Cuivres en Dombes

Affaire Roman Abreu : l'union construite par Jean-Michel Aulas vole en éclats à Lyon

Publié Mardi 16 juin 2026

Municipales / Trois mois après les élections municipales, le rassemblement politique bâti par Jean-Michel Aulas n'existe déjà plus. Fragilisé par les révélations autour de l'affaire Roman Abreu, Cœur lyonnais a perdu en quelques jours la majorité de ses élus au conseil municipal. Dix-sept des vingt-sept conseillers ont quitté le groupe, provoquant l'apparition de deux nouvelles formations d'opposition.

Photo : © Ville de Lyon / Muriel Chaulet

La rupture est d'autant plus brutale que Cœur lyonnais était parvenu, durant la campagne, à réunir une partie de la droite, du centre et de la majorité présidentielle derrière la candidature de l'ancien président de l'OL. Pierre Oliver avait renoncé à sa propre candidature pour se ranger derrière Jean-Michel Aulas. Thomas Rudigoz, chef de file de Renaissance à Lyon, l'avait également rejoint, tout comme Horizons, l'UDI, le Modem et plusieurs personnalités de la société civile.

Aujourd'hui, plusieurs des figures les plus identifiées de cette coalition ont pris leurs distances. Parmi elles figurent les maires d'arrondissement Pierre Oliver dans le 2e, Thomas Rudigoz dans le 5e et Samuel Soulier dans le 6e. Les élus Laurence Croizier, Romain Billard, Emmanuel Hamelin, Nina Bouffet, Sarah Peillon, Barbara Velon, Hélène Dabbadie ou encore Laïla Khallouk ont également quitté le groupe.

Deux nouveaux groupes créés

Ce mardi 16 juin, les dissidents ont officialisé leur réorganisation. La principale structure, Lyon Ensemble, rassemble douze élus issus des rangs LR, Horizons, Renaissance, de l'UDI et du centre. Avec les trois maires d'arrondissement Pierre Oliver, Thomas Rudigoz et Samuel Soulier, ce nouveau groupe devient numériquement plus important que Cœur lyonnais au conseil municipal.  À côté de ce bloc, quatre élus centristes et Modem ont créé Lyon Humaniste & Démocrate (LyHD) : François-Xavier Pénicaud, Loïc Terrenes, Edouard Hoffmann et Charlotte Hoffmann. 

Un noyau fidèle autour d'Aulas

Le groupe Cœur Lyonnais n'a toutefois pas disparu. Dix élus ont choisi de rester aux côtés de Jean-Michel Aulas et ont porté Charles-Franck Lévy, conseiller municipal dans le 8e arrondissement et ancien proche de Gérard Collomb, à la présidence du groupe suite à la mise en retrait de l'ex-homme d'affaire. Parmi eux figurent notamment Laure Cédat, Emmanuel Imberton, Yann Cucherat, Laurence Balas, Anne Delaigle, Franck Pelissier, Catherine Voisin-Moulinier et Béatrice de Montille.

Cette recomposition municipale intervient dans le prolongement de la crise ouverte par l'affaire Roman Abreu. Une ancienne militante de la campagne de Jean-Michel Aulas a déposé plainte pour viol contre l'ancien communicant et conseiller politique du candidat. Selon son avocat, elle avait signalé les faits à plusieurs responsables de la campagne dès le mois de février. Jean-Michel Aulas a confirmé avoir été informé de la situation à cette période.

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- Métropole de Lyon : bras de fer entre Véronique Sarselli et Jean-Michel Aulas

Seulement 24h après ces révélations Véronique Sarselli a demandé à Jean-Michel Aulas, Laure Cédat et Emmanuel Imberton de se mettre en retrait de leurs fonctions de vice-présidents à la Métropole de Lyon. Une demande refusée par les trois élus mais soutenue par le groupe Grand cœur lyonnais.