Max Romeo, l'éternel retour

Sébastien Broquet | Mardi 10 mai 2016

Photo : © DR


Il est surtout l'auteur d'un album fabuleux produit par Lee Scratch Perry, enregistré avec The Upsetters : War ina Babylon ; c'était son quatrième en solo, enregistré en 1975 au sein du mythique studio Black Ark et il incarne encore aujourd'hui la période dorée du reggae roots, celui des innovations côté production, couplées à des lyrics empreints d'un commentaire social avisé. Sur ce disque figure Chase the Devil, anthem qui fait toujours son effet dans les sounds comme dans les raves dans sa version samplée par The Prodigy, Out of Space.

Max Romeo sera à Lyon cette semaine pour ce qui s'annonce comme une grosse semaine jamaicaine, accompagné par le Charmax Band : s'il n'a plus produit de disque vraiment passionnant depuis de longues années (hormis un featuring épatant avec Rhythm & Sound), Max Romeo n'en reste pas moins une valeur sûre en live, en attendant un nouvel album à venir : Horror Zone.

Max Romeo + Bredda Sound & Selecta Malo
Au CCO le jeudi 12 mai


Max Romeo and the Charmax band

+ Bredda soundsystem & Selecta Malo
CCO 39 rue Georges Courteline Villeurbanne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Un monde sans fin

MUSIQUES | Adieu world, jazz, cochon, reggae. On ne savait pas où vous mettre, ça nous a collé un sacré blues. Voilà néanmoins, pour cette saison, si ce n’est le meilleur des mondes, le meilleur de sa musique. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 19 septembre 2013

Un monde sans fin

Oui, on l’avoue la rubrique world/jazz/blues/soul tourne vite au fourre-tout, au carrefour des incasables découlant en droite ligne de cette manie de journaliste/chef de rayon consistant à coller une étiquette sur tout ce qui bouge. N’allez pas croire qu’on relègue ici en bout de table, comme on le fait parfois dans les banquets, les amis de la famille à problèmes, les vieux oncles portés sur la bouteille, ou la mémé dont on a honte. C’est juste un problème de frontières – musicales hein, du calme – sans cesse repoussées, brouillées, de genres qui supportent de moins en moins les théories qui s’y rapportent, rien de plus.   Surtout quand il s’agit d’inclassables comme le guitariste jazz-rock-psyché John McLaughlin pour "Remember Shakti", du nom de ce projet initié dans les 70’s avec le virtuose du tabla Zakir Hussain. C’est à l’Auditorium le 9 novembre, à l’initiative plus que louable de Jazz à Vienne collection automne-hiver et carrément obligatoire. Tout comme la sortie dans un Transbo viré club de jazz à l’occasion de la venue le 10 octobre

Continuer à lire