Une saison théâtrale du côté de la scène locale

SCENES | Plusieurs compagnies grenobloises (ou apparentées) reprennent cette saison des spectacles créés les années précédentes. Mais comme ils sont excellents, pourquoi se priver de les (re)découvrir ?

Aurélien Martinez | Mardi 15 septembre 2015

Photo : Adrien Patry


Ces dernières années, les metteurs en scène grenoblois ont livré des spectacles qui ont connu un succès considérable ici et là. On va passer rapidement sur le cas Grégory Faive et de son Pourvu qu'il nous arrive quelque chose dont on a dit du bien maintes fois – en gros, c'est du théâtre généreux et drôle sur les coulisses du théâtre. Créée en 2011, la pièce sera de retour dans l'agglo pour deux dates : le vendredi 11 décembre à la Faïencerie (La Tronche) et le jeudi 14 janvier au Grand Angle (Voiron).

Une autre aventure théâtrale qui risque de suivre la même voie (celle du succès), peut-être même en encore plus grand : Mon frère, ma princesse (photo) d'Émilie Le Roux. Du jeune public pour tous sur un petit garçon qui veut porter des robes créé en 2014 à l'Espace 600 et repris le mercredi 20 janvier à l'Odyssée d'Eybens.

À noter que cette saison, l'Espace 600 programmera également deux anciennes mises en scène très réussies d'Émilie Le Roux : Tumultes les jeudi 5 et vendredi 6 novembre (un spectacle tout public sur deux enfants qui séquestrent leurs parents) et Tabataba mardi 9 février (un texte fort de l'auteur français Bernard-Marie Koltès sur, là aussi, un frère et une sœur qui auscultent sans le vouloir les rôles entre hommes et femmes). Et que la compagnie livrera, du jeudi 10 au samedi 12 décembre, une nouvelle création baptisée Allez, Allez, Allons.

Des chansons et des rêves

Espace 600 toujours : le dimanche 22 novembre, la compagnie Les Chatoyantes redonnera son Disque usé qui tourne déjà depuis un petit bout de temps. Un cabaret déglingué entre théâtre et chanson porté par trois comédiennes-chanteuses sur le fil entre rires et émotions.

Et bien sûr, on ne pouvait décemment pas finir un papier sur les reprises de spectacles "made in Gre" sans évoquer la fameuse compagnie des Gentils d'Aurélien Villard. Si sa fabuleuse Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi ne passera pas dans le coin cette année, sa version d'Alice au pays des merveilles imaginée avec la comédienne Marie Bonnet et intitulée Et que vive la Reine ! sera redonnée le vendredi 20 novembre à la Vence Scène de Saint-Égrève et le dimanche 28 février à l'Espace 600.

Enfin, pour ceux qui veulent du neuf, ces mêmes Gentils dévoileront les jeudi 11 et vendredi 12 février à l'Odyssée d'Eybens une nouvelle création intitulée Le Carnaval des somnambules (un Préambule des somnambules, qui porte bien son nom, sera proposé le dimanche 10 janvier à l'Espace 600).

Et que vive la Reine !

Ms Marie Bonnet et Aurélien Villard, par la Cie des Gentils, à partir de 8 ans Au pays des merveilles, la terrible Reine Rouge-Noire-Rouge a ordonné des réjouissances pour son re-re-re-couronnement...
La Vence Scène - Spectacle 1 avenue Général de Gaulle Saint-Égrève
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Le disque usé

Cabaret par les Chatoyantes, apéro-rencontre artistique Un univers décalé et enivrant, celui d’un cabaret désenchanté. Entre chansons d’humour et chansons d’amour...
Espace 600 97 galerie de l'Arlequin Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Quand la saison 20/21 joue les prolongations

SCENES | Depuis le 19 mai, les lieux de culture peuvent rouvrir et accueillir du public. Beaucoup de théâtres de Grenoble et de l'agglomération ont donc annoncé des spectacles à enfin voir dans leurs murs avant la traditionnelle pause estivale. Mais où aller ? Tentatives de réponses subjectives en 11 points – dont un très gros et très alléchant.

Aurélien Martinez | Lundi 17 mai 2021

Quand la saison 20/21 joue les prolongations

La MC2 en fête Quand l'immense MC2 revient dans le jeu après une longue période sans public (elle était fermée, comme tous les lieux de culture en France, depuis fin octobre), c'est avec un mois qui envoie du lourd ! « Plus de 20 propositions regroupant 50 représentations gratuites ou payantes vous seront ouvertes pour notre plus grande joie et votre plus grand plaisir », annonce le directeur Arnaud Meunier, qui proposera certains des spectacles et concerts de la saison ayant du être annulés. Et non des moindres : L'Étang de la passionnante metteuse en scène Gisèle Vienne avec Adèle Haenel sur le plateau ; 31 rue Vandenbranden du génial collectif bruxellois de danse-théâtre Peeping Tom en collaboration avec le prestigieux Ballet de l’Opéra de Lyon ; ou e

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Actifs malgré tout

SCENES | Témoignages. Ils auraient dû retrouver leur public en novembre, mais le second confinement les en a empêchés. On a pris des nouvelles de trois de nos artistes grenoblois préférés.

La rédaction | Mardi 8 décembre 2020

Actifs malgré tout

Grégory Faive On a adoré sa prestation en Kid survolté et bavard dans Western !, la pièce chorale de Serge Papagalli. Grégory Faive (photo) aurait dû être seul sur la scène du Théâtre 145 du 24 au 26 novembre, pour présenter Le discours, une adaptation du roman-monologue de Fabcaro. Il a finalement dû se contenter d’un filage devant un public professionnel, restreint et masqué. Une aubaine cependant pour le comédien, avide de retours sur son travail et ravi de remonter sur scène, même dans ces conditions particulières. Le spectacle devait partir en tournée : quelques dates ont pu être reportées en mai et juin 2021. Avant cela, il sera finalement joué à Grenoble pour trois autres représentations au 145, les 18, 19 et 20 février prochains. On espère avoir l’occasion d’en reparler avec Grégory, tant il a su nous embarquer dans cette histoire folle autour d’un quadra largué par sa copine et qui psychote sévère au cours d’un repas de famille. Assez en tout cas pour nous faire rire, nous émouvoir et nous suggérer que toute ressemblance avec des personnes réellement existantes n’est pas fortuite. / MK Émilie Le Roux

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Mardi 3 novembre, la metteuse en scène Émilie Le Roux dévoilera son nouveau spectacle "La Morsure de l’âne"

SCENES | Si vous nous lisez souvent, vous avez dû remarquer que nous avons quelques artistes grenoblois fétiches. La metteuse en scène Émilie Le Roux en est, elle (...)

Aurélien Martinez | Mardi 20 octobre 2020

Mardi 3 novembre, la metteuse en scène Émilie Le Roux dévoilera son nouveau spectacle

Si vous nous lisez souvent, vous avez dû remarquer que nous avons quelques artistes grenoblois fétiches. La metteuse en scène Émilie Le Roux en est, elle qui développe depuis une quinzaine d’années un théâtre tout public ouvert sur la jeunesse ; un théâtre poétiquement fort en plein dans notre époque et ses questionnements – le genre, l’identité, les migrations… Bonne nouvelle : du mardi 3 au samedi 7 novembre sur la scène de la MC2, elle dévoilera son nouveau spectacle La Morsure de l’âne d’après un texte de l’autrice Nathalie Papin. « Nathalie Papin nous propose d’explorer notre rapport à la mort, à travers une œuvre mordante, légère et fondamentale sur ce qui nous rend vivant, sur ce que c’est qu’être en vie », écrit-elle en note d’intention. On a hâte de découvrir ça.

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Voici 23 spectacles pour une saison théâtrale grenobloise variée

Panorama de rentrée culturelle 2020/2021 | Les théâtres de Grenoble et de l'agglomération ont de nouveau dégainé des programmations bourrées de propositions qu'on avait envie de défendre. Suivez-nous ! Par Aurélien Martinez et Nadja Pobel

La rédaction | Mercredi 14 octobre 2020

Voici 23 spectacles pour une saison théâtrale grenobloise variée

Western ! À Grenoble et aux alentours (ce que l’on appelle de par chez nous le Dauphiné), Serge Papagalli est une légende qui foule les scènes de la région depuis maintenant 50 ans. Pour célébrer cet anniversaire comme il se doit, et avant de le croiser fin novembre sur grand écran dans le film Kaamelott (le fameux Guethenoc le paysan, c’est lui) d’Alexandre Astier, notre homme se lance dans le western-spaghetti et théâtral, lui qui revendique fièrement ses origines italiennes. Avec une douzaine de comédiennes et comédiens à ses côtés (dont pas mal de fidèles de chez fidèles toutes générations confondues), son Western ! était forcément très attendu par un paquet de monde. Dont nous. AM À la MC2 du mardi 13 au jeudi 22 octobre Au Théâtre Jean-Vilar (Bourgoin-Jallieu) vendredi 6 et samedi 7 novembre Au

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Émilie Le Roux : « Regarder ensemble le monde d’aujourd’hui »

Spectacle | Du théâtre, de la musique, quelque 90 artistes professionnels et amateurs au plateau… "Et tout ce qui est faisable sera fait", nouvelle création de la metteuse en scène grenobloise, dont la première est prévue samedi 4 mai à la MC2, a de quoi fortement intriguer. On vous en dit un peu plus en sa compagnie.

Aurélien Martinez | Lundi 29 avril 2019

Émilie Le Roux : « Regarder ensemble le monde d’aujourd’hui »

« Qu’est-ce qui s’oppose à Auschwitz dès lors que c’est faisable ? De n’importe quelle façon, n’importe quand et par n’importe qui, tout ce qui est possible est aussi faisable et tout ce qui est faisable sera fait. » Utiliser comme point de départ d’un projet artistique une phrase aussi forte que celle du dramaturge allemand Heiner Müller a de quoi plomber. Pourtant, à ce qu’on a pu en voir en répétition, et, surtout, connaissant bien le travail d’Émilie Le Roux (une artiste qui questionne frontalement notre monde sans toutefois sombrer dans le défaitisme), on imagine que Et tout ce qui est faisable sera fait sera plutôt porteur d’un espoir, même infime, même décalé… Rien que son titre, d’ailleurs, peut le laisser penser, qui revêt un sens très lourd remis dans la citation initiale mais qui peut aussi se lire, seul, comme une injonction à changer tous ensemble. Ce que le cœur de cette drôle d’aventure artistique confirme : une entreprise menée conjointement par la compagnie Les Veilleurs d’Émilie Le Roux, le « collectif de musiciens jazz et musiques improvisées » le Tricollectif et, surtout, de nombreux amate

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"Tout va s’arranger" : délit de suite

Théâtre | On attendait beaucoup de Tout va s’arranger (à voir du mercredi 10 au vendredi 12 avril à 20h l’Heure bleue de Saint-Martin-d’Hères), spectacle que le (...)

Aurélien Martinez | Mardi 9 avril 2019

On attendait beaucoup de Tout va s’arranger (à voir du mercredi 10 au vendredi 12 avril à 20h l’Heure bleue de Saint-Martin-d’Hères), spectacle que le metteur en scène et comédien Grégory Faive présente comme une suite possible de son seul-en-scène à succès (et immense réussite) Pourvu qu’il nous arrive quelque chose, qu’il avait construit d’après un texte de Philippe Torreton sur les coulisses du théâtre. Un prolongement sur le même thème (« un metteur en scène décide de monter La Mouette de Tchekhov à la manière des comédies musicales de Broadway… mais en France… avec les moyens qu’il possède… c’est-à-dire modestes ») avec cette fois Grégory Faive au texte et de nombreux comédiens et comédiennes à ses côtés sur le plateau. Alors certes, tout ceci est sympathique à suivre par moments (le côté vaudeville contemporain notamment), mais l’ensemble n’a jamais vraiment pris le soir où nous l’avons découvert (cet automne), la faute au manque de co

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Aurélien Villard (cie des Gentils) : « Baba est quelqu'un qui n’a pas les mêmes codes que nous »

Théâtre | "Les Puces de Baba", c’est le nouveau spectacle de la compagnie des Gentils d’Aurélien Villard. Un solo du comédien et clown Jérémy Buclon dont on a vu quelques prometteurs extraits avant la création début mars à l’Autre rive d’Eybens. Alors interview pour en savoir plus.

Aurélien Martinez | Mardi 26 février 2019

Aurélien Villard (cie des Gentils) : « Baba est quelqu'un qui n’a pas les mêmes codes que nous »

Qui est Baba ? Aurélien Villard : C’est un clown que Jérémy Buclon m’a présenté il y a deux ans, qui m’a beaucoup touché et avec qui on a essayé de communiquer, d’inventer une histoire, un spectacle… Après, je ne le connais pas tant que ça, il est vraiment mystérieux. On a commencé par une séance d’impro pendant laquelle j’ai tellement été impressionné par ce clown et sa présence que je n’ai pas du tout su quoi lui dire et quoi lui faire faire. J’étais juste spectateur ! Puis on s’est remis à bosser, sans trop savoir où l’on allait… Je le filmais pendant les impros, pour garder une trace. Et en voyant le visage de Baba en gros plan, avec ce regard émouvant, je me suis dit que ça serait la première image. D’où la présence de la vidéo sur ce spectacle – alors qu’il y a deux ans encore, je disais qu’il n’y aurait jamais de vidéo dans un spectacle des Gentils ! Il y a de la vidéo comme Baba se lance dans la vente en ligne, d’où le titre du spectacle Les Puces de Baba… Avec Jérémy, on voyait tous ces gens qui, sur Internet, se filment en train de faire tout et n’importe quoi,

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"Le Disque usé" : 10 ans et toujours inusable

Spectacle | La (géniale) compagnie grenobloise Les Chatoyantes va fêter en octobre l'anniversaire de son cabaret déglingué avec une poignée de dates.

Aurélien Martinez | Mardi 16 octobre 2018

C’est un petit spectacle qui a dix ans et que ses trois interprètes (Émilie Geymond, Doriane Salvucci et Sylvie Ducas), regroupées sous le nom de Chatoyantes, vont reprendre dans l’agglomération grenobloise histoire de marquer le coup. « On l’a bien écumé sur Grenoble en 10 ans, mais je pense qu’il y a encore plein de personnes qui ne nous ont pas vues ! » nous assure Émilie Geymond. Ce qui est bien dommage pour ces personnes-là, tant ce Disque usé est une réussite. Sur scène, deux chanteuses de cabaret accompagnées de leur pianiste mutique font tout pour poursuivre une représentation qui leur glisse entre les doigts – à cause du trac, de l’alcool, de soucis d’équilibre… On est donc bien là sur une mise en abyme savoureuse avec cette proposition évoquant un spectacle en train de se faire. Et on est bien là sur du théâtre plus que sur de la musique, même si les comédiennes poussent la chansonnette (sur du Sheila, Mike Brant, Dalida, Frank Sinatra ou encore Édith Piaf) avec convic

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"En attendant le Petit Poucet" : le chant du départ

Jeune public | Mardi 3 et mercredi 4 avril, la metteuse en scène Émilie Le Roux proposera à la Bobine ce spectacle créé notamment pour « ouvrir une discussion sur les migrations et l’immigration avec les plus jeunes ».

Aurélien Martinez | Mardi 27 mars 2018

C’est l’un des enjeux les plus forts du monde actuel, à partir duquel les générations futures nous jugeront (sans doute durement au vu de ce que l’on fait – ou l’on ne fait pas) : le sort réservé aux réfugiés. « Nous voulions permettre d’ouvrir une discussion sur les migrations et l’immigration avec les plus jeunes » a écrit la metteuse en scène Émilie Le Roux dans la note d’intention de son En attendant le Petit Poucet. Un spectacle créé en 2016 qui a permis à la compagnie grenobloise Les Veilleurs de lancer son cycle "Migrations [passer & demeurer]" – La Migration des canards, sa dernière création vue en janvier dernier à l’Espace 600, en est le deuxième volet, centré sur le "demeurer". Et donc ce En attendant le Petit Poucet évoque lui le "passer", avec deux gamins (campés par Kim La

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"Le Grand jeu de l’ouïe" : ceci est un blind test théâtral

Spectacle | La compagnie grenobloise des Gentils tourne avec un nouveau spectacle participatif et, surtout, très drôle. Prochaine date : dimanche 11 mars à l'Espace 600.

Aurélien Martinez | Mardi 6 mars 2018

Nous voici convoqués au pilote d’une future émission visant à tester les connaissances musicales des téléspectateurs. Aux commandes du show, un duo au sourire ultra bright accompagne un pianiste qui enchaîne les airs issus de grands films – ça brasse large, tant en style qu’en période. À la clé pour l’équipe gagnante, un chèque – enfin, si la prod veut bien le signer, ce qui ne semble pas évident. Le Grand jeu de l'ouïe est ainsi une drôle de mise en abyme qui permet à la compagnie grenobloise des Gentils de livrer une proposition à deux niveaux de lecture, comme le public est véritablement amené à participer au jeu tout en assistant à un véritable spectacle. Et dans le rôle des présentateurs Georges et Corine, on retrouve deux des jeunes comédiens grenoblois les plus intéressants, que ce soit avec les Gentils ou en dehors : Colin Melquiond et Doriane Salvucci. Avec l’excellent (et taiseux) François Marailhac au piano, et le metteur en scène

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Grégory et Lagarce, à table

Soirée lectures | Mercredi 14 février, le metteur en scène et comédien grenoblois Grégory Faive proposera une soirée de lectures autour de textes de Jean-Luc Lagarce, l'un des auteurs contemporains de théâtre les plus joués en France.

Aurélien Martinez | Mardi 6 février 2018

Grégory et Lagarce, à table

Le collectif grenoblois Troisième bureau aime bien défendre les auteurs contemporains de théâtre. L’Université Grenoble Alpes aussi. Du coup, pour la quatrième fois consécutive, les deux se sont associés pour une soirée de lectures, cette année consacrée à Jean-Luc Lagarce (photo), comète de la fin du siècle dernier (il est mort du sida en 1995, à 38 ans) qui a laissé derrière lui une œuvre très appréciée par le monde du théâtre – et même au-delà, sa pièce Juste la fin du monde ayant été adaptée au cinéma en 2016 par Xavier Dolan. Aux commandes de ce projet, le metteur en scène et comédien grenoblois Grégory Faive qui, cela tombe bien, a « une affec

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"La Migration des canards" : fille de bonne famille

Théâtre | La metteuse en scène grenobloise Émilie Le Roux, de la compagnie les Veilleurs, revient avec une nouvelle proposition tout public (à partir de 12 ans) centrée sur le parcours d'une jeune fille d'immigrés. Un spectacle fort à découvrir mercredi 24 et jeudi 25 janvier à l'Espace 600.

Aurélien Martinez | Lundi 22 janvier 2018

Une phrase dans la note d'intention de La Migration des canards, nouveau spectacle de la compagnie grenobloise Les Veilleurs (à qui l'on doit notamment la réussite jeune public Mon frère, ma princesse), résume parfaitement l’ambition de cette proposition issue de leur cycle "Migrations [passer & demeurer]". « Loin des clichés, nous découvrons de l’intérieur [au sein d’une famille] les conséquences de ce que l’on pourrait nommer "l’injonction d’exemplarité" faite aux immigrés, comme si pour légitimer leur présence, ils ne devraient pas seulement faire bien, ils devraient faire mieux. » Une "injonction d'exemplarité" que l'auteure Élisabeth Gonçalves a fait porter, dans un monologue dont la metteuse en scène Émilie Le Roux s'est emparée, à la jeune fille d'un couple de gardiens. Seule en scène, au cœur d'une scénographie et d'une bande-son contrecarrant avec le côté quotidien du récit, la comédien

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"La Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi" : fantastiquement fantasque

Théâtre | La compagnie grenobloise les Gentils va reprendre sa création à succès du mardi 19 au jeudi 21 décembre au Théâtre 145. Et c'est immanquable.

Aurélien Martinez | Lundi 11 décembre 2017

C’est le spectacle le plus fédérateur de la compagnie théâtrale grenobloise les Gentils, répondant au doux nom de Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi. Soit six comédiens qui, sur scène et accompagnés d’un (excellent) pianiste, tissent une histoire en interprétant (plus ou moins bien – c’est d’ailleurs ce que fait le charme de l’aventure) différents vieux morceaux français au canevas très narratif – Annie Cordy qui, dans Six Roses, ne comprend pas le surnom (cirrhose) qu’on lui a attribué ; Tino Rossi qui, dans Écris-moi, vocalise tout son amour ; les Frères Jacques qui, dans Le Complexe de la truite, narrent les aventures d’une jeune fille découvrant les plaisirs de la chair… Une sorte de comédie musicale déglinguée que la troupe guidée par son metteur en scène Aurélien Villard avait un peu délaissée depuis sa création en 2012 et le grand nombre de représentation qui avait suivi, pour développer d’autres projets ; mais qu’elle a finalement décidé de reprendre au Théâtre 145 pour trois dates exceptionnelles (du mardi 19 au jeudi 21 décembre), avant une possible nouvelle tournée. Un conseil d’amis : si vous ne l’ave

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PB d'or 2016 : musique

C'était 2016... | Avec du changement côté Cabaret frappé, des images fortes ou encore une confirmation.

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

PB d'or 2016 : musique

Le PB d’or de la bonne surprise : la nouvelle configuration du Cabaret frappé En janvier 2016, la Ville de Grenoble convoquait la presse pour annoncer un changement de taille : le Cabaret frappé, festival musical qu’elle organise chaque été au Jardin de Ville, passerait en gratuité totale – contre, auparavant, une première partie sous le kiosque en accès libre et, ensuite, une série de concerts payants sous chapiteau. Une décision politique motivée par un souci de faire évoluer le festival né en 1999, mais surtout par des considérations financières, cette gratuité permettant paradoxalement de réduire pas mal de coûts – plus de chapiteau par exemple. Pourquoi pas, même si, du coup, nous pouvions craindre une édition 2016 au rabais… Sauf que ça ne s’est pas produit, grâce justement à cette nouvelle organisation qui a redonné du souffle au dispositif. Le Jardin de Ville fut ainsi judicieusement repensé par l’équipe organisatrice autour d’une grande scène et d’un bar sous le kiosque, ce qui ne donnait

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Grégory Faive : « On arrive à la centième représentation ! »

SCENES | Cette semaine est programmé à la Basse cour "Pourvu qu’il nous arrive quelque chose", excellent et très drôle seul-en-scène sur les coulisses du théâtre qui tourne depuis cinq ans. Une des dernières occasions de le voir, avant de découvrir la suite. N’est-ce pas Grégory Faive ?

Aurélien Martinez | Lundi 5 septembre 2016

Grégory Faive : « On arrive à la centième représentation ! »

Le spectacle a vu le jour à l’automne 2011 à Eybens. Cinq ans plus tard, vous le jouez toujours : un succès qui doit être agréable ? Grégory Faive : Ce n’est pas désagréable, en effet ! Surtout qu’à chaque fois, on le réinvente : on passe d’un petit à un grand plateau, d’une petite à une grande jauge… C’est toujours une nouvelle aventure. Et puis dans le parcours d’une compagnie où l’on a souvent joué des spectacles quatre ou cinq fois, c’est appréciable de jouer autant, d’avoir un tel accueil où qu’on aille. Vous en êtes à combien de représentations ? On arrive à la centième ! Ce sera à Champ-sur-Drac le 14 octobre pour être précis. Et ensuite ? Là il y a une saison qui est pas mal remplie, mais je pense qu’on arrive progressivement vers la fin de la vie de ce spectacle. Un spectacle qui a permis de poser les jalons pour la suite que je suis en train de préparer… Vous l’écrivez vous-même (Pourvu qu’il nous arrive quelque chose est basé sur un texte de Philippe Torreton) ? Oui. Et ça y est, je m’y suis mis ! La suite

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Du neuf dans du vieux au festival Textes en l'air

SCENES | Entre le 27 et le 31 juillet, c'est à Saint-Antoine-l'Abbaye que ça se passe. Avec notamment la reprise de deux excellents spectacles créés l'an passé à Grenoble (ou aux alentours).

Aurélien Martinez | Lundi 18 juillet 2016

Du neuf dans du vieux au festival Textes en l'air

Il existe un festival à quelques dizaines de kilomètres de Grenoble qui est un point de refuge estival pour la foisonnante scène culturelle grenobloise. Son (joli) nom ? Textes en l’air. Son lieu de villégiature ? Le (lui aussi joli) village médiéval de Saint-Antoine-l’Abbaye. Des vieilles pierres oui, mais qui servent d’écrin à un art théâtral (mais pas que – il y a aussi de la musique) on ne peut plus contemporain, qu’il vienne de Grenoble donc, mais aussi de toute la France – faut pas être sectaire ! Au petit jeu du "je mets en avant ce que je veux dans la programmation de cette année", on retient surtout les nombreuses reprises de spectacles marquants. Ainsi du passionnant et intelligent Rue des voleurs de la Fabrique des petites utopies, adaptation par le metteur en scène Bruno Thircuir du roman de Mathias Énard sur les aspirations d’un jeune Marocain. Ainsi également du Au Pont de Pope Lick, passage au plateau par la metteuse en scène Anne Courel d’un texte de Naomi Wallace sur des gamins paumés et désespérés dans les

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Les Gentils : la nuit ils chantent

SCENES | La jeune compagnie grenobloise adepte du théâtre musical présente sa nouvelle création. On a pu en apercevoir des bouts prometteurs.

Aurélien Martinez | Mardi 9 février 2016

Les Gentils : la nuit ils chantent

Ce qu’il y a de bien avec les artistes basés à Grenoble, c’est qu’on peut suivre de près leur processus de création fait de doutes, de tentatives, de changements de direction… Et puis, parfois, de réussites. Jeudi 11 et vendredi 12 février, on pourra ainsi découvrir à l’Odyssée d’Eybens Le Carnaval des somnambules, nouvelle proposition de la jeune compagnie Les Gentils dont on a plus que souvent dit du bien dans ces colonnes – on adore leur Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi ! Cette fois-ci, il sera donc question de sommeil, de nuit, mais aussi de peurs à ce que l’on a pu constater lors deux étapes de travail auxquelles nous avons assisté. Si on ne peut en dire plus sur le fond (le metteur en scène Aurélien Villard essayant plusieurs pistes), la forme, elle, contient déjà les nombreux ingrédients qui font la spécificité des Gentils, entre chansons (ici écrites principalement autour d’autres connues – leur C'est la mère Michel version rockabilly est grandiose) et humour (ah, le running gag autour de la laitièr

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PB d'or 2015 : théâtre et danse

SCENES | Cette année, deux spectacles de théâtre nous ont fait un bien fou. Et un ponte de la danse a dû faire ses cartons.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : théâtre et danse

Le PB d’or des spectacles grenoblois qui font du bien : Rue des voleurs (Bruno Thircuir) et Mon frère, ma princesse (Émilie Le Roux) Que ce soit avec le roman Rue des voleurs de Mathias Énard (sur un jeune ­Marocain qui finira à Barcelone) ou la pièce jeune public Mon frère, ma princesse de Catherine Zambon (sur un gamin de cinq ans qui veut simplement porter des robes), deux metteurs en scène grenoblois (Bruno Thircuir de la Fabrique des petites utopies et Émilie Le Roux des Veilleurs) ont, cette année, embrassé avec finesse des thèmes sociétaux forts pourtant sujets aux crispations et aux délires les plus dingues – la question des migrants pour l’un et celle des études de genre pour l’autre. En a résulté deux spectacles dépassionnés et, surtout, passionnants qui illustrent parfaitement comment des artistes peuvent défendre un discours humaniste et intelligent simp

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Émilie Le Roux : « Le jeune public ? Du tout public ! »

Théâtre | Émilie Le Roux, metteuse en scène grenobloise à la tête de la compagnie Les Veilleurs, proposera cette semaine un drôle de spectacle avec 106 interprètes (106, oui) pour marquer la fin de sa résidence à l’Espace 600, la scène jeune public de Grenoble. On en a profité pour évoquer avec elle tout un tas de sujets allant du théâtre jeune public en général à sa grande réussite "Mon frère, ma princesse" en passant par les relations difficiles entre les artistes et la Ville de Grenoble. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 8 décembre 2015

Émilie Le Roux : « Le jeune public ? Du tout public ! »

Vous terminez cette semaine plus de trois ans de résidence à l’Espace 600 de Grenoble avec le spectacle Allez, Allez, Allons qui n’a pas l’air d’être une toute petite chose ! Émilie Le Roux : C’est un spectacle multidisciplinaire avec du chant, de la musique, du théâtre de texte qui réunit 106 interprètes au plateau, dont des comédiens fidèles de la compagnie mais aussi une bonne partie de non-professionnels âgés de 10 et 90 ans ! Car on avait la volonté de créer une rencontre entre les générations… Que verra-t-on sur scène ? Ce sera un cabaret avec des textes qui vont de Tchekhov à Falk Richter en passant par Kafka, Olivier Py ou encore Calaferte. Et musicalement, on entendra des choses qui vont de Chopin à Philippe Katerine en passant bien évidemment par Camille [le titre du spectacle est emprunté à l’un de ses morceaux – NDLR]. Et ce sera un spectacle exceptionnel, un "one shot"… Forcément, car on n’emmènera pas ces 106 personnes en tournée ! Et puis on voulait finir cette résidence p

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Grégory Faive : la mort lui va si bien

SCENES | Alors que son seul-en-scène "Pourvu qu'il nous arrive quelque chose" est toujours en tournée quatre ans après sa création, Grégory Faive dévoile une nouvelle fantaisie : "On aurait dû laisser un mot". Une histoire de défunts qui reviennent sur leur vie passée pour un spectacle joyeux, foisonnant et habilement construit. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 13 octobre 2015

Grégory Faive : la mort lui va si bien

« Pas d'anges, pas de harpes, pas de vertes prairies fleuries, c'est des craques que racontait le curé, que des craques. » Amandine Delput, 1856-1919. À ses côtés dans le cimetière de Moret-sur-Raguse, il y a du monde. Tiens, cette tombe, c'est celle d'une femme qui, visiblement, a été très proche de nombreux villageois de sexe masculin. Là, c'est celle d'un homme qui a fini sa vie au fond d’un fossé à purin à cause d’une vache percutée en solex. Et ici, celle d'un jeune révolté mort bêtement, son cocktail explosif en main. Comment le savons-nous ? Parce qu’ils ont tous décidé de se confier. De raconter leur vie, leur mort, leurs rapports les uns aux autres ou, tout simplement, ce qui leur passe par la tête – « Je suis née un 18 mai, je suis morte le 18 mars, comme quoi ! » C'est Patrick Kermann, auteur de théâtre de la fin du XXe siècle, qui a composé cet « oratorio in progress », cette « polyphonie de l’au-delà » qui, en plus d'être souvent jouée, est devenue un incontournable pour tout apprenti comédien – l’écriture atypique, souvent très orale, change de couleur selon le mort aux commandes et offre donc un éventail infini de poss

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Les présentations de saison, exposés de rentrée rituels

CONNAITRE | Les vacances sont bel et bien terminées, les salles de spectacle en apportent une nouvelle preuve. Du moins celles qui n’ont pas tout lâché avant la pause (...)

Aurélien Martinez | Mardi 8 septembre 2015

Les présentations de saison, exposés de rentrée rituels

Les vacances sont bel et bien terminées, les salles de spectacle en apportent une nouvelle preuve. Du moins celles qui n’ont pas tout lâché avant la pause estivale (les grosses sont les reines de l’anticipation – MC2, Hexagone, Rampe…), et qui profitent donc de cette rentrée pour organiser des présentations de saison afin… de présenter leur saison (logique). Si ces temps forts sont plus ou moins rébarbatifs selon le degré d’inspiration du directeur ou de la directrice qui les mène (oui, il y en a encore qui se contentent simplement de lire la plaquette à haute voix – paye ton interactivité), ils ont au moins des vertus informatives. Et des vertus artistiques quand ils sont couplés à un spectacle comme ça sera le cas cette semaine à l’Heure bleue de Saint-Martin-d’Hères, à l’Espace Paul Jargot de Crolles (qui lancera ainsi sa saison des dix ans) ou encore à l’Espace Aragon de Villard-Bonnot. Un Espace Aragon qui offrira, après le déroulé des propositions à découvrir cette année, le joyeux Disque usé de la compagnie Les Chatoyantes, déjà pas mal vu dans l’agglo – il tourne depuis 2008. Un cabaret déglingué défendu par

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La "rêvolution" des Gentils

SCENES | Alors que leur "Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi" est toujours sur les routes, les Gentils dévoilent cette semaine à Eybens une nouvelle création baptisée "Et que vive la Reine !". Une joyeuse petite forme un brin politique autour de la fameuse Alice au Pays des merveilles. Et une réussite. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 24 mars 2015

La

Au Pays des merveilles, c'est un peu comme en Corée du Nord : pour son grand « jubilage », la terrible Reine Rouge-Noire-Rouge a commandé à ses ouailles un grand show la mettant à l'honneur, quitte à réécrire l'histoire pour que celle-ci en mette plein la vue. C'est au Chapelier que la mission revient ; chapelier qui est du coup terrorisé de peur de décevoir et de se retrouver la tête tranchée – c’est la mode là-bas. Au Fond du Gouffre, du nom du bar clandestin que son pote Le Lièvre tient, il essaie de faire de son mieux, utilisant ses camarades d'infortune comme comédiens d’une journée : Le Lièvre, mais aussi l'excentrique Miss Le Loir et le taiseux La Carpe, préposé au piano. Et que vive la Reine !, la nouvelle création de la compagnie grenobloise Les Gentils, transpire Les Gentils de tous ses pores : une fantastique scénographie bricolée (et cette fois-ci immersive, le public étant dispersé dans plusieurs coins de la taverne), des chansons ici et là (mais beaucoup moins que dans la

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Famille je vous aime

SCENES | C’est la grande réussite de la fin d’année dernière à Grenoble : la mise en scène de Mon frère, ma princesse, excellent texte de l’auteur jeunesse Catherine (...)

Aurélien Martinez | Mardi 6 janvier 2015

Famille je vous aime

C’est la grande réussite de la fin d’année dernière à Grenoble : la mise en scène de Mon frère, ma princesse, excellent texte de l’auteur jeunesse Catherine Zambon, par la metteuse en scène Émilie Le Roux. Centré sur un petit garçon qui veut simplement mettre des robes, sans comprendre pourquoi cela peut tant choquer, le spectacle est surtout une ode formidable aux liens familiaux, la grande sœur d’Alyan défendant coûte que coûte son petit frère face à tous ceux qui lui veulent du mal. La création a déjà de nombreuses dates de tournée prévues dans toute la France, dont une en janvier au Coléo de Pontcharra. Avant, on l’imagine, un retour à Grenoble la saison prochaine au vu du succès rencontré lors des premières représentations à l’Espace 600 en décembre. Mon frère, ma princesse, vendredi 23 janvier au Coléo (Pontcharra)

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Awards 2014 théâtre

SCENES | L’award de celui qui aurait dû recevoir un award depuis longtemps : Grégory Faive Octobre 2011 : le CLC d’Eybens, lieu notamment tourné vers la création (...)

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

Awards 2014 théâtre

L’award de celui qui aurait dû recevoir un award depuis longtemps : Grégory Faive Octobre 2011 : le CLC d’Eybens, lieu notamment tourné vers la création contemporaine locale, propose un cycle consacré au monologue. Parmi les trois propositions, on découvre celle de Grégory Faive autour du Petit lexique amoureux du théâtre de Philippe Torreton, qui évoque avec humour tous les à-côtés de son art. Alors qu’on s’attendait à une petite forme bien sympathique à la durée de vie limitée, on assiste à l’éclosion d’une aventure théâtrale passionnante (baptisée Pourvu qu'il nous arrive quelque chose) qui grandira et s’épanouira au fil des mois dans des salles toujours plus grandes. Après quinze jours de représentation en mai dernier à la MC2 et un festival d’Avignon cet été, le spectacle continue encore sa tournée – il sera au Grand Angle et à la Faïencerie la saison prochaine. Un vérita

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Les projets des Gentils en cours

SCENES | « Un jour, Lucie Duriez [la directrice de l’Espace 600] nous a dit que les Gentils, c’était comme La Comédie humaine de Balzac : une grande fresque qui se (...)

Aurélien Martinez | Mardi 16 décembre 2014

Les projets des Gentils en cours

« Un jour, Lucie Duriez [la directrice de l’Espace 600] nous a dit que les Gentils, c’était comme La Comédie humaine de Balzac : une grande fresque qui se déclinerait en plein de spectacles. C’est ça, oui ! Du coup, peut-être que dans trois ans, on verra la galette, le Brésilien ou l’ange [des personnages de La Carriole – NDLR] passer dans un autre spectacle. On va créer une grande famille. » (Aurélien Villard) La Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi On en a déjà parlé 1258 fois, toujours en des termes on ne peut plus élogieux. On l’a déjà vue de nombreuses fois, si bien que l’on connaît maintenant les chansons par cœur – le CD édité par la compagnie nous a aussi aidés. Oui, cette Carriole est l’un des spectacles "made in Gre" (enfin, "made in Saint-Antoine-l’Abbaye") les plus enthousiasmants de ces dernières années, avec surtout des comédiens excellents, dont certains ont d

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Les Gentils, petits plaisirs entre amis

SCENES | Bienvenue dans le monde déjanté des Gentils, jeune compagnie iséroise adepte d’un théâtre généreux, non intimidant et très drôle fait avec à peu près tous les matériaux textuels possibles – dont beaucoup de chansons. À l’occasion de son passage par Eybens avec "La Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi", sa plus grande réussite, zoom sur l’une des bandes d’acteurs les plus enthousiasmantes du moment. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 16 décembre 2014

Les Gentils, petits plaisirs entre amis

Depuis quelque temps, on entend beaucoup parler de la compagnie des Gentils. À Grenoble et dans l’agglo d’abord : du côté de l’Espace 600, salle qui leur a très vite ouvert les portes ; d’Eybens, une ville qui commence à bien les aimer, de Saint-Égrève où ils sont attendus en avril… Et en dehors de l’Isère aussi : du côté de Lyon où un grand théâtre jeune public (le TNG) leur a donné de beaux moyens l’an passé, d’Avignon cet été pendant le fameux festival, de plusieurs autres villes (Saint-Étienne, Macon, …) où ils sont programmés dans d’importants théâtres. Oui, pour les Gentils, ça commence à bien marcher même si, comme dirait l’autre, nul n’est prophète en son pays : il est par exemple assez dingue de constater que, finalement, très peu de professionnels grenoblois de la culture connaissent cette compagnie à qui l’on avait pourtant décerné l’an passé le "PB award" du meilleur espoir théâtral ! En même temps, pas sûr que le statut de prophète intéresse tant que ça Aurélien Villard et toute sa petite bande. « Populaire et

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"Mon frère, ma princesse" : mauvais garçon

Théâtre | Avec "Mon frère, ma princesse", la metteuse en scène grenobloise Émilie Le Roux signe un spectacle poignant sur un enfant «qui ne veut pas être un garçon». L'une des plus belles réussites de l'année écoulée, et assurément le futur succès d'un théâtre jeune public ouvert à tous les publics. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 9 décembre 2014

C'est l'histoire d'un gamin aux envies de robe de fée qui exprime ses désirs avec l'innocence de ses cinq ans, sans comprendre pourquoi ces désirs peuvent tant déranger – ses parents, ses camarades de classe... C'est l'histoire d'une sœur prête à tout pour protéger « son frère, sa princesse », du nom de la pièce jeunesse de Catherine Zambon publiée en 2012, avant qu'une partie rance de la France décide de se braquer contre tout ce qui touche de près ou loin aux études de genre. C'est surtout une histoire à serrer le cœur dont s'est emparée la metteuse en scène grenobloise Émilie Le Roux. Au centre du récit, Alyan et sa grande sœur. Leurs scènes communes sont les plus justes, les plus émouvantes, Catherine Zambon ayant su trouver les mots pour décrire toute la tendresse d'une sœur pour son petit frère. Leurs monologues en avant scène sont désarmants, illustrant comment un monde est capable de briser un gosse au nom de raisons obscures expliquées comme évidentes, voire naturelles. « La nature elle s’est trompée, je le sais bien elle s’est trompée, j’ai pas su me concentrer alors elle a mis dessus moi des morceaux qui ne sont

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C’est gentil chez eux

SCENES | En une de ce numéro panorama, une photo extraite de "La Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi", excellent spectacle de la compagnie grenobloise Les Gentils, tout en chant, en humour et en poésie. L’un des temps forts de cette saison 2014 / 2015. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 9 septembre 2014

C’est gentil chez eux

En décembre dernier, dans notre traditionnel numéro bilan de fin d’année, nous décernions le Petit Bulletin award du meilleur espoir théâtral à la compagnie grenobloise les Gentils. 2013/2014 a ainsi véritablement été la saison du décollage pour la jeune troupe d’Aurélien Villard, grâce à son spectacle La Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi qui, après un beau festival d’Avignon cet été, continue son bonhomme de chemin dans des salles de plus en plus grandes – l’Opéra-théâtre de Saint-Étienne, le TNG de Lyon, la scène nationale de Macon... Et, pour cette saison, deux passages par des théâtres de l’agglo grenobloise aux jauges conséquentes : l’Odyssée d’Eybens et la Vence scène de Saint-Égrève. Avant, on l’imagine, une tournée encore plus grande, le spectacle étant une réussite locale qui fait plaisir à voir. Notre cœur fait boum Toujours animé par l’esprit de troupe qui le guide depuis ses débuts il y a sept ans, par son envie de fair

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Avignon : jouer solidaire

ACTUS | Alors que la CGT appelle à une grève nationale pour le vendredi 4 juillet, jour de l’ouverture du Festival d’Avignon, on fait le point avec les compagnies grenobloises qui ont prévu de jouer dans le "off".

Guillaume Renouard | Mercredi 2 juillet 2014

Avignon : jouer solidaire

Ce sont des questions que chaque artiste et technicien se pose : faut-il annuler une représentation / un spectacle / un festival pour faire avancer la cause des intermittents du spectacle ? Ou, à l’inverse, faut-il continuer à jouer et trouver d’autres moyens de se faire entendre ? Grégory Faive, concepteur de l’excellent spectacle Pourvu qu’il nous arrive quelque chose, a choisi la deuxième solution, comme l’ensemble des compagnies grenobloises programmées dans le "off" du Festival d’Avignon. « Je participerai aux tables rondes et saisirai les occasions de prendre la parole. D’autant que mon spectacle [une réflexion très drôle sur le monde du théâtre – ndlr] m’en fournit déjà. » Sylvie Jacquier, présidente de la compagnie Life is not a picnic de David Bursztein, fait entendre le même son de cloche : « Nous y allons avec

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Grégory Faive : « Je ris pour ne pas pleurer »

SCENES | Quand un comédien et metteur en scène grenoblois s’empare de l’excellent "Petit lexique amoureux du théâtre" de Philippe Torreton et le complète par quelques textes piochés ici et là (du Shakespeare, du Lagarce, voire même du Muriel Robin), ça donne "Pourvu qu’il nous arrive quelque chose". Un spectacle accessible et généreux à mettre devant tous les yeux. Rencontre avec Grégory Faive et critique plus qu’enthousiaste. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 13 mai 2014

Grégory Faive : « Je ris pour ne pas pleurer »

Le spectacle rencontre un succès impressionnant depuis sa création en 2011... Grégory Faive : Je suis très heureux. Je profite de chaque représentation et de chaque retour avec le public parce que c’est rare – c’est la première fois que ça m’arrive ! C’était assez inattendu en plus, parce que j’ai préparé ce spectacle en marge d’un autre [Une souris grise de Louis Calaferte – ndlr]. C’était une tentative, pour voir ce que ça allait donner. Je suis donc heureux que ça plaise, que ça marche, et que ça soit reçu par un public si varié – ce qui, là aussi, n’a pas toujours été le cas dans mes autres spectacles ! Pourvu qu’il nous arrive quelque chose ouvre des discussions avec les amateurs de théâtre, les professionnels, les néophytes... J’imaginais que ce serait intéressant de partager ce texte, mais je n’avais pas prévu qu’il fasse écho aussi positivement chez les gens qui prati

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Pour le meilleur et pour le rire

SCENES | La loge du comédien (« un endroit qui en raconte beaucoup sur ceux que vous voyez sur scène »), le trac avant de rentrer en scène (« le trac, (...)

Aurélien Martinez | Mardi 13 mai 2014

Pour le meilleur et pour le rire

La loge du comédien (« un endroit qui en raconte beaucoup sur ceux que vous voyez sur scène »), le trac avant de rentrer en scène (« le trac, c’est "Pourvu qu’il nous arrive quelque chose... " comme disent les marins lorsqu’ils montent sur leur bateau avant de prendre la mer »), le trou de mémoire (« sensation de chuter, d’être aspiré, le trou noir »)... Mais aussi le métier de comédien (« la plupart des gens vont travailler, les comédiens vont jouer »), le public (« je suis persuadé qu’il y a des gens qui ne toussent qu’au théâtre ») ou encore le rôle des critiques (« une bonne critique fait plaisir, une mauvaise énerve, mais souvent la réciproque est vraie »)... Dans son Petit lexique amoureux du théâtre, le comédien Philippe Torreton ausculte son art avec finesse et surtout recul, très loin des discours verbeux autocentrés. Une véritable déclaration d’amour au théâtre, à ses codes, ses figures, sa magie, que le comédien et metteur en scène grenoblois Grégory Faive transmet magistralement, en se mettant au service du texte – la

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Théâtre en tous genres

SCENES | Cette semaine à l’Espace 600, la metteuse en scène grenobloise Émilie Le Roux dévoile son passionnant projet "Boys’n’girls", sous-titré « conformité – indentité – liberté ». Avec trois formes théâtrales courtes, dont une lecture très juste du "Tabataba" de Bernard-Marie Koltès. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 22 avril 2014

Théâtre en tous genres

Les réflexions autour du genre et de ses représentations (qu’est-ce qui nous rend homme ou femme au-delà de notre sexe biologique ?) agitent fortement notre société, entre débats nécessaires et fantasmes complètement dingues. Prendre la question par le biais artistique est une option sensée pour déplacer les enjeux, permettant ensuite d’ouvrir un espace de discussion moins réducteur qu’un simple pour ou contre. Comme on a pu le constater après une représentation de Tabataba de Bernard-Marie Koltès, l’un des auteurs de théâtre français contemporains les plus intéressants, par la compagnie Les veilleurs d’Émilie Le Roux. L’histoire d’une sœur déstabilisée par le comportement de son frère non conforme aux représentations qu’elle se fait de la masculinité. « Pourquoi tu ne sors pas, la nuit, quand tous les garçons de ton âge sont déjà dans la rue en chemise, avec le pli du pantalon bien repassé, et qu’ils tournent autour des filles ? Tout Tabataba est dehors, tout Tabataba est bien habillé, les garçons draguent les filles et les filles ont

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Encore une fois

SCENES | Les salles de spectacle aiment la nouveauté. Mais elles ne se privent pas, parfois, de reprendre une création déjà passée dans le coin – voire même dans leurs murs. Tour d’horizon des quelques reprises immanquables de cette deuxième partie de saison. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 10 janvier 2014

Encore une fois

En février 2013, nous offrions l’une de nos unes au comédien Nicolas Lambert pour son Avenir radieux, une fission française. Un spectacle programmé alors dans trois salles de l’agglo, et que reprendra fin janvier le Diapason de Saint-Marcellin. Une création immanquable par la pertinence de son propos et l’intelligence de son concepteur, qui a effectué un véritable travail d’enquête sur le monde très secret du nucléaire. « Je m’efforce simplement d’avoir un regard de péquenot moyen » nous expliquait-il en interview. Sur scène, il campe donc les différents acteurs du dossier, du technocrate au politicien, en passant par le militant ou le citoyen lambda. Le tout en s’amusant ; car oui, Nicolas Lambert fait avant tout du théâtre. De l’excellent théâtre même. Avenir radieux, une fission française, vendredi 24 janvier à 20h, à la sa

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Awards 2013 théâtre

SCENES | L’award du meilleur espoir : la compagnie des Gentils Ça fait un bout de temps que la petite bande issue en partie du conservatoire de Grenoble et (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 19 décembre 2013

Awards 2013 théâtre

L’award du meilleur espoir : la compagnie des Gentils Ça fait un bout de temps que la petite bande issue en partie du conservatoire de Grenoble et réunie autour du metteur en scène Aurélien Villard fait son nid dans le milieu grenoblois, toujours guidée par l’envie de proposer un théâtre généreux et non intimidant. On a souvent pu la croiser à l’Espace 600, qui la soutient depuis longtemps, mais aussi à l’Amphidice (sur la fac) ou au festival Textes en l’air de Saint-Antoine-l’Abbaye (Aurélien Villard vient de ce village isérois). Pourquoi un award maintenant du coup ? Parce que 2013 est véritablement l’année du décollage pour les Gentils, grâce à leur création La Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi qui vient d’être produite par le Théâtre nouvelle génération de Lyon – et non par une structure grenobloise, mais bon ! Un acte de professionnalisation (avant, c’était en mode débrouille, alors que là, tout le monde est payé) qui ouvre de nouvelles voies à ces saltimbanques adeptes du théâtre chanté et,

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Jouer de (et avec) la musique

MUSIQUES | Le festival Chants libres est un ovni savoureux concocté par l’équipe du Tricycle qui propose de découvrir de « la chanson à voir » dans un espace théâtral. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 25 novembre 2013

Jouer de (et avec) la musique

Croiser les formes artistiques n’est pas une nouveauté. Qu’importe : quand c’est bien fait, c’est toujours agréable. Ainsi en sera-t-il sûrement de la nouvelle édition de Chants libres, proposée par un Tricycle d’habitude plus tourné vers le théâtre contemporain. Sur une semaine et demie, le Théâtre de poche va ainsi se transformer tantôt en cabaret, tantôt en salle de concert, tantôt en tout autre chose. Parmi les nombreuses propositions, on en a retenu trois.  Bleu/Baudoin Quand le trio grenoblois Bleu, spécialisé dans la « chanson folk-songes », rencontre le dessinateur de BD Baudoin, ça donne un concert dessiné que l’on a hâte de découvrir. Une « fresque musicale » construite en live : « le mélange de l’encre et du son, la fusion de deux entités contraires, arts plastiques et musiques actuelles, aspirant à un même désir de légèreté ». Samedi 30 novembre à 20h

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Made in Grenoble

SCENES | Être gentil, c’est bien. Et drôle dans le cas des Gentils. La compagnie grenobloise, dont on a souvent dit du bien dans ces colonnes, sera cet été au (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 19 juin 2013

Made in Grenoble

Être gentil, c’est bien. Et drôle dans le cas des Gentils. La compagnie grenobloise, dont on a souvent dit du bien dans ces colonnes, sera cet été au festival Textes en l’air de Saint-Antoine-l’Abbaye avec sa Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi (photo), cabaret déjanté et volontairement désuet. Sur les extraits vidéo que l’on a pu découvrir, on a retrouvé tout l’esprit Do it yourself de ces saltimbanques poétiques au sens de l’humour affuté. À noter que plusieurs autres artistes de la scène grenobloise seront présents à Saint-Antoine : le politique Bruno Thircuir de la Fabrique des petites utopies, avec son repas-spectacle kafkaïen Nous sommes tous des K ; la metteuse en scène jeune public Émilie Le Roux avec sa création Contre les bêtes, en collaboration avec le chanteur Xavier Machault, le tout sur un texte de Jacques Rebotier ; ou encore la très cérébrale

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Ses années de jeunesse

SCENES | Après un passage par la case mythologie avec Antigone, retour à Thèbes, la metteuse en scène grenobloise Émilie Le Roux (compagnie Les Veilleurs) revient à ses (...)

Aurélien Martinez | Mardi 16 octobre 2012

Ses années de jeunesse

Après un passage par la case mythologie avec Antigone, retour à Thèbes, la metteuse en scène grenobloise Émilie Le Roux (compagnie Les Veilleurs) revient à ses premières amours : les spectacles en direction du jeune public. On se souvient ainsi de son hypnotique Pays de Rien, créé en 2007 et qui reçut un accueil enthousiaste. Cette fois-ci, elle choisit de s’atteler à Lys Martagon, pièce écrite par l’auteur Sylvain Levey suite à une période de résidence à l’Espace 600. Soit l’histoire d’une jeune fille de quatorze ans qui découvre la Villeneuve à sa façon – en parlant aux arbres par exemple. Le soir, elle retrouve sa mère, qui, loin de l’innocence de sa fille, voit la vie lui filer entre les doigts. Un texte foisonnant et prolixe, qui nécessite une mise en scène habile capable de canaliser la fougue du personnage de Lys, « qui parle trop » comme elle l’explique elle-même

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« Ne pas désespérer l’enfant »

SCENES | La compagnie grenobloise Les Veilleurs, menée par Émilie Le Roux, vient de signer pour une résidence de trois ans à l’Espace 600, la scène jeune public de l’agglo nichée au cœur de la Villeneuve. Une résidence qui débutera avec la reprise du très beau spectacle Lys Martagon. Rencontre avec Émilie Le Roux pour évoquer le présent et le futur. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Jeudi 11 octobre 2012

« Ne pas désespérer l’enfant »

Lys Martagon est un texte de l’auteur Sylvain Levey, écrit à la Villeneuve...Émilie Le Roux : Oui. En 2009, Sylvain était venu en résidence ici plusieurs semaines, il avait rencontré les habitants. Il logeait chez quelqu’un du quartier, et a ainsi vécu ce que vit le personnage de Lys : le grand écart entre cette réalité urbaine qu’est la Villeneuve, et en même temps, cet appel des montagnes qui entourent complètement le quartier. Du coup, il a inventé le personnage de Lys Martagon qui vit à la montagne avec sa mère, descend à la ville tous les jours, et qui est dans cette tension entre le monde urbain et la nature dans laquelle elle a grandi. Vous aviez déjà monté ce texte en 2010...Quand Sylvain a écrit le texte, il savait qu’il allait finir entre mes mains, parce que ça faisait partie de la commande. Il savait aussi qu’il serait créé avec des amateurs – ceux de l’Espace 600 en l’occurrence. Il y a donc eu le spectacle, et j’avais plutôt envie que ça s’arrête là. Mais plusieurs professionnels nou

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Qui se cherche se trouve ?

SCENES | En décembre dernier, nous décernions un award du lieu qui se cherche au Tricycle, le collectif d’artistes locaux qui, poussé par la mairie, reprenait le Théâtre 145 et le Théâtre de Poche. Alors que l’équipe aux commandes va entamer sa deuxième saison, a-t-elle affiné son projet ? Il semblerait que oui... Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 10 septembre 2012

Qui se cherche se trouve ?

« Je ne sais pas si l’on s’est trouvés, mais nous, on a trouvé des trucs en tout cas ! » explique Grégory Faive, jeune metteur en scène membre du collectif Tricycle. « On avait pris votre remarque avec beaucoup d’humour, parce que c’était vrai. Mais l’année qui vient laisse augurer du bon ! » À la lecture de leur nouvelle plaquette de saison, on ne peut qu’acquiescer : le propos semble plus lisible. Les historiques Grégory Faive, Gilles Arbona, Bernard Falconnet et Serge Papagalli (Valère Bertrand a quitté l’aventure), rejoints par d’autres, ont donc revu leur copie. « On s’était astreint un cahier des charges beaucoup trop ambitieux par rapport à nos moyens plus qu’à nos envies. On a donc recentré notre travail de programmation principalement sur l’aide à la résidence de projets où il y a évidemment de l’émergence, mais où surtout l’implication du Tricycle est décisive. » « Très compliqué » Flash back : en septembre 2011, le Tricycle voit le jour dans des conditions qui ne sont pas les meilleures possibles. « Ça a été très compliqué, d’abord parce que se sont juxtaposés l’arrivée du Tricycle et le départ des Barbarins [ces d

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Paroles d'aujourd'hui

SCENES | « Vas-y, traverse » : voilà le thème qu’a choisi l’équipe de Textes en l’air pour la neuvième édition de son festival. On le comprend comme une incitation à ne (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 12 juillet 2012

Paroles d'aujourd'hui

« Vas-y, traverse » : voilà le thème qu’a choisi l’équipe de Textes en l’air pour la neuvième édition de son festival. On le comprend comme une incitation à ne pas se laisser arrêter par des frontières matérielles ou non, réelles ou fantasmées. Une idée concrétisée par la venue de l’auteure québécoise Marylin Perreault, qui a mené deux résidences d’écriture dans deux lieux très différents : Saint-Antoine-l’Abbaye, village médiéval isérois où se déroule chaque été le festival, et le quartier grenoblois de la Villeneuve, où se situe l’Espace 600, scène régionale dédiée au jeune public. Ici et là, Marylin Perreault a récolté la parole des habitants, afin d’écrire une pièce dont elle dévoilera des ébauches lors du festival. Pendant la semaine, on retrouvera aussi deux des trois pièces proposées lors du festival Les Jeunes Pousses(ent), organisé au printemps dernier dans l’agglo. On pourra aussi découvrir une mise en scène du célèbre texte La Grammaire des mammifères ; ou encore un spectacle de Carole Thibaut sur la soi-disant nature féminine. Mais, parmi toutes ces propositions (que nous avons vues ou non), on retiendra celle qui nous avait enthousiasmés l

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"Une souris grise" : la merditude des choses

SCENES | Avec fidélité, Grégory Faive monte "Une souris grise", un texte de Louis Calaferte à l’humour potache. C’est drôle, vivant, agité, voire même acide par moments. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Jeudi 26 avril 2012

Ça commence par une scène surprenante : un enfant se plaint de gargouillis au ventre. Il désire se rendre expressément aux toilettes, mais son père, malade comme lui à cause d’une rascasse visiblement avariée, s’y trouve déjà. Sa pauvre mère est donc contrainte de gérer la situation comme elle le peut, en essayant de garder la culotte du petit propre. Car c’est que l’on a du monde à déjeuner qui ne devrait pas tarder, et il s’agirait de ne pas faire mauvaise impression à ces invités si importants. Une souris grise, pièce de l’auteur français Louis Calaferte (1928 – 1994), se place délibérément du côté comique, en jouant sur l’incongruité d’un tel postulat pour une œuvre de théâtre. Le metteur en scène grenoblois Grégory Faive s’inscrit pleinement dans cette veine, n’hésitant pas à surligner les intentions de Calaferte. Ainsi, quand le couple tant attendu arrive – le nouveau puissant patron de Monsieur, accompagné de sa femme –, les comédiens qui les incarnent parlent tous deux avec un accent allemand proche du surjeu. Normal, le couple est allemand. Servitude volontaire Mais derrière ce q

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Mamma mia !

SCENES | Dernière proposition du cycle de création consacré au monologue, organisé par l’Autre rive d’Eybens. Après Grégory Faive et son réussi Pourvu qu’il nous arrive (...)

Aurélien Martinez | Lundi 30 janvier 2012

Mamma mia !

Dernière proposition du cycle de création consacré au monologue, organisé par l’Autre rive d’Eybens. Après Grégory Faive et son réussi Pourvu qu’il nous arrive quelque chose (d’après un texte de Philippe Torreton sur les coulisses du théâtre), puis Philippe Saint-Pierre et sa relecture fidèle d’une nouvelle de Beckett (Premier Amour), place à Nicole Vautier et son Stabat Mater. La comédienne interprète ainsi une œuvre de l’auteur italien contemporain Antonio Tarantino où il est question d’une femme désœuvrée, toute en gouaille et en alcool. Une mamma italienne aux propos radicaux (euphémisme !) qui déblatère sa colère contre un homme absent et une société qui la rejette, tout en s’inquiétant pour son fils en prison. Il en faut de la présence pour ne pas emmener ce personnage haut en couleur dans la caricature. Dans un subtil numéro d’équilibriste, à l’image d’une actrice comme Yolande Moreau, Nicole Vautier habite littéralement le plateau, 1h20 durant. À découvrir jeudi 2 et vendredi 3 février à 20h30, ainsi que le samedi 4 à 19h

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La comédie du théâtre

SCENES |

François Cau | Lundi 17 octobre 2011

La comédie du théâtre

THÉÂTRE (DONC !)/ Que fait un comédien avant la représentation ? Comment est-il possible de retenir autant de texte ? Et la critique, les artistes, ils s’en contrefoutent, non ? Dans son Petit lexique amoureux du théâtre (2009), Philippe Torreton manie le verbe avec précision et humour, dépeignant une réalité masquée. Le jeune metteur en scène grenoblois Gregory Faive s’empare de ce matériau riche pour le porter sur scène, entrecoupé de courts extraits d’autres textes qu’il affectionne tout particulièrement : du Lagarce, du Shakespeare ou encore du Muriel Robin (pourquoi pas !). Son Pourvu qu’il nous arrive quelque chose devient alors un spectacle d’une générosité évidente qui, pendant 1h30, embarque initié comme néophyte dans le monde très codifié du théâtre. La succession de tableaux (qu’on aimerait tous évoquer ici… ce qui gâcherait le plaisir de la découverte !) rythme l’ensemble, qui oscille perpétuellement entre mise en abyme et second degré : le passage sur l’émission Au théâtre ce soir est ainsi on ne peut plus drôle, quand celui sur l’ego des comédiens se fait plus violent, notamment grâce à l’utilisation judicieuse d’un sketch de Muriel Robin

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Les Chatoyantes

Cabaret | Voilà un spectacle qui tourne depuis plus de deux ans dans les petits lieux grenoblois et lyonnais (des bars, des théâtres, …). Aux commandes, deux (...)

Aurélien Martinez | Lundi 26 septembre 2011

Les Chatoyantes

Voilà un spectacle qui tourne depuis plus de deux ans dans les petits lieux grenoblois et lyonnais (des bars, des théâtres, …). Aux commandes, deux comédiennes grenobloises (Émilie Geymond, vue notamment chez Marie Brillant et Grégory Faive, et Doriane Salvucci, de la compagnie des Gentils – entre autres), et une musicienne (la pianiste Sylvie Ducas) qui, ensemble, jouent habilement avec le principe de mise en abyme. Le spectateur assiste ainsi à une représentation d’un cabaret tendrement désuet, tout en faisant face, impuissant, à l’envers du décor : une duettiste bourrée, des enchaînements ratés, des voix submergées par l’émotion… Une très jolie revue sur les rêves et la féminité à (re)découvrir samedi 1er octobre à 16h à la bibliothèque Kateb Yacine de Grand-Place, ou le jeudi 13 au café Bayard (Grenoble). Et retrouvez sur notre site une critique plus approfondie des Chatoyantes, parue lors de leur passage à la Guinguette de Fontaine.

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« Un oracle de l’époque »

SCENES | THÉÂTRE/ Le metteur en scène Moïse Touré, grenoblois sans cesse en vadrouille sur les scènes internationales, a momentanément posé ses valises à Saint-Martin-d’Hères le temps d’un cycle consacré à Koltès, auteur de théâtre passionnant disparu il y a vingt-deux ans. Propos recueillis par Aurélien Martinez

François Cau | Lundi 28 mars 2011

« Un oracle de l’époque »

Petit Bulletin : Pourquoi monter Bernard-Marie Koltès aujourd’hui ?Moïse Touré : Il y a comme une nécessité : relire son œuvre. Car il ne faut pas oublier que quand Koltès apparaît sur les scènes françaises avec les mises en scène de Chéreau, il y a de l’engouement, de l’attirance, mais aussi, d’une certaine manière, une difficulté de lecture de ce qu’il racontait. Pour moi, il avait un côté visionnaire, comme une espèce d’oracle de l’époque. Vingt ans après, il est donc intéressant de revenir sur l’œuvre. De cette expérience-là sont sorties cinq formes, dont trois seront présentées à Saint-Martin-d’Hères. Elles ont été pensées et créées à l’étranger pour la majorité d’entre elles…Oui, parce que je souhaitais voir comment l’extérieur appréhendait Koltès. Quand on le voit de France, on est dans le raccourci : on l’imagine comme un auteur classique ! Je voulais donc qu’on le regarde d’ailleurs, puisque pour moi, c’est une œuvre qui permet véritablement une ouverture vers l’extérieur. Une œuvre qui donne les moyens d’une confrontation, et aussi d’une compréhension du monde. C’était intéressant d’aller le faire en Afrique, au Japon, à Mayotte : de multipl

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Antigone et les garçons

Théâtre | Émilie Le Roux, metteuse en scène grenobloise qui nous avait plutôt habitués à monter du jeune public, revient cette fois-ci avec sa version d’Antigone. Sa (...)

Aurélien Martinez | Lundi 14 février 2011

Antigone et les garçons

Émilie Le Roux, metteuse en scène grenobloise qui nous avait plutôt habitués à monter du jeune public, revient cette fois-ci avec sa version d’Antigone. Sa version, forcément : car s’attaquer aujourd’hui à ce genre de tragédies plus que référencées suppose de prendre parti. Le sien est donc celui des croisements : au texte de Sophocle répond principalement celui de l’auteur contemporain belge Henry Bauchau. Ces matériaux en poche, elle commence alors sa pièce juste après le voyage qu’Antigone vient d’effectuer avec Œdipe, ancien roi de Thèbes. Un voyage dont on ne saura rien, la metteuse en scène choisissant de ne pas assommer le spectateur avec moult références pour mieux l’emmener dans l’histoire : celle d’une femme revenue dans une ville changée, maintenant ravagée par la guerre que se livre ses deux frères Étéocle et Polynice, sous l’œil de leur oncle Créon. Si le rendu est d’une grande tenue, fruit d’une réelle maîtrise du langage théâtral, on reste cependant plus que dubitatif quant au fondement même de cette proposition. Plutôt que d’utiliser la figure chargée d’Antigone comme pâte à modeler théâtrale source d’interprétations et de fantasmes, Émilie Le

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Tout le monde il est beau…

SCENES | Partie à l’assaut du festival depuis maintenant deux ans (en animant les labos mis en place par l’équipe de Textes en l’air pour soutenir les jeunes (...)

François Cau | Mercredi 16 juin 2010

Tout le monde il est beau…

Partie à l’assaut du festival depuis maintenant deux ans (en animant les labos mis en place par l’équipe de Textes en l’air pour soutenir les jeunes artistes en devenir), la compagnie grenobloise Les Gentils sera cette année dans la programmation In de la manifestation estivale de Saint-Antoine-l’Abbaye. Façon de démontrer qu’après un premier passage remarqué à l’Espace 600 de Grenoble en novembre dernier, ils ne sont pas prêts de lâcher les interstices de reconnaissance que les "professionnels de la profession" leur offrent. Ça tombe plutôt bien, car les Gentils, emmenés par le metteur en scène Aurélien Villard, développent création après création une conception du théâtre ouverte et non bloquée sur des bases que certains souhaiteraient fondamentales. Que ce soit en déterrant Barbara ou en "comédie-musicalant" la messe du dimanche, ils font preuve d’une irrévérence frondeuse tout en lyrisme et détournements. Après plusieurs spectacles écrits par Aurélien Villard lui-même, ils ont récemment monté Ouasmok ? : un texte de Sylvain Levey (auteur associé à l’Espace 600 et au festival) lu par ces mêmes Gentils lors de l’édition précédente de Textes en l’air (tout se t

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«Ne pas prendre les enfants pour des imbéciles»

SCENES | JEUNE PUBLIC. Cette année, Sylvain Levey est l’auteur associé à l’Espace 600, où trois de ses textes seront mis en scène. A l’occasion du début de l’aventure la semaine prochaine avec Ouasmok ?, présenté par la compagnie grenobloise Les Gentils, on a rencontré Sylvain afin d’évoquer ses projets pour cette résidence. Propos recueillis par Aurélien Martinez

François Cau | Vendredi 23 octobre 2009

«Ne pas prendre les enfants pour des imbéciles»

Petit Bulletin : Pourquoi avoir accepté la proposition de l’Espace 600 ?Sylvain Levey : C’était une envie politique, car un auteur en résidence dans un lieu comme la Villeneuve a du sens. Je ne suis pas un auteur qui travaille seul chez lui, j’aime bien être en déplacement, à la rencontre des gens. J’ai un parcours aussi avec le lieu ; Villeneuve, pour moi, représente quelque chose : c’est un de mes premiers déplacements en tant qu’auteur avec Ouasmok ?. J’ai commencé à beaucoup apprécier Geneviève Lefaure [l’ancienne directrice de l’Espace 600, qui a quitté son poste en juin dernier NDLR]. J’ai trouvé que la reprise du projet par Laure-Anne Legrand [la nouvelle directrice NDLR] était faite de façon intelligente, donc je me suis dit "ok, je peux y aller" ! Comment s’articulera cette résidence ?C’est un grand projet qui prend du temps et de l’esprit. Il va y avoir plein de rencontres et de choses très riches à faire avec les jeunes. Je les ai déjà rencontrés, c’était très fort. Ils sont disponibles, ouverts d’esprit, capables de se faire surprendre… J’aime bien cette idée de travailler sur la Villeneuve. J’ai

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"Le Disque usé" des Chatoyantes : vous les femmes…

Cabaret | Elles sont trois sur scène. Deux chanteuses de cabaret aussi affriolantes que pataudes et leur pianiste introvertie coincée dans sa robe d’un rouge trop (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 18 septembre 2009

Elles sont trois sur scène. Deux chanteuses de cabaret aussi affriolantes que pataudes et leur pianiste introvertie coincée dans sa robe d’un rouge trop criard pour elle. Ensemble, elles ont monté un petit spectacle de chansons… Oh, trois fois rien… Juste la reprise de quelques standards (Piaf, Dietrich, les Andrews sisters…), comme ça, le plus simplement du monde… Pour faire plaisir au public, en somme… La jeune compagnie grenobloise Les Chatoyantes, pour sa première création, a choisi une forme pour le moins originale : la mise en abyme. Soit un spectacle sur un spectacle en train de se jouer. C’est franchement jubilatoire de voir nos duettistes, stressées, dépressives – voire un brin alcoolisées –, essayer de respecter leur partition coûte que coûte, apostrophant discrètement l’autre lorsqu’elle se vautre. Ce qui en devient touchant, puisqu’elles arrivent tout de même à transmettre une émotion non feinte. Le Disque usé devient alors une très jolie revue sur les rêves et la féminité – ah, la pianiste ! – qui se bonifie avec le temps, les rôles s’affinant, prenant de l’ampleur (nous l’avons déjà vue deux fois depuis sa création l’an

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Les isolés

SCENES | Critique / Après avoir été comédienne et metteure en scène, Nathalie Papin se consacre à l’écriture de théâtre en direction de la jeunesse. Elle est entre autres l’auteur de Le pays de rien, pièce métaphorique et philosophique aux allures de conte contemporain. Séverine Delrieu

Séverine Delrieu | Mercredi 6 février 2008

Les isolés

Dans le pays de rien, un roi perpétue la tradition maternelle : il fait table rase de toutes expressions, émotions, pensées, des dangers confinés derrière les barreaux de cages. A sa fille, il veut imposer cette manière de voir le monde. L’arrivée d’un jeune garçon fait vaciller ce monde sécurisé, ultra refermé, un monde de silence à la fois rassurant (le monde est maîtrisé) et angoissant (la vie grouille et hurle aussi de douleur dehors). Avec finesse, et économie de mots, la dramaturge aborde la privation des libertés, la dictature, le repli identitaire, les murs visibles érigés entre les états, et invisibles construits dans une famille. La relation fille/ père, exclusive donc étouffante, s’avère déstructurante aussi dès lors qu’elle est coupée de la mémoire, des racines. Rien de simple donc, ni de binaire dans cette pièce que Nathalie Papin écrit en 2002. Si le Roi oppresseur inconscient est malheureux, le jeune garçon dans son désir de sauver «la meute d’enfants qui traînent avec leur rêves et qui n’ont pas d’endroit pour les étaler», impose une autre vue à la jeune fille. Cette dernière, perdue au milieu de sentiments ambivalents, se pousse à se définir, à choisir sa route

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