Fr, 1h30) avec Albert Dupontel, Cécile De France…
Mardi 7 octobre 2014 De Xavier Dolan (Can, 2h18) avec Antoine-Olivier Pilon, Anne Dorval, Suzanne Clément…
Jeudi 13 février 2014 "Inbetween worlds" de Feo Aladag. "Praia do futuro" de Karim Aïnouz. "Stratos" de Yannis Economides. "Dans la cour" de Pierre Salvadori. "The Darkside" de Warwick Thornton. "Butter on the latch" de Josephine Decker.
Mercredi 12 février 2014 "Things people do" de Saar Klein. "The Better angels" de A. J. Edwards. "In order of disappearance" de Hans-Peter Molland. "Aimer, boire et chanter" d’Alain Resnais (sortie le 26 mars)
Samedi 8 février 2014 "Jack" d’Edward Berger. "La Voie de l’ennemi" de Rachid Bouchareb. "Grand Budapest Hotel" de Wes Anderson (sortie prévue le 26 février).
Jeudi 10 octobre 2013 Annoncé comme le retour de Dupontel à la comédie mordante après le mal nommé "Le Vilain", "9 mois ferme" s’avère une relative déception, confirmant que son auteur ne sait plus trop où il veut amener son cinéma. Christophe Chabert

restez informés !

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

En poursuivant votre navigation, vous acceptez le dépôt de cookies destinés au fonctionnement du site internet. Plus d'informations sur notre politique de confidentialité. X