Une masterclass par Thierry Jousse

Vincent Raymond | Mardi 22 mars 2016

Photo : © DR


À la suite du drame du Bataclan, la masterclass Musique & Image en compagnie du critique et cinéaste Thierry Jousse, prévue par le Festival du Film court de Villeurbanne et le Bureau des auteurs de Rhône-Alpes cinéma, avait été ajournée. Quatre mois plus tard, la voici de nouveau programmée ce jeudi 24 mars de 15h à 17h30, au Zola.

Invité de prestige, l'ancien patron des Cahiers du Cinéma évoquera son rapport personnel à la musique, les alliances singulières que cette “bande sonore à part” contracte avec l'image, mais également ses expériences derrière la caméra.

À noter que l'échange se poursuivra (de 18h30 à 20h30) par la projection de quatre courts-métrages tournés dans la région, en la présence des réalisateurs : Vous m'aimerez de Julien Sauvadon, Aquabike de Jean-Baptiste Saurel, Celui qui a deux âmes de Fabrice Luang-Vija et Le Bègue aimant de Fabrice Roulliat. Entrée libre sur inscription au 04 72 98 08 98. VR

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Je suis un no man's land

ECRANS | De Thierry Jousse (Fr, 1h32) avec Philippe Katherine, Julie Depardieu…

Christophe Chabert | Mardi 18 janvier 2011

Je suis un no man's land

Grands admirateurs de l’œuvre de Luc Moullet, Thierry Jousse et Philippe Katherine lui rendent hommage avec cette comédie où Katherine, dans son propre rôle de chanteur à succès, se retrouve fictivement dans le village de son enfance et la maison de ses parents, à la faveur d’une étrange malédiction spatio-temporelle — et d’un effet spécial qui laisse songeur. Le prologue du film, catastrophique, où Judith Chemla cabotine outrageusement en vamp cherchant à coucher avec le chanteur, préfigure le ratage qui va suivre. Globalement dépourvu du moindre rythme, d’une grande platitude cinématographique (la HD n’est absolument pas maîtrisée), le film se contente de juxtaposer ses idées sans la moindre construction scénaristique, Katherine assurant un lien bien mou entre toutes les histoires (l’ancien pote aigri, l’ornithologue nocturne, le couple parental). Ce n’est ni drôle, ni mélancolique, mais ça se voudrait un peu des deux. Quant à Katherine, après son album de l’an dernier, il sape à nouveau sa crédibilité avec ce film à l’onanisme revendiqué. CC

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