"Traces du Vivant" ou la stature de l'ossature

Traces du vivant

Musée des Confluences

ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement

Musée des Confluences / Détecter des traces du vivants. C'est ce que chacun d'entre nous s'est évertué à faire dès le 11 mai passé... Mais pour le Musée des Confluences, c'est l'occasion d'ouvrir ses collections riches de plus de 4000 os et de décrypter ce qu'ils nous racontent des hommes et des animaux.

Bien sûr, les os assemblés forment un squelette et offrent une cartographie de la mort. Mais d'emblée, dans ce parcours, il est montré que les os sont "dynamiques" via des bois de cerfs qui chaque année repoussent (exposés sur une grille verticale) ou une vidéo qui montre à quel point cet objet n'est pas inerte et peut se souder ou s'altérer (l'ostéoporose). Constamment, un va-et-vient s'opère entre l'animal et l'humain, si homologues lorsque sont comparées les sept vertèbres de ce dernier et de la girafe.

Cette exposition est un voyage dans le temps, remontant à 12 000 ans avant JC avec ces tous petits sifflets d'à peine deux centimètres, ou encore cette récente découverte faite en Chine l'an dernier — dite de l'existence d'un quatrième type d'aile, permettant à l'Ambopteryx longibrachium, petit dinosaure aux ailes de chauve-souris vivant il y a 160 000 millions d'années, de planer d'arbre en arbre grâce à sa membrane soutenue par deux doigts très allongés.

Rubis sur l'os

Tous les usages des os sont évoqués : jeu, croyance, arme... l'os est moulu puis fumé à la pipe chez les Massaï pour résoudre des problèmes ou se soigner, il est porté en guise de parure parfois. Ses fonctions sont rappelées, tout comme la façon dont il a été étudié au fil des siècles : tel le démaillotage de momies d'oiseaux au XIXe siècle ou encore aujourd'hui grâce à la technique du laser, permettant de ne pas altérer les mammifères.

Ces considérations scientifiques et analytiques se doublent, comme toujours au Musée des Confluences, d'un travail esthétique de muséographie avec une serre centrale regroupant des dizaines de squelettes des milieux aquatique, amphibie, terrestre et aérien et ces œuvres d'arts récente du peintre français Aubanel ou du marocain Mounir Fatmi.

Traces du Vivant
Au Musée des Confluences jusqu’au 4 avril 2021

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