Cinémas du Sud toujours prévu mi-novembre

Vincent Raymond | Mardi 27 octobre 2020

Photo : © DR


« C'est dur d'avoir 20 ans en 2020 » a lâché l'autre jour un président à la télé. Dur pour les jeunes… et les festivals. Voyez Cinémas du Sud qui, chaque printemps, nous fait prendre la température de la production cinématographique méditerranéenne, arabe et maghrébine. Annulé en avril pour cause de confinement, il avait trouvé une date de report du 12 au 16 novembre entre l'Institut Lumière, le Cinéma Mourguet de Sainte-Foy-lès-Lyon et le Gérard-Philipe de Vénissieux, mais le couvre-feu compromet certaines séances, voire plus. Sauf contrordre seront projetés Scales, Talking about Trees en présence de la productrice Marie Balducchi, The Curve en présence de la productrice Xénia Maingot, La Guérisseuse en compagnie de son réalisateur Mohamed Zineddaine et de Oualid Mouaness. À suivre…

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

À l'Institut Lumière, on dirait les cinémas du Sud

Festival | Contraint à l’annulation l’an passé, le Festival des cinémas du Sud s’est déplacé de mai à juillet pour célébrer sa 21e édition dans un format certes compact (...)

Vincent Raymond | Mercredi 30 juin 2021

À l'Institut Lumière, on dirait les cinémas du Sud

Contraint à l’annulation l’an passé, le Festival des cinémas du Sud s’est déplacé de mai à juillet pour célébrer sa 21e édition dans un format certes compact (deux jours seulement) mais d’une appréciable densité. Au programme, six films du Maghreb et du Moyen-Orient à chaque fois présentés et assortis d’un échange avec la salle — À l’Institut Lumière les vendredi 9 et samedi 10 juillet. Contexte sanitaire oblige, l’événement accueillera moins d’invités, mais le public se consolera avec la sélection qui compte des œuvres déjà connues comme les très forts Abou Leila d’Amin Sidi-Boumédiène (en ouverture) et Tu mourras à 20 ans d’Amjad Abu Alala (en clôture, en présence du réalisateur — sous réserve), comme de nombreux inédits… par ailleurs identifiés à travers les festivals du globe. C’est le cas de Louxor de Zeina Durra (primé à la Roche-sur-Yon), Zanka Contact d’Ismaël El I

Continuer à lire

19e Cinémas du Sud

ECRANS | Comme les journaux, nourris d’actualité et répondant à un besoin d’immédiateté, le cinéma travaille pour les historiens. Mais du fait des délais inhérents à sa (...)

Vincent Raymond | Mardi 9 avril 2019

19e Cinémas du Sud

Comme les journaux, nourris d’actualité et répondant à un besoin d’immédiateté, le cinéma travaille pour les historiens. Mais du fait des délais inhérents à sa fabrication, il bénéficie d’un temps de latence et d’analyse permettant aux événements dont il s’inspire de décanter, aux passions de refroidir ; aussi peut-il lui-même faire œuvre d’historien. Depuis une triste décennie, les soubresauts politiques frappant tout particulièrement les pays bordant la Méditerranée ont, c’est fatal, infusé dans la sphère intellectuelle et artistique, contaminant le cinéma. Glanant chaque année un solide échantillon représentatif des productions d’Afrique et du Moyen-Orient, le festival Cinémas du Sud a été le témoin attentif des Printemps arabes vus par le 7e art, de la situation des réfugiés et autres harragas ; et l’on se doute que les actuelles turbulences algériennes seront au cœur des prochaines éditions. En attendant, le millésime 2019 a de respectables arguments à défendre. Sur les neuf longs-métrages présentés, huit ont déjà remporté les suffrages du public dans différents festivals du globe — le dernier étant

Continuer à lire

Un panorama engagé

Cinémas du Sud | Sorbonne occupée par ici, péroraisons radiophoniques de Cohn-Bendit par là… Tout semble indiquer que l’on s’apprête à célébrer les cinquante ans de Mai 68. Quitte (...)

Margaux Rinaldi | Mardi 24 avril 2018

Un panorama engagé

Sorbonne occupée par ici, péroraisons radiophoniques de Cohn-Bendit par là… Tout semble indiquer que l’on s’apprête à célébrer les cinquante ans de Mai 68. Quitte à jeter un pavé dans la mare, soyons réalistes et demandons autre chose : par exemple, de saluer le demi-siècle d’existence du cinéma tunisien. La 18e édition du festival Cinémas du Sud (parrainée cette année par Costa-Gavras) nous en offre la possibilité. Une soirée spéciale lui sera dédiée, avec Mustafa Z (Nidhal Chatta) et Whispering Sands (Nacer Khémir). Ces deux films suivront la comédie Personal Affairs, basée sur un vieux couple palestinien et réalisée par l’Israélienne Maha Haj, qui sera diffusée la veille, lors de la soirée d’ouverture. Cette année, le festival est bel et bien orienté sur des films engagés, loin des antagonismes ou des clichés qui pourraient persister entre les huit pays représentés… Pour l’Égypte par exemple, les réalisateurs Mohammed Hammad (Withered Green) et Hala Elkoussy (Cactus Flower) mettent au premier plan de leurs film

Continuer à lire

17e Festival Cinéma du Sud

ECRANS | C’est sous le parrainage de la grande Hiam Abbass que s’ouvre cette 17e édition coorganisée par Regards Sud et l’Institut Lumière. Entourée par (...)

Vincent Raymond | Mardi 11 avril 2017

17e Festival Cinéma du Sud

C’est sous le parrainage de la grande Hiam Abbass que s’ouvre cette 17e édition coorganisée par Regards Sud et l’Institut Lumière. Entourée par l’indispensable productrice Michèle Ray-Gavras et la réalisatrice Rayhana, la comédienne présentera en primeur À mon âge, je me cache encore pour fumer, adaptation de sa pièce et première d’une série de neuf projections rendant compte de la richesse des cinémas du Sud — séances toutes accompagnées par des comédien(ne)s, cinéastes ou producteur(trice)s. On notera aussi l’avant-première française de House Without Roof, que Soleen Yucef viendra présenter. Un concentré de soleil pour les salles obscures. 17e Festival Cinéma du Sud À l’Institut Lumière du mercredi 12 au 15 avril

Continuer à lire

16e édition pour le festival Cinémas du Sud

ECRANS | Où commence le Sud ? Bien malin qui sait répondre à cette question… Son point de départ dépend de la personne qui s’exprime et d’où elle le fait ; et si c’est (...)

Vincent Raymond | Mardi 26 avril 2016

16e édition pour le festival Cinémas du Sud

Où commence le Sud ? Bien malin qui sait répondre à cette question… Son point de départ dépend de la personne qui s’exprime et d’où elle le fait ; et si c’est au-delà d’une frontière, ce ne peut être derrière une barrière. Depuis quinze ans, l’équipe artistique de la galerie Regard Sud embrasse dans un même festival les cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient, n’hésitant pas lorsque le désir s’en fait ressentir, à ouvrir sa zone de prédilection à de plus vastes territoires méridionaux. En compagnie des réalisateurs, producteurs et comédiens qu’elle convie à ce panorama rétrospectif, le festival propose chaque année un état des lieux (au sens propre) et un bilan artistique d’autant plus passionnant depuis le Printemps arabe qu’il alimente l’inspiration des auteurs, et leur donne l'envie de témoigner sur les mutations auxquelles ils assistent. Parrainée par le Tunisien Férid Boughedir, qui viendra présenter en ouverture son récent Parfum de Printemps, cette édition 2016 accueillera en clôture la productr

Continuer à lire