Michel Hazanavicius présente "Le Prince oublié"

Vincent Raymond | Mardi 21 janvier 2020

Photo : © Pathé Distribution


Il était une fois Le Prince oublié le nouveau film que le réalisateur de OSS117, The Artist et The Search avait tourné avec Omar Sy et Bérénice Béjo. Mais avant de faire paraître sa jeune comédie sur tous les écrans du pays, Michel Hazanavicius et son interprète avaient reçu pour mission de l'escorter dans de nombreuses seigneuries du royaume, afin qu'elle puisse accomplir son apprentissage. Une bonne fée leur ayant fait don d'un carrosse magique filant sur des barres de fer à travers campagnes, places fortes et forêts, les deux compagnons avalaient les lieues en un clin d'œil et… Bon, sinon, le comédien et le réalisateur seront présents lors des avant-premières lyonnaises avant de reprendre leur train.

Le Prince oublié
À l'UGC Ciné-Cité ​le dimanche 26 janvier à 15h et au Pathé Bellecour à 15h45


Le prince oublié

De Michel Hazanavicius (FR, 1h41) avec Omar Sy, Bérénice Bejo, François Damiens

De Michel Hazanavicius (FR, 1h41) avec Omar Sy, Bérénice Bejo, François Damiens

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Sofia, 8 ans, vit seule avec son père. Tous les soirs, il lui invente une histoire pour l’endormir. Ses récits extraordinaires prennent vie dans un monde imaginaire où l’héroïne est toujours la princesse Sofia, et son père, le Prince courageux. Mais trois ans plus tard, quand Sofia rentre au collège, elle n’a plus besoin de ces histoires. Désarmé, son père va devoir accepter que sa fille grandisse et s’éloigne de lui. Dans leur Monde imaginaire, le Prince va alors devoir affronter la plus épique de toutes ses aventures pour conserver une place dans l’histoire.


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En fin de conte : "Le Prince Oublié"

Le Film de la Semaine | Le combat de personnages pour pouvoir survivre après la défection de leur public épouse celui d’un père pour rester dans le cœur de sa fille. Beau comme la rencontre fortuite entre Princess Bride et une production Pixar dans un film d’auteur français signé Hazanavicius.

Vincent Raymond | Mardi 11 février 2020

En fin de conte :

Tous les soirs, Djibi raconte à sa fille Sofia des histoires qu’il crée pour elle, où un Prince triomphe du diabolique Pritprout. Mais à son entrée au collège, Sofia se met à s’inventer ses propres histoires, causant la mise au chômage des personnages de l’univers imaginé par son père… De la même manière que l’histoire du Prince oublié navigue continûment entre deux mondes, la sphère du “réel“ et celle de l’imaginaire, le cinéma de Michel Hazanavicius offre au public un double plaisir : suivre le spectacle déployé par la narration (à savoir les aventures/mésaventures des personnages) tout en l’incitant à demeurer vigilant à la mécanique du récit, à sa méta-écriture et aux fils référentiels dont il est tissé. L’approche hypertextuelle constitue d’ailleurs une composante essentielle de son œuvre depuis le matriciel La Classe américaine ; au point qu’Hazanavicius semble avoir voulu illustrer par l’exemple les différentes pratiques recensées par Gérard Genette dans Palimpsestes : pastiche et travestissement pour les OSS 117

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