PB d'or 2018 : spectacle vivant

C'était 2018... | Où l'on sacre une comédienne et une metteuse en scène.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

Photo : DR / Patric Chiha


Le PB d'or de la comédienne qu'on pourrait récompenser chaque année : Émilie Geymond

Agnès Jaoui a bien reçu six César, alors pourquoi Émilie Geymond ne pourrait-elle pas avoir deux PB d'or ? Surtout que son premier remonte à 2012, soit l'année où nous avons créé ces récompenses très subjectives. On l'avait ainsi dinstiguée dans la catégorie « meilleur espoir ».

Six ans plus tard, Émilie Geymond est une comédienne reconnue sur la scène théâtrale locale ; et qui illumine pas mal de spectacles avec son approche fine du registre comique. Voire même clownesque, comme dans son seule-en-scène Cléopâtrak qu'elle tourne depuis un an. On peut dire qu'on est fans, oui.


Le PB d'or de la metteuse en scène qu'on espère revoir plus souvent à Grenoble : Gisèle Vienne

Gisèle Vienne est une artiste qui, depuis vingt ans, compte en France (et même à l'étranger), mais qu'on ne voyait bizarrement plus beaucoup ces dernières années à Grenoble – alors qu'elle y est née, y a grandi et a encore sa famille.

« Avec mes pièces, j'espère toujours proposer la possibilité d'une expérience intime aux spectateurs. En mettant en jeu des sujets ou des motifs très stimulants de par leur noirceur ou leur beauté, en essayant de mettre en tension – voire en contradiction – nos idées et nos sensations, j'espère pouvoir inviter le spectateur à se questionner » nous déclarait-elle en février alors que la MC2 l'invitait pour présenter sa dernière création Crowd – un véritable choc. Chers programmateurs et programmatrices du coin, essayez de ne pas perdre une nouvelle fois son numéro !

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Voici 23 spectacles pour une saison théâtrale grenobloise variée

Panorama de rentrée culturelle 2020/2021 | Les théâtres de Grenoble et de l'agglomération ont de nouveau dégainé des programmations bourrées de propositions qu'on avait envie de défendre. Suivez-nous ! Par Aurélien Martinez et Nadja Pobel

La rédaction | Mercredi 14 octobre 2020

Voici 23 spectacles pour une saison théâtrale grenobloise variée

Western ! À Grenoble et aux alentours (ce que l’on appelle de par chez nous le Dauphiné), Serge Papagalli est une légende qui foule les scènes de la région depuis maintenant 50 ans. Pour célébrer cet anniversaire comme il se doit, et avant de le croiser fin novembre sur grand écran dans le film Kaamelott (le fameux Guethenoc le paysan, c’est lui) d’Alexandre Astier, notre homme se lance dans le western-spaghetti et théâtral, lui qui revendique fièrement ses origines italiennes. Avec une douzaine de comédiennes et comédiens à ses côtés (dont pas mal de fidèles de chez fidèles toutes générations confondues), son Western ! était forcément très attendu par un paquet de monde. Dont nous. AM À la MC2 du mardi 13 au jeudi 22 octobre Au Théâtre Jean-Vilar (Bourgoin-Jallieu) vendredi 6 et samedi 7 novembre Au

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Drôles de mamans

Humour | De retour à Grenoble, Valérie Vagné et Émilie Geymond s’amusent à secouer le cocotier de la maternité. Les femmes qu’elles incarnent sont sincères, mais bien loin d’être parfaites. Autant en rire avec elles !

Martin de Kerimel | Mardi 17 décembre 2019

Drôles de mamans

Valérie Vagné approche de la cinquantaine. Cela ne la traumatise pas, mais elle raconte – avec le sourire – qu’elle trouve désormais quelque peu incongru d’être sur scène dans un rôle de jeune maman. La plaisanterie dure pourtant depuis une dizaine d’années : c’est en effet en 2010 qu’elle a écrit Les mères veillent, ce spectacle qu’elle joue en duo avec Émilie Geymond, sa fidèle complice en (fausse) indignité maternelle. Pas question d’accabler les comédiennes pour le comportement discutable de leurs personnages : on sait que c’est pour rire ! L’auteure assume un petit côté grinçant, parfois mal compris : sa comparse et elle ont beau s’habiller en rose pour afficher leur fantaisie, il arrive que certains membres du public prennent leurs blagues très au sérieux. Allez savoir, peut-être qu’il n’est pas facile de rire avec celui qui se moque de vos propres travers… Tendre ironie Une mère qui refuse d’aller chercher son enfant perdu dans un grand magasin, une autre qui s’est fait un lifting sans assumer vraiment sa maternité, une troisième qui cache un ballon sous ses vêtements pour avoir une place assise dans le bus… Les différents modèles choisis pa

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"Attraction" : nous sommes deux sœurs siamoises...

Théâtre | La metteuse en scène Valérie Vagné propose, du jeudi 6 au samedi 8 décembre au Théâtre de Poche de Grenoble, un spectacle sur les sœurs Hilton qui, dans les années 1920, ont connu un important succès avant de sombrer dans l'oubli.

Aurélien Martinez | Mardi 4 décembre 2018

On les voit dans le Freaks de Tod Browning, film américain culte sorti en 1932 et titré en France La Monstrueuse parade. Deux sœurs siamoises anglaises reliées par le bassin qui ont été des stars dans les années 1920 avant de sombrer dans l’oubli. C’est cette histoire pleine de hauts et, surtout, de bas que la metteuse en scène et autrice grenobloise Valérie Vagné (compagnie Telkel) a décidé de raconter en s'inspirant, sur le plateau, des codes du music-hall, les deux petites filles ayant été de véritables bêtes de foire rapportant pas mal d’argent à celles et ceux qui les ont prises sous leurs ailes, souvent par opportunisme. Dans un décor jouant sur l’apparition et la disparition, les comédiennes Emmanuèle Amiell et Émilie Geymond campent Daisy et Violet Hilton jusqu’à leurs 60 ans, alors que les médecins ne leur donnaie

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"Le Disque usé" : 10 ans et toujours inusable

Spectacle | La (géniale) compagnie grenobloise Les Chatoyantes va fêter en octobre l'anniversaire de son cabaret déglingué avec une poignée de dates.

Aurélien Martinez | Mardi 16 octobre 2018

C’est un petit spectacle qui a dix ans et que ses trois interprètes (Émilie Geymond, Doriane Salvucci et Sylvie Ducas), regroupées sous le nom de Chatoyantes, vont reprendre dans l’agglomération grenobloise histoire de marquer le coup. « On l’a bien écumé sur Grenoble en 10 ans, mais je pense qu’il y a encore plein de personnes qui ne nous ont pas vues ! » nous assure Émilie Geymond. Ce qui est bien dommage pour ces personnes-là, tant ce Disque usé est une réussite. Sur scène, deux chanteuses de cabaret accompagnées de leur pianiste mutique font tout pour poursuivre une représentation qui leur glisse entre les doigts – à cause du trac, de l’alcool, de soucis d’équilibre… On est donc bien là sur une mise en abyme savoureuse avec cette proposition évoquant un spectacle en train de se faire. Et on est bien là sur du théâtre plus que sur de la musique, même si les comédiennes poussent la chansonnette (sur du Sheila, Mike Brant, Dalida, Frank Sinatra ou encore Édith Piaf) avec convic

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Émilie Geymond : en présence d’une clown

Portrait | Alors qu’elle brille en gouailleuse Môme Crevette dans la mise en scène de "La Dame de chez Maxim" (Feydeau) d’Emmanuèle Amiell, on a rencontré la comédienne Émilie Geymond qui vient tout juste de créer son premier seule-en-scène clownesque baptisé "Cléopâtrak".

Alice Colmart | Mardi 3 avril 2018

Émilie Geymond : en présence d’une clown

Émilie Geymond semble habitée par le clown. Pourtant, derrière son humour ravageur, les accents qu’elle emploie et les diverses expressions de son visage, la comédienne grenobloise de 37 ans cache une profonde timidité. « À l’école déjà, jouer un rôle m’aidait à vaincre mon trac. Je mettais une perruque lors des exposés. Avec cet accessoire, je ne tremblais plus, ça allait directement mieux. » C’est donc tout logiquement perruquée qu’elle se retrouve aujourd’hui sur le plateau pour défendre son premier seule-en-scène Cléopâtrak, dans lequel elle se met dans la peau de la reine d’Égypte. Une réine délurée qui oscille avec brio entre le gag comique (elle trébuche sans cesse) et la tragédie, puisqu’elle tente par-dessus tout de se donner la mort. Un spectacle prometteur créé il y a quelques mois qui commence tout juste sa vie sur les scènes grenobloises – il sera à la Basse cour fin avril, et au Midi / Minuit fin juin. « Je ne sais pas faire autre chose que le clown » Cet art de la mise en scène et cette maîtrise précise des personnages développés dans Cléopâtrak, la comédienne les doit à d

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Gisèle Vienne : 50 nuances de sombre

Portrait | Mardi 27 et mercredi 28 février, la MC2 programme le spectacle "Crowd" de la metteuse en scène Gisèle Vienne. Soit quinze danseurs et danseuses, habillés comme à la ville et aux mouvements soigneusement "retravaillés" (ralentis, saccades …) qui, sur une bande-son techno pointue, se lancent dans une longue rave-party ; ou plutôt dans une longue fin de rave, la terre et les détritus parsemant le plateau matérialisant cet après impalpable. Un choc esthétique signé par l’une des artistes françaises les plus passionnantes, à l’univers sombre et protéiforme. Portrait.

Aurélien Martinez | Mardi 20 février 2018

Gisèle Vienne : 50 nuances de sombre

Septembre 2010. Nous nous rendons dans une maison au fin fond du quartier grenoblois de l’Île verte afin de découvrir Jerk, solo pour un marionnettiste (Jonathan Capdevielle) qui bénéficie d’un incroyable bouche-à-oreille depuis sa création en 2008. Et ce malgré la dureté du propos – « une reconstitution imaginaire des crimes perpétrés par le serial killer américain Dean Corll qui, avec l’aide de deux adolescents, a tué plus d’une vingtaine de garçons dans l'État du Texas au milieu des années 1970 » comme l’a écrit en note d’intention la metteuse en scène Gisèle Vienne, qui a imaginé cette pièce forte et dérangeante d’après une nouvelle de l’écrivain étasunien Dennis Cooper. Voilà qui plante le décor. Ce soir-là, nous étions donc chez un particulier et non, au pif, sur la scène de la MC2 ou de l’Hexagone de Meylan. Pourtant, Gisèle Vienne, qui a passé une grande partie de son enfance et le début de sa vie professionnelle à Grenoble, était déjà à cette période une artiste de renommée nationale voi

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Les Journées du patrimoine s'habillent d'art

CONNAITRE | Malgré leur séduisant manteau minéral (ou synthétique!), les vieilles pierres en tout genre ne détiennent pas à elles seules la vérité de l'héritage culturel. Pour la 32e édition des fameuses Journées européennes du patrimoine qui ont lieu ce week-end, une douce brise (im)matérielle et artistique balaie Grenoble et ses alentours avec des propositions variées et porteuses d'audace. Petite sélection subjective centrée sur l’art. Charline Corubolo et Aurélien Martinez

Charline Corubolo | Mardi 15 septembre 2015

Les Journées du patrimoine s'habillent d'art

Paris retrouvée En juin dernier, on avait écrit ici tout le bien que l'on pensait de la dernière exposition du Musée Géo-Charles consacrée à Émile Savitry, photographe oublié du XXe siècle – la photo ci-dessus est de lui. Un artiste qui a magnifiquement su capter l'essence du Montparnasse des années 1930-1950. Découvrir son travail avec une habitante du Paris de ces années-là est donc une aubaine, réalisable pendant ce week-end. Mais une habitante particulière : pas une relique vivante qui viendrait nous conter son histoire, mais un personnage composé spécialement pour l'occasion par la comédienne Émilie Geymond. Connaissant le talent d'interprète de la Grenobloise, qui sait magnifiquement croquer des figures en appuyant fortement certains traits sans que cela fasse trop (la preuve avec son héroïne fétiche Marie-Christine Duval), on ne peut que vous con

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Awards 2012 théâtre

Théâtre | Les awards des meilleurs espoirs : Émilie Geymond et Julien Anselmino À Grenoble, grâce à un vivier impressionnant (le Conservatoire d’art (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 19 décembre 2012

Awards 2012 théâtre

Les awards des meilleurs espoirs : Émilie Geymond et Julien Anselmino À Grenoble, grâce à un vivier impressionnant (le Conservatoire d’art dramatique doit y être pour quelque chose !), nous avons une poignée d’excellents comédiens. Émilie Geymond et Julien Anselmino sont de ceux-ci. Elle, interprète franchement désopilante et toujours juste, que l’on a pu voir cette année grimée en vieille dame pour un solo joué en septembre lors de la soirée de présentation de saison du Tricycle, ou en avril sur la scène du Théâtre 145 en maîtresse de maison débordée dans Une souris grise (mise en scène de Grégory Faive). Lui, comédien vu cette année dans le spectacle Lys Martagon d’Émilie Le Roux, et que l’on croisera en janvier prochain au Tricycle dans la nouvelle créa

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Sacrée Marie-Christine !

SCENES | On vous en parlait dans notre Panorama de rentrée consacré au spectacle vivant : le Tricycle, soit l’ensemble comprenant le Théâtre 145 et le Théâtre de (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 21 septembre 2012

Sacrée Marie-Christine !

On vous en parlait dans notre Panorama de rentrée consacré au spectacle vivant : le Tricycle, soit l’ensemble comprenant le Théâtre 145 et le Théâtre de Poche, va entamer sa deuxième année d’exercice, après une première en dents de scie – le collectif à la tête du projet le reconnaît aisément. L’ouverture de saison de ce week-end s’apparente donc à un premier test. Pour le réussir, l’équipe a choisi de confier la difficile tâche du spectacle inaugural à la jeune comédienne grenobloise Émilie Geymond, qui présentera son solo Un petit moment en compagnie de Marie-Christine Duval. Soit une dame d’un certain âge qui arrive sur le plateau par hasard, et qui ne le quittera plus quarante-cinq minutes durant. On a pu assister à une générale la semaine dernière : malgré le nombre restreint de spectateurs dans la salle, la rencontre entre Marie-Ch

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"Une souris grise" : la merditude des choses

SCENES | Avec fidélité, Grégory Faive monte "Une souris grise", un texte de Louis Calaferte à l’humour potache. C’est drôle, vivant, agité, voire même acide par moments. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Jeudi 26 avril 2012

Ça commence par une scène surprenante : un enfant se plaint de gargouillis au ventre. Il désire se rendre expressément aux toilettes, mais son père, malade comme lui à cause d’une rascasse visiblement avariée, s’y trouve déjà. Sa pauvre mère est donc contrainte de gérer la situation comme elle le peut, en essayant de garder la culotte du petit propre. Car c’est que l’on a du monde à déjeuner qui ne devrait pas tarder, et il s’agirait de ne pas faire mauvaise impression à ces invités si importants. Une souris grise, pièce de l’auteur français Louis Calaferte (1928 – 1994), se place délibérément du côté comique, en jouant sur l’incongruité d’un tel postulat pour une œuvre de théâtre. Le metteur en scène grenoblois Grégory Faive s’inscrit pleinement dans cette veine, n’hésitant pas à surligner les intentions de Calaferte. Ainsi, quand le couple tant attendu arrive – le nouveau puissant patron de Monsieur, accompagné de sa femme –, les comédiens qui les incarnent parlent tous deux avec un accent allemand proche du surjeu. Normal, le couple est allemand. Servitude volontaire Mais derrière ce q

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"Jerk" de Gisèle Vienne : mysterious skin

Théâtre | Représenter l’irreprésentable à l’aide de marionnettes : avec "Jerk", la metteuse en scène Gisèle Vienne propose un spectacle bluffant et glaçant construit autour d’une nouvelle de Dennis Cooper. Un choc.

Aurélien Martinez | Lundi 27 septembre 2010

D’abord un comédien (Jonathan Capdevielle). Fascinant, il garde le public en haleine, le tenant par les tripes, les lui retournant avec une innocence naïve propre à ceux qui n’ont pas véritablement conscience de ce qu’ils ont fait. Il interprète ainsi David, adolescent emprisonné suite à une série de meurtres sauvages et sordides dont il était le complice avec un autre camarade de classe. Leur mentor, celui qui ramenait chez lui de jeunes garçons sexy pour les conduire vers une mort inéluctable mêlant barbarie et plaisirs sexuels, utilisait le corps de ses victimes comme la pâte à modeler naturelle de ses fantasmes érotiques et mortifères. Jonathan Capdevielle est donc le David d’après l’horreur. Le David qui se retrouve devant une classe d’étudiants en psychologie venue l’étudier, et qui choisit la forme théâtrale et les marionnettes enfantines (quoique) pour représenter ce à quoi il a participé – il filmait et archivait le tout. Des marionnettes désincarnées – comme l’étaient les martyrs au moment de mourir – qui permettent de placer une distanciation visuelle entre le propos et la réalité sans pour autant éluder les aspects les plus barbares des meu

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