Mobilités : Véronique Sarselli veut recenser les points de blocage dans la Métropole

Publié Jeudi 11 juin 2026

Transport / Une plateforme ouverte aux habitants, une cartographie des secteurs les plus problématiques et plusieurs ajustements de circulation. La nouvelle présidente de la Métropole de Lyon a présenté mardi ses premières mesures en matière de mobilité.

Photo : L'autoroute A7 le long du Rhône à Lyon © Xavier Caré / Wikimedia Commons

Les habitants de la métropole de Lyon sont invités à signaler ce qui bloque le trafic routier. Carrefour saturé, accès compliqué pour les personnes à mobilité réduite, difficultés de livraison, problématique de stationnement ou conflit entre usagers : la plateforme "Ça bloque, on agit" doit alimenter un audit des principaux points noirs de circulation à l'échelle de la Métropole.

Présentée mardi à Oullins-Pierre-Bénite, cette démarche constitue l'une des premières mesures portées par Véronique Sarselli depuis son arrivée à la présidence de la collectivité.

La majorité métropolitaine promet une première cartographie des difficultés recensées dans les prochaines semaines. Plusieurs mesures ont déjà été annoncées, parmi lesquelles la reprogrammation de certains feux tricolores, des ajustements de circulation ou encore le gel de la hausse des tarifs des stationnements LPA prévus cet été.

Une promesse de campagne

Durant la campagne métropolitaine, Véronique Sarselli avait régulièrement dénoncé les conséquences de certains aménagements sur la circulation, sur l'activité commerciale ou sur les déplacements du quotidien. La nouvelle présidente fait aujourd'hui des mobilités l'un des premiers chantiers de son mandat. 

Avec près de 1, 4 million d'habitants répartis dans 58 communes, la Métropole de Lyon concentre chaque jour d'importants flux de déplacement. Selon le dernier classement TomTom, Lyon est devenue la ville la plus embouteillée de France. Dans le même temps, les chiffres publiés par la Métropole font état d'une baisse de 12 % du trafic automobile entre 2019 et 2024, une diminution qui atteint même 22 % dans l'hypercentre. Sur cette même période, la fréquentation des transports en commun est repartie à la hausse, les déplacements à vélo ont progressé et la qualité de l'air s'est améliorée.

Des résultats régulièrement mis en avant par les écologistes au cours du précédent mandat. Mais ces indicateurs et ces différents chiffres cohabitent avec une autre réalité. Sous l'effet de la hausse des prix de l'immobilier, une partie des ménages s'est éloignée des secteurs où se concentrent les emplois. Pour de nombreux habitants de la périphérie métropolitaine ou des territoires voisins, la voiture reste souvent le moyen le plus simple, voire le seul, de rejoindre leur lieu de travail lorsque les transports en commun ne permettent pas d'effectuer le trajet dans des conditions satisfaisantes.

L'audit annoncé par la nouvelle majorité devrait permettre d'en mesurer les effets à l'échelle du quotidien. Les réponses qui en découleront diront ensuite quelle place l'exécutif entend accorder aux différents modes de déplacement dans une métropole où les attentes des automobilistes, des usagers des transports en commun, des cyclistes ou encore des commerçants ne coïncident pas toujours.