Des étudiants au Centre d'art Bastille

ARTS | L'exposition "Infiltrations", actuellement au Cab, a été imaginée par quatre étudiants. On en a rencontré une.

Charline Corubolo | Mardi 2 juin 2015

L'exposition Infiltrations est le fruit d'une collaboration entre le festival universitaire annuel organisé par Un tramway nommé culture et le Centre d'art Bastille, tous deux cherchant chaque année à promouvoir les actions étudiantes pour la culture. Pour cette nouvelle édition, Vincent Verlé, salarié du Cab, a mené un workshop curatorial avec quatre étudiants : Raphaël Corsino et Laura Villena, deux élèves de l'École supérieure d'art et design Grenoble (Esad) ; Robyn Wilton de l'Univerisité de Leeds et Chloé Pommaret de l'Université Pierre-Mendès-France, section médiation art culture.

Pour Laura Villena, l'objectif du projet était de proposer une « exposition qui avait un lien avec le thème du festival. Après nous être questionnés sur le sens de ce thème, nous en avons déduit qu'il parlait de la vie à travers l'idée de mort : "Mortel !", c'est synonyme de "génial". Nous avons donc choisi de nous concentrer sur des artistes et des œuvres qui offrent une vision différente de la vie et de la mort. En d'autres termes, nous avons essayé de rassembler des œuvres qui nous parlent de la vie et du quotidien, et de la façon dont nous considérons les choses. Aucune des œuvres présentées ne traite frontalement de la mort, ou du moins, si c'est le cas, elles subliment cette idée de mort, comme pour la Demie chienne perdue de Jean-Marie Perdrix présentée à l'étage. Le titre de l'exposition, Infiltrations, va alors de soi : il nous parle de la façon dont la mort infiltre notre mode de vie, et dont l'art infiltre la vie, et inversement. »

Mais le travail curatorial des étudiants ne s'est pas limité à la recherche d'artistes : ils sont allés plus loin en cherchant à mettre « en valeur des artistes qui ont un lien avec la ville de Grenoble ou sa région : Clôde Coulpier et David Lefevbre ont étudié à l'Esad Grenoble et travaillent à Grenoble, Aï Kithara, originaire du Japon, a aussi fait ses études à l'école d'art de Grenoble, tout comme Julien Prévieux, qui lui est même né à Grenoble. » L'exposition devient ainsi une magnifique vitrine pour certains travaux d'étudiants grenoblois mais aussi pour des artistes locaux dont la pertinence du propos est astucieusement mise en valeur dans l'espace du Cab.


Infiltrations

Exposition réalisée par des étudiants lors d'un atelier avec le Centre d'Art Bastille
Centre d'Art Bastille Site sommital de la Bastille Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Errances musicales à la Bastille avec Bégayer

Concert | Rendez-vous samedi 20 octobre.

Damien Grimbert | Mercredi 17 octobre 2018

Errances musicales à la Bastille avec Bégayer

C’est rien de moins qu’un triple retour qui nous attend ce samedi 20 octobre à 20h30. Celui des concerts au Centre d’art Bastille tout d’abord, cadre aussi singulier qu’idéal pour accueillir des groupes musicaux aux horizons différents. Celui de l’association Plege ensuite, de retour aux affaires après une longue pause estivale. Et celui de Bégayer enfin (photo), trio alternatif unique en son genre qui viendra dévoiler ses « tristes poèmes bruyants » à l’occasion de la sortie de son très attendu premier album Terrain à mire. Une maison rétive. Contrainte par le toit, coproduit par Les Disques Bongo Joe et le label Le Saule. On ne peut malheureusement pas vous en dire beaucoup plus au stade actuel (seul deux des neuf titres de l’album ont été dévoilés à l’heure où l’on écrit ces lignes), si ce n’est qu’au vu des précédentes prestations du groupe, et de la très bonne formation pop folk qui les accompagne pour l’occasion (les Lyonnais de GHST), tout ça s’annonce sous les meilleurs augures.

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Un Tramway nommé culture pour « susciter un certain étonnement »

ACTUS | Un Tramway nommé culture, la programmation culturelle des campus grenoblois, fête cette année ses 30 ans. L’occasion de revenir sur cette belle initiative qui ouvre en grand les portes des musées et des salles de spectacle au public étudiant.

Sandy Plas | Mardi 2 octobre 2018

Un Tramway nommé culture pour « susciter un certain étonnement »

En 30 ans, il a vu défiler à son bord une génération d’étudiants. Les faisant juste picorer une sortie culturelle pour certains, ou tomber les deux pieds dedans pour d’autres. Créé en 1989, Un Tramway nommé culture a en tout cas contribué à intéresser les étudiants à la culture proposée sur le domaine universitaire. Et a également permis de tisser de solides liens entre le campus grenoblois et les acteurs culturels du paysage local. Car à la fin des années 1980, une époque fort lointaine où la MC2 s’appelait encore le Cargo et où le Musée de Grenoble se visitait du côté de la place de Verdun, faire rimer public étudiant et culture n’allait pas vraiment de soi. « Les étudiants ne fréquentaient pas tellement les structures culturelles de l’agglomération. L’Université Pierre-Mendès-France a donc commencé à réfléchir à comment les faire entrer dans les salles ou dans les musées » nous explique Bertrand Vignon (à droite sur la photo), en charge de l’opération au sein de la Communauté Université Grenoble

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Le bal des monstres du Tramway nommé culture

Festival | Pour sa 11e édition, le festival culturel interuniversitaire du Tramway nommé culture (le service culturel de la fac) a décidé de se faire, et de vous faire, peur avec un thème épouvantable : les monstres. Du théâtre à la musique, en passant par des visites terrifiantes, plongez en pleine horreur, et tout ça gratuitement.

Charline Corubolo | Mardi 21 mars 2017

Le bal des monstres du Tramway nommé culture

Frankenstein, gobelins et bêtes fantasmagoriques : voici le cocktail monstrueusement délicieux cette année du festival culturel interuniversitaire porté par le Tramway nommé culture. Du 28 mars au 5 avril, le campus et Grenoble vont ainsi devenir le théâtre de rue des monstres, thème de cette 11e édition. Ciné-concerts, expositions, ateliers, déambulations, performances… Les formes seront aussi électrisantes que les trois sorcières du film Hocus Pocus. Alors, pour que vous ne vous perdiez pas dans les méandres de l’abominable parade, voici une petite sélection atrocement délectable. Démarrons mardi 28 mars avec un ciné-concert à l’auditorium Grenoble INP où deux musiciens (dont Serge Teyssot-Gay croisé chez Noir Désir) revisiteront le chef-d’œuvre kubrickien 2001 : l'odyssée de l'espace. Le mercredi, ça continuera avec la fameuse et incontournable Nocturne des étudiants du Musée de Grenoble qui s’annonce frissonnante avec des performances sur le parvis, des spectacles au milieu des œuvres des collections permanentes de l’établissement et un défilé monstrueux en fin de s

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À la vie, à l'art au Centre d'art Bastille

ARTS | Partant du postulat que notre perception de la vie est inéluctablement liée à celle de la mort, le Centre d'art Bastille propose une lecture nouvelle de cette troublante expérience quotidienne à travers l'art. Visite guidée de l’exposition "Infiltrations" et zoom sur un lieu culturel atypique. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 2 juin 2015

À la vie, à l'art au Centre d'art Bastille

Il y a des initiatives étudiantes qui aboutissent à des projets fructueux et pertinents. Dans le cadre du festival Mortel organisé par le service culturel de l'université en mars dernier, et suite à un workshop réalisé avec l'équipe du Centre d'art Bastille, quatre étudiants (Robyn Wilton, Laura Villena, Raphaël Corsino et Chloé Pommaret) se sont interrogés sur la notion de mort, thème de la manifestation. Au gré de déambulations mentales, le projet a été orienté vers un nouvel angle, prenant le contre-pied de la dimension macabre de notre existence. Faisant l'expérience de la vie au quotidien, nous sommes également confrontés à la mort sans forcément pouvoir en appréhender la dimension funeste. C'est ainsi que s'exprime l'un des grands principes de l'humanité : la mo

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La mort leur va si bien

CONNAITRE | Avec un Tramway nommé culture, structure qui s'occupe de la vie culturelle du campus, on est certains d'être transportés à chaque fois dans de nouvelles contrées. Et ce n'est pas la neuvième édition de son festival thématique annuel, gratuit et ouvert à tous, qui va déroger à la règle. Encore plus frissonnant qu'un livre de "Chair de poule", l'événement 2015 s'annonce "Mortel" ! Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 24 mars 2015

La mort leur va si bien

Mardi 24 mars, le campus grenoblois et une partie de la ville risquent fort bien de se retrouver dans les limbes, mais de façon artistique et amusante. Pour sa neuvième édition, le festival thématique du service culturel de l'Université Grenoble Alpes a décidé d'être "mortel". Il y a de quoi grincer des dents et être ébahi de ne pas avoir vu passer ces neuf années. Julien Wegner, chargé de l'organisation (à gauche sur la photo) : « Le festival est né en 2006. À l'époque, l'idée était que la programmation culturelle de l'université, assurée par le Tramway nommé culture, soit complétée par une proposition qui permettrait aux étudiants de participer par le biais d'appel à projets. La forme festival s'est vite imposée avec l'envie que l'événement soit thématique. » Voilà donc quasiment une décennie que la joyeuse équipe du TNC organise chaque année son festival, en passant par différents thèmes (la folie, le poil, l'interdit...), avec l'objectif de créer une émulsion artistique sur le campus et ailleurs. Mais au-delà du simple appel à projets, l'événement offre une véritable opportunité aux élèves en les mettant en lien avec les différe

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