Année zéro

Benjamin Mialot | Mercredi 25 septembre 2013

«N'est pas mort ce qui à jamais dort». Cette citation "lovecraftienne", le collectif Grrrnd Zero aurait presque pu la faire sienne. Presque, car alors qu'on le craignait au bord du démantèlement depuis son éviction des anciennes usines Brossette, voilà-t'y-pas que nous apprenons, au détour de l'une des proto-affiches dont il a le secret, qu'il s'apprête à fêter son neuvième anniversaire. Cela se passera lundi 7 octobre avec le batteur du formidable duo noise Lightning Bolt, Brian Chippendale (ou plutôt Black Pus, du nom de son projet prétendument pop et réellement siphonné), dans un lieu pour l'heure indéterminé, Grrnd Zero étant toujours sans domicile fixe – mais comme il faut obligatoirement réserver sa place par courriel à l'adresse jesuisanxieux@gmail.com, vous serez prévenus à temps.

Il le sera pour une bonne dizaine de mois encore, le temps que soit remis aux normes le site industriel qui lui a (enfin) été octroyé pour cinq ans au 60 avenue de Bohlen, à Vaulx-en-Velin. D'ici là, on prendra soin de de lire et relire le nécessaire manifeste que ces increvables promoteurs des musiques autonomes et déviantes ont récemment mis en ligne sur leur site (www.grrrndzero.org).

Benjamin Mialot

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Enfin l'ouverture officielle de Grrrnd Zero

Nouveau Spot | Enfin. Après près de quatre années de travaux et de vie cachée, Grrrnd Zero, squatt autorisé désormais localisé dans le quartier de La Soie, peut ouvrir grand ses portes officiellement, ayant recueilli toutes les autorisations nécessaires. L'occasion de revenir sur l'histoire de ce spot dédié aux cultures underground par la voix du collectif, aussi anonyme que pluriel.

Sébastien Broquet | Mardi 24 septembre 2019

Enfin l'ouverture officielle de Grrrnd Zero

#Start Grrrnd Zero : C’est le troisième lieu que l’on investit, il y en a eu deux autres avant. Deux et demi, si l’on compte notre incursion au Rail Théâtre. Notre collectif existe depuis 2004, monté à Lyon par des gens d’ici pour ouvrir un spot où accueillir des musiques alternatives. Le Pezner de Villeurbanne était fermé depuis un petit moment, le Kafé Myzik qui accueillait les musiques de traviole venait de fermer aussi ; la mairie s’était engagée à les reloger, en vain. Au sein de notre collectif, certains venait du Kafé Myzik, d’autres du milieu squatt d’autres villes. Ou n’avaient pas encore participé à des projets, mais voulaient s’investir. Tous se connaissaient très peu avant d’ouvrir le lieu. La solution du squatt n’a pas été envisagé de suite : on a cherché pendant un moment des locaux à occuper par un conventionnement, voire même loué. On s’est rendu compte assez r

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«Être à la marge de l'institution» - Interview du collectif Grrrnd Zero

MUSIQUES | Forcé de déménager à Vaulx-en-Velin suite à son expulsion des usines Brossette, le collectif Grrrnd Zero s'apprête, suite à quelques concerts en extérieur, à reprendre le chemin du nomadisme. L'occasion de faire le point sur l'avancée de son installation, débutée il y a un peu plus d'un an dans une papeterie à l'abandon.

Benjamin Mialot | Mardi 22 septembre 2015

«Être à la marge de l'institution» - Interview du collectif Grrrnd Zero

Avec le recul, compte tenu de l'état de vétusté de votre nouveau domicile et de son éloignement du centre-ville, avez-vous l'impression d'avoir reçu un cadeau empoisonné ? Grrrnd Zero : La localisation n'est pas si problématique. Par contre, l'ampleur du chantier, effectivement... On a encore beaucoup de taf à abattre. On savait que ça allait prendre du temps, mais il y a quelque chose d'intéressant dans cet effort. On repart avec une énergie nouvelle. Avec du recul, on regrette surtout l'enfumage de départ. On nous a forcé à partir très vite d'un endroit qui aurait pu être utilisé plus longtemps et nous permettre de préparer les travaux sereinement. C'était tellement urgent que le bâtiment est encore debout trois ans après. Le déménagement en lui-même n'est pas compliqué, c'est vraiment le contexte dans lequel il s'est produit : dans le speed, avec beaucoup de retards administratifs et des moyens insuffisants. Ce n'est pas rien, 300 000 balles de subventions. Mais d'après nos estimations, on est sur un projet à un million minimum. Même avec des architectes arrangeants et beaucoup de bénévoles, on est obligés de recourir à la débrouille

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Suite impérieuse

MUSIQUES | Rock / Liars fête dix ans d’embardées post-punk, no-wave et krautrock ce mois de novembre et c’est Grrrnd Zero Vaise qui aura le privilège d’allumer les (...)

Dorotée Aznar | Jeudi 21 octobre 2010

Suite impérieuse

Rock / Liars fête dix ans d’embardées post-punk, no-wave et krautrock ce mois de novembre et c’est Grrrnd Zero Vaise qui aura le privilège d’allumer les bougies du trio new-yorkais, pour leur second concert lyonnais. Un retour attendu comme celui du messie après que la bande d’Angus Andrew a déjà incendié le Marché de Gros au mois de mai, en assurant pour Nuits Sonores un pur moment psychédélire, une grand-messe de bruit blanc où le chanteur sorti de ses gonds réincarnait d’un seul homme la transe épileptique de Ian Curtis et le grunge épique de Kurt Cobain. La set list faisait alors la synthèse de cette décade menée tambour battant, alternant punk-rock supersonique (The Garden Was Crowded And Outside), zones de turbulences aux foudres volcaniques, jusqu’aux ambiances anxiogènes du récent Sisterworld, un cinquième album qui quitte New York pour Los Angeles. «Cette ville donne en permanence l’impression d’être au bord de l’apocalypse, confiait récemment Angus aux "Inrocks", je n’ai jamais vécu dans un endroit plus effrayant». Si Sisterworld reflète à merveille l’envers des étoiles qui s’assombrissent sur Hollywood Boulevard, si ses mélodies dantesques sont le miroir Lynchien d’un Mu

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Menteurs démonteurs

MUSIQUES | Musique / Caprices d'un calendrier bancal, la semaine passée était tellement chargée qu'on n'a même pas pu vous parler de Liars, de passage à Grrrnd Zero Vaise (...)

| Mercredi 28 novembre 2007

Menteurs démonteurs

Musique / Caprices d'un calendrier bancal, la semaine passée était tellement chargée qu'on n'a même pas pu vous parler de Liars, de passage à Grrrnd Zero Vaise dès ce mercredi (et tant pis pour ceux qui attendent le jeudi pour lire le Petit Bulletin). Le trio devrait normalement démonter le Rail Théâtre jusqu'au dernier écrou. Leur premier gros concert français, à la Cigale en novembre 2002, avait été une boucherie au cours de laquelle ils avaient mis les redoutables The Rapture minables. Mais Liars, entre punk, indus, et hip-hop east-coast, avait deux atouts majeurs : un single, Mr You're on Fire Mr, assaisonné au Plutonium et un chanteur, le gigantesque Angus, sorte de Nick Cave hypertrophié, persuadé d'être le fils naturel du Marsupilami et de Skippy le kangourou. Résultat, la Cigale, en fusion intégrale, faillit bien comme dans la fable ne pas passer l'hiver et Liars devenir le roi du retour en grâce de l'after-punk. Sauf que non, car les new-yorkais, tenants d'une conception de l'avant-garde qui meurt mais ne se rend pas, se sont souvent enferrés dans des albums nébuleux (Drum's not dead notamment) livrés sans mode d'emploi pour mieux cacher leurs honteuses dispositions à comp

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