Insomniaque - Semaine du 16 au 22 avril

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : Eddie Fowlkes au DV1, Moodoid au Marché Gare et la troisième nuit du festival Reperkusound. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 15 avril 2014

18.04 I'm Eddie Fowlkes
L'an passé, le documentaire Twenty Feet from Stardom a rendu un peu de lumière aux choristes afro-américaines qui, dans l'ombre des Rolling Stones et de tant d'autres, ont écrit la légende de la musique populaire anglo-saxonne. Si d'aventure un réalisateur menait pareille entreprise dans le milieu de la techno, il lui faudrait accorder une place de choix à Eddie Fowlkes, DJ natif de Detroit dont l'histoire a préféré retenir qu'il a été le colocataire de Derrick May alors qu'il a offert au genre l'un de ses premiers hits (Goodbye Kiss en 1986). Justice lui sera rendue cette semaine par le DV1.

19.04 Disquaire Day 2014
Dédicaces de John Densmore (le batteur des Doors), DJ sets chez une partie des disquaires participants, concerts gratuits en fin d'après-midi... Cette année, le canal lyonnais du Record Store Day a mis les petits plats dans les grands, jusqu'à ponctuer le tout d'une soirée au Marché Gare avec le consortium hip hop lyonnais Fowatile et Moodoid, le fantasque et euphorisant projet touristico-pop du guitariste de Melody's Echo Chamber. De quoi apaiser les frustrations inhérentes à cette journée internationale de promotion du format vinyle – éditions limitées obligent – et des boutiques qui lui sont fidèles.

20.04 – Reperkusound – Nuit 3
Comme chaque année, il y a à boire et à manger au festival Reperkusound. Le troisième soir en revanche, il n'y aura au Double Mixte que de quoi se régaler avec la house défigurée au rasoir de Mr Oizo et celle, lestée de chaînes en or, des Marseillais Amine Edge & Dance, la pop stroboscopique de leurs voisins de pallier Nasser, le breakbeat en 16/9e du Birdy Nam Nam DJ Pone, la dance music tapageuse (dans tous les sens du terme) de FUKKK OFFF et le hip hop bon esprit des showstealers de L'Animalerie.


Eddie Fowlkes

+ Jack Ollins
DV1 6 rue Violi Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Moodoïd + Fowatile

Pop psyché + hip hop
Marché Gare 34 rue Casimir Périer Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Nuit 3

Mr Oizo DJ set + Klangkarussell live + Klingande live sax + DJ Pone DJ set + Amine Edge and Dance + Fukkk offf + Fakear + Nasser + Golden zip + Carte blanche à l'Animalerie (Anton Serra, Oster Lapwass, Lucio Bukowski...)
Double Mixte 19 rue Gaston Berger Villeurbanne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Une étoile pour Noël : bonté pas si divine

Seul-en-scène | Avec Une étoile pour Noël, l’auteur, metteur en scène et comédien Nasser Djemaï livre un seul-en-scène survolté et drôle au sous-texte percutant. Ou comment un gamin prénommé Nabil va accepter de s’appeler Noël pour se conformer aux désirs de certains adultes – et, plus largement, d’une partie de la société. Une recréation (le spectacle a vu le jour dix ans plus tôt) plus que bienvenue.

Aurélien Martinez | Mardi 29 janvier 2019

Une étoile pour Noël : bonté pas si divine

Une étoile pour Noël ou l’ignominie de la bonté : voilà qui est on ne peut plus clair. Nasser Djemaï ne masque pas le propos qui l’anime en l’affichant clairement dans le titre de son spectacle. C’est en partie son histoire : celle d’un gamin que la grand-mère d’un de ses camarades de classe a décidé de prendre sous son aile pour l’élever, « pour en faire une personne modèle. C’est vraiment comment faire en sorte, avec la plus grande bonté et le plus grand amour sincère, que ce petit soit à l’abri de tout. C’est toute l’ambigüité de la bienveillance : comment on projette des choses par rapport à soi. » Une étoile pour Noël, c’est surtout l’histoire de Nabil, gamin sans histoire mais aux hautes ambitions qui croisera sur son chemin divers visages d’une société peu reluisante malgré les sourires et les bons sentiments de ceux-là même qui « pensent avoir la vérité ». Énormément romancé Nabil, c’est joli comme prénom mais bon, comment réussir dans la vie avec ce handicap ? Alors que Noël, c’est tellement plus acceptable. Et ces cheveux, non, vraiment, ce n’est pas possible… « L

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Éclipse partielle : "P'tites histoires au Clair de lune"

Animation | de Miyoung Baek, Mohammad Nasseri, Babak Nazari (CdS-Fr-Irn-G-B, 0h39min)

Vincent Raymond | Mardi 29 janvier 2019

Éclipse partielle :

Destiné aux tout-petits dès trois ans, ce programme compile quatre films courts très inégaux et/ou un peu usés ayant en commun l’astre des nuits. Bonne idée sur le papier, qui commence pas trop mal avec Où est la lune ?, sorte de berceuse aux allures de comédie musicale condensée — il s’agit en fait d’un fragment de ciné-concert — accompagnant une élégante partie de cache-cache marine et aérienne à la fois. Les choses se finissent plutôt bien avec P’tit Loup, histoire enlevée de saute-moutons, au graphisme simple mais efficace. C’est entre les deux que cela se gâte : le conte iranien Ma lune, notre lune pourrait revendiquer un prix de médiocrité, s’il n’y avait l’épouvantable Il était une fois… la lune et le renard. Le fait que son auteur Babak Nazari ait quasiment tout fait seul à une époque où l’animation assistée par ordinateur était moins… accessible (2005) n’excuse ni la maladresse poussive du récit, ni la laideur caractérisée de l’ensemble digne des pire jeux vidéos du XXe siècle.

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Vertiges : Ma famille va craquer

Théâtre | Avec Vertiges, l’auteur et metteur en scène grenoblois Nasser Djemaï termine sa trilogie autour de la construction identitaire brillamment entamée avec Une étoile pour Noël et Invisibles. Une nouvelle pièce intense et dense centrée sur un réel peu vu sur les plateaux de théâtre : c’est justement ce qui fait sa force.

Aurélien Martinez | Mardi 28 mars 2017

Vertiges : Ma famille va craquer

« L’identité n’est pas un héritage mais une création. Elle nous crée, et nous la créons constamment » : voilà ce que déclarait en 2006 le fameux poète palestinien Mahmoud Darwich (1942 – 2008) au journal Le Monde. Des mots qui résonnent parfaitement avec le projet artistique que Nasser Djemaï développe depuis 2005, à tel point qu’il les utilise pour ouvrir la note d’intention de sa nouvelle création Vertiges. Une pièce créée mi-janvier à la MC2 Grenoble qui clôt ainsi sa trilogie sur l’identité et les racines initiée avec Une étoile pour Noël (dans laquelle un gamin prénommé Nabil va accepter de s’appeler Noël pour se conformer aux désirs d’une partie de la société) et Invisibles (sur les chibanis, ces travailleurs maghrébins restés en France sans leur famille). « C’est comme si, d’une certaine manière, Nabil tue son père sur Une étoile pour Noël ; le même Nabil, qui s’appelle Martin, retourne dans les enfers pour lui parler dans Invisibles ; et, à la sortie des enfers, ramène la lumière auprès de sa famille – c’est Vertiges. Mais

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Dégradé : un brillant film sur Gaza

ECRANS | de Arab & Tarzan Abu Nasser (Pal/Fr/Qat, 1h23) avec Hiam Abbass, Maisa Abd Elhadi, Manal Awad…

Vincent Raymond | Mardi 26 avril 2016

Dégradé : un brillant film sur Gaza

À quoi reconnaît-on un “bon” film de guerre ? Certainement pas au volume de ses reconstitutions méthodiques de combats, ni au réalisme hurlant de ses étripages ; plutôt à la manière dont il donne à partager l’atmosphère pesante d’un conflit — cette oppression qui s’exerce par contamination directe sur les civils, et pollue leur existence comme une maladie collective en s’insinuant dans tous les interstices de leur quotidien. Dégradé est un “bon” film de guerre parce qu’il se joue dans le huis clos d’un salon de coiffure, autrement dit un lieu anodin cultivant une image de frivolité, de superficialité, où les clientes incarnent une forme de résistance face à l’absurdité du contexte gazaoui. Parce qu’il nous montre comment chacune tente de surmonter la menace chronique, de s’accommoder des privations, de répondre de manière pragmatique à la logique de mort ambiante. Dégradé ne rend pas extraordinaires des situations qui le sont pourtant toutes (y compris la présence d’un lion domestique dans la rue !), parvient à représenter la proximité menaçante du front de manière ultra-réaliste… tout en s’abstenant de le filmer. Il y a autant d’intelligenc

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Nasser Djemaï au firmament

SCENES | Avec "Une étoile pour Noël", l’auteur, metteur en scène et comédien Nasser Djemaï livre un seul-en-scène survolté et drôle au sous-texte percutant. Ou comment un gamin prénommé Nabil va accepter de s’appeler Noël pour se conformer aux désirs de certains adultes – et, plus largement, d’une partie de la société.

Aurélien Martinez | Mardi 3 novembre 2015

Nasser Djemaï au firmament

Une étoile pour Noël ou l’ignominie de la bonté : voilà qui est on ne peut plus clair. Nasser Djemaï ne masque pas le propos qui l’anime en l’affichant clairement dans le titre de son spectacle. «Le modèle dominant me fascine beaucoup. Toutes ces valeurs et tous ces codes qui se déversent sur nous en permanence : voilà comment il faut être, voilà comment il faut penser. Je trouve qu’il y a une vraie fracture avec une partie de la population qui ne se reconnaît pas dans ces valeurs plutôt bourgeoises, catholiques et blanches.» Une étoile pour Noël, c’est en partie son histoire, mais «romancée» : celle d’un gamin que la grand-mère d’un de ses camarades de classe a décidé de prendre sous son aile pour l’élever, «pour en faire une personne modèle». «C’est vraiment comment faire en sorte, avec la plus grande bonté et le plus grand amour sincère, que ce petit soit à l’abri de tout. C’est toute l’ambigüité de la bienveillance : comment on projette des choses par rapport à soi» explique Nasser Djemaï. Une étoile pour Noël, c’est surtout l’histoire de Nabil, gosse tranquille mais aux hautes ambitions qui c

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La Souterraine au grand jour

MUSIQUES | La Souterraine nous gâtait déjà bien avec ses concerts au Café du Rhône, en exploration d'une pop française souvent francophone et psychédélique. Voilà qu'on a droit à un festival réunissant quelques-uns de ses chouchous, des nôtres, et bientôt des vôtres.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 octobre 2015

La Souterraine au grand jour

Au départ, il y a des compilations disponibles en téléchargement libre qui font la part belle – et d'ailleurs exclusive – à une certaine idée de la pop auto-produite, marginale au bon sens du terme et, surtout, en français décomplexé. Puis des concerts sis, pour leur partie lyonnaise, en tout cas la plupart du temps, au Café du Rhône. Puis La Souterraine s'est piquée d'organiser sur ce modèle ces compilations live que l'on nomme festival et qu'elle baptise STRN FEST. Voici ce dernier au Centre Culturel Charlie Chaplin, plus habitué à accueillir les barons du jazz que les jeunes ducs de la pop décalée. Et c'est peu de dire que la Souterraine nous chouchoute pour cette première étape avec, d'abord, expo de vinyles et conférences sur le psychédélisme – autre marotte de la Souterraine –, animées par le spécialiste David Rassent. L'une consacrée à Ken Kesey, auteur de Vol au dessus d'un nid de coucous et l'un des pères du mouvement avec ses Merry Pranksters, l'autre au renouveau psychédélique et progressif en France. Möölesse psyché Un renouveau qui s'incarne en des groupes comme Moodoïd, Aqu

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La rentrée musique côté chanson et french pop

MUSIQUES | Ah, la France et sa diversité. Elle sera belle cette année, entre piliers indéboulonnables, y compris de nos salles lyonnaises, comebacks attendus, jeunes gens modernes (indé ou pas) pétris de talents et éternels relous. Rien que de très classique dans un paysage toujours très ouvert. Pour ne pas dire trop.

Stéphane Duchêne | Mardi 22 septembre 2015

La rentrée musique côté chanson et french pop

Si la rentrée musicale "française" est surtout affaire de reformation (voir page 4), la programmation saisonnière est aussi le théâtre du retour perpétuel de figures qui, elles, ne se sont jamais séparées. Et pour cause : elles sont seules. Un exemple ? Stephan Eicher ? Visiblement pas tant que ça, en tout cas il doit rapporter puisqu'on le reverra du côté du Radiant (7 octobre), mais cette fois-ci pour rejouer ses tubes à grands renforts étranges de carillons, de tuyaux d'orgues et de bobines Tesla. Changement de formule également pour Jean-Louis Murat (au Théâtre de Villefranche le 12 octobre) qui poursuit sa tournée Babel sans le Delano Orchestra. Cela ne devrait pas décourager ses fans, qui sont hardcore ou ne sont pas. Un peu comme ceux de Corbier qui, lui, fait des infidélités à A Thou Bout d'Chant pour se payer un Transbo (le 10 octobre). Cap sur Belin Tout cela ne rajeunissant personne, penchons nous sur la génération montante qui se taillera la part du Lyon, entre

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Les Authentiks reprennent du poil de la bête

MUSIQUES | Hors les murs depuis l'annulation de son édition 2013, le festival Les Authentiks retrouvera cet été le chemin du Théâtre antique de Vienne. Connaissant le (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

Les Authentiks reprennent du poil de la bête

Hors les murs depuis l'annulation de son édition 2013, le festival Les Authentiks retrouvera cet été le chemin du Théâtre antique de Vienne. Connaissant le climat de morosité financière dans lequel baigne le secteur culturel ces temps-ci, cette résurrection est déjà un petit miracle en soi. Sa programmation, exclusivement dédiée au hip-hop, ce sabir des peuples périphériques, offre elle aussi quelques raisons de se réjouir. À commencer par la venue de Joeystarr, qui partagera le haut de l'affiche avec les beatmakers martiaux de Chinese Man, le temps d'une "Caribbean Dandee Block Party" en bonne compagnie (derrière les platines : Cut Killer et DJ Pone) qu'on nous promet caliente. C'est toutefois en bas de la carte que se nichent les propositions les plus excitantes, à savoir les frangins BigFlo & Oli, petits prodiges d'un rap salutairement déconneur, et la pair Anton Serra/Lucio Bukowski, la plus lettrée et loyale du collectif lyonnais L’Animalerie. Reste à savoir s'ils se produiront comme prévu avec Kacem Wapalek, qui a récemment réglé ses comptes en pub

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Les Authentiks de retour

MUSIQUES | Hors les murs depuis l'annulation de son édition 2013, le festival des Authentiks retrouvera le chemin du Théâtre antique de (...)

Benjamin Mialot | Mardi 14 avril 2015

Les Authentiks de retour

Hors les murs depuis l'annulation de son édition 2013, le festival des Authentiks retrouvera le chemin du Théâtre antique de Vienne le 15 juillet prochain. Au programme, du beat et des palabres avec le collectif Chinese Man, le petit prodige electronica Fakear, Joeystarr pour un plan à trois avec Cut Killer et DJ Pone, les rappeurs léonins (au sens propre) de l'Animalerie et la pasionaria ragga Soom-T.

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Insomniaque - Soirées du 12 au 18 novembre

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : l'after du film "Eden" au Sucre, Boombass et DJ Pone au Logo et JanJelinek et Raymond IV au Croiseur. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 11 novembre 2014

Insomniaque - Soirées du 12 au 18 novembre

13.11 Lyon Techno Generators Jamais le dernier pour exalter le dynamisme de la scène techno/house/you name it locale, Le Sucre ne pouvait rester insensible à la sortie du nouveau film de Mia Hansen-Løve, Eden, biopic "truffaldien" d'un laissé-pour-compte de la French Touch. Dans la foulée de son avant-première au Comoedia, il recevra ainsi quatre DJs qui, tandis que tous les regards se braquaient sur Versailles, posèrent les fondations de la place forte qu'est devenue Lyon depuis : Rocco, St Jean, Manoo et Patrice Moore. Entrée gratuite pour les spectateurs du film – et payable en francs pour les autres ? 13.11 La 69e Puisqu'on parle de pionniers de l'électro à la française, sachez qu'en parallèle de l'after Eden se produira au Logo un authentique artisan de la French Touch : Boombass, frère de Sinclair (on choisit pas sa famille) et moi

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L'âge de déraison

MUSIQUES | «- Ce soir-là..., - vous rentrez aux cafés éclatants, / Vous demandez des bocks ou de la limonade... / - On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans / Et (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 9 septembre 2014

L'âge de déraison

«- Ce soir-là..., - vous rentrez aux cafés éclatants, / Vous demandez des bocks ou de la limonade... / - On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans / Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.» écrivait Arthur Rimbaud du haut de sa fringante et géniale précocité. Bon, pour les tilleuls sur la promenade on n'est pas sûr. Mais pour le reste, le café éclatant, les bocks, la limonade maison, et l'envie de faire les foufous, on peut penser qu'on tient là une description assez fidèle de ce que pourraient être les 17 ans du Ninkasi. A ceci près qu'il y aura aussi un bœuf – musical, s'entend – pour ouvrir des festivités qui dureront pas moins de cinq jours (du 10 au 14 septembre). Et qui comprendront l'un de ces fameux et surréalistes blind tests d'Harry Cover et DJ Stéphane – champions du monde de rébus – une journée enfants à la Guitoune, la présence de la résidente Maggy Smiss et de la référence hip-hop DJ Sly. Mais aussi, et surtout, un concert qu'on annonce assez dingue avec les électro-rocko-classieux marseillais de Nasser et une révélation pop multicolore lyonnaise, An

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Promenons-nous dans les bois

MUSIQUES | «La pluie a tout emporté, les canards, les oignons, / La pluie a tout emporté, nos guenilles, nos haillons.» fredonnait Thomas Fersen. L'an passé, elle a même (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 26 juin 2014

Promenons-nous dans les bois

«La pluie a tout emporté, les canards, les oignons, / La pluie a tout emporté, nos guenilles, nos haillons.» fredonnait Thomas Fersen. L'an passé, elle a même emporté Woodstower, interrompant prématurément le highly anticipated concert de Eels. Refroidis par ce vilain coup du sort (et sans doute un peu à court d'un autre genre de liquide), ses organisateurs ont décidé de se retirer de la course à la tête d'affiche pour mieux se recentrer sur la spécificité de leur festival : ses atours de fête foraine éphémère – passés les 23 et 24 août, la nature du Grand Parc de Miribel-Jonage reprendra ses droits. D'un sound-system sous-marin à un espace rétrogaming en passant par un DJ set 100% slows, Woodstower fourmillera donc plus que jamais de rendez-vous décalés. La programmation musicale fera quant à elle dans le hip hop aux sourcils froncés via le concasseur (et quar

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Woodstower 2014 - La programmation

MUSIQUES | On connaissait l'affiche de Woodstower 2014, on connait désormais une partie de sa programmation : pour l'instant à dominante hip hop, elle verra (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 2 avril 2014

Woodstower 2014 - La programmation

On connaissait l'affiche de Woodstower 2014, on connait désormais une partie de sa programmation : pour l'instant à dominante hip hop, elle verra notamment se succéder, samedi 23 août au Grand Parc de Miribel Jonage, les Casseurs Flowters (duo potache composé d'Orelsan et Gringe), DJ Pone (quart de Birdy Nam Nam, complice du duo précédemment mentionné et, plus généralement, figure du platinisme d'ici), Biga*Ranx (ambassadeur français du ragga) et les lettrés et corrosifs Odezenne. Le dimanche sera lui, comme à son habitude, dévolu à la détente, notamment au rythme des pitreries du duo de batteurs Fills Monkey.   Plus de détails par ici : www.woodstower.com

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Chemins de traverse

SCENES | Depuis quatre années, le Théâtre Théo Argence de Saint-Priest s'échine à décloisonner sa programmation et s'ouvrir à un public le plus hétéroclite possible. Une (...)

Nadja Pobel | Mardi 18 mars 2014

Chemins de traverse

Depuis quatre années, le Théâtre Théo Argence de Saint-Priest s'échine à décloisonner sa programmation et s'ouvrir à un public le plus hétéroclite possible. Une mission certes au cœur de son action tout au long de l'année, mais qui atteint un point d'orgue avec le festival Transversales, composé de restitutions publiques de travaux d’écriture menés en collaboration avec des compagnies (Arnica) ou des auteurs (Sébastien Joanniez), de concerts (Carina Salvado, les Barbarins Fourchus en clôture) et bien sûr de théâtre. Parmi les trois spectacles proposés cette année figure le poignant Invisibles. Cette pièce du Grenoblois Nasser Djemaï, franc succès depuis sa création en 2011, aborde un sujet douloureux : les travailleurs immigrés à la retraite, restés en France loin de leur famille pour pouvoir toucher leur rente. Entre hommes, au foyer Sonacotra du coin, ils préparent leurs obsèques, là-bas, où ils seront sûrs de tenir la main de leurs ancêtres dans l'au-delà. En attendant, ces chibanis jouent aux cartes et veillent les uns sur les autres jusqu’à l’arrivée de Martin, jeune agent immobilier qui déboule après une agression à la recherche de son père. Mais q

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Sens Interdits 2013, jour 3 : ArabRévolt

SCENES | "ArabQueen" de Nicole Öder. "Invisibles" de Nasser Djemaï.

Nadja Pobel | Samedi 26 octobre 2013

Sens Interdits 2013, jour 3 : ArabRévolt

Ca va, ça vient sous le chapiteau posé devant les Célestins. Une première pour ce festival qui du coup revêt vraiment un aspect convivial (café, snack, librairie, et un même un bal balkanique survolté !). Mais pas le temps de s’attarder aux débats sur la place publique et de discuter du nouvel espace de liberté conquis par les artistes tunisiens ou égyptiens après les révolutions arabes. Nicole Öder et ses copines allemandes nous attendent au TNG. Filons.   Reines d’elles-mêmes Un cube carré bien tassé et un sol blanc immaculé. Voilà tout. Avec si peu, Tanya Erarstin, Inka Löwendorf et Sasha Ö Soydan vont faire beaucoup dans ArabQueen. À cour et jardin, à peine dans l’ombre, elles opèrent aux yeux de tous leurs transformations pour incarner pléthore de personnes récurrentes, hommes ou femmes, vieux ou ados. Rien n’est caché. Et ça marche ! Seule l’une d’elles interprète, de bout en bout ou presque, Mariam, jeune fille d’aujourd’hui qui vit dans un foyer d’hier, celui de ses parents traditionnalistes immigrés en Al

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Mon vieux

SCENES | Pour sa troisième pièce en tant qu’auteur, le Grenoblois Nasser Djemaï s’intéresse aux travailleurs immigrés restés en France sans leur famille. Et offre un spectacle d’une justesse de ton remarquable. Aurélien Martinez

Benjamin Mialot | Mardi 22 octobre 2013

Mon vieux

Les invisibles, ce sont ces « travailleurs immigrés, écartelés entre les deux rives de la Méditerranée, qui ont vieilli ici, en France » explique en note d’intention l’auteur et metteur en scène Grenoblois Nasser Djemaï. « Ils sont restés seuls, pour des raisons diverses. La France est devenue leur pays, mais ils sont devenus des fantômes. » Un constat cruel et désabusé sur une société française qui a longtemps fait appel à une immigration de travail, mais qui a ensuite refusé de considérer ces travailleurs comme des citoyens à part entière. Nasser Djemaï s’est ainsi servi d’une histoire à la Wajdi Mouawad centrée sur la quête des origines (à la mort de sa mère, un jeune homme apprend qu’il a un père, et part à sa recherche) pour dresser le portrait de ces Chibanis (cheveux blancs en arabe) aujourd’hui à la retraite et vivant en groupe dans des foyers, loin de la collectivité et – surtout – de leur famille restée au bled. Je t’aime, moi non plus En suivant les énigmatiques derniers mots prononcés par sa mère sur son lit de mort, Martin, agent immobilier à la

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Insomniaque - Semaine du 27 mars au 2 avril

MUSIQUES | 29.03 Reperkusound #8 - Nuit 1 S'il ne fallait retenir qu'une des trois nuits composant la huitième édition du festival Reperkusound (organisé une fois (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 21 mars 2013

Insomniaque - Semaine du 27 mars au 2 avril

29.03 Reperkusound #8 - Nuit 1 S'il ne fallait retenir qu'une des trois nuits composant la huitième édition du festival Reperkusound (organisé une fois n'est pas coutume au Double Mixte), ce serait celle-ci. Pour les présences à son affiche de Redshape, référence berlinoise de la techno masquée, et Dusty Kid, prodige italien de la techno vagabonde (son Lynchesque est un peu l'hymne officiel du Petit Bulletin, NDLR), tous deux invités par Ed'n'Legs dans le cadre d'une carte blanche. Et pour celle de FUKKK OFFF, le nouveau kaiser de l'électro rentre-dedans.   30.03 Reperkusound #8 - Nuit 2

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Corps et images bougent ensemble

ECRANS | Danse & cinéma / La danse et le cinéma, main dans la main, font quelques sauts et pirouette ensemble. Et devraient nous réserver cette année quelques belles séquences... Jean-Emmanuel Denave

Christophe Chabert | Mercredi 12 septembre 2007

Corps et images bougent ensemble

Corps en mouvement, images en mouvement : danse et cinéma font bon ménage à Lyon, celle-là s'inspirant de celui-ci dans plusieurs spectacles notables. Premier événement : la superproduction (Victor Bosch de Notre Dame de Paris et France Télévisions sont dans le coup) de Kirikou et Karaba, comédie musicale adaptée du film d'animation de Michel Ocelot qui en signe le livret. Le spectacle est créé à la Maison de la Danse (du 11 au 23 sept.) et se profile à nos yeux sous forme de gros point d'interrogation : sera-ce un attrape-gogos, une pièce surtout destinée aux enfants, ou bien encore un spectacle vif et emporté grâce à la chorégraphie du talentueux et électrique Wayne McGregor (artiste anglais découvert à Lyon lors de la Biennale de la Danse 2004) ? Mystère ! Et qui va bien pouvoir endosser le rôle de Kirikou, petit bonhomme haut comme trois pommes ? Plus on pense à Kirikou, d'ailleurs, plus on se dit qu'il s'agit, au fond, d'un bien drôle d'objet freudien : un bébé qui s'accouche lui-même, mange seul dès sa sortie du tunnel, court en tous sens comme un dératé, réfléchit plus vite que son ombre, sauve son village, devient adulte en un coup de cuillère à pot... Un hyper-actif celui-

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