Au Mouton Danse, la cuisine du marché mondialisée

Restaurant | Rue de la Thibaudière, dans le 7e : Raphaël et Anissa Fortin ont pris la relève de l’Elémentaire. Ils servent une cuisine qui lorgne au delà des frontières, à arroser de vin naturel.

Adrien Simon | Mardi 28 février 2017

Photo : © Anne Bouillot


Un mouton noir en tutu a remplacé l'enseigne de L'Élementaire, le restaurant de Thibault Cuilleron (qui officie désormais au Cinq Mains, avec son Top Chef de frère). La déco a discrètement changé, sans folie. La cuisine, désormais élaborée par Damian Langman, oscille entre plats de bistrot (steak-sauce moutarde, poulet à l'estragon, fondant au chocolat) et propositions globe-trotteuses (une épaule d'agneau écossais s'entichant des « saveurs d'orient » ; un cabillaud en deux façons : posé sur une tartelette au wasabi et nageant dans un bouillon safrané).

La carte contient aussi des plats végétaliens (du tofu fumé, sauce aux cacahuètes ; en dessert, une crème caramel à l'orange et vanille, faite de lait d'amande). On ménage ainsi le mouton et le chou : les vegans peuvent s'offrir un resto sans devoir soudoyer le chef, et sans que leurs convives, drogués à la bidoche, ne fassent la tronche à table.

Les tenanciers (Raphaël et Anissa Fortin), pourtant omnivores, ont l'air heureux de contribuer au bien être (et bien manger) de tous et accueillent, un dimanche par mois, un "marché" garanti sans morceau d'animal.

Enfin, Le Mouton Danse voisinant l'un des vendeurs historiques de vins biodynamiques et non trafiqués de Lyon (Vercoquin), on a l'assurance d'y boire bien : du Crozes de David Reynaud, du Mâcon de Nicolas Maillet ou du pétillant de Villemade.

Le Mouton Danse
33 rue de la Thibaudière, 7e
Du mardi au samedi de midi à 15h (sauf le samedi) et de 19h à 23h30
Plat du jour : 9€50 ; menu : 22, 50€ (27€ le soir)
Verres de vin de 3 à 5, 90€

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Neuf spots où fêter le beaujolais nouveau à Lyon ce jeudi

Vin Nature | Voici venu le troisième jeudi de novembre — aka "le Beaujolais nouveau". Cette année, la procession est annulée. On ne percera pas à minuit les tonneaux, pour cause de Covid. Mais quand le soleil se lèvera, on pourra voir ce que les vins primeurs (ceux tout juste fermentés, pas très élevés !) ont dans le ventre. Le beaujo nouveau est synonyme d’excès. Par exemple, ceux d’un vignoble ivre de chimie et de tripatouillages — les fameuses levures qui donnent la banane ! Mais il pourrait aussi bien signifier autre chose. Après tout, le beaujolais est l'une des patries du vin dit "naturel", lequel a souvent mis à son service la macération carbonique — technique de vinification beaujolaise qui sied aux primeurs, on vous laisse wikipédier. Alors pourquoi pas cette année miser sur un beaujo nouveau non épris de chimie ? Suivez le guide.

Adrien Simon | Mercredi 17 novembre 2021

Neuf spots où fêter le beaujolais nouveau à Lyon ce jeudi

Jaja Cave C’est l’une des fonctions de cette cave/galerie fraîchement ouverte dans le Vieux-Lyon par Antoine Kochen et Chloé Courbière que d’accueillir des événements. Sans surprise, Jaja se saisit de l’occasion pour étendre ses horaires (jusque 22h) et faire goûter une demi-douzaine de primeurs, ceux de Romain Zordan, vers Fleurie, ou des frères Soulier, dans.. le Gard. 5 quai Fulchiron, Lyon 5e Vercoquin Le pionnier du vin nat’ lyonnais n’allait tout de même pas faire l’impasse sur un 17e beaujo' nouveau. Frédéric Lignon fera goûter jeudi en journée quelques primeurs, par exemple ceux de Fabien Forest ou des Dufaitre — à glouglouter avec une tranche de saucisson. À emporter, il y a de quoi s’amuser, et si ce n’est pas en beaujolais ce sera dans une autre région proposée par cette cave sans fond. 33 rue de la Thibaudière, Lyon 7

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Les Flaconneurs : portés sur la bonne bouteille

Restaurant | Au sud de l'Opéra, on peut dégoupiller quelques flacons bien accompagnés d'une cuisine de bistrot : bienvenue aux Flaconneurs.

Adrien Simon | Mardi 19 novembre 2019

Les Flaconneurs : portés sur la bonne bouteille

Au début du mois de novembre, on pointa le bout du nez au salon du Vercoquin, historique caviste non chimique du 7e arrondissement. On y jouait collé serré, et à condition de ne pas être trop ample, on pouvait se faufiler jusqu'aux tables de quelques pointures du vin naturel. Parmi celles-ci, une référence angevine, tombée dans le sans-soufre il y a plus de vingt ans. Pendant qu'on humait ses (superbes) cuvées, le monsieur, peu commerçant, faisait l'éloge du vignoble jurassien et du domaine Labet. La dernière fois qu'on a vu Labet sur une carte c'était aux Flaconneurs, nouveau resto d'un coin qui bouge. Au sud de l'Opéra il y avait déjà quelques bons bouchons (le Garet, chez Georges), des établissements plus anecdotiques, et puis un bar à cocktail teuton (le Black Forest), un néobistrot trop peu connu (le Cercle Rouge), des pâtes fraîches servies du matin au soir (Ultimo), et un barbec' ricain (Delicatessen) qui a déménagé avant l'été du côté de Sathonay. Îles flottantes and co C'est à sa place que se sont posés les Flaconneurs, dans un local tout en longueur, redé

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