Le grand architecte

Benjamin Mialot | Vendredi 22 juin 2012

Mardi 19 juin, avant le coup d'envoi du quatrième match opposant les Miami Heat aux Oklahoma City Thunder dans le cadre des finales NBA, a été diffusé un court sketch où Gary Oldman intime les sportifs de haut niveau de ne pas s'essayer au cinéma.

Ce sketch, nous étions tenté de le faire suivre à François Schuiten, histoire de lui faire entendre qu'il a beau être l'un des plus grands dessinateurs du Vieux Continent, cela ne fait pas automatiquement de lui un bon scénariste. Rapport à la parution chez Casterman de 12 La Douce, premier travail en trente-cinq ans de carrière où il porte seul les deux casquettes.

Depuis on a lu ce qui s'avère être un bel album sur la voracité du progrès (on y suit un machiniste qui, par refus de la fin de l'ère de la vapeur, tente de dérober la loco qu'il a conduite toute sa vie) et on s'est rappelé que ce fils d'architecte belge, qui s'est fait connaître avec la série-monde Les Cités obscures (écrite par Benoît Peeters), a illustré les trois derniers tomes de l'inclassable et miraculeux Cycle des contrées du romancier Jacques Abeille. Du coup on la ferme, et on attend respectueusement sa venue samedi 30 juin à la librairie La BD.

Benjamin Mialot 

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Des villes et des hommes

ARTS | Des expositions, Luc et François Schuiten en ont connu des plus importantes, souvent en rapport avec leurs capacités respectives à repenser la ville (comme (...)

Benjamin Mialot | Mardi 16 décembre 2014

Des villes et des hommes

Des expositions, Luc et François Schuiten en ont connu des plus importantes, souvent en rapport avec leurs capacités respectives à repenser la ville (comme Lyon, dont un possible devenir organique fut présenté à La Sucrière en 2010) et à la remodeler (c'est le cas de Paris, en ce moment à la Cité de l'architecture et du patrimoine). Mais celle que propose la galerie Pallade a le double mérite de balayer un plus large spectre de leurs visions et, surtout, de les mettre en dialogue. En marge de ses talents de paysagiste, appréciables sur un superbe panorama d'une Shanghai littéralement luxuriante, on (re)découvrira ainsi de Luc qu'il envisage les évolutions de la mobilité avec une fantaisie digne de Franquin. En témoigne notamment ce Velusome, tricycle aux courbes de feuille qu'on aperçoit d'abord en maquette puis au pied d'une Utopia City toute en verticalité et en anachronisme, et qui pourrait bien remplacer un jour le Twike (un véhicule électrique à pédales) dans le garage du chantre de l'archiborescence. La section dédiée à son cadet n'est pas moins variée, bien que le pan le plus "

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Luc et François Schuiten : «On ne donne pas aux gosses le goût de vivre en 2040»

ARTS | Luc Schuiten est architecte. Son frère cadet, François, est dessinateur. Ensemble ou séparément, sur plan ou dans des cases de BD, ils lèvent depuis quarante ans le voile sur des futurs où l'homme vit en bonne intelligence avec son environnement. Rencontre avec deux Belges visionnaires, à l'occasion de la réunion de leurs travaux à la galerie Pallade. Propos recueillis par Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 16 décembre 2014

Luc et François Schuiten : «On ne donne pas aux gosses le goût de vivre en 2040»

Vous êtes nés d’un père architecte. Ce n’est pas étranger aux chemins que vous avez empruntés… Luc Schuiten : Notre père était un homme passionné et passionnant, il adorait son métier et le communiquer. Il a choisi l’architecture parce qu’il pensait qu’il n’arriverait pas à faire vivre sa famille de la peinture. Mais quand il faisait le tour d’une idée, il la mettait souvent dans un environnement qu’il peignait, et il nous a donné dès notre plus jeune âge goût à ça. Dans notre famille, ceux qui dessinaient recevaient un amour supérieur par rapport à ceux qui ne dessinaient pas. Nous en avons profité largement et nous continuons à le faire (rires).   Vos préoccupations environnementales viennent-elles aussi de cet héritage paternel ? LS : A son époque l’écologie n’existait pas, mais la nature l'a énormément intéressé. Il ne concevait pas une maison sans dessiner le jardin. C’était une seule chose pour lui, une préoccupation caractéristique de son travail. La plupart des architectes ne font pas ça, ils considèrent que le jardin est un socle

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