Vanessa Paradis se dédouble à Fourvière

Benjamin Mialot | Lundi 19 mai 2014

Rapidement complet, le concert de Vanessa Paradis (et Benjamin Biolay à la direction musicale) aux Nuits de Fourvière ne restera pas sans suite : elle reviendra au Grand Théâtre lundi 16 juin.

Ouverture de la location à partir du jeudi 22 mai, 11h.


Vanessa Paradis

Avec les musiciens du Conservatoire à rayonnement Régional de Lyon. Dir mus Benjamin Biolay
Théâtres romains de Fourvière 6 rue de l'Antiquaille Lyon 5e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Lesbien descendu ? : "Un couteau dans le cœur"

Sapho-melon | de Yann Gonzalez (Fr, 1h42) avec Vanessa Paradis, Nicolas Maury, Kate Moran…

Vincent Raymond | Mardi 26 juin 2018

Lesbien descendu ? :

Productrice de séries Z porno gay, Anne digère mal sa rupture avec Loïs, sa monteuse. À ses finances déclinantes s’ajoute une épidémie de meurtres sanglants ravageant son équipe, laissant indifférente la police en cette fin des années 1970. Pourtant, Anne s’obstine à tourner… Copains comme cochons, Yann Gonzalez et Bertrand Mandico ont biberonné aux mêmes sources filmiques et partagent le désir de fabriquer un cinéma pétri de leurs références esthétiques. Mais quand le réalisateur des Garçons sauvages bricole un univers cohérent et personnel où affleure un subtil réseau d’influences savamment entremêlées, Gonzalez produit un bout-à-bout de séquences clinquantes et boiteuses se réfugiant derrière l’hommage à Argento, Jess Franco, Jean Rollin — qui sais-je encore parmi les vénérables du genre horrifico-déshabillé — pour en justifier la kitschissime maladresse ou l’outrageuse complaisance. Tout ici semble procéder d’une extrême roublardise. En premier lieu le choix de “l’icône” Vanessa Paradis, dont les qua

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Ça craint en Ukraine : "Frost"

Là-balte si j’y suis | de Šarūnas Bartas (Lit-Fr-Ukr-Pol, 2h) avec Mantas Janciauskas, Lyja Maknaviciute, Andrzej Chyra, Vanessa Paradis…

Vincent Raymond | Mardi 27 mars 2018

Ça craint en Ukraine :

Pour dépanner un ami, Rokas et Inga acceptent de convoyer une camionnette humanitaire de Lituanie en Ukraine. Sauf que la zone n’est pas si facile d’accès en période de guerre — une guerre dont Rokas n’avait même pas idée, et qui intrigue ce jeune homme sans but… Cinéaste du politique, voire du géopolitique, Bartas ne pouvait rester insensible à la situation ukrainienne et au chaos qu’elle produit. Un chaos mâtiné d’incertitudes et de danger, conforme à l’ambiance inquiétante de ses premiers films, explorant par la contemplation le flou des frontières et de l’attente. Pourtant, c’est par une structure des plus linéaires que Bartas engage son récit : il faut que ses deux protagonistes se perdent, littéralement ; qu’ils éprouvent la réalité de la guerre en discutant avec des “humanitaires” pour qu’ils se trouvent — ou du moins parviennent à orienter leur boussole intérieure. La curiosité de Rokas, cette irrépressible pulsion le menant au plus près du danger — histoire d’en apprécier la réalité mais aussi de tester le hasard — rappelle la démarche de John Locke, hér

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Démise en scène : "Maryline"

ECRANS | de Guillaume Gallienne (Fr, 1h47) avec Adeline D'Hermy, Vanessa Paradis, Alice Pol…

Vincent Raymond | Mardi 14 novembre 2017

Démise en scène :

Venue de sa province, Maryline se rêve comédienne. Outre la blondeur attachée à son prénom si lourd à porter, elle dégage un je-ne-sais quoi séduisant les cinéastes. Las ! Son incapacité à fendre l’armure la plombe et elle végète, quand elle ne s’auto-détruit pas dans l’alcool… La bonne nouvelle, c’est que Guillaume Gallienne a renoncé à jouer dans son second long-métrage — il nous devait bien cela, après avoir doublement imposé sa présence dans Les Garçons et Guillaume, à table ! La mauvaise, c’est le choix de la presque jeune Adeline D’Hermy, empruntée au Français. Son visage marqué est dépourvu de la cinégénie requise pour ce rôle : on ne perçoit jamais la radieuse séduction censée émaner de son personnage. La malheureuse semble pourtant se donner du mal pour être à la hauteur ; sans beaucoup de succès : on est plus enclin à la conspuer avec ses opposants qu’à éprouver de la compassion pour elle. Paradoxalement, le réalisateur parvient à tirer de ce malaise un effet productif à la toute fin, quand Maryline au

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Saint-Étienne Daho aux Nuits de Fourvière

MUSIQUES | D'un coup, Etienne Daho, qu'on a cru une fois de plus au supplice, a recouvré santé et inspiration, à la faveur de ses "Chansons de l'Innocence retrouvée". Qui valent à l'invincible et imperturbable Rennais de remonter sur la scène de Fourvière avec son meilleur album depuis des lustres. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 15 juillet 2014

Saint-Étienne Daho aux Nuits de Fourvière

«Bien sûr, je connais tes plaies et tes blessures / cyanure, tes souvenirs ont la peau dure / fêlures, à chacun son chemin, chacun ses déchirures mais je les ressens comme toi». Ces quelques vers sont issus de La Peau Dure, l'un des singles extraits du dernier album d'Etienne Daho, Les Chansons de l'Innocence retrouvée. Une chanson qui aurait tout aussi bien pu donner son titre au disque tout entier, tant elle résume l'énième retour et la carrière du Rennais. Car s'il est un constat à faire au sujet d'Etienne Daho, c'est que sa capacité de régénération et, oserait-on dire, de résurrection, confine au divin. Voilà un type que l'on a annoncé maintes fois trépassé ou pas loin, et qui toujours nous revient d'entre les mo(r)ts. Est-ce son côté Dorian Gray de la pop française ? Toujours est-il que Daho n'est jamais aussi vivant que quand on le croît clamsé. En 1995, alors qu'il est en exil artistique à Londres, on l'annonce mort du sida. Il revient en Saint Etienne Daho – en duo avec le groupe britannique Saint Etienne pour un EP baptisé Réséréction

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Trésor National

MUSIQUES | Si The National n'est pas le meilleur groupe du monde – méfions-nous, ce n'est pas impossible – il en est le plus fascinant. Oscillant entre blizzard glacé du détachement et orages de chaleur humaine, et trouvant au milieu un chemin de croix rock de toute beauté. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 15 juillet 2014

Trésor National

«Si les National étaient noirs, ce serait du blues. Mais c’est du cafard à la mie de pain blanc, spleen vieille Europe déracinée» écrivait l'an dernier ce brave Bayon à l'occasion de la sortie du déceptif (pas pour lui) Trouble Will Find Me. C'était aussi le cas de Joy Division, gang de blues blafard au groove épileptique dépigmenté par l'atmosphère grassement grise d'une Manchester pas encore Mad. Coincée sur la route du blues entre Chicago, Léviathan du Midwest, Saint-Louis, la porte d'entrée de l'Ouest, et le Nord-Est industriel, Cincinnati, ville natale de The National, n'a rien à envier à la cité de briques des Midlands – ce nœud fluvial a perdu la moitié de ses habitants en soixante ans du fait de l'avènement du rail. C'est une très jolie ville où personne ne va jamais et où il vaut mieux aimer le baseball. Pas le genre à valider des destins donc. De Cincinnati, rapidement évacuée à l'heure des études, d'abord par Matt Berninger et Scott Devendorf, puis par leurs cadets, Bryan Devendorf et ses potes les jumeaux Dessner, les National ont ramené un élan mauss

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Joyeux bordels

SCENES | Cette semaine à Fourvière, deux conceptions du cirque en collectif "s'affrontent". Celle, brindezingue, des Français d'Akoréacro. Et celle, harmonieuse, des Canadiens des 7 Doigts de la Main. And the winner is... Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 8 juillet 2014

Joyeux bordels

«Le football est un sport simple : vingt-deux hommes poursuivent un ballon pendant quatre-vingt dix minutes et à la fin, les Allemands gagnent». Édictée par l'avant-centre anglais Gary Lineker au sortir d'une défaite accrochée face à la RDA en demi-finale de la Coupe du monde 1990, cette loi s'est confirmée aux dépens des Bleus en quart de finale de celle qui s'achèvera ce dimanche. On pourrait en imaginer une toute aussi fantaisiste et impitoyable pour le cirque : «Le cirque est une discipline simple : une dizaine d'hommes et femmes défient la gravité pendant quatre-vingt dix minutes et à la fin, les Canadiens gagnent». C'est le cas cette semaine à Fourvière, également au détriment de Français, à savoir le collectif indrien Akoréacro. Klaxon, la création à onze têtes qu'il présente sous son propre chapiteau, ne démérite pourtant pas, notamment dans sa façon d'accorder prouesses physiques et musicales. Ici, un piano à queue sert de socle à des portés tandis que son interprète se révèle capable d'effectuer des sauts de carpe

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Vanessa Paradis revient aux Nuits de Fourvière

MUSIQUES | Après une première date à guichet fermé, Vanessa Paradis aurait dû se produire une seconde fois aux Nuits de Fourvière en compagnie des musiciens du (...)

Benjamin Mialot | Mardi 24 juin 2014

Vanessa Paradis revient aux Nuits de Fourvière

Après une première date à guichet fermé, Vanessa Paradis aurait dû se produire une seconde fois aux Nuits de Fourvière en compagnie des musiciens du Conservatoire à Rayonnement Régional - et de son compagnon et chef d'orchestre d'un soir Benjamin Biolay. C'était compter sans la gronde des intermittents qui, de mystérieuses promotions du premier album de The XX en journées de grève, entraina l'annulation de ce retour. Bonne nouvelle, Vaness' revisitera bel et bien une seconde fois ses Love Songs aux Nuits de Fourvière : ce sera le 27 juillet à 21h30. A croire que les histoires d'amour ne finissent pas toujours mal. Les billets seront en vente à partir du 27 juin à 11h.

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Quand la ligne prend corps

SCENES | A propos du tracé et du dessin, le philosophe Jean-Luc Nancy écrit : «C'est la trace d'un mouvement qui ouvre une différence des lieux et qui l'inscrit avec (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 24 juin 2014

Quand la ligne prend corps

A propos du tracé et du dessin, le philosophe Jean-Luc Nancy écrit : «C'est la trace d'un mouvement qui ouvre une différence des lieux et qui l'inscrit avec son rythme, son allure : une ligne, c'est-à-dire une incision, un écartement, un élan et une échappée». On entend là toutes les résonances que le dessin peut avoir avec la chorégraphie, cette "graphie" des corps. Dernièrement, Mathilde Monnier, François Verret, Trisha Brown, Benoît Lachambre se sont inspiré de ces échos dans leurs pièces. La chorégraphe canadienne Marie Chouinard (dont on avait vu le très beau Sacre du printemps lors d'une Biennale de la danse à Lyon) adapte, elle, les dessins et le poème d'Henri Michaux contenus dans le livre Mouvements. Ballet en un acte, Henri Michaux : Mouvements fait danser ces «mouvements à jets multiples, fête des taches, gammes des bras» avec, en arrière-plan, une projection des dessins du poète. Cette pièce sera jouée aux Nuits de Fourvière (les 30 juin et 1er juillet à l'Odéon) avec Gymnopédies, autre ballet pour douze danseurs articulé autour de la figure et des transformations du duo, sur les musiqu

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Pas de Nuits de Fourvière lundi 16 juin

CONNAITRE | Jusqu'ici épargnées par la grève des intermittents du spectacle, les Nuits de Fourvière se voient contraintes d'annuler la représentation des trois spectacles (...)

Benjamin Mialot | Dimanche 15 juin 2014

Pas de Nuits de Fourvière lundi 16 juin

Jusqu'ici épargnées par la grève des intermittents du spectacle, les Nuits de Fourvière se voient contraintes d'annuler la représentation des trois spectacles programmés demain, à savoir le concert de Vanessa Paradis avec l'Orchestre du CCR, la première d'Ignorance du Old Trout Puppet Workshop et celle de War & Breakfast par les élèves de l'ENSATT. Voici le communiqué que le festival nous a fait parvenir. Aujourd’hui à 13h, les personnels intermittents sous contrat aux Nuits de Fourvière, ont voté leur participation au mouvement national de grève du 16 juin. Le résultat de cette élection à bulletin secret avec une liste de 77 électeurs est le suivant : 80, 5% ont voté pour la grève, 14, 3% ont voté contre la grève, 5, 2% ont voté blanc. En conséquence, les Nuits de Fourvière ne seront pas en mesure de présenter les trois spectacles prévus ce même 16 juin, à savoir le concert de Vanessa Paradis avec l’Orchestre du Conservatoire à Rayonnement Régional sous la direction musicale de Benjamin Biolay au Grand Théâtre et les représentations d’Ignorance par la compagnie canadienne Old Trout Puppet Workshop au Théâtre Nouvelle

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«Une nouvelle étape»

SCENES | Le hip-hop a ses classiques. La preuve : le pionnier Mourad Merzouki propose aux Nuits de Fourvière "Répertoire #1", patchwork d'une partie de ses créations et de celles de ses camarades Bouba Landrille Tchouda, Kader Attou, Anthony Égéa et Marion Motin. A quelques heures d'une représentation de "Boxe Boxe" à Londres, il revient pour nous sur son art et sa transmission. Propos recueillis par Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 17 juin 2014

«Une nouvelle étape»

Il y a vingt ans quand on parlait de hip-hop, on nommait un phénomène de mode. Aujourd’hui c’est une danse à part entière. Le titre de votre nouvelle création, Répertoire, est à cet égard des plus limpides...Mourad Merzouki : Oui, il s’est passé plein de choses, des créations ont marqué le paysage chorégraphique français et ont été vues par un public très large. Je trouve que c’est important de valoriser ce répertoire-là, de voir ce qu’il a apporté et généré dans le monde de la danse. On oublie vite que le hip-hop peut être regardé, encouragé, soutenu comme n’importe quelle autre danse. Ce spectacle est aussi une façon de regarder devant nous pour continuer ce chemin. On pose une nouvelle étape.  C’est un spectacle que vous avez conçu sans pause. Comment l’avez-vous construit avec les autres chorégraphes ?J’ai choisi treize extraits de spectacles. Ensuite, l’idée est de faire en sorte que le spectateur puisse passer d’une écriture à une autre sans qu’il y ait un rideau, un entracte ou une quelconque interruption entre les chorégraphies. Je vais donc proposer un travail de création avec un fil rouge d’une pièce à l’au

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Le plus grand cabaret du monde

SCENES | Pour sa troisième invitation aux Nuits de Fourvière, la compagnie australienne Circa revisite l'univers fantasmagorique du cabaret. Ça s'appelle Beyond, et ça va effectivement bien au-delà de l'encanaillement pailleté. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 10 juin 2014

Le plus grand cabaret du monde

La fin de saison sera froufroutante ou ne sera pas. Après le fantasque et quasi testamentaire Et pourquoi pas la Lune ? de Cédric Marchal et tandis que les girls girondes de Tournée font tournoyer leurs tétons aux Célestins , c'est au tour de Circa de s'emparer de la dinguerie et de la volupté du cabaret avec Beyond. La compagnie australienne part av

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L'amour à la française

MUSIQUES | Revenue au sommet sous l'impulsion de Benjamin Biolay, Vanessa Paradis, cette délicate pâte à modeler, retrouve son Pygmalion le temps d'une paire de concerts avec l'orchestre du CRR de Lyon. Un événement "made in" Nuits de Fourvière. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 10 juin 2014

L'amour à la française

Plus de vingt-cinq ans que Vanessa Paradis navigue dans le monde de la chanson française, sous-catégorie variété haut de gamme. Une longévité remarquable pour celle qui n’écrit pas (ou si peu) ses morceaux : le pari, risqué, la rend dépendante d’autres. Mais ce serait sans compter sur ce mystère qui lui permet de subtilement diffuser sa sève, pour que les disques qu’on lui écrit semblent venir directement d’elle. Normal, puisqu’elle s’est souvent associée à des auteurs-compositeurs de renom, principalement des hommes, avec lesquels il lui est arrivée d'entretenir une relation plus que professionnelle – fut-elle amicale ou amoureuse. Serge Gainsbourg en 1990 pour le moins cul-cul qu’il n’y paraît Variations sur le même t’aime, Lenny Kravitz en 1992 pour l’envoûtant (et tout en anglais) Vanessa Paradis, ou encore Matthieu Chédid et quelques autres musiciens de la même veine en 2000 pour l’écrin Bliss 

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Haut en couleurs

SCENES | Une maison, des lumières éclatantes qui disparaissent ou surgissent d’un fond de scène tantôt bleu ciel tantôt noir : d'emblée, dans Zinnias, the Life of Clementine (...)

Nadja Pobel | Mardi 3 juin 2014

Haut en couleurs

Une maison, des lumières éclatantes qui disparaissent ou surgissent d’un fond de scène tantôt bleu ciel tantôt noir : d'emblée, dans Zinnias, the Life of Clementine Hunter, tout Bob Wilson est là. Plus heureux, moins conceptuel que la plupart de ses spectacles, cet opéra en un acte pour onze comédiens est un retour à sa première rencontre avec une artiste. Bob Wilson a douze ans lorsqu’en vacances en Louisiane, lui le Texan, visite la plantation de Melrose à Natchitoches. Il y croise Clementine Hunter, peintre autodidacte qui s’inspire dans ses toiles de son travail quotidien dans la solitude des champs de coton et dont les tableaux très colorés (un des plus fameux est justement intitulé Zinnias) sont aujourd’hui exposés dans de nombreux musées américains, dont le National Museum of African-American History and Culture qui ouvrira en 2015 à Washington – une reconnaissance que retranscrit la dernière partie du spectacle. Au-delà de l’histoire singulière de cette femme, interprétée par Carla Duren, Bob Wilson en profite pour évoquer deux siècles de musique afro-américaine. Blues, rock mais aussi gospel habitent ainsi cette création donnée pour la première

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Nuits de Fourvière 2014 - La programmation

CONNAITRE | 65 spectacles, 170 levers de rideau, des rendez-vous au TNG, à Gadagne ou à la Maison de la danse : les Nuits de Fourvière s'annoncent plus foisonnantes que jamais. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 13 mars 2014

Nuits de Fourvière 2014 - La programmation

L'an passé, nous saluions le starpower de la soixante-huitième édition des Nuits de Fourvière. Maintenant que nous connaissons la teneur de la soixante-neuvième, nous voilà contraints de revoir notre jugement à la baisse : en termes d'éclat et de densité, la programmation de 2014 est à celle de 2013 ce que la Grande Nébuleuse d’Andromède est à la Voie Lactée. Le principal artisan de ce saut hyperspatial qualitatif n'est autre que Richard Robert, transfuge des Inrockuptibles qui semble avoir avoir définitivement trouvé ses marques de conseiller artistique. Impeccablement équilibré entre reconnaissance de phénomènes franco-belges (Phoenix,  Fauve et Stromae), concerts événementiels (un hommage à Robert Wyatt, Benjamin Biolay qui dirigera un orchestre pour sa nouvelle muse, Vanessa Paradis), rappels de la suprématie de la pop d'outre-Manche (le collectif multimédia Breton, Damon Albarn pour son premier album solo, Franz Ferdinand, Miles Kane), passages ob

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Fauve aux Nuits de Fourvière

MUSIQUES | Alors qu'il est en passe de remplir une vingtaine de fois le Bataclan, on apprend que le phénomène Fauve (dont nous avions causé à l'occasion de sa première (...)

Benjamin Mialot | Mardi 4 février 2014

Fauve aux Nuits de Fourvière

Alors qu'il est en passe de remplir une vingtaine de fois le Bataclan, on apprend que le phénomène Fauve (dont nous avions causé à l'occasion de sa première incursion en terres lyonnaises), dont le premier album vient de sortir, se produira aux Nuits de Fourvière dimanche 15 juin. Il rejoint ainsi Etienne Daho, Phoenix, les Pixies et Stromae, premières têtes d'une affiche musicale qui s'annonce colossale.

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J'aime (pas) la chanson française

MUSIQUES | Au Petit Bulletin nous avons cette réputation, en laquelle nous croyons parfois nous-mêmes, qui veut qu’à l’instar du titre des opus du dessinateur Luz, «[On] n'aime (toujours) pas la chanson française». La preuve que si, un peu. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 19 septembre 2013

J'aime (pas) la chanson française

On a beau eu noircir des Unes sur Françoiz Breut, la révélation Daisy Lambert, faire des ronds de jambes à Emilie Loizeau, Jean-Louis Murat, Benji Biolay, ou même ce drôle d'animal qu'on appelle Fauve – qui revient d'ailleurs déverser sa bile casse-gueule au Festival Nouvelles Voix à Villefranche – rien n'y fait. Une réputation, ça vous colle à la peau comme le pansement du Capitaine Haddock, tout ça parce qu'on n'est pas à fond sur Calogero – et ce n'est pas avec Circus, son opéra pop, que ça va s'arranger – ou que Jean-Jacques Goldman n'est pas notre français préféré. Le truc c’est qu’appréhender la notion de chanson française c’est comme essayer d’attraper un

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Café de Flore

ECRANS | Café de Flore avait le potentiel pour faire décoller le spectateur. Jean-Marc Vallée, réalisateur québécois de C.R.A.Z.Y, a voulu avec son nouveau long combiner (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 27 janvier 2012

Café de Flore

Café de Flore avait le potentiel pour faire décoller le spectateur. Jean-Marc Vallée, réalisateur québécois de C.R.A.Z.Y, a voulu avec son nouveau long combiner deux histoires dans un même scénario. La première, en 2011, est celle d’un DJ montréalais tiraillé entre son ex-femme et son nouvel amour ; la seconde, dans le Paris des années 1960, raconte le combat et l’amour inconditionnel d’une mère pour son fils trisomique. La partie "parisienne" est, de toute évidence, la mieux maîtrisée. Mais jusqu’ici pas de lien entre les deux si ce n’est la musique, à savoir ce morceau de Matthew Herbert qui sert de fil conducteur et de titre au film. Malheureusement, le spectateur se perd dans les envolées lyriques, la longueur de certaines scènes et ces incessants va-et-vient temporels. L’histoire part dans tous les sens et au fur et à mesure, on s’agace de ne pas connaître ce lien qui réunit les deux histoires. Il faut patienter un bon moment pour enfin comprendre le rapport entre ces destins. Le voile se lève par le biais d’un personnage de second plan ; et c’est par la voie de l’esprit et de l’irrationnel que l’on trouve l’explication finale. Un dénouement mystique, donc

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