De Bourg à Brou

Nadja Pobel | Mercredi 4 juillet 2012

Photo : DR


Attention les mirettes ! À une petite heure de Lyon, le Monastère royal de Brou (1506-1532) n'a rien à envier aux cathédrales de Séville ou de Ségovie. Autant que dans ces villes espagnoles, vous serez saisis d'éblouissement en pénétrant dans l'église qui - avec la volaille blanche ! - donne sa renommée à Bourg-en-Bresse. Chef d'œuvre du gothique flamboyant, l'édifice renferme, outre ses 74 stalles en bois, des tombeaux ornés de gisants, suprême expression de la vie et de la mort. Le retable de la chapelle Sainte-Marguerite, autre fleuron du gothique, est découpé si finement dans le marbre qu'on songe à une dentelle ciselée la veille. Ce qui frappe avant tout dans ce lieu, né d'un serment d'amour posthume de Marguerite d'Autriche, c'est en effet son exceptionnel état de conservation.

L'extérieur a subi, quant à lui, d'importantes rénovations à la fin des années 90, à commencer par le toit désormais doté de ses magnifiques petites tuiles d'origine, toutes vernissées de brun, de jaune, de vert et d'orange. Le joyau se prolonge sur sa face ouest par une très rare enfilade de trois cloîtres donnant sur un Musée recelant notamment des tableaux de l'école italienne des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que des œuvres de peintres français plus proches de nous, parmi lesquels Gustave Doré (1832-1883), mis à l'honneur lors de la grande exposition temporaire qui lui est consacrée jusqu'au 16 septembre.


Monastère de Brou
63, boulevard de Brou, Bourg-en-Bresse (Ain)
04 72 22 83 83
Ouvert tous les jours
www.brou.monuments-nationaux.fr

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