BlastArt ouvre son Terminal

Sébastien Broquet | Mardi 29 mai 2018

Photo : 1 et 3 © Fabecollage / 2 © DR


C'est peu dire que la scène alternative artistique lyonnaise s'agite dans tous les sens et multiplie les idées et expériences ces temps-ci : l'expo Zoo côté street art (à lire ici), la Taverne Gutenberg, et bientôt ce sera le tour de Grrrnd Zero qui va inclure une salle d'expositions dans son projet tout proche de voir la lumière : c'est prévu au second semestre. Et dès le 7 juin prochain, il faudra compter avec un nouveau projet éphémère dédié au street art : Terminal.

Soit un entrepôt appartenant au promoteur immobilier Nicolas Gagneux, grand amateur d'art, qui l'a prêté six mois durant à un collectif avant destruction définitive durant l'été. Situé dans une arrière cour du 7e arrondissement, le spot a été entièrement revisité pour en faire un espace d'exposition ambiance space opéra, avec un sas de vaisseau spatial pour y accéder, des graffitis et du mapping au mur, des robots géants au centre de l'antre ! Nous l'avons visité encore inachevé, mais le projet, qui ne durera que jusqu'au 21 juin, apparaît déjà scotchant. Mené de bout en bout par le collectif BlastArt, constitué du graffeur Kalouf, du sculpteur Romain Lardanchet et de l'artiste lumière et architecte Julien Menzel, ce Terminal est déjà l'événément à ne pas louper avant l'été.

Terminal
42 rue Raulin, Lyon 7e
Du 7 au 21 juin

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Kakfa à la Méditerranée : "Terminal Sud"

Thriller | Un pays méditerranéen indéfini de nos jours, en proie à un conflit civil et religieux. Non aligné, un médecin tente d’exercer son métier malgré les tracasseries ordinaires et les incitations de ses proches à migrer en sûreté. Un jour, sa situation s’envenime malgré lui…

Vincent Raymond | Mardi 19 novembre 2019

Kakfa à la Méditerranée :

Porté un Ramzy Bedia inspiré (comme il l’est souvent lorsqu’on lui confie un rôle dramatique), Rabah Ameur-Zaïmeche signe sans doute son film le plus abouti. Celui dont le récit s’avère le plus linéaire, mais surtout celui dont l’histoire est la plus universelle. Le contexte méditerranéen, l’évocation d’une guerre de décolonisation, la Nation déchirée et la question de la trahison… Autant de thèmes qui font écho à l’œuvre de Camus dont le cinéaste offre ici une forme de continuation contemporaine. Jusqu’à l’absurdité d’une séquence de torture qui, elle, renvoie moins à la pensée camusienne qu’à l’absurdité tchèque des procès de Prague (voir L’Aveu), quand des trésors de raffinements staliniens étaient mis en œuvre pour que des innocents s’accusent de forfaits dont ils ne connaissaient même pas l’existence. Terminal Sud Un film de Rabah Ameur-Zaïmeche (Fr-Alg, avec avert. 1h36) avec Ramzy Bedia, Amel Brahim-Djelloul, Slimane Dazi…

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Andrew Weatherall pour les 4 ans du Terminal

Clubbing | On l'appelle la "boîte noire". Zone d'agitation en dehors des radars officiels, nécessaire espace de création underground et de mixité sociale, le Terminal fête ses 4 ans en majesté, conviant l'immense Andrew Weatherall.

Sébastien Broquet | Mardi 14 mars 2017

Andrew Weatherall pour les 4 ans du Terminal

Andrew Weatherall n'est peut-être pas le nom le plus évident pour les aficionados de techno courant les festivals. C'est pourtant l'une des personnalités les plus cruciales du mouvement : déjà, parce qu'on lui doit d'avoir métamorphosé I'm Losing More Than I'll Ever Have, une pop song anonyme de Primal Scream en hit planétaire, Loaded, en 1990, avec son inoubliable sample de Peter Fonda. Les Écossais l'avaient approché après avoir lu une critique positive de leur précédent album dans Boys Own, le fanzine de Weatherall mêlant pop culture et football ; il était alors journaliste mais avait déjà tâté du remix en retouchant pour les clubs le Hallelujah des Happys Mondays (en tandem avec Paul Oakenfold) et New Order, ou plus tard My Bloody Valentine... Si rock et musiques électroniques se sont ainsi rapprochés avec les années, Andrew Weatherall en est assurément un précurseur (que serait DFA sans lui ?). Mais ce n'est pas tout : après avoir fait évoluer Boys Own en label (qui deviendra Junior Boys Own à son départ), il s'en va signer du côté de Sheffield sur un label alors à l'avant-garde absolue : Warp R

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La rentrée des clubs

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Benjamin Mialot | Vendredi 20 septembre 2013

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Si le milieu électro a longtemps déploré l'absence d'un club au sens berlinois du terme, il n'a pas attendu l'ouverture du Sucre pour se doter de lieux de vie nocturne où poser ses valises de vinyles. Rien que sur l'année écoulée, ils sont deux à avoir ouvert leurs portes pour la première fois. D'un côté le Platinium, qui après une première saison aux mains de Doop Event est aujourd'hui géré par Touche Française. Un passage de relais sans incidence sur la ligne artistique (prédominance de la house, notamment lors de nouvelles soirées mensuelles baptisées Club Sofa) et pour cause : Touche Française assurait déjà sa direction artistique. De l'autre le Terminal, propriété de Doop Event justement, qui a souhaité se consacrer pleinement à cette intime et modulable boîte noire dévolue à la techno et à la house. Ils sont rejoints cette saison par un troisième lieu, le Distrikt XII, situ

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