Et la Ville de Grenoble créa de nouveaux ateliers d'artistes

Jean-Baptiste Auduc | Jeudi 20 avril 2017

Photo : Jean-Baptiste Auduc


Avant, au 51 boulevard Gambetta (en face de la Caserne de Bonne), le bâtiment La Clé de Sol était composé de deux parties. L'une accueillait les locaux du PMI (Pôle musical d'innovation, organisateur du feu festival Rocktambule), remplacé par Hadra. L'autre partie était réservée à des vestiaires de foot. Mais ça c'était avant. Car aujourd'hui, cette deuxième partie est transformée en ateliers pour plasticiens, artistes fragiles puisque sans régime spécifique d'assurance chômage.

10 ans que le projet était dans les cartons. Ce mois-ci, les services de la municipalité livrent les 80 mètres carrés divisés en deux, avec douche, mais sans logements. Les travaux viennent d'être achevés (les murs blancs sentaient bon la peinture fraîche lorsque nous avons visité les lieux au début du mois). Et Corinne Bernard, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble, de se réjouir de l'ouverture « de ces ateliers, les seuls en centre-ville, qui pourront accueillir des futurs artistes ou des personnalités plus établies ». Les premiers occupants sont attendus pour l'automne.

La mairie vise deux artistes pour des sessions de 6 à 12 mois. Le loyer va surtout faire rêver plus d'un plasticien puisqu'il est ridiculement bas : 50€ par personne. Un appel à candidatures va être lancé sous peu pour choisir les heureux élus, départagés par le jury métropolitain de la Bourse des arts plastiques, composé de l'ESAD, du Centre d'art Bastille, du Musée de Grenoble ou encore l'Espace Vallès et du Vog. À vos stylos.

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Grenoble : la Ville se positionne

Été culturel | On savait déjà que, pour son édition 2021, le Festival Magic Bus allait quitter l’Esplanade et rejoindre l’Anneau de Vitesse. La Ville de Grenoble a confirmé, vendredi 30 avril en fin de matinée, qu’elle prévoit d’autres événements culturels sur le site. Premiers détails.

Martin de Kerimel | Vendredi 30 avril 2021

Grenoble : la Ville se positionne

Bis… ou ter repetita : l’été dernier, après plusieurs mois de confinement, la Ville de Grenoble témoignait d’une intention d’accompagner le rebond de la culture, en programmant une "saison" d’événements en plein air, déclinée en quatre programmations de quinze jours et 188 propositions différentes (pour 214 levers de rideau). Plus tard, au début de cette année, elle a récidivé avec les Éclats de culture, une mini-série d’événements extérieurs organisée le 14 janvier, dans chacun des secteurs de la ville. Et voilà que l’on nous annonce pour le début de l'été « une programmation culturelle et festive », adaptée aussi aux normes sanitaires. Avec plusieurs partenaires locaux du monde culturel, la Ville travaille à la mise en place d’une scène à l’Anneau de Vitesse du parc Paul Mistral. Jusqu’à 1000 personnes devraient pouvoir trouver place autour de cette structure éphémère. « Y seront accueillis, du 17 juin au 9 juillet : le Festival Magic Bus, une programmation de la Bobine, une soirée exceptionnelle proposée par la MC2 et le Festival du Film Court en Plein Air, indique un communiqué. Cette scène sera aussi le théâtre de l’édition exception

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Belle Électrique : MixLab et la Ville avancent

ACTUS | Les deux entités le confirment : en fin d’année dernière et ce mois-ci, de nouvelles réunions de travail ont eu lieu entre la Ville de Grenoble et l’association MixLab pour dessiner l’avenir de la Belle Électrique.

Martin de Kerimel | Mercredi 27 janvier 2021

Belle Électrique : MixLab et la Ville avancent

Toujours pas de concerts, mais ça travaille en coulisses à la Belle Électrique. MixLab, qui craignait fort d’être mise à l’écart sans explication, témoigne désormais de son sentiment d’être revenue « sur un terrain où il est possible de discuter » avec la Ville. Clairement, après les vives tensions autour du conseil municipal de décembre, le climat paraît désormais apaisé entre les deux partenaires. Il leur reste toutefois du pain sur la planche. Leur premier objectif commun : avancer vers la création d’une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). « La délégation de service public que nous avons attribuée à MixLab court jusqu’à la fin de l’année, explique Lucille Lheureux, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Il nous faudra donc avoir défini un nouveau mode de gestion avant le 1er janvier prochain. On travaille en ce sens avec l’association, qui est légitimement placée au centre de nos débats, puisque le bâtiment avait été conçu selon son projet et qu’elle en a été le gestionnaire depuis le début ». Du pain sur la planche Deux options sont dans les tuyaux : que MixLab se transforme en SCIC, ce qui est l

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Grenoble à l’écoute, mais…

Dispel | Lucille Lheureux, l’adjointe aux cultures du maire de Grenoble, dit ne pas avoir de solution à proposer pour un relogement groupé des artistes du Dispel s’ils quittaient le bâtiment qu’ils occupent actuellement. Elle affirme cependant rester ouverte au dialogue. Ses explications.

Martin de Kerimel | Mercredi 27 janvier 2021

Grenoble à l’écoute, mais…

Lucille Lheureux l’affirme clairement : pour elle, la Ville de Grenoble n’est pas la seule interlocutrice possible pour le collectif Dispel, qui craint d’être expulsé de la friche industrielle qu’il occupe de longue date (lire notre article précédent). L’élue rappelle ainsi que le bâtiment est situé sur le territoire de la commune de Saint-Martin-le-Vinoux et que c’est la Métropole qui en est le propriétaire. « Nous avons écrit à la Métropole et dit que ce dossier ne nous regardait pas, indique-t-elle. Nous avons toutefois réaffirmé notre soutien au projet culturel. » L’élue confirme que la convention qui liait la Ville de Grenoble à la Métropole pour la mise à disposition des locaux est désormais caduque. Elle assure qu’au départ, l’installation du collectif Dispel sur le site actuel n’avait été envisagée qu’à titre provisoire. « Des propositions à faire » Aujourd’hui, l’élue assure être prête à discuter avec les différentes structures pour trouver une solution à Grenoble, à engagement budgétaire constant. « Nous aurons des propositions à faire au collectif s’il souhaite déménager, mais elles seront

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Le Transfo : en avant, jeunesse !

ACTUS | La Ville de Grenoble vient d'inaugurer ce nouveau lieu « dédié à la jeunesse et à l’engagement ». On y était.

Alice Colmart | Mardi 20 novembre 2018

Le Transfo : en avant, jeunesse !

« Un lieu d’émancipation pour les jeunes, d’appui, de ressources. Un lieu dédié à l’information, à l'engagement et à l'accès aux droits. Un lieu pour ancrer la place des jeunes dans la cité » : voilà comment le maire de Grenoble Éric Piolle a décrit vendredi 16 novembre Le Transfo, situé dans le quartier Ampère, lors de son inauguration où groupe de rap, vin chaud et ballons à l’hélium étaient au menu. Pour manœuvrer ce projet dans les tuyaux municipaux depuis 2009 (on est sur le bâtiment occupé précédemment par l’association Brise-Glace, du temps où c’était une friche artistique), en dehors du service jeunesse de la Ville de Grenoble, cinq autres structures (Cap Berriat, l’Adij, Unis-Cité, l’Afev et l’Institut de l’engagement) sont installées dans des locaux de 1500m² répartis sur cinq niveaux et structurés en différents espaces – un espace de coworking, des salles de réunion, des bureaux… « On va travailler autour de l’orientation, autour de la question de la construction identitaire par exemple » explique Olivier Andrique de l’association Cap Berriat lorsque Aline Dubuy de l’Adij (Association départementa

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Fermeture des bibliothèques à Grenoble : où en sommes-nous ?

ACTUS | On fait le point sur un dossier qui continue d'animer la vie politique grenobloise. Avec, dernier rebondissement en date, une histoire de vaste consultation publique prévue pour cet automne.

Sandy Plas | Mardi 29 août 2017

Fermeture des bibliothèques à Grenoble : où en sommes-nous ?

Pas de trêve estivale dans la lutte qui se joue entre le collectif Touchez pas à nos bibliothèques et la Ville de Grenoble. Opposées sur la fermeture des bibliothèques Hauquelin et Prémol et de celle, dans sa forme actuelle, d’Alliance, les deux parties étaient en phase de négociation en juin. Des négociations qui portaient notamment sur la transformation des deux premières bibliothèques citées en « relais-lecture » et de la troisième en « tiers-lieu », ouvert à d’autres usages. Insuffisant selon le collectif, qui adressait le 7 juillet un courrier à Éric Piolle et à son équipe pour réclamer une votation citoyenne sur le sujet à l’automne. Piste de sortie pour la mairie ? Que nenni. Le 10 juillet, lors du conseil municipal, le collectif voit sa proposition refusée par le maire. Argument avancé : les projets de relais-lecture et de tiers-lieu correspondraient aux attentes émises par les signataires de la pétition, lancée par le collectif au printemps dernier et ayant rassemblé un peu plus de 4 400 signatures. En remplacement, la mairie propose alors l’organisation d’une vaste consultation publiq

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Grenoble : zoom sur douze bâtiments phares du XXe siècle

Sélection | Grenoble est une très vieille ville, pleine d’impressionnants vestiges des siècles passés. Mais Grenoble est également une ville en mouvement que les architectes ont continué de façonner au siècle dernier. La preuve en douze monuments phares du XXe siècle, de la fameuse tour Perret au grandiose Musée de Grenoble, en passant par l’imposant Palais des sports ou le moderne (pour l’époque) Hôtel de Ville. Suivez-nous, la visite commence.

Charline Corubolo | Mardi 18 avril 2017

Grenoble : zoom sur douze bâtiments phares du XXe siècle

La tour Perret, phare grenoblois en quête d'avenir Illuminée de bleu en son sommet et révélée une fois par an par les feux d’artifices du 14 juillet, la tour Perret, située en plein parc Paul-Mistral, demeure un emblème grenoblois, à plus d’un titre. Car malgré sa façade grisâtre, l’édifice de presque un siècle, inauguré en 1925 pour l’Exposition internationale de la houille blanche et du tourisme, porte les ambitions modernistes du début du XXe, entre esthétique épurée et béton armé. Mais malgré les prouesses techniques, la tour se dégrade. Un chantier de rénovation va donc être lancé pour redorer le phare Perret. On remonte le fil de l'histoire dans cet article. Des halles au Magasin

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Grenoble : une tribune d’artistes grenoblois interpelle la Ville

ACTUS | Après la prise de parole remarquée du metteur en scène français Joël Pommerat contre la politique culturelle de la Ville de Grenoble en juin dans "Libé", c’est au tour d’acteurs culturels grenoblois de prendre la plume, cette fois-ci dans "L’Humanité". Et ils dressent eux aussi un constat sévère, même s’ils assurent être prêts à se mettre autour d’une table avec le maire et son équipe.

Aurélien Martinez | Jeudi 21 juillet 2016

Grenoble : une tribune d’artistes grenoblois interpelle la Ville

Ça continue de débattre de la politique culturelle de la Ville de Grenoble dans la presse nationale. Après la tribune du metteur en scène Joël Pommerat écrite suite à son passage à la MC2 avec son spectacle Ça ira (1) Fin de Louis et titrée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle », après celle du maire Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corine Bernard en réponse à Pommerat elle aussi parue dans Libé en juin et intitulée « À Grenoble, une culture ni populiste ni libérale », c’est L’Humanité qui a publié mercredi 20 juillet un texte remettant en cause la politique cul

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Jean-Paul Angot : « Un théâtre sans artistes est un astre mort »

Tribune | Alors que la Ville de Grenoble a annoncé une baisse de 6% de la subvention de la MC2, plus grande scène nationale de France, son directeur Jean-Paul Angot nous a envoyé cette tribune. Où il est question du public, des artistes mais aussi de politique culturelle métropolitaine.

Jean-Paul Angot, directeur de la MC2 | Mardi 14 juin 2016

Jean-Paul Angot : « Un théâtre sans artistes est un astre mort »

Samedi 11 juin, la saison 15/16 de la MC2 s'est conclue avec la dernière représentation de À Ố Làng Phố, merveilleux spectacle circassien vietnamien. Tout au long de la saison, des spectateurs fidèles ou occasionnels sont venus sur le site de la rue Paul-Claudel ou chez nos partenaires du département, soit à nouveau plus de 100 000 entrées. Ils viennent attirés probablement par la diversité des propositions mais aussi par l'inlassable travail d'action culturelle que nous menons en direction du public. Ce public ne se constitue pas en un jour, il se renouvelle en permanence (35% chaque saison). Ce ne sont donc pas toujours les mêmes et nous nous en réjouissons car cela nous laisse un vaste travail que nous partageons d'ailleurs avec toutes les salles de notre Métropole. Tout au long de la saison, nous avons aussi permis que naissent ici des spectacles que nous produisons et qui ensuite sillonnent le territoire français et même au-delà. Des "créations" comme nous les désignons dans notre langage. Ce beau mot de création porte en lui à la fois espoir, audace et risque. C'est l'un des piliers de l'activité de notre Scène Nationale et c'est pour cela qu

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