Il était une fois l'Amérique

Aurélien Martinez | Mardi 13 janvier 2015

Pour le premier concert payant de la Belle électrique, on a droit à une figure musicale souvent vue à Grenoble : la chanteuse franco-américaine Rosemary Standley. Une artiste à la voix impressionnante capable de passer d'un répertoire à l'autre avec une aisance sidérante. On l'a par exemple croisée cet automne à la MC2 dans le spectacle Birds on a wire (projet violoncelle-voix qui convoque Monteverdi, John Lennon, Leonard Cohen, Purcell…) ou encore cet été au Cabaret frappé en duo avec la chanteuse réunionnaise Christine Salem : deux très grands moments.

Mais Rosemary Standley est avant tout la meneuse de Moriarty, groupe au folk tendrement barré et bricolé qui a donc la lourde charge d'inaugurer cette Belle électrique en mode concert. Un choix peu risqué tant la bande, en live, est une véritable machine de séduction.

Et en première partie, selon les envies des maîtres de la nouvelle salle d'inclure au maximum la scène locale dans l'aventure, on retrouvera Lull (alias Florian Pessin, musicien bien connu à Grenoble), lui aussi branché folk. Mais un folk en mode crooner blues sur certains titres de son premier album The Epilogue sorti en septembre dernier. Soit une voix travaillée pour rentrer dans les cadres du genre avec efficacité – vous le sentez ce petit parfum US ? Un plateau cohérent en somme qui, cerise sur le gâteau pour cette Belle électrique de 950 places, affiche déjà complet.

Aurélien Martinez

Moriarty + Lull, vendredi 16 janvier à 20h, à la Belle électrique


Moriarty + Lull


La Belle Électrique 12 esplanade Andry-Farcy Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Du glamour et du Hell-O-Tiki au Maïly’s

MUSIQUES | Ce jeudi, le bar à concerts grenoblois se met en mode "Mondo Exotic !" avec une soirée entre surf rock garage, DJ et shows burlesques.

Damien Grimbert | Mardi 14 juin 2016

Du glamour et du Hell-O-Tiki au Maïly’s

Porteuse d’un univers visuel et sonore riche et chamarré, la pop culture américaine des années 1960 sera à l’honneur ce jeudi à l’occasion de la soirée Mondo Exotic !. Organisé à l’initiative de l’association BBB (pour Burlesque, Bigoudis et Bricolage), de retour après quelques années d’absence, cet événement pas comme les autres sera placé sous le double signe d’une thématique « hawaïenne » (surf music, exotica, sculptures tiki, torches et cocktails colorés) et d’une programmation pluridisciplinaire réunissant performances burlesque, concert live et DJ-set. Après une première partie glamour à souhait qui verra défiler les numéros de Velma Von Bon Bon (en photo), Aleksei Von Wosylius, X’tatix Doll et Wanda De Lullabies sous le regard bienveillant de la maîtresse de cérémonie Bettina Corleone, ce sera au tour de la formation belge Hell-O-Tiki de prendre d’assaut la scène. Auteur d’un surf rock garage irréprochable influencé conjointement par la musique de Dick Dale, le cinéma d’horreur kitsch des années 1960 et les comédies grivoises de Russ Meyer, le quatuor masqué formé en 2009 à Arlon cédera ensuite la place aux sélections acidulées du DJ lyonnais Frank’n’Fu

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Bourgoin-Jallieu : quelles journées !

MUSIQUES | Il eut été difficile au festival berjallien Les Belles Journées de constituer un plateau rock indé plus attrayant que celui qui nous est présenté, qui plus est (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 8 septembre 2015

Bourgoin-Jallieu : quelles journées !

Il eut été difficile au festival berjallien Les Belles Journées de constituer un plateau rock indé plus attrayant que celui qui nous est présenté, qui plus est pour son coup d'essai. C'est qu'outre Autour de Lucie, dont le statut d'icône d'une certaine pop indé en fait sans doute un peu le grand frère (ou sœur) de l'événement ; les cautions soulisantes que sont le Grenoblois Lull et le Lyonnais Sly Appolinaire, à qui on ne la fait plus ; 49 Swimming Pools dont les membres n'ont plus l'âge de la conduite accompagnée mais dont la pop reste fraîche comme une rose qui éclorait à l'infini ; et bien sûr H-Burns (consulter nos archives le concernant) ; c'est bien la jeune garde de la nouvelle (oui, encore) pop française

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Cabaret frappé – jour 1 : beau démarrage

MUSIQUES | Malgré le temps dégueu, le festival a débuté ce lundi avec une soirée chaude sous le chapiteau à guichets fermés, et une incroyable fusion entre Moriarty et Christine Salem.

Aurélien Martinez | Mardi 22 juillet 2014

Cabaret frappé – jour 1 : beau démarrage

Flashback : l'été dernier, le Cabaret frappé se déroulait sous une chaleur torride, le chapiteau étant comparable à une étuve. Cette année, nous n'aurons pas ce genre de problème, ce qui est plutôt agréable pour ceux qui craignent la chaleur, mais dommage pour le côté été du coup absent, et pour l’annulation hier des animations (jeux du monde, atelier sérigraphie, lectures à la Roseraie) prévues autour du festival – mais tout devrait rentrer dans l’ordre ce mardi, à l’extérieur ou à l’intérieur (à la Maison de l'international) selon le temps. Bref, après cette introduction météorologique, venons-en au cœur de notre sujet : la musique. La soirée a ainsi commencé à 19h sous le kiosque du Jardin de ville avec un concert gratuit de Sena Dagadu, chanteuse hongro-ghanéenne. Voilà, on ne peut dire que ça, comme on n'était pas encore arrivés (personne n'est parfait). Pourquoi pas... On s'est donc pointés à 21h (enfin, 21h10 si vous voulez tout savoir) pour le concert payant sous le chapiteau, ouvert par Stracho Temelkovski, « guitariste grenoblois, percussionniste, co

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Cabaret frappé : juillet musical

MUSIQUES | Le Cabaret frappé sera le temps fort de l’été grenoblois. Zoom sur cinq artistes issus de la programmation de cette seizième édition. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 15 juillet 2014

Cabaret frappé : juillet musical

La compagne créole On ne soulignera jamais assez le talent de caméléon de Rosemary Standley. L'horizon obscurci par son succès country folk initial – et mérité – d'avec Moriarty, on en oublierait presque que la jeune femme est capable de tout chanter. Elle le démontre sur chacun de ses nouveaux projets, à chacune de ses nouvelles prestations, montrant un insatiable appétit de trésors en tout genre pourvu qu'ils se chantent. On a ainsi pu le constater lors de son spectacle de music hall A Queen of Heart ; lors de la tournée Birds on a wire (qui passera par la MC2 à la rentrée) avec la violoncelliste et chanteuse brésilienne Dom La Nena, petit précis de reprises étalées sur cinq siècles ; et même encore, comme un écho, sur Fugitives, le dernier disque de Moriarty – là encore un album de reprises. C'est d'ailleurs avec son groupe que Rosemary retourne à la rencontre d'une personnalité qui l'a durablement marquée : Christine Salem, chanteuse réunionnaise et emblème du maloya, le blues local. Une Salem qui a redoublé le goût de Rosemary pour la créolisation – au sens où l'entendait Édouard Glissant – musicale. Et dont ce c

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Moriarty et Christine Salem annoncés au Cabaret frappé

MUSIQUES | Le festival, prévu du 21 au 26 juillet au Jardin de ville grenoblois, continue de dévoiler sa prog.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 mai 2014

Moriarty et Christine Salem annoncés au Cabaret frappé

On connaît le penchant de Moriarty pour les musiques traditionnelles et pour les grands écarts que l’on peut effectuer entre eux d’un bout à l’autre de la planète musicale et à travers les âges. Rosemary Standley, ci-devant chanteuse du groupe, ne cesse d’ailleurs de le démontrer au sein de ses multiples projets parallèles et Moriarty lui-même en donne un nouvel aperçu dans son dernier disque Fugitives, constitué de reprises. Quant à Christine Salem, déjà croisée à Grenoble le mois dernier à l’occasion des Détours de Babel, avec ses faux airs d’Angela Davis de l’Océan Indien, elle est un peu le pendant féminin de Danyel Waro, grand sorcier du maloya, cette musique des esclaves et de contestation sociale, interdite, puis réhabilitée. En 2012, le groupe franco-américain immortalisé en 2007 par Jimmy et la chanteuse réunionnaise s’étaient déjà associés pour une création autour de leurs influences et de leur passion pour les rythmes organiqu

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Qui est sur la Cuvée grenobloise ?

MUSIQUES | Zoom sur les 17 que l’on peut écouter depuis le mercredi 26 février grâce à l'asso Dynamusic / Retour de scène. Certains seront même sur la scène de l'Ampérage le samedi 1er mars.

Aurélien Martinez | Mercredi 26 février 2014

Qui est sur la Cuvée grenobloise ?

Peau – Instant T Un morceau pop et synthétique nappé d’électronique d’une subtilité remarquable, à l’image de l'univers musical de Peau. À découvrir en une du Petit Bulletin du 12 mars – Peau, par le morceau !   Léonid – Le Rebord de la vie Duo piano et chant, la partie vocale étant assurée par l’ancien guitariste de Sinsemilia.   Animali – The Alchemists De la pop grenobloise aux accents irréels et envoûtants. Un EP est annoncé pour cette année. Ils seront à l'Ampérage pour le concert de lancement de la Cuvée.

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Cuvée grenobloise, cru 2014

ACTUS | L’incontournable compilation dédiée à la scène musicale locale vient de sortir. À quoi sert-elle ? On en discute avec l’asso organisatrice et des artistes. Léa Ducré et Guillaume Renouard

Aurélien Martinez | Mercredi 26 février 2014

Cuvée grenobloise, cru 2014

La cuvée grenobloise (volume 13) ? « L’idée c’est de dire : regardez ce qui se passe à Grenoble ! » explique Benoît Perrier, directeur de Dynamusic / Retour de scène. Un instantané représentatif d’une région mais aussi d’une époque. « Les années 2000 étaient très reggae, puis on a assisté à la montée du pop-rock, alors qu’aujourd’hui on observe que tous les courants ou presque se parent d’une teinte électro. » Chaque année, l’asso grenobloise reçoit entre 70 et 120 candidatures et ne peut retenir que 16 ou 18 groupes. Pour faire partie des happy few, il faut séduire l’oreille d’un jury aussi éclectique que le sera la sélection finale. Directeurs de festival, programmateurs et techniciens font le tri aux côtés de journalistes locaux et d’un ou deux non-professionnels. Pour éviter les partis pris, les écoutes sont faites  « à l’aveugle », c’est-à-dire sans que le nom du groupe ne soit indiqué. L’équipe passe ensuite des j

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Fête de la musique 2013 : soir de fête

MUSIQUES | Une flopée d’artistes locaux, une poignée d’autres venus de plus loin, des styles musicaux en veux-tu en voilà : l’incontournable Fête de la musique aura lieu ce vendredi 21 juin. On a pioché parmi les réjouissances proposées pour vous livrer notre sélection. Laissez-vous tenter. La rédaction

Aurélien Martinez | Mardi 18 juin 2013

Fête de la musique 2013 : soir de fête

Pour la Fête de la musique 2017, c'est ici que ça se passe ! Sur les plateaux de la ville Let’s rock La Caserne de Bonne, pendant la Fête de la musique, sera rock. Avec une poignée de groupes à découvrir, dont les Grenoblois de Magnetoscop et leur post-rock hypnotique – cinématographique même. Une fleur dans le goudron, leur premier album paru il y a un an, est ainsi une véritable claque auditive, comme on vous l’expliquait ici en décembre. Les cinq musiciens seront l’avant-dernier groupe de la soirée. Avant eux, la fête sera gentiment plus pop rock, et le final carrément métal avec Madmen Sometimes Speak The Truth. Le mal (ou mâle) rode. Scène rock, Esplanade de la Caserne de Bonne. Avec Selfish doll à 20h30, IRM à 21h25, Byron à

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Arty à mort

MUSIQUES | On ne présente plus le folk country doucement bordélique de Moriarty. Et savoir que le groupe nous fait à nouveau l’honneur d’un passage dans l’agglo a quelque chose de fort réjouissant. Laetitia Giry

François Cau | Lundi 27 septembre 2010

Arty à mort

Entre festivals et tournées, le groupe était passé au Centre Culturel Jean-Jacques Rousseau en 2006, à l’époque où son succès n’avait pas encore atteint la fulgurance que l’on sait. Rosemary, la chanteuse, confie leur attachement pour ce premier concert à Seyssinet, dont le souvenir reste celui d’un moment inaugural de leur carrière : «C’était vraiment notre premier concert dans une grande salle. On avait déjà pas mal tourné, mais pas dans des lieux si institutionnels». A cette date, leurs partis pris scéniques sont déjà sur la voie de la mise en scène qui fait leur marque : «Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff intervenaient déjà à ce moment-là, à l’époque ce n’était pas vraiment une mise en scène : il y avait un petit décor, on nous avait prêté un paravent, un fauteuil, ce qui nous permettait de nous installer et de nous sentir un peu chez nous sur scène. Ce n’était pas vraiment du décor, pas vraiment du théâtre non plus, c’était une époque où on essayait des choses». Concernant le mythe de l’unique micro sur scène : «On faisait ça sur une partie du concert. On a changé nos façons de faire, les nouvelles chansons sont un petit peu plus rock». Nouveau souffle«On est en p

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