La Bobine déroule

MUSIQUES | Concerts / Le début septembre est assez chargé du côté de la Bobine, avec une programmation riche... d'événements assis ou en plein air, dans le strict respect des normes sanitaires.

Stéphane Duchêne | Mardi 8 septembre 2020

Photo : (c) Jessica Calvo


« Debout », « assis », « rentre », « tu peux sortir », « reste dehors », « mets ton masque », « tu peux l'enlever », « remets-le »... Depuis quelques mois, il semble que chacune de nos actions soit dictée par les injonctions précitées, parfois notoirement contradictoires. C'est encore plus vrai s'agissant des musiques actuelles que toutes ces consignes vont finir par rendre chèvre – et affamées.

Alors, à la Bobine, on a choisi (c'est encore le plus simple, enfin, le moins compliqué) de respecter à la lettre les consignes en présentant que des concerts assis, masqués et socialement distanciés façon chaises musicales ainsi que des événements en plein air (là où les gouttelettes se perdent dans l'air et les nuages de pollution).

La programmation est déjà quelque peu lancée, mais pour la quinzaine qui nous attend on pourra donc y célébrer la double release party des disques de Marthe (Minos - photo), louchant vers le trans rock oriental, et des Beaux Tailleurs (Terroni), plutôt chanson world. Le samedi 12, de la transe orientale encore avec Austraal où le didgeridoo se mêle au saz turc et aux cuivres.

La semaine suivante débutera, elle, avec le Shake'O'Rama d'El Vidocq et s'achèvera avec une autre release party, celles des Ricains grenoblois : les Picky Banshees biberonnés à l'Americana. Du circuit court essentiellement (situation sanitaire oblige) mais taillé pour les voyages, fussent-ils immobiles.

Marthe + Les Beaux Tailleurs, vendredi 11 septembre à 20h 30
Austraal, samedi 12 septembre à 21h
Shake'O'Rama, mardi 15 septembre à 20h
Picky Banshees, vendredi 18 septembre à 20h30

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Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

ACTUS | Après plus de six mois de fermeture, les salles de spectacle et les théâtres peuvent rouvrir leurs portes depuis le mercredi 19 mai. Mais si la reprise est largement saluée par les acteurs culturels, elle occasionne également de nouvelles problématiques pour les salles.

Sandy Plas | Lundi 17 mai 2021

Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

Elle était attendue depuis plusieurs mois. Espérée début janvier, puis mi-avril, c’est finalement le 19 mai que les salles de spectacle pourront rouvrir leurs portes au public et proposer à nouveau concerts, pièces de théâtre, danse et rendez-vous de toutes sortes, mis à l’arrêt depuis la fermeture des lieux culturels le 30 octobre dernier. Annoncé fin avril, le calendrier progressif du déconfinement prévoit la réouverture des salles en trois temps, avec une première phase, du 19 mai au 9 juin, permettant l’accueil de 800 spectateurs maximum et une jauge à 35% de la capacité de la salle, une seconde phase, du 9 juin au 1er juillet, avec une jauge à 65%, et une levée des restrictions d’accueil à partir du 1er juillet. Mais si le déconfinement des lieux de spectacle est forcément une bonne nouvelle pour les spectateurs, les artistes et les acteurs culturels laissés sur le carreau pendant plus de six mois, la réouverture dans un contexte de fin de saison pose un certain nombre de questions. Au Théâtre municipal de Grenoble (TMG), qui regroupe le Grand théâtre, le Théâtre 145 et le Théâtre de poche, l’annonce de la reprise a été re

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Grenoble : la Ville se positionne

Été culturel | On savait déjà que, pour son édition 2021, le Festival Magic Bus allait quitter l’Esplanade et rejoindre l’Anneau de Vitesse. La Ville de Grenoble a confirmé, vendredi 30 avril en fin de matinée, qu’elle prévoit d’autres événements culturels sur le site. Premiers détails.

Martin de Kerimel | Vendredi 30 avril 2021

Grenoble : la Ville se positionne

Bis… ou ter repetita : l’été dernier, après plusieurs mois de confinement, la Ville de Grenoble témoignait d’une intention d’accompagner le rebond de la culture, en programmant une "saison" d’événements en plein air, déclinée en quatre programmations de quinze jours et 188 propositions différentes (pour 214 levers de rideau). Plus tard, au début de cette année, elle a récidivé avec les Éclats de culture, une mini-série d’événements extérieurs organisée le 14 janvier, dans chacun des secteurs de la ville. Et voilà que l’on nous annonce pour le début de l'été « une programmation culturelle et festive », adaptée aussi aux normes sanitaires. Avec plusieurs partenaires locaux du monde culturel, la Ville travaille à la mise en place d’une scène à l’Anneau de Vitesse du parc Paul Mistral. Jusqu’à 1000 personnes devraient pouvoir trouver place autour de cette structure éphémère. « Y seront accueillis, du 17 juin au 9 juillet : le Festival Magic Bus, une programmation de la Bobine, une soirée exceptionnelle proposée par la MC2 et le Festival du Film Court en Plein Air, indique un communiqué. Cette scène sera aussi le théâtre de l’édition exception

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La Bobine reste dans l'action

ACTUS | Elle l'a affirmé par communiqué : même sans certitude sur la reprise de ses activités, l'équipe de la Bobine refuse de baisser les bras. Elle travaille actuellement à une possible réouverture en avril et, à huis clos, continue de mener nombre de ses actions. On en a parlé avec Hélène Dillies, sa coordinatrice générale.

Martin de Kerimel | Jeudi 11 février 2021

La Bobine reste dans l'action

Le 1er février dernier, vous avez annoncé renoncer à toute programmation au moins jusqu'à fin mars. Ce n’est pourtant pas l’hypothèse de travail que vous aviez émise précédemment… Non. La situation économique de la Bobine et les annonces gouvernementales liées au deuxième confinement l’automne dernier ont entraîné la fermeture de nos lieux et nous ont empêchés de mettre en place une organisation. Cet hiver, on s’était d’abord dit qu’on transposerait ce que nous avions prévu en février-mars, mais, voyant que la situation se dégradait au retour des fêtes de fin d’année, on a dû prendre la décision d’annuler aussi ces deux mois. Désormais, nous n’avons même plus de visibilité par le ministère de la Culture, qui n’annonce aucune échéance. Vous dites donc que le deuxième confinement est venu balayer vos efforts... Exactement. On avait mis en place une programmation susceptible de tenir avec toutes les injonctions sanitaires, en renforçant notamment les protocoles pour l’activité restauration, avec un impact fort sur notre économie et, dans le même temps, notre ligne esthétique et artistique. Comment penser organiser des concer

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Concerts debout : on en est où ?

ACTUS | Enquête / C’est la question qui taraude presque tout le monde : les concerts debout en intérieur, toujours interdits à l’heure de notre bouclage, vont-ils bientôt pouvoir reprendre ? Et quelles stratégies les salles les accueillant mettent-elles en place dans ce contexte d’incertitude ? Tour d’horizon.

Damien Grimbert | Mardi 8 septembre 2020

Concerts debout : on en est où ?

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ? Sans prise de position officielle claire depuis la fin du confinement, il n’était pas interdit d’espérer secrètement un déblocage tardif de la situation pour les salles ayant l’habitude d’accueillir des concerts debout. Un espoir aujourd’hui de plus en plus ténu – pour ne pas dire inexistant. C’est du moins le constat sans appel que l’on dresse après s’être entretenu avec des acteurs culturels comme la Bobine, l’Ampérage, la Source ou encore la Belle Électrique : plus personne ne croit encore vraiment en une possible évolution de la situation avant 2021, tout juste les plus optimistes s’autorisent-ils encore à garder un très mince espoir de changement pour le mois de décembre. À défaut, il faut donc pour les salles apprendre à composer avec l’incertitude. Les uns après les autres, et au compte-goutte la plupart du temps, les évènements debout un temps annoncés pour l’automne se voient de nouveau annulés ou reportés (le plus souvent à des échéances prudemment lointaines). Au mieux, ils sont transposés dans des configurations assises, avec toutes les contraintes que cela impose. Assis ou dehors Dans ces conditions, que fai

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"La Sainte Famille" : ministère à mère

ECRANS | De et avec Louis-Do de Lencquesaing (Fr., 1h30) avec également Marthe Keller, Léa Drucker, Laura Smet…

Vincent Raymond | Mardi 17 décembre 2019

Sa femme s’éloigne, son frère se sépare, son aristocrate de mère le fait tourner en bourrique, sa grand-mère n’est plus très vaillante, sa cousine lui fait de l’œil ; il a du mal avec ses filles… Malgré cet environnement intime bancal, le novice en politique Jean est nommé ministre de la Famille… La particule de son patronyme laisse supposer que l’auteur-interprète principal a pioché dans un décor, disons, familier : celui d’une lignée enracinée dans l’aristocratie ou la grande bourgeoisie, habituée aux parquets point de Hongrie des beaux quartiers parisiens, prenant ses quartiers de campagne dans quelque gentilhommière d’Île-de-France ; où l’usage veut que les enfants voussoient leurs parents. Un contexte où sa silhouette mi-guindée, mi-ébahie, évolue visiblement en pays de connaissance. Si on ne peut dire qu’on n’a jamais vu de films avec des familles de bourges en crise (c’est même le fonds de commerce d’un certain cinéma français), ce qui tranche ici, c’est « la pudeur des sentiments », pour reprendre Gainsbourg : les situations se résolvent davantage dans l’écoute et l’étreinte que dans l’hystérie collective, tout mucu

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Marthe : « On crée notre métissage musical »

Concert | « À la fois ambitieux et novateur, mêlant musique improvisée, jazz, dessin et vidéo en temps réel, Marthe explore la thématique de l’itinérance et la relation entre musique et mouvement » comme l’écrit la Source qui programme le groupe vendredi 8 février. Mais encore ?

Alice Colmart | Mardi 5 février 2019

Marthe : « On crée notre métissage musical »

« La plupart du temps, les groupes qui se forment jouent d’abord ensemble et finissent par faire un album. Nous, on a fait l’inverse ! » Voilà déjà qui en dit long sur l’esprit non conventionnel du groupe de jazz Marthe, présent sur la dernière Cuvée grenobloise. C’est en tout cas comme cela que son trompettiste Florent Briqué (le premier en partant de la gauche sur la photo) décrit ce projet créé en 2017 avec le saxophoniste grec Alexis Moutzouris, le bassiste Lucas Territo et le batteur Damien Bernard. « On a remarqué qu’il faut souvent rentrer dans une case, être un groupe défini par un style. Avec Marthe, on crée notre métissage musical. » Leurs influences mêlent ainsi le jazz, le pop rock et même les sonorités grecques. Ils ont en effet puisé leur inspiration dans le rébétiko, « forme de musique populaire apparue dans les années 1920 à la suite des vagues migratoires des populations grecques ». En découle un univers

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"L'Ordre des médecins" : blues de la blouse

ECRANS | de David Roux (Fr-Bel, 1h33) avec Jérémie Renier, Marthe Keller, Zita Hanrot…

Vincent Raymond | Lundi 21 janvier 2019

Médecin hospitalier avalé par les urgences quotidiennes d’un métier vocation-passion, Simon fait admettre sa mère pour une rechute cancéreuse. Face à la gravité du mal, à l’inertie de certains collègues et à la résignation de sa mère, il se met en congé pour s’occuper elle… Ce premier long-métrage de David Roux mérite de se frayer son chemin singulier dans la jungle des films (et désormais de la série) "médicaux" initiés par Thomas Lilti. Car en dépit de ce que le titre peut laisser supposer, il s’agit ici surtout des ordre et désordre d’un médecin en particulier ; de sa vie réduite par la force des choses à la pratique hospitalière – par contiguïté, on devine que l’addiction de Simon est largement partagée, même si tous ne vivent pas leur métier comme un apostolat. D’une certaine manière, il est la pathologie de son existence tout en étant son remède – la dose fait le poison, pour reprendre Paracelse. Le grand mérite de ce film est d’opérer (si l’on ose) un virage à 180° à l’intérieur de l’inst

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Mélanie Alaitru : « Le projet de la Bobine est extrêmement rare » (et a 20 ans)

ACTUS | Du mercredi 13 au samedi 23 juin, le bar-salle de concert (et beaucoup plus encore) la Bobine, situé dans le parc Paul-Mistral, va fêter les 20 ans de l’association Projet Bob qui le porte. En aficionados réguliers du lieu, on en a profité pour remonter le fil d’une riche histoire, avant de détailler le programme des festivités.

Aurélien Martinez | Mardi 5 juin 2018

Mélanie Alaitru : « Le projet de la Bobine est extrêmement rare » (et a 20 ans)

« Notre projet est extrêmement rare si on regarde aussi bien au niveau local qu’au niveau national. Et il se transmet au fil des ans à de nouvelles personnes sans perdre son esprit, ses valeurs, ses envies… C’est donc vraiment un projet collectif » : voilà comment Mélanie Alaitru, coordinatrice générale de la Bobine depuis 2015 (à côté, sur la photo, de Steeve Racine, co-président de l'association Projet Bob), résume l’aventure Projet Bob qui fête ses 20 ans ce mois-ci. Car si le bar et équipement culturel situé dans le parc Paul-Mistral n’est pas si vieux (il a ouvert ses portes en 2010), l’association qui le porte a, elle, 20 ans. Ce que ses membres souhaitent faire savoir en proposant dix jours de spectacles, concerts & co gratuits, et pour la plupart en extérieur, devant la salle. « En fêtant les 20 ans de l’association Projet Bob, on veut montrer qu’au-delà d’un bar, la Bobine est surtout un lieu de vie associative et culturelle. » Avec, à l’année, de nombreuses propositions artistiques (250 environ), que ce soit dans le bar (apéro-concert, apéro-mix, expo…) ou dans la salle attenante (notamm

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Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

GUIDE URBAIN | Le printemps et ses (potentiels) beaux jours sont là. Voici donc un agenda d’événements urbains à vivre en mai et juin. Suivez-nous.

La rédaction | Mercredi 9 mai 2018

Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

Du vélo en veux-tu en voilà Du 14 mai au 10 juin, le vélo sera à l’honneur dans l’agglo grenobloise, au passage de plus en plus vélo-compatible. « Chaque année, Faites du vélo propose durant plus d'un mois une programmation multiple allant de la simple balade en ville à la compétition de sports extrêmes en passant par un escape game géant ou encore une randonnée vélo-botanique. » Notons aussi l’événement Vélopolis qui aura lieu les 19 et 20 mai à l’Anneau de vitesse du parc Paul-Mistral et qui promet d’en mettre plein la vue. Programme complet de la manifestation sur www.faitesduvelo.com. De la musique sur un parking Vendredi 18 et samedi 19 mai, c’est à l’Esplanade de Grenoble que ça se passera, avec le retour du festival Magic Bus. Côté prog, on sera sur des gros noms comme Puppetmastaz, Sergent Garcia ou encore Kumbia Boruka. Et côté ambiance, ce sera comme chaque année : sympathique !

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"L’Économie du couple" : un douloureux huis clos

ECRANS | de Joachim Lafosse (Bel./Fr., 1h40) avec Bérénice Bejo, Cédric Kahn, Marthe Keller…

Vincent Raymond | Mercredi 27 juillet 2016

Déjà qu’il est peu plaisant d’être le témoin privilégié d’une dispute de couple ; alors imaginez une compilation de soupes à la grimace, d’arguties fielleuses et de museaux bouffés servie par un duo jamais à court de reproches mutuels, achoppant sur sa séparation à cause d’une appréciation différente de la valeur du domicile conjugal. Des considérations tristement mesquines, à hauteur de porte-monnaie, montrant combien (sic) la passion est volatile, et ce qu’il peut rester d’un mariage lorsque la communauté amoureuse se trouve réduite… aux acquêts. Douloureux, éprouvant à voir – pour ne pas dire à subir –, ce quasi huis clos signé du pourtant respectacle Joachim Lafosse est moins insupportable lorsque des amis, invités dans cet enfer domestique, sont pris à témoins par les deux belligérants. Le temps d’une seule séquence, qu’on soupçonne d’être le prétexte du film – un court-métrage aurait suffi. Pour achever la punition, on se mange ici après Camping 3 un nouveau titre de Maître Gims in extenso. Pas pas très charitable pour le spectateur…

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Grillades sonores à la Bobine avec Mambo Chick et DJ Mitch

CONNAITRE | Ce dimanche 3 juillet aura lieu le premier des quatres barbecues de la Bobine. Rendez-vous au parc Paul-Mistral, sous le soleil si possible.

Aurélien Martinez | Mardi 28 juin 2016

Grillades sonores à la Bobine avec Mambo Chick et DJ Mitch

[Mise à jour : à cause d'un problème de santé, DJ Mitch ne sera pas présent. Il est remplacé par Hugo Douster (King Doudou)] Cet été, la Bobine va organiser sur sa grande terrasse en plein parc Paul-Mistral (il n’y a pas beaucoup de spots aussi agréables à Grenoble), quatre grands barbecues (enfin, "Bob’Ecues") prévus sur la journée du dimanche – les 3 et 24 juillet, le 28 août et le 11 septembre. Au programme ? « DJ mix en extérieur, transats, grillades, terrasse, pétanque et farniente. » Le premier, organisé par le label grenoblois Fullfridge Music, sera consacré au vaste champ des musiques africaines et afro-caribéennes, des plus vintages aux plus contemporaines. Invités spécialement pour l’occasion, deux "selectors" de premier plan : le Genevois DJ Mitch, aux platines depuis plus de quinze ans pour défendre les musiques de danse créoles et caribéennes des années 1920 aux années 1970, et l’Annécienne Mambo Chick de Palmwine Records, passionnée de disques rares qui n’hésite pas à s’aventurer aux quatre coins du monde pour compléter sa collection de vinyles. Mais on croisera également d’autres DJs pendant la journée comme l

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La Bobine : le parfum du succès

ACTUS | Boire une bière en soirée, profiter d’un concert, d’un spectacle ou d’une expo, danser le tango… On peut faire tout ça – et plus encore – à la Bobine, et ce depuis longtemps. Car l’incontournable lieu culturel et festif du parc Paul-Mistral fête ses 10 ans ce samedi 30 mai. Mais avant la boum, on remonte le fil de l’histoire.

Nathan Chaudet | Mardi 26 mai 2015

La Bobine : le parfum du succès

La Bobine a dix ans, mais l’histoire remonte bien avant son installation en plein parc Paul-Mistral ; et même bien avant sa naissance en 2005 rue Clément, près de l’Estacade. Tout a d’abord commencé à la fin des années 1990 avec le Projet Bob. Alors membres d’une association organisant des concerts à Lyon, trois étudiants dont Éric Ghenassia, le directeur actuel de la Bobine (qui partira d’ailleurs en septembre vers d’autres aventures), se rendent vite compte que les artistes qu’ils apprécient ne se produisent pas sur Grenoble. Ils décident alors de créer en 1998 l’association Projet Bob. Après quelques années de concerts dans diverses salles de Grenoble et de l’agglo, ils ont vent qu’un local est disponible rue Clément. Ils décident de s’y installer en 2004. La Bobine première du nom est née un an après. « L’idée était de créer un lieu de vie en plus d’un espace culturel » explique Éric Ghenassia. Un lieu dans lequel se rencontrent musiciens professionnels, amateurs et grand public. En plus de reprendre les activités de studio qui existaient déjà dans les murs, l’équipe monte un bar, un restaurant et une sall

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Incendie à la Bobine

ACTUS | C'est dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 septembre que les belles planches de la terrasse de la Bobine, ce lieu de vie et de culture (et de bière) (...)

Charline Corubolo | Vendredi 19 septembre 2014

Incendie à la Bobine

C'est dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 septembre que les belles planches de la terrasse de la Bobine, ce lieu de vie et de culture (et de bière) situé parc Paul-Mistral, ont pris feu – un incendie volontaire à la cause encore indéterminée. Mais n'ayez crainte, l'équipe a réagi aussi vite que le coyote quand il voit Bip Bip. Depuis mardi midi, le bar est de nouveau ouvert, avec une belle terrasse provisoire, et aucun événement de la programmation n'a été annulé. D'ailleurs, pour tout connaître des prochaines manifestations, rendez-vous mardi 30 septembre à 18h pour une présentation de saison.

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La Bobine dévoile la prog du dernier trimestre

MUSIQUES | La salle du parc Paul-Mistral a sorti la prog de son dernier trimestre. Si on en reparlera semaine par semaine, on vous livre déjà quelques noms (...)

Aurélien Martinez | Lundi 31 mars 2014

La Bobine dévoile la prog du dernier trimestre

La salle du parc Paul-Mistral a sorti la prog de son dernier trimestre. Si on en reparlera semaine par semaine, on vous livre déjà quelques noms (sachant que tout est sur leur site !) : la pop perchée de Nosfell le jeudi 10 avril, le hip-hop des Américains Drowning Dog et Malatesta le vendredi 18 avril, le rock garage de The Legendary Tigerman (photo) le mercredi 7 mai ou encore « le rock’n’roll minimal oriental » (dixit la Bobine) de Oum Shatt le jeudi 22 mai. Bon appétit.

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Les mardis épicés de la Bobine

GUIDE URBAIN | Rendez-vous incontournables du mardi soir, les apéro-mix de la Bobine changent de mode de fonctionnement, façon de gagner en diversité niveau programmation. On est allés sur place et vu la fréquentation, la nouvelle formule séduit. Charlotte Haas

Aurélien Martinez | Vendredi 27 septembre 2013

Les mardis épicés de la Bobine

Parc Paul-Mistral, une fois passé la Tour Perret, métamorphosée en phare bleu la nuit, le brouhaha se fait plus fort. Il faut alors se frayer un chemin sur la terrasse en bois pour accéder à l’établissement déjà bien rempli. Il est 22h et comme chaque mardi soir, le tout Grenoble se retrouve à la Bobine pour profiter des incontournables apéro-mix. Entre ambiance festive (voire dansante !) et convivialité, avec un créneau horaire se situant entre 19h et 01h, ces « soirées bar » sont très bien reçues par le public. Des rendez-vous importants pour la Bobine : en tant que lieu culturel indépendant (+ de 95% d’autofinancement), les soirées contribuent largement au fonctionnement de l’établissement via les recettes du bar (l’entrée étant libre bien sûr). « Nouveau souffle » « Jusque début 2013, les apéro-mix fonctionnaient avec des DJs partenaires. Quatre DJs venaient ainsi régulièrement chauffer la salle (Balkan Swing, Go Bang !, Nice & Easy, et Dj Goodka). Puis on s’est posé la question de la diversité, avec le souhait d’apporter un nouveau souffle à la programmation des apéro-mix » explique Éric Ghenassia, directeur de la Bobine. Un peu avant l’

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Fedora, star au crépuscule

ECRANS | Fedora revient sur les écrans, après une longue absence. Cette phrase marche pour le film de Billy Wilder, quasi-invisible depuis sa sortie en 1978, mais (...)

Christophe Chabert | Lundi 2 septembre 2013

Fedora, star au crépuscule

Fedora revient sur les écrans, après une longue absence. Cette phrase marche pour le film de Billy Wilder, quasi-invisible depuis sa sortie en 1978, mais aussi pour l’histoire qu’il raconte : celle d’une star mythique, recluse sur une île à Corfou entourée d’une vieille infirme, d’une gouvernante, d’un garde du corps et d’un médecin alcoolique, qu’un producteur « indépendant » cherche à convaincre de faire son come back dans une nouvelle adaptation d’Anna Karenine. Tout fait retour dans Fedora, y compris Billy Willder lui-même, qui offre une variation évidente autour d’un de ses plus grands succès, Sunset boulevard. Le cinéma a changé en un quart de siècle, et la gloire du muet terrassée par le parlant s’est transformée en diva énigmatique, Dorian Gray féminine où la chirurgie esthétique remplace le tableau diabolique. En revanche, William Holden est toujours là, mais lui accuse le poids des années, tout comme Hollywood, balayé par « les jeunes cinéastes barbus » et leurs « caméras légères ». La puissance de Fedora tient à son mélange d’anachronisme et de puissante modernité ; la mis

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Au galop

ECRANS | De et avec Louis-Do de Lencquesaing (Fr, 1h33) avec Valentina Cervi, Marthe Keller…

Jerôme Dittmar | Vendredi 12 octobre 2012

Au galop

On n’a rien contre les films de dandy parisien, du moment qu'ils sont à la hauteur du dandysme. Beaucoup moins proche d'Eustache que d'Assayas, sans avoir la prétention d'être l'un ou l'autre, le premier long de l'acteur Louis-Do de Lencquesaing rappelle cet adage. Histoire d'un romancier parisien et des trois femmes de sa vie (sa mère, sa fille et sa maîtresse), Au galop n'est pas du genre à savoir tenir sa monture. Platement filmés, ces petits désordres amoureux et existentiels ressemblent à une compilation "tendance du cinéma français" avec au programme : adultère, mort, naissance, liberté, amour, famille et droits de succession. Beaucoup pour un seul homme. L'air de déjà vu n'aurait rien de fâcheux si De Lencquesaing nourrissait ses intrigues autrement que d'un lointain regard sur les choses. Et si son personnage n'était pas qu'un grand vide (plus ou moins voulu, peu importe) qui finalement ne révèle rien. Le manque de matière est ici un peu alarmant. Jérôme Dittmar

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Éric Ghenassia : « On veut avant tout protéger le projet associatif et culturel de la Bobine »

ACTUS | Ça y est, ceux qui prétendent le contraire mentent, la Bobine est installée dans ses nouveaux locaux, et s’apprête à fêter ça avec son inauguration officielle du 6 février. Entretien avec Éric Ghenassia, directeur du lieu.

François Cau | Lundi 1 février 2010

Éric Ghenassia : « On veut avant tout protéger le projet associatif et culturel de la Bobine »

Comment se sont finis les travaux ? Eric Ghenassia : Dans les temps, déjà ! Tout juste pour le passage de la Commission de Sécurité, à une demi-heure près. Ça s’est fini sur le dernier trimestre, dès septembre, avec une énorme mobilisation bénévole qu’on avait lancée en se disant que sinon on n’y arriverait pas. Honnêtement, on ne s’attendait pas à autant de répondant, et notamment de personnes qui n’avaient jamais mis les pieds à la Bobine – on a dû expliquer le projet, ce qu’on était en train de faire, et maintenant ce sont des gens qui s’investissent dans l’asso. Sur les dernières semaines, l’énergie abattue était incroyable. Outre leur succès public, les deux premières soirées ont permis de vérifier la bonne fonctionnalité du lieu ? Le premier soir, la fréquentation était une surprise, on a fonctionné au maximum des possibilités du lieu – on était au taquet mais globalement, on s’en est bien sortis. On a pu voir que le lieu réagissait bien en termes de circulation et d’équipement. Le deuxième soir était plus tranquille, mais la programmation amenait ça. Par contre, on a eu un

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