Les Brigitte en concert à la Belle électrique au printemps

Annonce | Rendez-vous le jeudi 17 mai.

Aurélien Martinez | Jeudi 14 septembre 2017

Il est sympathique comme tout le dernier morceau des Brigitte. Un Palladium annonçant un nouvel album à venir prochainement (et enregistré à Los Angeles), trois ans après la sortie de leur très agréable (et beaucoup moins futile qu'il n'y paraissait – on vous expliquait tout ça ici) À bouche que veux-tu.

Bonne nouvelle pour les fans (et ils sont nombreux visiblement, comme leurs deux derniers concerts grenoblois ont vite affiché complet) : elles seront de retour à la Belle électrique au printemps. Ce sera pour le jeudi 17 mai, et la billetterie est déjà ouverte.

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Le chant du loup

Lecture musicale | Elle a écrit "Un loup pour l'homme" et aime à le lire en musique, avec la complicité de son ami Bastien Lallemant. Brigitte Giraud sera aux Abattoirs de Bourgoin-Jallieu jeudi 6 février.

Stéphane Duchêne | Mardi 4 février 2020

Le chant du loup

"Je suis devenue écrivain pour écrire ce livre", confiait Brigitte Giraud à propos d'Un loup pour l'homme dans notre édition lyonnaise, il y a de cela un peu plus de deux ans. Ainsi peut-on mesurer ce que ce roman représente dans une œuvre qui compte des textes aussi forts que Nico, Avoir un corps ou dernièrement Jour de courage (pour ne citer qu'eux). La romancière y livrait, à travers l'histoire d'Antoine et Lila, celle des vingt ans de ses parents : ce père enrôlé dans l'armée française en plein conflit algérien et qui refuse de porter les armes ; sa mère, enceinte, qui, folie, décide de l'y rejoindre, par amour, et pour mettre au monde auprès de lui leur petite fille. Au travers de l'histoire familiale, longtemps tue et qui est aussi celle de sa naissance à Sidi Bel Abbès, Brigitte Giraud dit, en s'appuyant sur les

Continuer à lire

Musique dans le Grésivaudan : la vallée des merveilles musicales

Festival | Des concerts de musique de chambre dans des églises ou des lieux de patrimoine : voilà le concept de ce festival créé il y a près de 30 ans et qui revient cette année du 26 juin au 5 juillet. On déroule le programme.

Sandy Plas | Mardi 18 juin 2019

Musique dans le Grésivaudan : la vallée des merveilles musicales

Depuis 1990, il s’est installé dans le paysage des festivals de l’été, niché en pleine vallée du Grésivaudan. Par sa particularité déjà (proposer des concerts de musique de chambre dans des églises et des lieux de patrimoine) ; et pour la rigueur de sa programmation surtout. Se retrouvent ainsi chaque année dans la programmation de Musique dans le Grésivaudan (puisque c’est de lui dont il s’agit !) des artistes venus du monde entier et souvent promis à un bel avenir. La programmation 2019 ne déroge pas à la règle, avec cinq concerts à la carte et quelques jeunes talents au menu. « Nous sommes notamment très heureux de pouvoir accueillir le pianiste Jean-Frédéric Neuburger le 1er juillet à Lumbin » se réjouit Brigitte Marin-Labossière, présidente de l’association organisatrice du festival. « Il fait partie des artistes de la jeune génération qui comptent aujourd’hui. » Autre moment attendu du festival : la venue du quatuor à cordes Yako (photo), « un jeune ensemble lyonnais dont on va parler », programmé en ouverture du festival, le 26 juin à la Maison des Arts de Montbonnot. « Une bouffé

Continuer à lire

Grésiblues : « En 20 ans, l’image du blues a vraiment changé »

Festival | Créé en 1999, Grésiblues fête cette année sa 20e édition. Pour l’occasion, le festival itinérant du Grésivaudan mettra à l’honneur certains artistes qui ont marqué son histoire, aux côtés de nouveaux venus prometteurs.

Sandy Plas | Mardi 18 juin 2019

Grésiblues : « En 20 ans, l’image du blues a vraiment changé »

Pas de ballons ou de cotillons pour célébrer la 20e édition de Grésiblues. Du 30 juin au 5 juillet, ce sera la musique et rien d’autre. « Nous avons voulu fêter cet anniversaire en faisant revenir des musiciens qui avaient marqué le festival depuis ses débuts » explique Brigitte Nakachdjian, présidente de l’association Grésivaudan Blues, en charge de l’organisation de la manifestation. On retrouvera donc sur les différentes scènes de ce festival itinérant, qui s’installe chaque soir pour deux concerts dans une commune différente du Grésivaudan, plusieurs habitués du festival. À commencer par Barefoot Iano, qui avait fait ses débuts ici il y a quelques années avec le groupe Mountain Men, ou encore Jack Bon, un des pionniers du rock lyonnais dont ce sera la troisième participation au festival. Grésiblues accueillera également le retour du bluesman Fred Chapellier, un temps guitariste de Jacques Dutronc, dans une nouvelle formation, Fred Chapellier & The Gents (photo). Un guest de choix pour la clôture du festival, le 5 juillet à Crolles, qui est généralement le concert le plus couru de la semaine, avec 2000 specta

Continuer à lire

"Lune de Miel" : suites polonaises

ECRANS | D'Élise Otzenberger (Fr, 1h28) avec Judith Chemla, Arthur Igual, Brigitte Roüan…

Vincent Raymond | Mardi 11 juin 2019

Anna et Adam partagent leur vie, un enfant et des origines juives polonaises. Quand Adam est invité à une commémoration dans le village de Pologne d'où venaient ses grands-parents, Anna saisit l'occasion pour l'entraîner dans un pèlerinage intime. Qu'elle prend plus à cœur que lui… Ce film tient de la quadrature du cercle, et il pourrait faire bondir celles et ceux qui s’arrêteraient à sa surface de comédie sentimentale et familiale traitant de l’héritage de la Shoah. Nulle provocation chez Élise Otzenberger, bien au contraire, pour qui l’humour a sans doute été un formidable outil cathartique. Nourri d’histoire(s) familiale(s), Lune de Miel rappelle, avec son entame rapide dynamisée par les répliques délirantes du personnage de Brigitte Roüan, les grandes heures du cinéma de Woody Allen époque Annie Hall / Manhattan : le socle dramatique est submergé par le rire et l’absurde, comme pour faire diversion. Au fil du voyage cependant, la fiction va à plusieurs reprises être entrecoupée par des séquences plus documentarisantes : certaines montrant dans le décor la persistance d’un "antisémitisme folklorique" ; d’autres p

Continuer à lire

Une Biennale Saint-Laurent en mille traits

Événement | Rendez-vous samedi 15 et dimanche 16 septembre dans ce quartier historique de Grenoble pour admirer du dessin sous toutes les formes possibles.

Anja Maiwald | Lundi 10 septembre 2018

Une Biennale Saint-Laurent en mille traits

Pour les Journées européennes du patrimoine prévues le week-end du 15 et 16 septembre, et dont on parle en page 11, la Biennale du quartier Saint-Laurent célèbrera le dessin, sous toutes ses formes. Pas moins de 34 artistes seront ainsi exposés dans plus de 30 lieux différents du quartier grenoblois – un musée, des galeries, des commerces, des appartements privés… « L’idée est de faire vivre cette rue autour d’un art qui parle à tout le monde, accessible à tous les publics » résume la peintre Brigitte Vio, qui a chapeauté cette troisième édition avec le soutien d’un collectif d’habitants et de professionnels du quartier. Autant dire que le thème proposé cette année par les Journées du patrimoine, "L’art du partage", colle parfaitement ! En tête d’affiche de l’événement, le peintre Gilles Balmet, que nous avons présenté dans nos pages la semaine dernière et qui va investir le Musée dauphinois, ou encore le collectif Black & White Zulus qui, le dimanche, invitera le public à créer des totems. Plus d’infos

Continuer à lire

Éric Judor : « Aborder ce métier était jusqu’à présent toujours une joie ; là, j’étais le Schtroumpf triste »

ECRANS | Pour son premier long métrage "Roulez jeunesse" (en salle le mercredi 25 juillet), Julien Guetta a osé demandé à Éric Judor de changer de registre. Cela tombe bien : celui-ci voulait glisser vers un format plus dramatique. Rencontre en deux temps et à deux voix.

Vincent Raymond | Lundi 16 juillet 2018

Éric Judor : « Aborder ce métier était jusqu’à présent toujours une joie ; là, j’étais le Schtroumpf triste »

Julien, votre film Roulez jeunesse​ flirte avec la comédie italienne et la comédie à l’anglaise… Julien Guetta : C’était une des ambitions, clairement. Comme de choisir Éric, qui fait beaucoup de comédies, pour l’emmener vers quelque chose d’autre, dans quelque chose de plus singulier qu’on n’a pas forcément l’habitude de voir en France. J’ai une très grande admiration pour Éric. C’est un acteur très technique, quelqu’un de très professionnel qui gère la comédie – c’est hyper agréable quand on est réalisateur – et même le drame. Et il est aussi réalisateur… D’où vient ce personnage d’Alex, l’adulte un peu enfant qu’il interprète ? JG : Je pense que j’étais comme ça quand j’ai commencé à écrire. Et que je n’aimais pas trop cette figure – c’est pour ça que je ne trouve pas le personnage complètement irresponsable non plus. C’est un bon gars maladroit, un mec trop gentil, qui sait quand même se démerder avec l

Continuer à lire

"Roulez jeunesse" : (bon) père de dépannage

ECRANS | de Julien Guetta (Fr, 1h24) avec Éric Judor, Laure Calamy, Brigitte Roüan…

Vincent Raymond | Lundi 16 juillet 2018

Peu rongé par l’ambition, Alex s’épanouit au volant de la dépanneuse du garage administré par sa mère. Son bon cœur le conduit un soir à aider une jeune femme déboussolée, qui l’entraîne chez elle et le plaque le lendemain en lui laissant ses trois enfants en cadeau… Comment grandir quand on n’en éprouve pas le besoin impérieux ; comment accepter de couper le cordon quand on a toujours surprotégé son fils ; comment admettre que l’on a encore besoin de référents adultes lorsque l’on est adolescent ; est-il normal de ne pas éprouver d’instinct maternel ? Roulez jeunesse mesure chaque terme du syntagme "comédie familiale" en explorant avec finesse le lien et l’attachement sous toutes ses formes – voilà pour les lecteurs·trices de Françoise Dolto. Pour son premier long en tant que réalisateur, Julien Guetta approfondit donc des questionnements entamés dans ses courts-métrages Les Ventres vides et, surtout, Lana del Roy, où la famille en crise constituait à la fois le périmètre et la raison d’être du récit. Juste avant Roulez jeunesse, sa participation à l’écriture du

Continuer à lire

Grésiblues : tant que vivra le blues

Festival | Le festival Grésiblues c'est, du 1er au 6 juillet, six soirées gratuites dans six villages du Grésivaudan. Sa boss nous en dit plus.

Alice Colmart | Mardi 19 juin 2018

Grésiblues : tant que vivra le blues

Du dimanche 1er au vendredi 6 juillet est prévue la 19e édition du festival itinérant Grésiblues, et ce dans six communes du Grésivaudan. « L’objectif est de faire découvrir le blues aux gens près de chez eux » explique Brigitte Nakachdjian, présidente de l’association Grésivaudan Blues Festival. Parmi les 12 concerts gratuits proposés (deux par soir), cette dernière recommande notamment « l’originalité du blues touareg d’EZZA », ou encore le blues « tout public, entre la modernité et l’âme du blues » du Flo Bauer Blues Project, « quatuor multi générationnel » composé notamment du jeune Flo Bauer, révélé par The Voice en 2014. Rendez-vous aussi avec Dazzle, groupe grenoblois qui viendra faire résonner nos oreilles avec « la musique noire américaine des années 1960/1970 ». Et le festival se terminera avec l’Anglais Randolph Matthews (photo) dont les collaborations insolites (il a aussi bien travaillé avec la légende du jazz Herbie Hancock que le rappeur Will.i.am) le sont autant que la diversité d

Continuer à lire

Sylvie Hoarau (Brigitte) : « On aime donner du spectacle »

Concert | Une date complète ce jeudi 17 mai à la Belle électrique, une autre prévue le mercredi 5 décembre au (beaucoup plus grand) Summum : depuis leurs débuts en 2010, Aurélie Saada et Sylvie Hoarau, connues sous le nom de Brigitte, enchaînent les succès grâce à leurs savoureuses chansons pour la plupart sucrées et entêtantes. Rencontre avec Sylvie Hoarau, moitié du concept-duo, avec qui on a causé variété, indépendance ou encore politique.

Aurélien Martinez | Lundi 14 mai 2018

Sylvie Hoarau (Brigitte) : « On aime donner du spectacle »

Est-ce que votre rapport l'une à l'autre et votre façon de travailler ont évolué au fil des trois albums et du succès grandissant ? Sylvie Hoarau : Les trois albums sont vraiment nés de manières différentes. Le premier, Et vous, tu m'aimes ? (2011), on ne se connaissait pas bien, c’était un album de rencontre ; on s’est beaucoup confié l’une à l’autre, on a parlé de nos envies, de nos vécus, de nos frustrations, de nos joies… À l’époque, on ne savait même pas qu’on allait faire un album ! Le deuxième, À bouche que veux-tu (2014), on était dans l’euphorie assez incroyable du succès : l’album était beaucoup dans le plaisir, le désir, la sensualité, les rythmes… Et ce troisième album, Nues (2017), ça a encore été autre chose : Aurélie vivant aux États-Unis, nous avons été séparées pendant un an, même si je suis souvent allée la voir là-bas – j’ai dû y passer plus de trois mois en cumulé. Elle a donc écrit des chansons seule de son côté. Pour résumer tout ça, on peut dire que notre premier disque, c’était des filles qui avaient envie de s’en sortir avec les hauts et les bas de la vie. Le deuxi

Continuer à lire

Xavier Machault : « Faire connaître le répertoire caché de Brigitte Fontaine »

Concert | Du mardi 27 février au dimanche 4 mars, les musiciens grenoblois Xavier Machault et Martin Debisschop reprendront au Midi / Minuit "L'Incendie", album de Brigitte Fontaine sorti en 1974. Un projet qui consiste à faire découvrir le répertoire poétique d’une chanteuse au talent parfois mal compris. Xavier Machault nous en dit plus.

Alice Colmart | Mardi 20 février 2018

Xavier Machault : « Faire connaître le répertoire caché de Brigitte Fontaine »

À partir du mardi 27 février et pendant toute la semaine, le théâtre le Midi / Minuit (ex-Petit 38) proposera un concert baptisé L’Incendie. Soit une réinterprétation de l’album (culte pour quelques fans) de Brigitte Fontaine et Areski Belkacem sorti en 1974, par le chanteur Xavier Machault (à qui l’on doit le récent – et enthousiasmant – projet Pelouse) et Martin Debisschop à la grosse caisse et à la basse. « Le projet est né il y a moins d’un an. On est partis à la recherche de pépites oubliées. Après avoir écouté des albums d’Alain Bashung et Bernard Lavilliers, on est vite tombés sur celui de Brigitte Fontaine et Areski Belkacem. C’est un disque sensible, à la poésie mélancolique et surréaliste » nous explique Xavier Machault, ancien chargé de communication à la Métropole de Grenoble qui s’est lancé dans la musique il y a pl

Continuer à lire

Les Brigitte seront en décembre au Summum

Annonce | Que celles et ceux qui ragent de ne pas avoir de place pour le concert des Brigitte à la Belle électrique le 17 mai (c’est complet depuis des lustres) se (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 31 janvier 2018

Les Brigitte seront en décembre au Summum

Que celles et ceux qui ragent de ne pas avoir de place pour le concert des Brigitte à la Belle électrique le 17 mai (c’est complet depuis des lustres) se rassurent : le duo vient de rajouter une date grenobloise dans le cadre de la tournée de son dernier album Nues. Par contre, ce sera dans une salle beaucoup plus grande : le Summum. Et il faudra patienter encore un peu : ce sera le mercredi 5 décembre ! La billetterie est déjà ouverte. En attendant, vous pouvez toujours (re)lire l’article laudatif qu’on leur avait consacré lors de leur dernier passage en terres grenobloises. Ou chanter avec nous sur ce morceau qu’on aime bien !

Continuer à lire

Pèlerinage blues à Grésiblues

MUSIQUES | Le festival Grésiblues se donne comme mission de prêcher la bonne parole musicale venue d’outre-Atlantique avec, pendant une semaine, des concerts gratuits dans tous le Grésivaudan. Mais loin de se cantonner à une vision étriquée de ce style, le festival va chercher les différentes nuances d’une musique complexe et subtile.

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 21 juin 2016

Pèlerinage blues à Grésiblues

Le blues va envahir le Grésivaudan lors du Grésiblues. Le festival, qui en est à sa dix-septième édition, s’approche de la majorité : de quoi galvaniser une équipe qui ressemble d’ailleurs beaucoup plus à un groupe en tournée. Des camions, des ingénieurs sons et lumières, des gros bras (bénévoles) pour monter et démonter la scène ; bref, une effervescence qui n’arrête jamais durant la semaine. Tous les soirs, le rituel se perpétue. « C’est un peu le bazar, entre guillemets » en rigole Brigitte Nakachdjian, présidente de l’association organisatrice. Mais cela vaut le coup. À lire le nom des artistes programmés (Andy J Forest, la formation Daddy MT and the Matches …), on se croirait plus dans le Tennessee (ou le Mississippi, on ne sait plus). Mais en fin de compte, on est bien dans le massif isérois. Ce festival ne se contente d’ailleurs pas d’un bout de montagne. Son originalité : il est ambulant. Le Grésiblues va commencer à Saint-Vincent-de-Mercuze, puis va redescendre un poil pour atteindre Le Touvet. La caravane du blues va alors traverser la vallée pour foncer sur Le Cheylas pour redescendre ensuite à Montbonnot. « On aime digre

Continuer à lire

Brigitte : le miel et les deux abeilles

MUSIQUES | Deuxième date à la Belle électrique ce vendredi pour le duo Brigitte après un premier passage le mois dernier à guichets fermés. Un concert affichant une nouvelle fois complet pour ces deux femmes plus, malgré des apparences sucrées, battantes qu’objets.

Aurélien Martinez | Mardi 14 juin 2016

Brigitte : le miel et les deux abeilles

Des robes à paillettes échancrées au niveau d’une jambe, une scène chargée en kitsch, et surtout des chansons jouant à fond la carte de la pop sucrée et entêtante : avec son deuxième album À bouche que veux-tu et la série de concerts en découlant, le concept-duo Birgitte a poussé un peu plus loin le curseur du concept. Soit deux chanteuses-auteures-compositrices mariant leur voix à l’unisson pour vanter les mérites de l’amour : le beau, le grand, le fort ; celui que l’on recherche absolument (« Viens ce jour, ma peau ne sait plus attendre / Viens, cours, des papillons au creux du ventre » sur le tubesque À bouche que veux-tu) et qui, une fois trouvé, fait un bien fou – « Sur ta peau je m'endors / Tes bras sont les plus forts / Aujourd'hui ma maison c'est toi » sur le tout aussi tubesque Hier encore. Queens B À quoi servent les Brigitte, qu’on avait découvertes en 2010 avec une reprise glamour du

Continuer à lire

S'émanciper avec Brigitte Giraud

CONNAITRE | Elle sera à la librairie Decitre pour parler de son dernier roman : "Nous serons des héros".

Nadja Pobel | Mardi 6 octobre 2015

S'émanciper avec Brigitte Giraud

L'apprentissage du deuil (la perte d’un être cher, une maladie, un exil…) qui parcourt les ouvrages de Brigitte Giraud depuis la parution de La Chambre des parents en 1997 est encore au cœur de son dernier roman, Nous serons des héros. Années 1970, Olivio et sa mère quittent le Portugal de Salazar pour trouver asile en France chez des amis. Si le gamin ne comprend pas pourquoi (le père a été arrêté par la police politique) et serre comme un vestige son chat Océano, elle sait qu’adopter une autre langue, trouver un travail, s’enticher d’un autre homme est le seul destin que lui a laissé sa patrie en proie à la dictature. La France, qui avait été la terre d’accueil de la petite Brigitte Giraud quittant l’Algérie (J’apprends), est ici racontée avec bienveillance. C’est là qu’Olivio grandit et s’émancipe jusqu’à aller seul voir ce Portugal enfin libéré par la douce Révolution des œillets. Sans jamais surligner les bornes historiques de son récit, Brigitte Giraud sait donner de l'ampleur à ce sujet déchirant du déracinement par la description de non-événements, furent-ils aussi banals que le débarrassage d’une tab

Continuer à lire

L’Astragale

ECRANS | De Brigitte Sy (FR, 1h37) avec Leïla Bekhti, Reda Kateb…

Aurélien Martinez | Mardi 7 avril 2015

L’Astragale

Leïla Bekhti est une actrice fascinante qui, film après film (des comédies populaires, du cinéma d’auteur, des pubs pour du colorant de cheveux…), impose une présence magnétique. Dans L’Astragale, elle forme un duo efficace avec Reda Kateb, autre nouvelle figure remarquée du cinéma français. Le charme du deuxième long-métrage de Brigitte Sy, ancienne compagne de Philippe Garrel, découle aussi bien de la rencontre entre les deux comédiens que de l’amour fou qui réunira les deux personnages. Elle vient de s’évader de prison à tout juste 19 ans (et, dans sa fuite, s’est cassé l’astragale, os du pied qui donne son titre au film) ; lui, repris de justice, la recueille mais ne peut rester à ses côtés. Leur romance sera donc en pointillé, alors qu’elle ne rêve que de le retrouver. Basé sur le roman autobiographie d’Albertine Sarrazin, L’Astragale se place délibérément du côté des sentiments avec en point d’ancrage ce

Continuer à lire

"Les Combattants" : les Beaux gosses font l’armée

ECRANS | Pour son premier long-métrage, Thomas Cailley a trouvé la formule magique d’une comédie adolescente parfaite, dont l’humour est en prise directe avec la réalité d’aujourd’hui. Il dispose d’un atout de choc : Adèle Haenel, actrice géniale révélant ici un incroyable potentiel comique.

Christophe Chabert | Mardi 19 août 2014

Présentant Les Combattants à la Quinzaine des Réalisateurs, Thomas Cailley parlait d’une « histoire d’amour et de survie » ; il omettait cependant de préciser que ce programme-là, a priori sérieux, était celui d’une comédie. Peut-être cherchait-il à ménager la surprise : il est donc possible en France aujourd’hui de faire une comédie qui ne soit pas un ramassis de clichés éventés et démagos, un film qui fasse rire tout en dessinant par d’adroites et discrètes notations une image du pays dans lequel il est tourné, mettant en scène une jeunesse déboussolée qui ne sait pas si elle doit vivre – donc aimer – ou survivre. En cela, Les Combattants, teen movie hexagonal affranchi, s’inscrit dans la droite ligne d’une autre réussite du genre, Les Beaux gosses de Riad Sattouf. Ils ont en commun de préférer les ados mal dans leur peau plutôt que des individus normés et formatés. Cailley met ainsi au cœur de son récit deux personnages qui ont quelque chose de minoritaire en eux. Arnaud reprend avec so

Continuer à lire

Tu honoreras ta mère et ta mère

ECRANS | De Brigitte Roüan (Fr, 1h32) avec Nicole Garcia, Éric Caravaca, Gaspard Ulliel, Emmanuelle Riva…

Christophe Chabert | Vendredi 1 février 2013

Tu honoreras ta mère et ta mère

À l’image de Nous York, Tu honoreras ta mère et ta mère ressemble à un film de vacances, dans tous les sens du terme. Vacances des protagonistes, venus en Grèce participer à un festival finalement annulé pour cause de crise économique, et du coup réduits à des chamailleries familiales où la mère (Nicole Garcia) devient le centre de toutes les névroses ; mais aussi vacances du scénario, dont on attend sans succès qu’il fasse apparaître un quelconque enjeu dramatique. Le film ne joue donc que sur l’accumulation, à commencer par celle des personnages, innombrables et dont on survole les caractères sans jamais les approfondir. Cette superficialité se retrouve aussi dans des allusions à l’actualité sans conséquence — de la Syrie à l’influence néfaste du FMI — ou les références brouillonnes à la tragédie grecque. Le film avance en roue libre, amenant des péripéties qu’il règle dans la minute suivante, des conflits qu’il oublie en cours de route. Du coup, quand le film s’achève, on a le sentiment qu’il n’a même pas commencé. Christophe Chabert

Continuer à lire

Les grandes lignes

MUSIQUES | Un itinéraire saisonnier qui emprunte autant les sentiers balisés que les chemins escarpés pour une virée en musique (classique). Régis Le Ruyet

François Cau | Lundi 9 janvier 2012

Les grandes lignes

Sur les pistons de Maurice André, Romain Leleu, trompettiste révélation des Victoires de la musique classique en 2009 et fondateur de l’ensemble modulaire Convergence, souffle avec sa formation un air neuf sur l’Hexagone. Composé d’un quintet à cordes dont les membres sont issus des meilleures phalanges et du trompettiste prodige, les musiciens concoctent un menu où les recettes classiques de Gluck, Bartok et Tchaïkovski sont revues à la sauce au vent. Etabli depuis plus de 250 ans par Haydn, considéré comme le père putatif, le quatuor à cordes figure l’acmé des formules chambriste. Le Quatuor Modigliani, qui en est aujourd’hui l’un de nos fleurons nationaux, assemble à la MC2 sa monstrueuse unicité dans le Quatuor n°3 de l’ibérique Arriaga (que certains considèrent comme le Mozart espagnol), avant deux concertos pour clarinette de Mozart et Brahms interprétés en connivence avec Paul Meyer. Au registre des intégrales,   les Musiciens du Louvre Grenoble entonnent les Symphonies 1, 2, 6 de Schubert, dernière partie d’un cycle commencé la saison dernière à la MC2, et ce à seulement quelques jours de leur enregistrement in exten

Continuer à lire

Brigitte Fontaine

MUSIQUES | En mars dernier, pour son concert à Voiron, nous avions consacré notre "une" à Brigitte Fontaine, avec un entretien-portrait rocambolesque où elle évoquait (...)

François Cau | Lundi 20 septembre 2010

Brigitte Fontaine

En mars dernier, pour son concert à Voiron, nous avions consacré notre "une" à Brigitte Fontaine, avec un entretien-portrait rocambolesque où elle évoquait pêle-mêle son image médiatique, la vieillesse, et notre société actuelle qu’elle exècre tant (retrouvez le sur notre site). Des thèmes tous abordés dans Prohibition, son dernier album en date qu’elle viendra de nouveau défendre dans la région, cette fois-ci à La Source de Fontaine, vendredi 24 septembre. Un album rageur, excessif, mais aussi poétique et lettré. Car Brigitte Fontaine est une artiste multifacettes passionnante, plus riche que l’image de "timbrée" qu’elle a pu donner un temps à la télé. La preuve sur scène, où elle irradie littéralement, tour à tour touchante, drôle ou rentre-dedans. « Je suis probablement différente des autres, je ne le fais pas exprès, je suis comme ça » nous avait-elle confié, sincère. On la croit pleinement, et l’on dit à ceux bloqués par leurs préjugés qu’ils perdent beaucoup. Tant pis pour eux.

Continuer à lire

« J’ai ressorti mes griffes »

MUSIQUES | MUSIQUE / La magnifique et sincère Brigitte Fontaine est de passage dans la région pour défendre Prohibition, un album rageur contre notre société liberticide à tout va. Allô, Brigitte ? « Excusez-moi si je suis un peu brutale, ça passe très mal chez moi, mais je ne peux pas sortir parce que je suis malade. » Propos recueillis par Aurélien Martinez

François Cau | Lundi 1 mars 2010

« J’ai ressorti mes griffes »

Jeudi 25 février, 18h. Dans les locaux du Petit Bulletin. Au téléphone. On doit interviewer Brigitte Fontaine, femme fantasque et artiste passionnante, en préambule de son concert voironnais. « Voiron ? Je ne connais pas. » On situe : en Rhône-Alpes, près de Grenoble. « C’est dans la montagne ? Ah ! Quelle horreur ! Je déteste la montagne, et j’ai peur… Il y a des routes enlacées et tout ça ? Ah non alors… » L’entrée en matière est à l’image du personnage : entier, franc et authentique. Pourtant, on a pu tout lire et tout voir sur Brigitte Fontaine, surtout ces dernières années à la grâce d’un retour artistique à succès. Les émissions de télé grand public multipliaient alors les invitations, que Brigitte Fontaine s’empressait d’accepter. Jeu dangereux. « À un moment, alors que je voulais simplement m’amuser à la télévision, ils en ont profité pour dire que j’étais fofolle, déjantée et craquée… Que je pétais des plombs… ça ne me plaisait pas, alors j’ai tout arrêté depuis environ quatre ans… » De cette période voyeuriste, elle en avait tiré Folie (Saint-Louis-en-L’île – 2004), une chanson pudique : « Brûlée vive sur le bûcher

Continuer à lire

La Fiancée de Frankenstein

MUSIQUES | Artiste fantasque terriblement attachante, Brigitte Fontaine est de celles qui sont arrivées à créer un univers musical unique. Sur Prohibition, son dernier (...)

François Cau | Jeudi 7 janvier 2010

La Fiancée de Frankenstein

Artiste fantasque terriblement attachante, Brigitte Fontaine est de celles qui sont arrivées à créer un univers musical unique. Sur Prohibition, son dernier album en date, elle essaie néanmoins de casser son image d’allumée hors du temps pour rentrer pleinement dans le lard d’une société qu’elle ne semble plus comprendre : en témoigne le titre Partir ou rester (l’un des plus réussis), en duo avec Katerine, et écrit au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy. Son refus d’un monde aseptisé se matérialise ainsi pleinement dans la première partie de l’album, presque punk (notamment sur Dura Lex et le titre choc Prohibition où elle clame « je suis vieille et je vous encule, avec mon look de libellule »). Bien sûr, le discours est quelques fois limité : qu’importe, Brigitte Fontaine n’est pas une politique, mais une artiste. A elle la révolte, les cris, les coups de gueule violents dans des saillies dont elle seule a le secret. Son talent se matérialise pleinement sur scène, où elle devient plus que son personnage qui fait les choux gras des émissions de télévision consensuelles (un jeu dangereux). Touchante et sensible, elle interprète

Continuer à lire

Femme Fontaine

MUSIQUES | Son dernier album, "Libido", est passé scandaleusement inaperçu ; c’est pourtant un de ses meilleurs, et il l’est encore plus quand Brigitte Fontaine l’interprète, avec ses anciens morceaux, sur scène, loin des clichés sur son compte, juste libre et habitée. CC

François Cau | Jeudi 19 juin 2008

Femme Fontaine

On a tout dit de Brigitte Fontaine, depuis ses deux come-backs, le premier artiistique avec Genre Humain, le second commercial grâce à Kékéland. On a beaucoup parlé de sa personnalité, son côté freak médiatique, avec lequel elle a d’ailleurs beaucoup joué, comme on joue avec le feu. On a tout dit, mais on a fini par oublier de parler de sa musique. Ainsi, après le décevant car un peu trop prévisible Saint-Louis-en-L’île, Fontaine a sorti un de ses plus beaux disques, Libido. Celui où les textes s’envolent dans des volutes poétiques jusqu’ici rarement atteintes ; celui où la voix, cassée et fragile, de Brigitte Fontaine, s’épanouit avec une grâce inattendue. Ce besoin de chanter, on le retrouve sur scène dans ses concerts récents. Car on a pu aussi, hommes de peu de foi, douter des capacités de Fontaine à tenir un concert, emportée par son caractère fantasque et aussi par une certaine fragilité physique. Eh bien, il ne faut pas deux morceaux et à peine dix minutes pour nous prouver le contraire : s’il y a de l’émotion dans un concert de Brigitte Fontaine, c’est celle que l’on ressent face à une artiste majeure de la chanson française, qui paraît au sommet de son art, dans une sid

Continuer à lire