Avec "Une saison dans les étoiles", les sciences de l'univers sont à l'honneur

CONNAITRE | Mardi 18 septembre sera lancé, sous la houlette de Grenoble-Alpes Métropole, le programme "Une saison dans les étoiles" qui propose à tous, passionnés comme néophytes, d’explorer ces fameuses sciences de l’univers. Audrey Korczyńska, qui s’en charge à la Casemate, nous en dit plus.

Alice Colmart | Lundi 10 septembre 2018

Des expositions, des projections, des ateliers ou encore des animations sur le sujet ô combien mystique des sciences de l'univers : c'est ce que prévoit pendant un an l'événement "Une saison dans les étoiles". « L'idée est venue dans la perspective du Centre de sciences métropolitain construit à l'horizon 2022 sur la commune de Pont-de-Claix. On voulait créer un événement autour des sciences de l'univers, les sciences les plus vieilles au monde, un sujet universel en somme. Depuis la nuit des temps, on s'est toujours demandé ce qui se passait là-haut et ce qu'étaient les étoiles ! » explique Audrey Korczyńska, chargée du projet à la Casemate, le centre de culture scientifique de Grenoble.

Embarquement prévu le mardi 18 septembre avec une soirée de lancement à la Belle électrique, lors de laquelle sera diffusé le documentaire Thomas Pesquet, l'étoffe d'un héros. « C'est une belle entrée en matière. Il raconte l'histoire du dixième et plus jeune astronaute français sélectionné pour une mission de 180 jours dans la Station spatiale internationale. »

Une fusée en puzzle

Autre temps fort à piocher dans le programme fourni : un mois plus tard, le 13 octobre, sera inaugurée Les mondes inconnus, en route pour l'espace ! à la Casemate, exposition qui sera ensuite déclinée au Muséum et sur le campus. « On aura l'occasion de découvrir comment on va dans l'espace, ce qu'on y fait, d'en savoir plus sur les recherches scientifiques faites à l'Université Grenoble Alpes, de rentrer dans un vaisseau spatial, de faire des manipulations, des expériences... »

Mais la curiosité pourrait aussi nous amener à expérimenter des ateliers, comme « construire le puzzle d'une fusée à la Casemate ou assister à la démonstration d'une simulation d'aurore boréale sur le campus ». Ah, et n'oubliez pas de noter que certaines conférences s'annoncent hyper intéressantes, dont « une aux Archives départementales de l'Isère sur comment les Égyptiens regardaient le ciel et une autre à l'Atelier Canopé sur les liens qui existent entre mathématiques et ondes gravitationnelles ». Bref, un vrai puits de science cet évènement !

Une saison dans les étoiles
Dans divers lieux de l'agglomération pendant toute la saison 2018-2019.
Première partie du programme : https://lacasemate.fr (la deuxième partie sera publiée à la fin du mois de février 2019)


3, 2, 1 : décollage d’Une saison dans les étoiles

De Jürgen Hansen, Pierre-Emmanuel Le Goff. Documentaire autour de Thomas Pesquet
La Belle Électrique 12 esplanade Andry-Farcy Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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« Diffuser la culture du Maghreb et Moyen-Orient »

Événements | « Une semaine d’événements pluridisciplinaires pour dévoiler la richesse du Maghreb et du Moyen-Orient. » C’est par ces quelques mots que Ludmilla Moulin, (...)

Nathalie Gresset | Mardi 18 février 2020

« Diffuser la culture du Maghreb et Moyen-Orient »

« Une semaine d’événements pluridisciplinaires pour dévoiler la richesse du Maghreb et du Moyen-Orient. » C’est par ces quelques mots que Ludmilla Moulin, vice-présidente de l’association organisatrice de la manifestation, décrit la 4e édition de la Semaine du monde arabe, qui se déroule du 18 au 21 février, principalement à Sciences Po Grenoble. « Pour nous, l’objectif est de diffuser la culture incroyable de cette région du monde, qui ne se résume pas à ses conflits. Chaque année, on propose de nouvelles activités et explore de nouvelles thématiques. » Projection d’un documentaire retraçant le parcours d’une jeune Palestinienne de Gaza pour partir étudier à l’étranger, concours d’éloquence, stage de danses orientales… sont quelques-uns des événements qui rythment cette semaine. « Parmi les temps forts, nous allons recevoir l’ambassadeur du Liban en France, Rami Adwan, qui animera aux côtés de Daniel Meier, docteur en sociologie politique, la conférence "1920-2020 : quel bilan pour le Liban ?". » Pour conclure sur une note musicale et festive, la Belle Électrique recevra vendredi 21 février le groupe de musique électro-orientale

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"Les Mondes inconnus" : l'univers à portée de main

Exposition | Dans le cadre du programme d’événements scientifiques "Une saison dans les étoiles", l’exposition fortement axée jeune public "Les Mondes inconnus", qui se tient à la Casemate, au Muséum et sur le campus, permet d’explorer les sciences si mystérieuses que sont celles de l’univers. On l'a visitée.

Alice Colmart | Mardi 16 octobre 2018

L’exposition Les Mondes inconnus étant découpée en trois parties présentées dans trois lieux distincts, il faut donc faire un choix pour la débuter. Pour nous, le décollage fut à la Casemate. « Pour que les enfants comprennent comment ça se passe dans l’espace, il faut que ce soit interactif. Beaucoup de choses vont leur permettre de découvrir et de chercher » : voilà ce que nous a expliqué à notre arrivée Élodie Weber, chargée de communication du fameux centre de culture scientifique, technique et industrielle grenoblois. Ainsi, pour commencer, un espace pour « se localiser » propose des manipulations consistant à replacer les planètes dans un tableau de bois qui illustre le système solaire. Et pour avoir une idée précise de la manière « dont on observe le ciel » est exposé à ses côtés un véritable télescope donné par le Groupe d'astronomie du Dauphiné. Dans la deuxième partie, « on voyage ». On entre dans une navette spatiale dans laquelle on observe différents corps célestes (« une étoile, le soleil, une lune, un astéroïde… ») ainsi que différents cailloux (« les cailloux de

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Jeany Jean-Baptiste : « À la Casemate, on ne s’est pas autorisés à être effondrés »

ACTUS | Depuis cet été, le centre de culture scientifique, technique et industrielle (CCSTI) de Grenoble répondant au doux nom de Casemate (rapport au lieu où il se trouve, au pied de la Bastille) a une nouvelle directrice en la personne de Jeany Jean-Baptiste (l’ancien directeur Laurent Chicoineau étant parti au CCSTI de Toulouse). On l’a rencontrée pour faire connaissance, et surtout revenir avec elle sur l’incendie que la Casemate a subi fin novembre.

Aurélien Martinez | Mardi 23 janvier 2018

Jeany Jean-Baptiste : « À la Casemate, on ne s’est pas autorisés à être effondrés »

Comment se porte la Casemate depuis l’incendie qui, dans la nuit du 21 novembre 2017, a détruit son Fab Lab (« laboratoire qui dope l’inventivité en donnant accès à des outils de fabrication numérique ») ? Jeany Jean-Baptiste : En fait, l’incendie n’a pas détruit que le Fab Lab mais aussi toute l’infrastructure du premier étage. Depuis, même si les matériaux et les machines qui ont brûlés sont encore sur le toit-terrasse en attendant d’être très vite apportés à la déchetterie, les locaux ont été décontaminés – c’est le terme technique. Donc on a presque récupéré un plateau nu en état d’être reconstruit [le reste du bâtiment, notamm

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Mendelson : science poétique

Concert | C'est avec un drôle de projet baptisé "Sciences Politiques" que le groupe Mendelson nous est revenu l'an dernier après un album fracassant de noirceur : celui de transposer en français quelques classiques parfois enfouis du rock anglo-saxon pour en faire un manifeste politique qui remet la langue dans le bon sens. À découvrir sur la scène de la Source.

Stéphane Duchêne | Lundi 15 janvier 2018

Mendelson : science poétique

Il faut se souvenir du livre Demain, j'arrête la langue de bois, publié en 2006 par Jean-François Copé. Lequel entendait replacer la parole sur le terrain de la vérité (MDR) en livrant quelques soi-disant indispensables secrets de fabrication. Mais dans la bouche et sous la plume d'un tel expert en ébénisterie sémantique (qu'on eut pu aisément rebaptiser "Jean-François Copeau"), un tel titre démontrait surtout par l'absurde et le cynisme, outre cette incorrigible propension à jeter les promesses en l'air pour voir si elles retombent, l'impossibilité de détacher langue de bois et éléments de langage, cette novlangue mort-vivante décollée de la réalité, d'une parole politique digne de ce nom, vouée à s'effriter, jusqu'à ne laisser derrière elle que désillusions et bulletins de vote raturés. À cela, les disques du groupe Mendelson font heureusement office d'antidote. C'est le cas de Sciences Politiques, sorti en pleine année électorale et nourri par la nécessité de s'exprimer face à la violence de la société ; de rouvrir les yeux sur cette maison qui brûle pendant que, comme disait Chirac, nous regardons ailleurs ; de répondre par le hau

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Incendiée, la Casemate veut (et va) renaître

ACTUS | Le Fab Lab du centre de culture scientifique, technique et industrielle grenoblois a été victime d'un incendie. Mais ses activités vont continuer, grâce notamment à un appel aux dons.

Aurélien Martinez | Mardi 28 novembre 2017

Incendiée, la Casemate veut (et va) renaître

En avril dernier, nous consacrions un long article (d’où est issue cette photo) au Fab Lab grenoblois, « laboratoire qui dope l’inventivité en donnant accès à des outils de fabrication numérique » que l’on avait baptisé « l'atelier des bricoleurs de futur ». C’est lui, situé à l'étage du Centre de culture scientifique, technique et industrielle de Grenoble (plus communément appelé la Casemate), qui a été volontairement incendié dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 novembre par un groupe dénonçant cette « institution notoirement néfaste par sa diffusion de la culture numérique ». Visiblement, les incendiaires n’ont pas dû se rendre souvent au Fab Lab et, plus largement, à la Casemate… Les dégâts sont considérables. « Nous n’avons pas l’intention de baisser les bras, mais pour envisager un nouveau départ, nous avons besoin de machines, d’outils, de matériaux et, pour en racheter, nous avons besoin de vous » on

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Fab Lab : l’atelier des bricoleurs de futur

reportage | Les Fabs Labs, « réseau mondial de laboratoires qui dopent l’inventivité en donnant accès à des outils de fabrication numérique », sont en plein essor depuis quelques années. On a testé celui de la Casemate (le Centre de culture scientifique, technique et industrielle de Grenoble) qui s’ouvre tous les mercredis aux makers, défenseurs de l’opensource et autres curieux pour des soirées baptisées Open Lab. Reportage.

Antonin Padovani | Mardi 11 avril 2017

Fab Lab : l’atelier des bricoleurs de futur

On entre dans le Fab Lab de la Casemate comme dans une caverne aux merveilles. Sous les voûtes de pierre de cet ancien abri militaire, qui donne son nom au lieu actuel, on trouve des machines, des fils, des écrans, et des gens qui s’activent à relier tout ça. « Vous pouvez venir au Fab Lab pour fabriquer presque tout par vous-même. Plus qu’un atelier partagé, c’est une communauté de "ceux qui font", qui réparent, qui inventent, qui bricolent, qui recyclent, qui détournent… » nous explique le site du Fab Lab. Diego, responsable des soirées Open Lab, accueille une dizaine de curieux, de tous âges, et leur fait découvrir les lieux tandis que d’autres sont déjà dans le vif. « Tous les mercredis, l’Open Lab est un espace de test, de préparation, d’expérimentation, où chacun peut passer une vingtaine de minutes sur les machines. » Rapide tour de présentation : imprimantes 3D, découpeuses laser, ShopBot (grande fraiseuse), déco faite d’objets suspendus fabriqués dans l’atelier… « Ici, quand on fabrique d

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Biennale arts-sciences : les changements, c’est maintenant

Festival | On l’a appris au détour d’une conversation, l’Hexagone de Meylan n’ayant encore rien officialisé publiquement : la biennale arts-sciences Les Rencontres-i va changer de nom (ce sera Experimenta) et de dates (en février plutôt qu’en octobre). On a du coup essayé d’en savoir plus en allant directement à la source.

Aurélien Martinez | Mardi 28 mars 2017

Biennale arts-sciences : les changements, c’est maintenant

« On avait de nombreux noms pour nos différentes activités entre la biennale Arts-Sciences, les Rencontres-i, Experimenta… Il nous a paru important de nous recentrer en trouvant le format le plus immédiatement compréhensible à la fois pour le public de l’agglomération et pour nos partenaires extérieurs, notamment à l’étranger. » Voilà qui est clair comme nous l’a expliqué Antoine Conjard, directeur de l’Hexagone de Meylan et de la biennale arts-sciences que ce même Hexagone organise : le nom du « salon arts, sciences et technologies » organisé chaque année à Minatec devient le nom de la biennale dans son ensemble, les Rencontres-imaginaires étant délaissées pour une appellation plus explicite. « Pour la petite histoire, quand on en a parlé avec des partenaires japonais, pour eux il n’y avait pas photo : Experimenta était le nom le plus évident. Ils comprennent tout de suite ce que ça veut dire. » « On est sur du marketing territorial » Et quitte à changer le nom

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Atelier Arts Sciences : j'ai 10 ans

ACTUS | À Grenoble, l’Atelier Arts Sciences, financé conjointement par la scène nationale l’Hexagone de Meylan et le CEA, rassemble des artistes et des chercheurs afin qu’ils échangent sur leurs pratiques et, surtout, travaillent ensemble. Pour fêter les dix ans de ce laboratoire original, l’équipe l’ouvre au public le temps d’une journée (le jeudi 2 février).

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 31 janvier 2017

Atelier Arts Sciences : j'ai 10 ans

« Notre travail repose sur l’intégration des nouvelles technologies dans le monde de l’art » : voilà comment Eliane Sausse, directrice de l’Atelier Arts Sciences (et secrétaire générale de l’Hexagone de Meylan), résume les missions de ce laboratoire lancé en 2007. Grâce à l’Atelier, artistes et scientifiques se rencontrent, échangent et progressent pour aboutir à des projets communs. Comme, par exemple, celui d’EZ3kiel : en 2009, le groupe de musiciens, assoiffé d’innovation, avait pu travailler à Grenoble sur une installation interactive baptisée « les mécaniques poétiques ». « L’Atelier Arts Sciences a montré que les artistes réussissaient à bien anticiper les évolutions de la société » poursuit Eliane Sausse, qui annonce pour 2017 une réalisation du plasticien très branché nanoélectronique Lionel Palun. En octobre, la résidence de ce dernier prendra fin. Son œuvre, consacrée au "big data" (des milli

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« Pour une ambition culturelle métropolitaine à la hauteur de la capitale des Alpes »

Tribune | En 2016, Grenoble Alpes Métropole définit ce que sera l’intérêt métropolitain dans plusieurs domaines afin de construire ses politiques publiques. Ainsi en est-il de la culture pour laquelle la nouvelle collectivité doit délimiter les contours de son engagement. Au-delà de l’éventuel transfert d’équipements à l’euro près entre les communes et la métropole, c’est l’occasion de faire le point sur ce qu’est la culture à Grenoble et son agglomération et sur l’ambition que cette réflexion peut nourrir.

Antoine Conjard, directeur de l’Hexagone Scène Nationale Arts Sciences | Mardi 24 mai 2016

« Pour une ambition culturelle métropolitaine à la hauteur de la capitale des Alpes »

Dans l’histoire de la décentralisation, la vie culturelle grenobloise est un creuset de la vie culturelle française. Aujourd’hui encore les artistes et acteurs culturels grenoblois sont des références et irriguent nombre de réseaux à l’échelle européenne et internationale. Mon intention ici n’est pas de faire un inventaire exhaustif mais de faire prendre conscience de la chance que chaque habitant de l’agglomération a d’avoir la possibilité d’être au contact d’œuvres et d’artistes qui participent du mouvement mondial des idées, des émotions. L’importance de ce contact interdit toute politique de repli et engage à articuler action territoriale et ouverture internationale. Nous n’avons pas suffisamment conscience de cette chance, qui trop souvent est confondue avec une forme d’élitisme. Gageons que la formule de Jean Vilar « élitaire pour tous » soit toujours et plus que jamais d’actualité : offrir le meilleur au plus grand nombre. La culture, a contrario d’un bien matériel, ne s’épuise pas dans sa consommation mais se démultiplie dans le partage. « S’élever, d’urgence! » Le rapport à la création et à l’art en général est un moyen unique pour chaqu

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Grenoble ramène sa science

ACTUS | À l’occasion du festival Pint of Science organisé du 23 au 25 mai dans vingt villes françaises, on se demande où se pense la science à Grenoble. Echosciences, la Casemate, le projet des Grands Moulins de Villancourt… : on a trouvé plusieurs réponses prometteuses pour l’avenir.

Tiphaine Lachaise | Mardi 17 mai 2016

Grenoble ramène sa science

Au regard de l’agenda de la semaine, la culture scientifique ne saute pas forcément aux yeux à Grenoble et dans l’agglo, alors que la capitale des Alpes est réputée pour être à la pointe dans ce domaine. Un constat qui n’a pas effrayé Élise Delaforge, jeune docteure en biophysique qui a décidé d’importer l’événement Pint of Science à Grenoble : des rencontres avec des scientifiques autour de thèmes précis et dans un bar, pour désacraliser la chose. Le festival entame sa seconde édition grenobloise. « À Grenoble, les gens ont l’habitude d’être curieux » explique-t-elle. Un point de vue que partage Gilles Grand, des Cafés sciences et citoyens de l’agglomération grenobloise, même si selon lui il reste « une certaine défiance du public envers la science ». D’où son envie de « faire le lien entre les citoyens et les scientifiques ». Sur le même principe de rencontres, son association œuvre depuis 10 ans pour la vulgarisation et a su fédérer une communauté – « entre 40 et 80 personnes minimum à chacune de nos rencon

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La Casemate, la science pour tous

ACTUS | Installée au sein d'anciennes fortifications de la ville de Grenoble dont elle tire son nom, la Casemate est aussi atypique que son emplacement. Son directeur Laurent Chicoineau nous explique la vocation de ce centre de culture scientifique. Propos recueillis par Alexis Orsini

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

La Casemate, la science pour tous

La Casemate présente des expos, mais ce n’est pas vraiment un musée… Laurent Chicoineau : Effectivement ! Nous n'avons pas de collections. C'est un lieu de partage et de communication scientifique, de vulgarisation… L'idée est vraiment d'être beaucoup plus interactif, d'être dans l'actualité contemporaine. Nous organisons des expositions temporaires sur ces sujets, au nombre de deux par an. Celle baptisée À quoi tu joues ? a par exemple été développée avec des collectifs locaux et des designers de Rhône-Alpes qui ont tous répondu à un appel à projet sur la question : "comment le jeu vidéo parle du numérique ?" L'interactivité est donc au cœur de notre centre de culture scientifique technique et industrielle. Vous visez « à diffuser et promouvoir la culture scientifique auprès de tous les publics ». En pratique, lequel est majoritaire ? Celui des scientifiques ou le grand public ? On constate beaucoup d'intérêt général pour des questions scientifiques et techniques.

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On va voir quoi ?

SCENES | La biennale arts sciences Les Rencontres-i débute cette semaine. Une fois n’est pas coutume, nous n’avons quasiment pu voir aucun des spectacles programmés pendant ces dix jours de festival. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas vous parler de ceux qui nous donnent envie! Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Jeudi 26 septembre 2013

On va voir quoi ?

À la rue, O. Bloque Débuter un festival arts sciences par un spectacle de l’auteure et metteuse en scène Marina Damestoy, notamment connue pour avoir initié les mouvements sociaux Génération Précaire et Jeudi-Noir, tel est le premier pari des Rencontres-i. Une création sur une jeune femme issue d’une famille aisée qui devient SDF par la force des choses, et dont on nous a vanté la pertinence du propos. Vendredi 4 octobre à 20h et samedi 5 à 18h, au CLC (Eybens) Robot ! Faire danser des robots? Une idée originale de l'exubérante chorégraphe espagnole Blanca Li. Sur scène, aux côtés des danseurs, on retrouvera donc des petits robots appelés Nao – ceux qui dansent le mieux parmi la faune robotique selon l’artiste. On veut bien la croire, tant les vidéos disponibles le prouvent. Reste à savoir si tout ceci fera spectacle... Vendredi 4 et samedi 5 octobre à 20h, à l’Hexagone (Meylan) Bionic Orchestra 2.0 Deuxième version de cette proposition du beatboxer Ezra, présentée en 2011 toujours dans le cadre des Rencontres-i : une création musicale, visuelle et interactive mêlant human

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Les Rencontres-i, fabrique de grandes utopies

ACTUS | Début la semaine prochaine de la septième édition des Rencontres-i, biennale mixant habilement arts et sciences. Une aventure atypique, aventureuse et passionnante portée par l’Hexagone, la scène nationale de Meylan amenée à devenir un pôle national sur ces questions. De ça, et d’autres choses encore, on a longuement causé avec le directeur Antoine Conjard.

Aurélien Martinez | Vendredi 20 septembre 2013

Les Rencontres-i, fabrique de grandes utopies

Les Rencontres-i, c’est donc une « biennale arts sciences »... Mais encore ?! Antoine Conjard : Il s’agit de mixer arts et sciences au regard de quelque chose. Le triptyque est important : quand il y a une relation à deux, binaire, on est vite dans le ping-pong. En revanche, dès que l’on rajoute un troisième plan, une dynamique se met en route. C’est donc arts et sciences avec ce troisième côté qu’est la société, le territoire... Car ce n’est pas les artistes et les scientifiques dans leur bocal, c’est les artistes et les scientifiques sur le territoire. Avec, au cœur du projet depuis 2002, l’idée de programmer des spectacles atypiques... Les Rencontres, au départ, ont été faites pour présenter des projets artistiques qui sortent du cadre traditionnel, qui ne rentrent pas trop dans la boîte du théâtre et qui interrogent la relation arts et sciences. Mais on ne présente pas forcément des spectacles technologiques : je ne veux surtout pas que ce soit la seule image que l’on garde de cette relation. Par exemple, la compagnie Les Ateliers du spectacle utilise beaucoup de technique, avec plein d’objets sur le plateau, sans tou

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Quand le savoir se transmet

ACTUS | En mars dernier, le Centre de culture scientifique, technique et industrielle (CCSTI), situé à la Casemate (Grenoble), a lancé Echosciences. Un site Internet participatif qui permet de « casser l’isolement des acteurs du monde scientifique et culturel ». Laurent Chicoineau, directeur du CCSTI, explique l’intérêt de la démarche. Propos recueillis par Benjamin Bultel

Aurélien Martinez | Vendredi 18 mai 2012

Quand le savoir se transmet

Petit bulletin À qui s’adresse Echosciences ?Laurent Chicoineau : Echosciences a été créé pour que les acteurs de la communauté scientifique et culturelle, mais aussi le grand public, puissent se rencontrer. Cela va des chercheurs, au sein des universités ou dans les établissements publics, comme le CNRS ou le CEA, aux retraités, en passant par les étudiants, les artistes ou même les militants. En fait, tous ceux qui ont un rapport avec la science ou l’innovation dans leur acceptation très large : les sciences dures mais aussi l’écologie, les arts, l’histoire…  Echosciences est au confluent du site d’informations et du réseau social. Il y a aussi une volonté de vulgarisation : les articles doivent être accessibles au plus grand nombre. Et concrètement, comment se présente-t-il ?Les gens s’inscrivent librement puis peuvent écrire des articles. Il y a aussi une petite équipe rédactionnelle, composée d’une journaliste et de moi-même. À l’heure actuelle, nous avons 165 inscrits et 55 articles publiés. Et nous avons accueilli 6000 visiteurs uniques depuis le lancement. Chaque article est par ailleurs ouvert aux co

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