Yael Naim en concert surprise au Lavoir

Benjamin Mialot | Lundi 15 juin 2015

Surprise : la chanteuse franco-israelienne donnera ce soir un concert des plus intimistes au Lavoir Public, ainsi qu'elle l'a annoncé hier soir à Fourvière entre deux triomphes.

Pour faire partie de la centaine de privilégiés qui pourront y assister, direction Digitick dès 8h. Il vous en coûtera 15 euros (+ 2 euros d'adhésion à l'association le soir venu).

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Le Petit Bulletin Festival pour ceux qui n'y étaient pas

Après-Coup | Un an après sa première édition, le retour du Petit Bulletin festival à la Chapelle de la Trinité a donné une fois encore lieu à quelques moments de magie, fruits de l'atmosphère unique du lieu et de la générosité musicale de L, Stuart A. Staples et Yael Naim, les artistes invités trois soirs durant. Retour sur un week-end riche en émotions.

Stéphane Duchêne | Mercredi 31 octobre 2018

Le Petit Bulletin Festival pour ceux qui n'y étaient pas

L (Raphaële Lannadère), ovni Pour la première incursion du Petit Bulletin Festival aux frontières de la chanson française, c'est peu de dire que L livra une prestation étonnante. Aux "frontières de la chanson française" car avec ses arrangements, élancés, pour deux violoncelles et un percussionniste, la chanteuse livra aussi un ovni musical qui ne mit pas longtemps à décoller entre les murs de la Chapelle de la Trinité. Musiciens tout de noirs vêtus, L d'une grande élégance dans sa robe sombre évoquaient en effet davantage les codes du classique et parfois du cabaret mais brisaient tous les autres, pour des versions bouleversantes, tantôt mélancoliques, tantôt dansantes, dans un mélange d'intensité et de légèreté, de gravité et d'espièglerie parfois, de titres de Chansons son dernier album – tels La Meuse, Laisser Passer, Tempête, La Micheline ou Orlando, au splendide final gospel emprunté au Gentle Angry People de Holly Near, mais aussi Sur mon îl

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LE PETIT BULLETIN FESTIVAL #3 – Gros Plan sur Yael Naim

MUSIQUES | Le 28 octobre prochain, à l'occasion du Petit Bulletin Festival, Yael Naim retrouvera la Chapelle de la Trinité. Après le Quatuor Debussy en 2016, c'est cette fois avec le choeur Les Métaboles que la chanteuse montera sur scène pour un spectacle inédit où la voix sera à l'honneur. Présentation.

Stéphane Duchêne | Vendredi 12 octobre 2018

LE PETIT BULLETIN FESTIVAL #3 – Gros Plan sur Yael Naim

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Yael Naïm : « avec les Métaboles, j'ai découvert que je pouvais aller encore plus loin »

Petit Bulletin Festival | Il y a un peu plus de deux ans, Yael Naïm livrait trois Petit Bulletin Live pleins à craquer avec le Quatuor Debussy, dont deux à la Chapelle de la Trinité. Et c'est en cette même chapelle qu'elle revient à l'occasion du Petit Bulletin Festival, dans une toute autre configuration. Cette fois c'est avec le chœur Les Métaboles que la musicienne et chanteuse vient présenter un projet inédit ici, initialement créé pour la Philharmonie de Paris.

Stéphane Duchêne | Mardi 2 octobre 2018

Yael Naïm : « avec les Métaboles, j'ai découvert que je pouvais aller encore plus loin »

Pouvez-vous nous présenter Les Métaboles, le chœur qui vous accompagnera sur la scène de la Chapelle de la Trinité ? Yael Naim : Ce qui est particulier avec eux, c'est qu'au-delà du classique, ils ont un état d'esprit et une ouverture vers d'autres genres de musique. C'est un chœur qui peut chanter a cappella, avec un orchestre classique, ou comme dans notre cas, avec des musiciens pop. Il y a différents types de chorales, chacune a un peu sa texture, sa couleur, et sa démarche, et on a d'emblée aimé celle des Métaboles qui est vraiment particulière. Le fait qu'ils soient justement ouverts à d'autres expériences a rendu la rencontre vraiment intéressante. Accessoirement, en plus d'être incroyables musicalement, ils sont très gentils et très cool. Parfois dans le classique, les choses sont très institutionnelles, très cadrées, avec eux c'était très libre. Comment avez-vous fait leur connaissance ? On cherchait un chœur pour mener à bien une carte blanche à la Philharmonie de Paris. Au départ on nous a parlé du Jeune Chœur de Paris qui collabore souvent avec la Philharmonie. On était donc parti pour faire l

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Stuart A. Staples à la Chapelle de la Trinité

Petit Bulletin Festival | Le Petit Bulletin Festival revient les 26, 27 et 28 octobre en la Chapelle de la Trinité. Au programme, trois concerts uniques en compagnie d'L, Stuart A. Staples et Yael Naim.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 juin 2018

Stuart A. Staples à la Chapelle de la Trinité

À peine refermé son volet printanier aux Subsistances, voici déjà que s'annonce les 26, 27 et 28 octobre la nouvelle version automnale du Petit Bulletin Festival. Toujours sis à la Chapelle de la Trinité, le programme propose trois spectacles uniques, tant qualitativement que quantitativement (autrement dit, vous n'aurez pas la possibilité de les voir ailleurs), au croisement de la pop, de la chanson et du classique. Cela débutera le vendredi 26 octobre avec L (alias Raphaèle Lannadère) dont le premier album, Initiale, armé d'un sens inouï de la poésie, avait charmé la critique en 2011 au point d'en faire un grand espoir de la chanson française. Accompagnée de deux violoncelles et de percussions, elle viendra présenter son troisième long format, Chansons, lui-même uniquement et subtilement habillé d'un quatuor à cordes et d'une harpe. Le samedi 27, c'est une petite légende de l'indie rock que les spécialistes reconnaîtront en la personne de Stuart A. Staples, ci-devant voix vibrante des Tindersticks, formation rock flirtant depuis 25 ans ave

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Yael Naïm et le Quatuor Debussy mêlent leurs cordes

MUSIQUES | Yael Naïm et le Quatuor Debussy sont de retour en PB Live, cette fois à la salle Rameau, samedi 9 avril.

Stéphane Duchêne | Mardi 26 janvier 2016

Yael Naïm et le Quatuor Debussy mêlent leurs cordes

Ce n'était qu'un concert surprise, né du désir de rencontre d'une chanteuse qui les multiplie, Yael Naïm, et d'un quatuor de chambre qui n'aiment rien tant que briser les barrières à coups d'archets, malicieusement facilité par un ami commun, Marc Cardonnel de Rain Dog Prod. Au départ, forcément, c'était un concert de presque rien ; trois ou quatre titres (bizarrement, aucun des protagonistes ne semble se souvenir du chiffre exact), presque improvisé : « On a travaillé un peu en amont avec Nicolas Worns, mais on ne s'est vraiment rencontré avec le quatuor que le jour même. C'était super, c'est un quatuor classique très pointu et en même temps très ouvert, complètement rock'n'roll. » Et quelque chose s'est produit qui n'était pas prévu. Quelque chose de magique. « On a été les premiers surpris de voir à quelle vitesse le lieu s'est rempli. J'ai rarement vécu une telle émotion dans un concert, on s'est vraiment senti très chanceux d'être là » s'étonne encore Yael Naïm. Et Christophe Colette, violoniste du quatuor d'ajouter : « Ce concert improvisé, sur le pouce, au Lavoir Public a été tellement magique, qu'avec les membres d

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Rentrée musique 2016 : anciens et modernes

MUSIQUES | Entre Polna, Neil Young, les Insus et même le retour du plus si jeune Jon Spencer (porté pâle au printemps), les aînés seront là en force en 2016. Mais la jeune garde veille et ne s'en laissera pas compter.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 janvier 2016

Rentrée musique 2016 : anciens et modernes

Jon Spencer aime tellement nos panoramas de rentrée – il en a déjà fait la Une – qu'il parvient même à y figurer deux fois par an. On l'annonçait en septembre dernier, voilà qu'on le réannonce pour le 6 mars à l'Épicerie Moderne. Avec bonheur, puisque si nous le faisons, c'est que le trio du New-yorkais avait dû annuler à la dernière minute cet automne pour raisons de santé. Tout va mieux, donc tout va bien, et cela indique peut-être que cette année 2016 sera légèrement moins pénible que la précédente – raccrochons-nous aux branches, tant qu'il y a encore des arbres. Or des branches, même vieilles, il se trouve qu'il en repousse, en témoigne une tripotée de reformations plus ou moins récentes de groupes plus ou moins relous à l'oreille (Louise Attaque au Transbo le 29 mars, Elmer Food Beat au CCO le 6 avril) dont la palme revient bien sûr aux Insus, soit Téléphone sans fille (n'y allez pas, c'est complet) – rayon nostalgie de jeunesse, on préférera de loin se consacrer à Nada Surf, qui ne s'est jamais déformé, le 26 avril à l'Epicerie. Ah, tiens on allait oublier Polnareff

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Yael Naim de retour en avril

MUSIQUES | Ça y est, le Petit Bulletin Live additionnel de Yael Naim et du Quatuor Debussy (le 31 janvier à la Chapelle de la Trinité) est lui aussi complet. Vous (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 18 décembre 2015

Yael Naim de retour en avril

Ça y est, le Petit Bulletin Live additionnel de Yael Naim et du Quatuor Debussy (le 31 janvier à la Chapelle de la Trinité) est lui aussi complet. Vous savez ce qu'on dit : jamais deux sans trois. Notez donc que tout cet intrépide petit monde (dont on peut entendre une première collaboration sur l'EP Older Revisited) se retrouvera le 9 avril, cette fois à la Salle Rameau, et une fois encore sous notre bannière oculaire.

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Yael Naim : c'est complet, mais...

MUSIQUES | Il y a peu, nous avions le regret de vous annoncer l'annulation du PB Live de San Fermin – le groupe ayant choisi de prendre ses distances (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 25 novembre 2015

Yael Naim : c'est complet, mais...

Il y a peu, nous avions le regret de vous annoncer l'annulation du PB Live de San Fermin – le groupe ayant choisi de prendre ses distances avec le climat menaçant qui est le nôtre en ce moment. Cette fois, nous avons le plaisir de vous faire savoir que celui scellant les retrouvailles de Yael Naim et du Quatuor Debussy le 30 janvier à la Chapelle de la Trinité est complet. Pour la peine, ils remettront le couvert le lendemain, le 31 donc, au même endroit. Au figuré hein ! http://www.petit-bulletin.fr/live/yael-naim.html

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Bruce Brubaker, San Fermin et Yael Naim ouvrent la saison 2015/2016 des PB Live

MUSIQUES | Philip Glass joué par Bruce Brubaker au Sucre, Yael Naim qui fricote pour la quasi première fois avec le Quatuor Debussy en la Chapelle de la Trinité et le retour de San Fermin au Marché Gare : cette saison, le PB Live voit triple.

Stéphane Duchêne | Mardi 22 septembre 2015

Bruce Brubaker, San Fermin et Yael Naim ouvrent la saison 2015/2016 des PB Live

On avait laissé les Petit Bulletin Live résonner sur les dernières notes du Songs of Time Lost de Piers Faccini et Vincent Segal au Temple Lanterne en novembre dernier – ces derniers y refaisant un passage le 10 décembre. Certes, le temps fut long, mais comme l'a chanté Francis Lalanne, «on se retrouvera», et ce dès le 21 octobre. Et pas avec Francis Lalanne, c'est dire si le public est gâté. Et pas que pour une seule date, mais trois. Cette année, le PB Live, après une remise en forme, s'est converti à la tactique bien connue de Jacques Anquetil et de notre précieux et enthousiaste partenaire Rain Dog Productions :«On part à fond, on accélère au milieu et on finit au sprint.» Donc on part à fond, avec du lourd et du pointu, un bon 53x12 en langage cycliste mais qui, une fois lancé, roule tout seul : Bruce Brubaker joue Glass. Au Sucre. Parce que personne ne joue mieux Glass que Brubaker, à part peut-être Glass lui-même. On y revient de toute façon très vite. Sachez simplement que, interprétées par un tel virtuose, les études pour piano solo de Philip Glass,

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Yaël Naïm et le Quatuor Debussy en PB Live

MUSIQUES | À la faveur d'un concert d'après Fourvière au Lavoir Public, le 15 juin dernier, Yael Naïm et le Quatuor Debussy (on ne présente plus ni l'un, ni l'autre) (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 15 septembre 2015

Yaël Naïm et le Quatuor Debussy en PB Live

À la faveur d'un concert d'après Fourvière au Lavoir Public, le 15 juin dernier, Yael Naïm et le Quatuor Debussy (on ne présente plus ni l'un, ni l'autre) sont tombés en amour. D'où l'idée de prolonger cette expérience de manière plus durable, plus travaillée et surtout plus publique (la capacité du Lavoir étant ce qu'elle est). La chanteuse et le quatuor baroque se retrouveront donc le 30 janvier 2016 en la Chapelle de la Trinité pour un PB Live forcément exceptionnel (ils le sont toujours) qui revisitera avec douceur – et les arrangements du Debussy – le répertoire passé et présent de Yael. Grâce lumineuse et cordes sensibles garanties. Informations et préventes : http://www.petit-bulletin.fr/live/yael-naim.html

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À la Machine

MUSIQUES | Florence Welch a toujours lorgné vers les grandes voix féminines des années 60 (Candi Staton) à 80 (Kate Bush). Chose étrange sur Ship to Wreck – notons au (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 1 juillet 2015

À la Machine

Florence Welch a toujours lorgné vers les grandes voix féminines des années 60 (Candi Staton) à 80 (Kate Bush). Chose étrange sur Ship to Wreck – notons au passage que son obsession ophéliaque de la noyade, entrevue depuis Lungs, est toujours bien... ancrée, si l'on ose dire – le morceau très classic rock qui ouvre How Big, How Blue, How beautiful, elle semble d'emblée habitée par l'esprit, la voix et le débit ensorcelant de Stevie Nicks de Fleetwood Mac lorsqu'elle chantait en une transe dévorante leur fameux Rhiannon, l'histoire d'une sorcière galloise – «Welsh witch» en anglais. Étrange coïncidence qui ne fait sans doute que confirmer les pouvoirs sorciers de la rousse anglaise à la voix inflammable. Laquelle ne sort quasiment jamais, tout au long de ce nouvel album, de cette transe, si ce n'est pour quelque secondes d'une intro en ballade de nouveau bushienne sur le morceau-titre, qui lui aussi explose en bouche sans prévenir. Ici, tout est en effet big, à commencer par les arrangements en superpositions de cuivres, ces rythmiques de films d'aventures et cette voix qui donne l'impression que Florence e

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Les Nuits de Fourvière – Jusqu'au 31 juillet à Lyon (69)

SCENES | Après une édition 2014 riche en prises de risques, le festival phare de l'été lyonnais est revenu à ses fondamentaux bankable. On peut le déplorer. On peut, plus prosaïquement, se satisfaire de l'aubaine que constitue la venue d'artistes de haute stature dans un cadre aussi magistral que celui dessiné par les théâtres romains de Fourvière. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

Les Nuits de Fourvière – Jusqu'au 31 juillet à Lyon (69)

Timorée la programmation des Nuits de Fourvière 2015 ? Assurément. Mais ce ne serait un problème que si la perspective de revivre cet instant magique où les coussins à l'effigie du festival, propulsés en signe d'acclamation par les 4500 spectateurs du grand théâtre qui l'accueille chaque été depuis 70 ans, éclipsent les étoiles et les lumières de la ville en contrebas, ne valait pas blanc-seing. Qu'importe en effet, s'il honore son vœu de pluridisciplinarité jusqu'au non sens, en accueillant six représentations de Florence Foresti et s'il nous refait pour la énième fois le coup des phénomènes de foire médiatique (Lily Wood & the Prick, Christine & the Queens), de la variété propre sur elle (Charlie Winston, Calogero) et du rock'n'roll fossilisé (Iggy Pop, Patti Smith, Robert Plant). Là-haut, tout est forcément plus beau. Surtout ce qui l'est déjà à la base, évidemment : l'électro-pop givrée de Björk, les miniatures avant-gardistes de Pascale Comelade, l'indie rock patraque de

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Les 7 Doigts de la Main font la tambouille

SCENES | Avec "Psy", "Traces" et "Séquence 8", le collectif canadien des 7 Doigts de la Main nous avait habitué au meilleur. Avec "Cuisine et confessions", présenté à la Maison de la Danse pour les Nuits de Fourvière, il signe un spectacle tout en auto-satisfaction et en démagogie. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Lundi 29 juin 2015

Les 7 Doigts de la Main font la tambouille

Un décor de cuisine monumental à faire pâlir tous les marquis de salades, des artistes venant à la rencontre des spectateurs qui s’installent pour s’enquérir de leur plat préféré alors que d’appétissantes émanations d’ail s’échappent du plateau : les 7 Doigts de la Main savent recevoir et allécher. Sauf que ce prélude, même une fois les lumières éteintes, n’en finit plus, au point que le spectacle semble ne jamais commencer, nonobstant quelques numéros de jonglage avec des fouets métalliques. D’emblée, Cuisine et confessions manque cruellement de rythme – et cela se vérifiera sur ses 90 minutes – un comble pour des circassiens, par ailleurs de très haut niveau (ah ! leur maîtrise du mât chinois...). De là, les 7 Doigts de la Main se laissent prendre au piège de l’adresse réitérée au public, le conviant fréquemment sur scène, comme s’ils ne pouvaient convaincre par leur seul talent, allant jusqu'à se planquer tandis que trois spectateurs meublent la scène. Dans cet aveu de faiblesse, ce n’est pas tant l’embarras des cobayes qui met mal à l'aise que la limpide démission des artistes. Se (faire) rouler dans la farine Autre facilit

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Comelade imaginaire

MUSIQUES | You're Never Alone with a Schizo. Le titre du cinquième morceau du vingt-huitième album (selon la police) de Pascal Comelade (une embardée garage avec les (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 23 juin 2015

Comelade imaginaire

You're Never Alone with a Schizo. Le titre du cinquième morceau du vingt-huitième album (selon la police) de Pascal Comelade (une embardée garage avec les Liminanas) résume sans doute à merveille sa musique. Alors bien sûr, Pascal Comelade n'est pas un schizo, du moins pas à notre connaissance. Mais rarement on aura vu dans l'histoire du rock (car oui, Comelade c'est du rock) un type à l'imaginaire à la fois aussi touffu – il n'y a qu'à réciter à haute voix la liste des titres de ses morceaux – et obsessionnel, maniaque et éparpillé. Si l'on dit des grands cinéastes qu'ils font toujours le même film et que c'est même à ça qu'on le reconnaît, alors Comelade est, lui, un très grand musicien, décidé, mais aussi déchiré et déchirant dans ses aspirations à la transsubstantiation musicale. La preuve : quand il emprunte un morceau à autrui (Wyatt, les Stones, Deep Purple), ce qui ébaubit c'est sa capacité non seulement à le dissoudre mais surtout, comme on dit au Groland, à la ressoudre, pour ne pas dire à la ressusciter dans un mouvement contradictoire. Souvenons-nous de ce film d'Hal Hartley pour une collection Arte sur le passage à l'an 2000. Jésus, inca

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Sylvie Guillem : une étoile disparaît

SCENES | A 50ans, la danseuse étoile Sylvie Guillem fait ses adieux et débute son ultime tournée au Théâtre antique de Fourvière. Une scène qu'elle a beaucoup fréquentée mais qui n'est malheureusement pas toujours propice à la danse intimiste. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 23 juin 2015

Sylvie Guillem : une étoile disparaît

La chorégraphe espagnole Maria Pagès et la danseuse étoile Sylvie Guillem incarnent toutes deux l'essentiel de la programmation danse des Nuits de Fourvière ces dernières années (à quelques intéressantes exceptions près : Marie Chouinard, Sasha Walz, Ohad Naharin...). Concernant Sylvie Guillem, on ne peut affirmer s'en lasser tant ses spectacles, souvent composés de soli ou de duos, y sont difficilement visibles : on n'a jamais bien vu davantage qu'une silhouette fine et véloce gesticulant parmi des lumières colorées et un peu de musique. Bref, programmer de petites formes au sein du grand théâtre, c'est au fond vouloir s'adresser surtout à un public de pilotes de chasse. Life in progress, annoncé comme les adieux à la scène de la grande danseuse, ne dérogera sans doute pas à la règle puisque son programme réunit, une fois encore, deux soli et deux duos (dont deux créations : le solo techne d'Akram Khan et le duo Here & After, signé du chorégraphe canadien Russell Maliphant). Nous retiendrons nos larmes donc. Caprices Nous les retiendrons d'autant plus qu'ailleurs, nous avons déjà pu découvrir le navrant sol

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María Pagès : "Carmen est toutes les femmes"

SCENES | À 51 ans, María Pagès ose enfin se confronter au mythe de Carmen. Mieux : avec "Yo, Carmen", présenté cette semaine aux Nuits de Fourvière, la Sévillane, au fait de son art du flamenco, parvient à insuffler une profondeur inédite à l’héroïne de Mérimée. Nous l’avons rencontrée à Jerez de la Frontera, au cœur de son Andalousie natale. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 2 juin 2015

María Pagès :

Votre spectacle s’intitule Yo, Carmen ("Moi, Carmen"). Quelle est votre Carmen ? María Pagès : C’est toutes les femmes. Je crois que le mythe de Carmen s’est construit pour de mauvaises raisons. Mérimée a mis en Carmen ses désirs d’homme pour exprimer ses passions. Mais Carmen est le nom le plus commun en Espagne ! Dans ma classe à l’école, il y en avait six ! Carmen c’est donc ma tante, ma cousine, la femme en général, ce n’est pas cette invention masculine. Elle peut bien sûr être sensuelle, mais c’est aussi la femme qui souffre. La situation de la femme a avancé mais pas beaucoup. Il faut toujours démontrer qu’une femme peut être forte, capable… Carmen était une femme sans voix, c’est l’homme qui parlait pour elle et si elle parlait on la tuait. Votre Carmen se plie d'ailleurs à des tâches ménagères… Oui, c’est important de montrer que c’est encore la femme qui s’occupe de la base de la société. On dit d’ailleurs "la langue maternelle". Pourquoi ? Parce que c’est la femme qui transmet la communication. Il faut mettre en valeur cela. Carmen, selon vous, n’est pas qu’espagnole, mais au

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Nuits de Fourvière 2015 : la programmation

ACTUS | Des adieux, des retrouvailles, des rencontres : bien que moins surprenante que sa prédécesseur, la 22e édition des Nuits de Fourvière promet son lot d'émotions fortes. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 25 mars 2015

Nuits de Fourvière 2015 : la programmation

Pas de créations, peu de cautions indé, aucune réelle exclusivité : là où la programmation musicale de l'édition 2014 épatait par sa diversité et son audace, celle de 2015 a comme un parfum d'austérité. Du phénomène Christine & the Queens à Calogero, de Ben Harper à Joan Baez en passant par Selah Sue, Véronique Sanson, Jeanne Cheral (pour un concert avec l'orchestre du CRR de Lyon), le clan Chédid, Moriarty, Charlie Winston, Iggy Pop, Robert Plant, Patti Smith (qui interprétera l'intégralité de son premier album Horses) ou Björk (dont la venue reste cependant un événement), ce ne sont pas les valeurs sures – au sens boursier de l'expression – qui manquent cette année. Sorti d'une poignée d'auteurs avec un grand A (Dominique A, forcément, Pascal Comelade, Lambchop), c'est donc ailleurs qu'il faudra chercher un peu de fraîcheur. Au Brésil (avec la légende tropicali

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Björk aux Nuits de Fourvière

MUSIQUES | Tout est dans le titre : la diva islandaise fera son grand retour au Grand théâtre le 20 juillet prochain. Le festival en profite pour (...)

Benjamin Mialot | Lundi 16 mars 2015

Björk aux Nuits de Fourvière

Tout est dans le titre : la diva islandaise fera son grand retour au Grand théâtre le 20 juillet prochain. Le festival en profite pour rappeler que l'édition 2015 sera dévoilée intégralement mercredi 25 mars à 11h15 (nous ne manquerons pas de la commenter dans la foulée). Et que la billetterie ouvrira le lendemain à 16h avec un lancement public place Bellecour.

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Bartabas en création mondiale aux Nuits de Fourvière

SCENES | Toutes les créations de Bartabas, depuis près de 30 ans qu'il porte à leur quintessence les rapports homme/animal, sont passées par ici. Lyon est même la seule (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 18 février 2015

Bartabas en création mondiale aux Nuits de Fourvière

Toutes les créations de Bartabas, depuis près de 30 ans qu'il porte à leur quintessence les rapports homme/animal, sont passées par ici. Lyon est même la seule ville de France, avec Paris, dans laquelle ses treize spectacles auront été présentés. C’est donc logiquement que les Nuits de Fourvière accueilleront la première mondiale de son nouvel opus, On achève bien les anges - Elégies. En plein travail dans son théâtre équestre au Fort d’Aubervilliers, Bartabas a donc encore quatre mois de travail devant lui pour mener à bien cette création, avant de la présenter sous chapiteau au parc de Parilly, où il avait déjà, en 2012, montré le fabuleux Calacas,  inspiré des (joyeux) rites mortuaires mexicains. Ce sera aussi pour lui l’occasion de retrouver un espace de jeu qu’il avait abandonné depuis quelques années. 26 chevaux, 9 cavaliers et 6 musiciens seront sur la piste. Ces derniers feront entendre du Prokofiev, du Bach et du Messiaen, mais aussi et surtout du Tom Waits, que le cavalier a depuis longtemps en tête. «C’est un Jacques Brel américain» dit-il pour lui rendre hommage. Waits ne sera évidemment pas

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Florence Foresti aux Nuits de Fourvière

SCENES | Depuis quelques semaines, Lyon bruissait d'incompréhensions quant à l'absence de Florence Foresti des programmations de la Halle (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 4 février 2015

Florence Foresti aux Nuits de Fourvière

Depuis quelques semaines, Lyon bruissait d'incompréhensions quant à l'absence de Florence Foresti des programmations de la Halle Tony Garnier, de la Bourse du travail et autres lieux capables d'accueillir une showwoman de son calibre. On sait désormais de quoi il retourne : c'est exclusivement aux Nuits de Fourvière que l'enfant du pays présentera son nouveau spectacle, Madame Foresti, du 6 au 12 juillet (avec une relâche le 9, soit six représentations). Ouverture de la billetterie mardi 17 mars à 16h.

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Selah Sue aux Nuits de Fourvière

MUSIQUES | Après la famille Chedid (dont une deuxième date est annoncée pour le 23 juin suite au succès foudroyant de la première), c'est au tour de Selah Sue de rejoindre (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 17 décembre 2014

Selah Sue aux Nuits de Fourvière

Après la famille Chedid (dont une deuxième date est annoncée pour le 23 juin suite au succès foudroyant de la première), c'est au tour de Selah Sue de rejoindre la programmation de l'édition 2015 du festival. L'interprète du lourdement playlisté Raggamuffin' se produira dans le Grand théâtre le 19 juin, quelques mois après la parution de son deuxièle album, Reason. Ouverture de la billetterie le 18 mars !

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Les Parapluies de Cherbourg aux Nuits de Fourvière

SCENES | Invitée de l'émission La Bande Originale sur France Inter aujourd'hui, Natalie Dessay a fait une petite bourde, en annonçant la reprise l'été prochain à (...)

Benjamin Mialot | Mardi 25 novembre 2014

Les Parapluies de Cherbourg aux Nuits de Fourvière

Invitée de l'émission La Bande Originale sur France Inter aujourd'hui, Natalie Dessay a fait une petite bourde, en annonçant la reprise l'été prochain à Fourvière, après sa création au Chatelet, de la comédie musicale Les Parapluies de Cherbourg. Oui, comme le film de Jacques Demy. Même que c'est Michel Legrand en personne qui dirigera la partie musicale. Pas de dates définitives pour l'instant, mais quelques infos ici : http://chatelet-theatre.com/fr/event/parapluies-de-cherbourg

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A Fourvière, les adieux de Sylvie Guillem

SCENES | A peine avons-nous fait le deuil de l'été 2014 que les Nuits de Fourvière lèvent le voile sur un premier RDV de leur édition 2015. Ce n'est pas tout à fait une (...)

Benjamin Mialot | Mardi 4 novembre 2014

A Fourvière, les adieux de Sylvie Guillem

A peine avons-nous fait le deuil de l'été 2014 que les Nuits de Fourvière lèvent le voile sur un premier RDV de leur édition 2015. Ce n'est pas tout à fait une bonne nouvelle, car du 29 juin au 2 juillet, c'est dans le cadre d'une tournée d'adieu mettant fin à pas moins de quarante ans de carrière au service des plus grands (Noureev, Béjart, Bob Wilson...) et d'elle-même que la chorégraphe Sylvie Guillem se produira dans le Théâtre antique. Pour l'occasion (qui concorde avec les soixante-dix ans officieux du festival), elle présentera deux créations (un solo sur une chorégraphie d'Akram Khan, un duo signé Russell Maliphant) et deux reprises (Bye, solo de Mats Ek, et un Duo de Forsythe dansé cette fois par deux interprètes de sa compagnie).

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