« Amères », les victimes présumées d'un serveur de la Bobine se confient

Valentine Autruffe | Jeudi 23 décembre 2021

Elles sont visiblement éprouvées. Les victimes présumées de l’ancien salarié de la Bobine, qu’elles accusent d’agressions sexuelles et de violences, ont rédigé une lettre ouverte pour dénoncer la façon dont elles se sont senties déconsidérées par l’établissement dans cette affaire. Nous avions rencontré la Bobine à ce sujet lors de la déferlante Balance ton Bar (article à lire ici), nous avons donc également écouté le récit de ces jeunes femmes, qui évoquent à elles toutes des faits de violences physiques, de harcèlement et de violences sexuelles, jusqu’au viol.

Au printemps 2021, la Bobine a recueilli les premiers témoignages les informant de comportements violents (et liés à une consommation d’alcool) de l’un de ses employés, à son domicile. « Je me suis fait accompagner par France Victimes, et je me suis rapidement aperçue que je n’étais pas isolée, nous étions au moins cinq femmes à avoir subi des violences de la part de cette personne », affirme Noémie*. « On a alerté la Bobine, en lien avec l’association Serein.e.s, ça n’a débouché sur rien du tout. » Elle avait déposé une plainte auprès de la police pour des faits de violences et de harcèlement commis par ce serveur, alors qu’ils étaient en couple ; plainte qui a débouché sur un rappel à la loi.

A la Bobine, une enquête interne aurait été déclenchée pour savoir ce qu’il en était. Enquête que les filles balaient d’un revers de main. « Ce qu’on leur reproche, c’est de ne pas avoir cherché. Je leur ai fait passer le récépissé de ma plainte, on a raconté nos histoires encore et encore, et ils ont cherché à minimiser. Il y a un vrai problème de positionnement de leur part, car la Bobine n’est pas n’importe quel bar. » Comprenez : c’est un lieu justement engagé depuis des années dans la lutte contre le sexisme et pour l’inclusion. Or selon les filles, l’agresseur présumé « se servait justement de la Bobine pour entrer en contact avec ses victimes, dans un contexte d’alcool, et avec une forme de légitimité apportée par la bonne image du lieu sur l’égalité hommes-femmes. »

Elles ont rencontré plusieurs fois les équipes de la Bobine, qui a mis fin à sa collaboration avec le mis en cause. « Mais il a été licencié pour d’autres motifs », affirme Audrey*, ce que la Bobine conteste formellement. « On leur a demandé des excuses publiques (l’affaire avait déjà fait le tour de Grenoble avec toutes les inévitables variations, ndlr), et sur quoi ils s’engageaient pour l’avenir. On souhaitait écrire un communiqué ensemble, pour que nos propos ne soient pas déformés, dans une volonté de co-construire la suite. »

L’association a finalement publié son propre communiqué fin novembre. A y repenser, Noémie*, écœurée, fond en larmes. « Le fait qu’ils parlent de ma chair, de ma dignité à ma place… » Audrey : « C’était une énième humiliation. Tout ce qu’on demandait, c’était d’écrire ça ensemble. Les premières lignes ne parlent à aucun moment des victimes… » D’où cette lettre aujourd’hui, rédigée par quatre d’entre elles et co-signée par plusieurs associations. « C’est pour ça qu’on en est là. C’est super de programmer des événements sur l’égalité de genre, mais si on n’est pas capable d’agir sur le terrain… La Bobine ne doit pas faire comme si rien ne s'était passé, sans conséquences et sans enclencher un réel travail d'analyse de sa structure, amenant à un changement radical de son fonctionnement et son positionnement. Mais le sujet, ce n’est pas seulement la Bobine, c’est aussi la prise de conscience des mécanismes, des responsabilités. » Dans cette idée, elles tiennent également à interpeller la municipalité de Grenoble dont, disent-elles, le « silence est lourd quand on sait que des élu(e)s ont tenu à rencontrer la gérante de la page Balance Ton Bar Grenoble pour lutter contre les phénomènes qu'elle rapporte ». Et de rappeler que la Ville a lancé l’organisation d’Assises de la Nuit, au premier trimestre 2022.

*Les prénoms ont été changés.

La lettre ouverte :

CPBob

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

"Balance ton Bar" : comment réduire les risques ?

Nuit | Après le signalement à la justice effectué par Grenoble Ecole de Management sur la circulation de GHB dans les soirées étudiantes, fin octobre, le mouvement Balance ton Bar est une déferlante. Secoués, les acteurs grenoblois du secteur tentent de mettre en place des dispositifs pour limiter les risques de violences sexistes et sexuelles.

Valentine Autruffe | Lundi 29 novembre 2021

Affligeant mais (hélas) pas surprenant. A Grenoble, la page Instagram Balance ton Bar, lue par près de 7000 abonnés, recense une trentaine de récits de femmes qui rapportent des violences sexistes et sexuelles vécues en soirée. De l’agression pure et dure aux propos machistes, en passant par l’ingestion suspectée de drogue, il y a de tout. Et surtout cette désagréable impression que quelle que soit la gravité des faits, bien souvent, la victime doit se débrouiller avec ça, ou alors se battre pour espérer être entendue. Chaque témoignage (anonyme) est rapporté avec, en titre, le nom de l’établissement où les faits présumés se sont déroulés. A la Belle Electrique, le directeur Fred Lapierre se sent « évidemment concerné. C’est très bien que la parole se libère. Quant à nous, on fait tout ce qu’on peut pour que les gens se sentent « safe » che

Continuer à lire

Le son de l’effondrement

Noise | Pas de tout repos cette soirée ! Le duo La Jungle viendra présenter son dernier album apocalyptique Fall off the apex qui ne connaît pas d’accalmie. (...)

Hugo Verit | Lundi 29 novembre 2021

Le son de l’effondrement

Pas de tout repos cette soirée ! Le duo La Jungle viendra présenter son dernier album apocalyptique Fall off the apex qui ne connaît pas d’accalmie. Tout du long (ou presque), un noise rock technoïde asséné à grands coups de batterie galopante et de guitares monomaniaques à la face d’une humanité que les musiciens belges enterrent déjà volontiers (Feu l’Homme). On peut regretter ce discours cynique et fataliste, nouveau poncif dans lequel plongent allégrement les artistes de nos temps désespérés. Mais difficile de leur en vouloir, surtout lorsque cela donne des morceaux comme The end of the score, un quart d’heure évolutif de boucles bien ficelées à la recherche d’une ultime transcendance. Après tout, est-ce que ça ne ressemblerait pas à de l’espoir ? Nous, on prend. La Jungle + Lalalar + Black Snail le 4 décembre à La Bobine

Continuer à lire

Importunées, agressées, droguées : les Grenobloises dénoncent sur #BalancetonBar

ACTUS | Né à Bruxelles, le mouvement Balance ton Bar fait des petits, y compris à Grenoble où une page Instagram recense les témoignages de femmes et cumule déjà près de 5000 abonné(e)s.

Valentine Autruffe | Jeudi 18 novembre 2021

Importunées, agressées, droguées : les Grenobloises dénoncent sur #BalancetonBar

Après MeToo, Balance ton porc, MeTooThéâtre ou encore MeTooPolitique, un hashtag né à Bruxelles il y a quelques semaines se répand comme une traînée de poudre. Des centaines de femmes racontent leurs soirées dans des bars, boîtes de nuit et salles de concert où elles affirment, pour beaucoup, avoir été droguées à leur insu. Drogue du viol Une page Balance ton Bar Grenoble a été récemment créée sur Instagram, et recense les témoignages de femmes anonymes qui rapportent leurs mésaventures dans les établissements grenoblois. De la lourdeur à l’agression, voire au viol à proprement parler, il y a de tout, mais ce qui frappe surtout ce sont les soupçons répétés d’avoir consommé à leur insu du GHB, dite "drogue du violeur". Ces nouveaux récits résonnent évidemment avec l’actualité récente ; fin octobre

Continuer à lire

Brigid Dawson & The Mothers Network, la Californie sous la pluie

Folk | On dit souvent que les artistes sont en grande partie le produit de leur environnement. Une analyse sans doute un peu cliché, mais qui s’applique à la (...)

Damien Grimbert | Mardi 16 novembre 2021

Brigid Dawson & The Mothers Network, la Californie sous la pluie

On dit souvent que les artistes sont en grande partie le produit de leur environnement. Une analyse sans doute un peu cliché, mais qui s’applique à la perfection à la musique de Brigid Dawson, chanteuse et claviériste pendant pas loin de dix ans au sein de la fameuse formation de garage rock psychédélique californienne Thee Oh Sees. Et la Californie, berceau ensoleillé de la contre-culture des 60’s et terre d’accueil de l’utopie hippie, est bel et bien présente en esprit au sein de Ballet of Apes, son premier album solo sous le nom Brigid Dawson & The Mothers Network : voix apaisée, ambiances planantes, ballades folk langoureuses au doux parfum psychédélique… Mais elle n’est pas la seule. Elevée en Angleterre dans une famille de musiciens (son père était un pianiste de jazz), Brigid Dawson a passé une bonne partie de sa jeunesse à vivre consécutivement entre ces deux pays, et sa musique s’en ressent. Une sorte de spleen pluvieux et mélancolique infuse en permanence en arrière-plan, et la rencontre de ces deux univers opposés donne, dans ses meilleurs moments, une singularité peu commune à ce Ballet of Apes, qu’on est assez impatients de découvrir

Continuer à lire

La Bobine à ciel ouvert

ACTUS | C’est ce qu’on appelle ne pas faire les choses à moitié : pour fêter le retour des beaux jours, des sorties et de la vie culturelle, La Bobine organise (...)

Damien Grimbert | Vendredi 25 juin 2021

La Bobine à ciel ouvert

C’est ce qu’on appelle ne pas faire les choses à moitié : pour fêter le retour des beaux jours, des sorties et de la vie culturelle, La Bobine organise du 23 au 26 juin un festival de quatre jours sur la scène de l’Anneau de Vitesse du Parc Paul Mistral, qui mêlera à la fois musique et arts vivants. Côté concerts, le programme s'annonce varié, parfois suprenant et résolument alléchant. Les hostilités commenceront dès le mercredi à 18h avec la pop tropicale et psychédélique du quatuor Phat Dat, dont on avait déjà pu découvrir le groove dansant et les sonorités cosmiques 70’s il y a quelques années de ça au Bauhaus. Le même jour, mais à 21h cette fois, place à la performance spectaculaire du collectif masqué de Kinshasa Fulu Miziki (en photo), et son orchestre d’instruments percussifs DIY bricolés à base d’objets récupérés dans des poubelles. Tout un programme ! Jeudi, changement de registre avec le rock free, nerveux, inventif et dissonant des Rouennais de Unschooling, dont le

Continuer à lire

Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

ACTUS | Après plus de six mois de fermeture, les salles de spectacle et les théâtres peuvent rouvrir leurs portes depuis le mercredi 19 mai. Mais si la reprise est largement saluée par les acteurs culturels, elle occasionne également de nouvelles problématiques pour les salles.

Sandy Plas | Lundi 17 mai 2021

Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

Elle était attendue depuis plusieurs mois. Espérée début janvier, puis mi-avril, c’est finalement le 19 mai que les salles de spectacle pourront rouvrir leurs portes au public et proposer à nouveau concerts, pièces de théâtre, danse et rendez-vous de toutes sortes, mis à l’arrêt depuis la fermeture des lieux culturels le 30 octobre dernier. Annoncé fin avril, le calendrier progressif du déconfinement prévoit la réouverture des salles en trois temps, avec une première phase, du 19 mai au 9 juin, permettant l’accueil de 800 spectateurs maximum et une jauge à 35% de la capacité de la salle, une seconde phase, du 9 juin au 1er juillet, avec une jauge à 65%, et une levée des restrictions d’accueil à partir du 1er juillet. Mais si le déconfinement des lieux de spectacle est forcément une bonne nouvelle pour les spectateurs, les artistes et les acteurs culturels laissés sur le carreau pendant plus de six mois, la réouverture dans un contexte de fin de saison pose un certain nombre de questions. Au Théâtre municipal de Grenoble (TMG), qui regroupe le Grand théâtre, le Théâtre 145 et le Théâtre de poche, l’annonce de la reprise a été re

Continuer à lire

Grenoble : la Ville se positionne

Été culturel | On savait déjà que, pour son édition 2021, le Festival Magic Bus allait quitter l’Esplanade et rejoindre l’Anneau de Vitesse. La Ville de Grenoble a confirmé, vendredi 30 avril en fin de matinée, qu’elle prévoit d’autres événements culturels sur le site. Premiers détails.

Martin de Kerimel | Vendredi 30 avril 2021

Grenoble : la Ville se positionne

Bis… ou ter repetita : l’été dernier, après plusieurs mois de confinement, la Ville de Grenoble témoignait d’une intention d’accompagner le rebond de la culture, en programmant une "saison" d’événements en plein air, déclinée en quatre programmations de quinze jours et 188 propositions différentes (pour 214 levers de rideau). Plus tard, au début de cette année, elle a récidivé avec les Éclats de culture, une mini-série d’événements extérieurs organisée le 14 janvier, dans chacun des secteurs de la ville. Et voilà que l’on nous annonce pour le début de l'été « une programmation culturelle et festive », adaptée aussi aux normes sanitaires. Avec plusieurs partenaires locaux du monde culturel, la Ville travaille à la mise en place d’une scène à l’Anneau de Vitesse du parc Paul Mistral. Jusqu’à 1000 personnes devraient pouvoir trouver place autour de cette structure éphémère. « Y seront accueillis, du 17 juin au 9 juillet : le Festival Magic Bus, une programmation de la Bobine, une soirée exceptionnelle proposée par la MC2 et le Festival du Film Court en Plein Air, indique un communiqué. Cette scène sera aussi le théâtre de l’édition exception

Continuer à lire

La Bobine reste dans l'action

ACTUS | Elle l'a affirmé par communiqué : même sans certitude sur la reprise de ses activités, l'équipe de la Bobine refuse de baisser les bras. Elle travaille actuellement à une possible réouverture en avril et, à huis clos, continue de mener nombre de ses actions. On en a parlé avec Hélène Dillies, sa coordinatrice générale.

Martin de Kerimel | Jeudi 11 février 2021

La Bobine reste dans l'action

Le 1er février dernier, vous avez annoncé renoncer à toute programmation au moins jusqu'à fin mars. Ce n’est pourtant pas l’hypothèse de travail que vous aviez émise précédemment… Non. La situation économique de la Bobine et les annonces gouvernementales liées au deuxième confinement l’automne dernier ont entraîné la fermeture de nos lieux et nous ont empêchés de mettre en place une organisation. Cet hiver, on s’était d’abord dit qu’on transposerait ce que nous avions prévu en février-mars, mais, voyant que la situation se dégradait au retour des fêtes de fin d’année, on a dû prendre la décision d’annuler aussi ces deux mois. Désormais, nous n’avons même plus de visibilité par le ministère de la Culture, qui n’annonce aucune échéance. Vous dites donc que le deuxième confinement est venu balayer vos efforts... Exactement. On avait mis en place une programmation susceptible de tenir avec toutes les injonctions sanitaires, en renforçant notamment les protocoles pour l’activité restauration, avec un impact fort sur notre économie et, dans le même temps, notre ligne esthétique et artistique. Comment penser organiser des concer

Continuer à lire

Concerts debout : on en est où ?

ACTUS | Enquête / C’est la question qui taraude presque tout le monde : les concerts debout en intérieur, toujours interdits à l’heure de notre bouclage, vont-ils bientôt pouvoir reprendre ? Et quelles stratégies les salles les accueillant mettent-elles en place dans ce contexte d’incertitude ? Tour d’horizon.

Damien Grimbert | Mardi 8 septembre 2020

Concerts debout : on en est où ?

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ? Sans prise de position officielle claire depuis la fin du confinement, il n’était pas interdit d’espérer secrètement un déblocage tardif de la situation pour les salles ayant l’habitude d’accueillir des concerts debout. Un espoir aujourd’hui de plus en plus ténu – pour ne pas dire inexistant. C’est du moins le constat sans appel que l’on dresse après s’être entretenu avec des acteurs culturels comme la Bobine, l’Ampérage, la Source ou encore la Belle Électrique : plus personne ne croit encore vraiment en une possible évolution de la situation avant 2021, tout juste les plus optimistes s’autorisent-ils encore à garder un très mince espoir de changement pour le mois de décembre. À défaut, il faut donc pour les salles apprendre à composer avec l’incertitude. Les uns après les autres, et au compte-goutte la plupart du temps, les évènements debout un temps annoncés pour l’automne se voient de nouveau annulés ou reportés (le plus souvent à des échéances prudemment lointaines). Au mieux, ils sont transposés dans des configurations assises, avec toutes les contraintes que cela impose. Assis ou dehors Dans ces conditions, que fai

Continuer à lire

La Bobine déroule

MUSIQUES | Concerts / Le début septembre est assez chargé du côté de la Bobine, avec une programmation riche... d'événements assis ou en plein air, dans le strict respect des normes sanitaires.

Stéphane Duchêne | Mardi 8 septembre 2020

La Bobine déroule

« Debout », « assis », « rentre », « tu peux sortir », « reste dehors », « mets ton masque », « tu peux l'enlever », « remets-le »... Depuis quelques mois, il semble que chacune de nos actions soit dictée par les injonctions précitées, parfois notoirement contradictoires. C'est encore plus vrai s'agissant des musiques actuelles que toutes ces consignes vont finir par rendre chèvre – et affamées. Alors, à la Bobine, on a choisi (c'est encore le plus simple, enfin, le moins compliqué) de respecter à la lettre les consignes en présentant que des concerts assis, masqués et socialement distanciés façon chaises musicales ainsi que des événements en plein air (là où les gouttelettes se perdent dans l'air et les nuages de pollution). La programmation est déjà quelque peu lancée, mais pour la quinzaine qui nous attend on pourra donc y célébrer la double release party des disques de Marthe (Minos - photo), louchant vers le trans rock oriental, et des Beaux Tailleurs (Terroni), plut

Continuer à lire

Mélanie Alaitru : « Le projet de la Bobine est extrêmement rare » (et a 20 ans)

ACTUS | Du mercredi 13 au samedi 23 juin, le bar-salle de concert (et beaucoup plus encore) la Bobine, situé dans le parc Paul-Mistral, va fêter les 20 ans de l’association Projet Bob qui le porte. En aficionados réguliers du lieu, on en a profité pour remonter le fil d’une riche histoire, avant de détailler le programme des festivités.

Aurélien Martinez | Mardi 5 juin 2018

Mélanie Alaitru : « Le projet de la Bobine est extrêmement rare » (et a 20 ans)

« Notre projet est extrêmement rare si on regarde aussi bien au niveau local qu’au niveau national. Et il se transmet au fil des ans à de nouvelles personnes sans perdre son esprit, ses valeurs, ses envies… C’est donc vraiment un projet collectif » : voilà comment Mélanie Alaitru, coordinatrice générale de la Bobine depuis 2015 (à côté, sur la photo, de Steeve Racine, co-président de l'association Projet Bob), résume l’aventure Projet Bob qui fête ses 20 ans ce mois-ci. Car si le bar et équipement culturel situé dans le parc Paul-Mistral n’est pas si vieux (il a ouvert ses portes en 2010), l’association qui le porte a, elle, 20 ans. Ce que ses membres souhaitent faire savoir en proposant dix jours de spectacles, concerts & co gratuits, et pour la plupart en extérieur, devant la salle. « En fêtant les 20 ans de l’association Projet Bob, on veut montrer qu’au-delà d’un bar, la Bobine est surtout un lieu de vie associative et culturelle. » Avec, à l’année, de nombreuses propositions artistiques (250 environ), que ce soit dans le bar (apéro-concert, apéro-mix, expo…) ou dans la salle attenante (notamm

Continuer à lire

Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

GUIDE URBAIN | Le printemps et ses (potentiels) beaux jours sont là. Voici donc un agenda d’événements urbains à vivre en mai et juin. Suivez-nous.

La rédaction | Mercredi 9 mai 2018

Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

Du vélo en veux-tu en voilà Du 14 mai au 10 juin, le vélo sera à l’honneur dans l’agglo grenobloise, au passage de plus en plus vélo-compatible. « Chaque année, Faites du vélo propose durant plus d'un mois une programmation multiple allant de la simple balade en ville à la compétition de sports extrêmes en passant par un escape game géant ou encore une randonnée vélo-botanique. » Notons aussi l’événement Vélopolis qui aura lieu les 19 et 20 mai à l’Anneau de vitesse du parc Paul-Mistral et qui promet d’en mettre plein la vue. Programme complet de la manifestation sur www.faitesduvelo.com. De la musique sur un parking Vendredi 18 et samedi 19 mai, c’est à l’Esplanade de Grenoble que ça se passera, avec le retour du festival Magic Bus. Côté prog, on sera sur des gros noms comme Puppetmastaz, Sergent Garcia ou encore Kumbia Boruka. Et côté ambiance, ce sera comme chaque année : sympathique !

Continuer à lire

Grillades sonores à la Bobine avec Mambo Chick et DJ Mitch

CONNAITRE | Ce dimanche 3 juillet aura lieu le premier des quatres barbecues de la Bobine. Rendez-vous au parc Paul-Mistral, sous le soleil si possible.

Aurélien Martinez | Mardi 28 juin 2016

Grillades sonores à la Bobine avec Mambo Chick et DJ Mitch

[Mise à jour : à cause d'un problème de santé, DJ Mitch ne sera pas présent. Il est remplacé par Hugo Douster (King Doudou)] Cet été, la Bobine va organiser sur sa grande terrasse en plein parc Paul-Mistral (il n’y a pas beaucoup de spots aussi agréables à Grenoble), quatre grands barbecues (enfin, "Bob’Ecues") prévus sur la journée du dimanche – les 3 et 24 juillet, le 28 août et le 11 septembre. Au programme ? « DJ mix en extérieur, transats, grillades, terrasse, pétanque et farniente. » Le premier, organisé par le label grenoblois Fullfridge Music, sera consacré au vaste champ des musiques africaines et afro-caribéennes, des plus vintages aux plus contemporaines. Invités spécialement pour l’occasion, deux "selectors" de premier plan : le Genevois DJ Mitch, aux platines depuis plus de quinze ans pour défendre les musiques de danse créoles et caribéennes des années 1920 aux années 1970, et l’Annécienne Mambo Chick de Palmwine Records, passionnée de disques rares qui n’hésite pas à s’aventurer aux quatre coins du monde pour compléter sa collection de vinyles. Mais on croisera également d’autres DJs pendant la journée comme l

Continuer à lire

La Bobine : le parfum du succès

ACTUS | Boire une bière en soirée, profiter d’un concert, d’un spectacle ou d’une expo, danser le tango… On peut faire tout ça – et plus encore – à la Bobine, et ce depuis longtemps. Car l’incontournable lieu culturel et festif du parc Paul-Mistral fête ses 10 ans ce samedi 30 mai. Mais avant la boum, on remonte le fil de l’histoire.

Nathan Chaudet | Mardi 26 mai 2015

La Bobine : le parfum du succès

La Bobine a dix ans, mais l’histoire remonte bien avant son installation en plein parc Paul-Mistral ; et même bien avant sa naissance en 2005 rue Clément, près de l’Estacade. Tout a d’abord commencé à la fin des années 1990 avec le Projet Bob. Alors membres d’une association organisant des concerts à Lyon, trois étudiants dont Éric Ghenassia, le directeur actuel de la Bobine (qui partira d’ailleurs en septembre vers d’autres aventures), se rendent vite compte que les artistes qu’ils apprécient ne se produisent pas sur Grenoble. Ils décident alors de créer en 1998 l’association Projet Bob. Après quelques années de concerts dans diverses salles de Grenoble et de l’agglo, ils ont vent qu’un local est disponible rue Clément. Ils décident de s’y installer en 2004. La Bobine première du nom est née un an après. « L’idée était de créer un lieu de vie en plus d’un espace culturel » explique Éric Ghenassia. Un lieu dans lequel se rencontrent musiciens professionnels, amateurs et grand public. En plus de reprendre les activités de studio qui existaient déjà dans les murs, l’équipe monte un bar, un restaurant et une sall

Continuer à lire

Incendie à la Bobine

ACTUS | C'est dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 septembre que les belles planches de la terrasse de la Bobine, ce lieu de vie et de culture (et de bière) (...)

Charline Corubolo | Vendredi 19 septembre 2014

Incendie à la Bobine

C'est dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 septembre que les belles planches de la terrasse de la Bobine, ce lieu de vie et de culture (et de bière) situé parc Paul-Mistral, ont pris feu – un incendie volontaire à la cause encore indéterminée. Mais n'ayez crainte, l'équipe a réagi aussi vite que le coyote quand il voit Bip Bip. Depuis mardi midi, le bar est de nouveau ouvert, avec une belle terrasse provisoire, et aucun événement de la programmation n'a été annulé. D'ailleurs, pour tout connaître des prochaines manifestations, rendez-vous mardi 30 septembre à 18h pour une présentation de saison.

Continuer à lire

La Bobine dévoile la prog du dernier trimestre

MUSIQUES | La salle du parc Paul-Mistral a sorti la prog de son dernier trimestre. Si on en reparlera semaine par semaine, on vous livre déjà quelques noms (...)

Aurélien Martinez | Lundi 31 mars 2014

La Bobine dévoile la prog du dernier trimestre

La salle du parc Paul-Mistral a sorti la prog de son dernier trimestre. Si on en reparlera semaine par semaine, on vous livre déjà quelques noms (sachant que tout est sur leur site !) : la pop perchée de Nosfell le jeudi 10 avril, le hip-hop des Américains Drowning Dog et Malatesta le vendredi 18 avril, le rock garage de The Legendary Tigerman (photo) le mercredi 7 mai ou encore « le rock’n’roll minimal oriental » (dixit la Bobine) de Oum Shatt le jeudi 22 mai. Bon appétit.

Continuer à lire

Les mardis épicés de la Bobine

GUIDE URBAIN | Rendez-vous incontournables du mardi soir, les apéro-mix de la Bobine changent de mode de fonctionnement, façon de gagner en diversité niveau programmation. On est allés sur place et vu la fréquentation, la nouvelle formule séduit. Charlotte Haas

Aurélien Martinez | Vendredi 27 septembre 2013

Les mardis épicés de la Bobine

Parc Paul-Mistral, une fois passé la Tour Perret, métamorphosée en phare bleu la nuit, le brouhaha se fait plus fort. Il faut alors se frayer un chemin sur la terrasse en bois pour accéder à l’établissement déjà bien rempli. Il est 22h et comme chaque mardi soir, le tout Grenoble se retrouve à la Bobine pour profiter des incontournables apéro-mix. Entre ambiance festive (voire dansante !) et convivialité, avec un créneau horaire se situant entre 19h et 01h, ces « soirées bar » sont très bien reçues par le public. Des rendez-vous importants pour la Bobine : en tant que lieu culturel indépendant (+ de 95% d’autofinancement), les soirées contribuent largement au fonctionnement de l’établissement via les recettes du bar (l’entrée étant libre bien sûr). « Nouveau souffle » « Jusque début 2013, les apéro-mix fonctionnaient avec des DJs partenaires. Quatre DJs venaient ainsi régulièrement chauffer la salle (Balkan Swing, Go Bang !, Nice & Easy, et Dj Goodka). Puis on s’est posé la question de la diversité, avec le souhait d’apporter un nouveau souffle à la programmation des apéro-mix » explique Éric Ghenassia, directeur de la Bobine. Un peu avant l’

Continuer à lire

Éric Ghenassia : « On veut avant tout protéger le projet associatif et culturel de la Bobine »

ACTUS | Ça y est, ceux qui prétendent le contraire mentent, la Bobine est installée dans ses nouveaux locaux, et s’apprête à fêter ça avec son inauguration officielle du 6 février. Entretien avec Éric Ghenassia, directeur du lieu.

François Cau | Lundi 1 février 2010

Éric Ghenassia : « On veut avant tout protéger le projet associatif et culturel de la Bobine »

Comment se sont finis les travaux ? Eric Ghenassia : Dans les temps, déjà ! Tout juste pour le passage de la Commission de Sécurité, à une demi-heure près. Ça s’est fini sur le dernier trimestre, dès septembre, avec une énorme mobilisation bénévole qu’on avait lancée en se disant que sinon on n’y arriverait pas. Honnêtement, on ne s’attendait pas à autant de répondant, et notamment de personnes qui n’avaient jamais mis les pieds à la Bobine – on a dû expliquer le projet, ce qu’on était en train de faire, et maintenant ce sont des gens qui s’investissent dans l’asso. Sur les dernières semaines, l’énergie abattue était incroyable. Outre leur succès public, les deux premières soirées ont permis de vérifier la bonne fonctionnalité du lieu ? Le premier soir, la fréquentation était une surprise, on a fonctionné au maximum des possibilités du lieu – on était au taquet mais globalement, on s’en est bien sortis. On a pu voir que le lieu réagissait bien en termes de circulation et d’équipement. Le deuxième soir était plus tranquille, mais la programmation amenait ça. Par contre, on a eu un

Continuer à lire