Attractivité économique : Bruno Bernard défend son bilan et esquisse la suite
Métropolitaines 2026 / Dans une tribune publiée par Actu Lyon, Bruno Bernard, président écologiste de la Métropole de Lyon et candidat à sa réélection, revient sur son bilan économique et avance plusieurs orientations pour le prochain mandat.
Photo : Bruno Bernard © Métropole de Lyon
La notion d'attractivité économique est devenue un terrain de friction récurrent dans le débat métropolitain. Dans une tribune publiée par Actu Lyon, le président sortant de la Métropole de Lyon répond aux critiques formulées par ses opposants.
Au cœur de son argumentaire, un chiffre qu'il brandit comme un marqueur de solidité : plus de 50 000 emplois nets privés créés depuis 2020 sur le territoire métropolitain. Un résultat qu'il attribue à la résilience du tissu économique lyonnais, dans un contexte pourtant marqué par la crise sanitaire, la flambée des coûts de l'énergie et les tensions industrielles. Un chiffre confirmé par les données de l'Urssaf et régulièrement repris par l'exécutif métropolitain, même si cette dynamique s'inscrit aussi dans une reprise observée à l'échelle nationale.
La qualité de vie au centre des priorités
Bruno Bernard revendique une continuité des grandes filières industrielles du territoire - santé, chimie, énergie, mobilités, sciences du vivant - tout en défendant leur transformation progressive, notamment dans des secteurs sensibles comme la Vallée de la Chimie.
L'élu écologiste assume un lien étroit entre attractivité économique et qualité de vie, considérant que la santé des habitants, la qualité de l'air ou la gestion des héritages industriels ne peuvent plus être traitées comme des variables secondaires. Une ligne cohérente avec les politiques menées depuis 2020, mais qui a parfois nourri un sentiment de crispation chez certains acteurs économiques, confrontés à des contraintes environnementales et foncières plus fortes.
Le foncier, ligne de crête métropolitaine
Dans sa tribune, Bruno Bernard défend également une gestion plus sobre du foncier économique. La Métropole, dense et contrainte, ne peut plus, selon lui, multiplier les zones d'activité sans arbitrage. La priorité est donnée à la reconversion de friches et à l'optimisation de l'existant, une orientation que l'exécutif présente comme un impératif à long terme.
Sur le terrain, cette stratégie fait débat. Des organisations patronales, comme la Confédération des petites et moyennes entreprises, ont régulièrement alerté sur les difficultés d'implantation ou d'extension rencontrées par certaines entreprises, pointant à la fois la rareté du foncier et une fiscalité locale jugée peu lisible, notamment après les discussions budgétaires de 2025. Des critiques que la Métropole a toujours relativisées, invoquant la nécessité de préserver l'investissement public et les équilibres financiers.
Des annonces dans le prolongement du mandat
Outre la défense du bilan, Bruno Bernard annonce la structuration d'un hub métropolitain des industries culturelles et créatives, destiné à mieux relier les acteurs de l'audiovisuel, du cinéma, du jeu vidéo et de la création numérique, déjà bien implantés dans la métropole. Il évoque également le renforcement de la stratégie numérique de la Métropole, avec la création du « Pôle "Lyon, territoire du numérique" » dédié et un projet de datacenter métropolitain souverain, pensé comme un outil de résilience et de maîtrise des données.
La filière santé figure aussi parmi les priorités affichées, dans la continuité des implantations récentes à Gerland et autour du Biodistrict, tout comme le soutien à l'enseignement supérieur et à la recherche, à travers des projets de reconversion de sites universitaires comme celui de l'ancienne chaufferie du campus de la Doua.

