Festival Holocène : quatre soirs quatre ambiances

MUSIQUES | Du mardi 27 février au samedi 3 mars aura lieu dans plusieurs salles de Grenoble et de l’agglomération la deuxième édition du festival Holocène, créé par la société de production grenobloise Le Périscope. Avec un programme varié au possible (au risque de s’y perdre ?) qui enchaîne les têtes d’affiche et les découvertes. On détaille tout ça avant de poser quelques questions au maître d’œuvre de l’aventure.

La rédaction | Mardi 20 février 2018

Un mardi hip-hop

Gros contrastes en perspective pour la date rap du festival. En tête d'affiche, on retrouve ainsi Davodka, MC du XVIIIe arrondissement parisien autoproduit et figure de proue d'une certaine forme de rap français "à l'ancienne", peu médiatisée mais bénéficiant d'une base de fidèles inaliénables. "Kickeur" de premier plan en activité depuis bientôt 15 ans, Davodka, grandi à l'école des "freestyles" et "open-mics", rappe vite et bien, dénonçant les injustices et les tracas du quotidien sur des instrus "boom-bap" traditionnelles construites autour de samples mélancoliques. Pour l'originalité et l'innovation, on repassera, même si en dépit d'une certaine tendance à enfoncer les portes ouvertes dans ses textes, le talent est bel et bien là.

À l'opposé du spectre, on retrouve les trois rappeurs suisses Di-Meh, Makala et Slimka, incarnations flamboyantes d'un rap "new-school" électronique et tapageur taillé pour les clubs, entièrement basé sur le charisme, l'énergie et la spontanéité. À vous de choisir votre camp ! DG

À la Belle électrique mardi 27 février à 20h


Un mercredi chanson

Ben Mazué, tête d'affiche de cette soirée chanson française, c'est un peu, dans le paysage de cette dernière, le nom que tous les jeunes aspirants chanteurs ont à la bouche. Peut-être du fait de son talent transversal qui manie les genres avec habileté et déborde souvent les clôtures de la chanson ; peut-être du fait de sa vocation et réussite tardive ; peut-être pour son écriture que tout le monde s'arrache, de Patricia Kaas à Grand Corps Malade – c'est dire la capacité de grand écart.

Écriture qu'il a entre autres offerte à la jeune Pomme, également de la partie ce soir-là. Or la Lyonnaise est également, à son échelle, un petit phénomène un peu plus que naissant (elle a déjà multiplié les Zénith lors de premières parties), officiant dans le domaine de la chanson À peu près folk (comme pourrait l'indiquer le titre de son album et un morceau comme Pauline) dans laquelle flotte une folie douce et faussement ingénue qui n'est pas sans rappeler la Québécoise Klô Pelgag – en plus smooth. Le fait que le rockeur underground Don Cavalli, puriste s'il en est, lui ait écrit une chanson (A Lonley One), en dit long sur la capacité de rassemblement d'une jeune femme qui mûrit de chanson en chanson. SD

À l'Heure bleue mercredi 28 février à 20h


Un jeudi métal

C'est peu de dire que le festival n'a pas fait les choses à moitié pour composer le plateau de sa date métal. Aux côtés de la formation lyonnaise In Arkadia, en charge de la première partie, on retrouvera sur scène rien moins que deux groupes parmi les plus iconiques de la constellation death-metal, soit l'une des déclinaisons les plus extrêmes, brutales et sans concession du genre. À commencer par Cannibal Corpse, formation apparue à la fin des années 1980 dans l'État de New York et désormais basée en Floride, dont les pochettes d'albums incroyablement gores et la technicité légendaire ont amplement défrayé la chronique au début des années 1990.

Plus mélodique, mais tout aussi intense, le groupe The Black Dahlia Murder, originaire du Michigan, s'est de son côté rapidement imposé comme l'un des plus prometteurs héritiers du genre à son apparition au tout début des années 2000. Autant dire que la réunion sur scène de ces deux poids lourds fait d'ores et déjà figure d'événement incontournable pour tous les amateurs de "headbanging". DG

À la Belle électrique jeudi 1er mars à 20h


Un samedi électro

C'est la grosse soirée du festival, et peut-être même sa raison d'être – d'ailleurs, il devrait y avoir plusieurs soirées de ce type lors des prochaines éditions comme nous l'a confié le patron du festival (voir ci-dessous). Soit, de 20h à 6h du matin, trois scènes découpées par genre : une principale très électro et techno, une deuxième plus hardcore et une troisième elle aussi techno.

Avec des grosses têtes d'affiche (presque qu'exclusivement masculines) du genre, comme le jeune (il est né en 1999) Petit Biscuit qui, il y a quelques jours, a carrément reçu la Victoire de la musique de l'album révélation grâce notamment à son tube Sunset Lover, mais aussi Fakear, fer de lance de la nouvelle scène française oscillant entre électro planante et revival trip-hop, ou encore l'intrigant Prequell, Français qui réconcilie musique électronique et orchestration classique. Eh bien dansez maintenant. AM

À Alpexpo samedi 3 mars à 20h


« L'éclectisme d'Holocène est naturel »

Qu'est-ce qu'Holocène ?

Sylvain Nguyen : C'est un festival que nous [Le Periscope, tourneur, bookeur et producteur grenoblois – NDLR] avons décidé d'organiser sur Grenoble l'hiver, comme on est une région touristique à cette saison et qu'en France, il n'y a pas de gros événements de ce genre sur la période. Là, on en est à la deuxième édition, donc on est encore en phase de rodage, pour essayer de voir ce qui marche, ce qui ne marche pas ; là où l'on est bien, là où l'on est moins bien…

Hip-hop, chanson, métal et électro : le festival est on ne peut plus éclectique…

Chasser le naturel, il revient au galop ! Car au Périscope, on est hyper éclectiques. Et en plus, sur Holocène, on est deux coproducteurs [le deuxième est Allo Floride, basé à Paris – NDLR], avec donc autant de sensibilités que de gens différents. Du coup on ne s'est pas trop posé la question : cet éclectisme, ce n'est pas un choix, c'est naturel !

Mais ça ne rend pas l'identité du festival très lisible…

J'entends tout à fait ces remarques que l'on nous fait depuis la première édition. Mais mon idée de départ, c'était vraiment d'être dans la diversité, de faire tous les styles de musique – même si cette année comme l'an passé, on a dû faire des choix.

Cette année, il n'y a que quatre soirs, ce qui est beaucoup moins que lors de la première édition. Pourquoi ?

Parce que la première édition a été hyper éprouvante ! Onze jours pour une petite équipe comme la nôtre, c'était titanesque. Surtout que le festival n'est pas notre activité principale. Et puis il ne faut pas se le cacher, ça a été dur de tenir l'attention du public et des médias sur une si longue période.

Quel bilan avez-vous fait de la première édition ?

On a fait 12 000 entrées sur sept concerts. Mais au-delà des chiffres, on a senti un énorme potentiel et une grosse bienveillance du public, avec une petite notion de fierté : un événement comme ça à Grenoble, ça peut fonctionner.

Comment voyez-vous le festival évoluer à l'avenir ?

On a quelques idées. Notamment faire plusieurs soirs à Alpexpo, comme j'aime bien le côté un peu nouveau du site et que ce genre d'événement mobilise beaucoup l'attention. Et faire encore d'autres styles musicaux. Mais laissons passer la deuxième édition d'abord !


Davodka + Lord Esperanza + XTRE Tour


La Belle Électrique 12 esplanade Andry-Farcy Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Pomme


La Source 38 avenue Lénine Fontaine
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Cannibal corpse + The black Dahlia Murder + In Arkadia

La Belle Électrique 12 esplanade Andry-Farcy Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Petit Biscuit + Fakear + Boris Brejcha + Feder + Le Bask + Neelix + Prequell + Antigone + Anetha + Kosme + Zadig...

Alpexpo 2, avenue d'Innsbruck Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Holocène, flow festif

ACTUS | Le plus gros festival de l’agenda grenoblois, Holocène, reviendra les 4 et 5 mars 2022 à Alpexpo. Avec une programmation très rap (PLK, Soso Maness, Seth Gueko…) et électro (Worakls, Enfant Sauvage, Meute…).

Valentine Autruffe | Mardi 16 novembre 2021

Holocène, flow festif

Pas de locomotive, mais Holocène 2022 annonce du lourd qui plaira tout spécialement aux amateurs de rap actuel. PLK, « disque d’or dans le sac à dos », défendra Enna, dernier album 100% Skyrock-compatible, simple et efficace si bien qu’il vient juste de bénéficier d’une réédition augmentée. PLK ratisse large, on peut en dire autant de Soso Maness, « notre coup de cœur ici, ça fait des années qu’on veut le faire venir », se réjouit Sylvain Nguyen, directeur de Periscope, qui organise Holocène. Soso Maness cartonne avec son rap jacassier labellisé marseillais, paroxysme atteint avec le sample du ballet russe Petrouchka. Vous l’aurez compris, on n’est pas tellement fan ; mais si on met de côté le bon goût, très facile de sautiller partout et de brandir les mains en l'air devant un live de Soso Maness. Credo complètement assumé par Periscope qui veut avant tout chose deux jours de folle nouba : « On est pas sur un rap ghetto ou intello, mais sur un rap de fête. Après un an et demi de Covid, la fête, c’est la base ! » On ne va pas dire le contraire ! A Holocène 2022, il y aura aussi moyen de gobeloter gaiement en écoutant des son

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Festivals estivaux : des incertitudes demeurent

MUSIQUES | Roselyne Bachelot a tranché : pour la ministre de la Culture, les festivals estivaux ne pourront accueillir que 5 000 personnes assises et distanciées, dans le respect des gestes barrières. Les organisateurs sauront-ils s’adapter ? Certains d’entre eux ont déjà renoncé. D'autres nous ont répondu et fait part de leurs difficultés.

La rédaction | Mercredi 3 mars 2021

Festivals estivaux : des incertitudes demeurent

Magic Bus en format réduit En novembre dernier, l’association Retour de Scène se voulait optimiste (on ne sait plus trop, mais il y avait peut-être de quoi, à l’époque !) et annonçait des dates pour son prochain festival Magic Bus. La 20ème édition devait se tenir du 6 au 8 mai, avec une programmation presque bouclée. Aujourd’hui, l’équipe du festival est largement revenue sur ces projets initiaux, mais elle ne s’en démène pas moins pour maintenir un événement adapté aux contraintes sanitaires annoncées. Damien Arnaud, coordinateur de l’association grenobloise, nous explique tout : « On est en cours de réflexion pour proposer un format assis en jauge réduite (pas plus de 500 personnes) courant juin. Ce ne sera pas à l’Esplanade, mais on cherche tout de même un lieu en plein air. La programmation sera axée sur la découverte de la scène locale avec, tout de même, un ou deux artistes d’envergure nationale en tête d’affiche. Certaines esthétiques, comme l’électro, ne seront malheureusement pas représentées. Ce sera une autre approche, plus tranquille. Ce que je peux d’ores et déjà annoncer, c’est que le Student Groove Orchestra, en partenariat avec le Crous

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"Contes et légendes" : portraits robots par Joël Pommerat

Théâtre | Après l’immense réussite "Ça ira (1) Fin de Louis" passée par Grenoble en 2016, la MC2 accueille de nouveau le metteur en scène Joël Pommerat avec son "Contes et légendes" créé l’an passé. Un titre faussement doux pour un spectacle qui s’intéresse autant à l’adolescence comme période de construction violente qu’à notre monde contemporain déshumanisé. Une immense réussite qui prouve une fois de plus, s’il en était encore besoin, que Joël Pommerat est un artiste qui fera date dans l’histoire du théâtre français.

Aurélien Martinez | Mardi 20 octobre 2020

Nous avons de la chance, nous pauvres êtres du début du XXIe siècle qui glorifions notre passé théâtral avec, parfois, une nostalgie mortifère, de pouvoir suivre de près la carrière d’un homme de théâtre comme Joël Pommerat. Un metteur en scène qui, depuis trente ans, développe un langage artistique singulier, à la fois contemporain (il écrit ses textes, lui l’« écrivain de spectacle »), engagé (il questionne sans cesse notre monde, avec finesse) et, ce qui n’est pas la moindre des qualités, populaire. Il n’y a qu’à empiriquement faire le test en amenant à l’une de ses représentations une personne qui penserait que le théâtre n’est pas pour elle : c’est presque gagnant à coup sûr ! Un savoir-faire de plus en plus affirmé avec le temps (et le succès) qui transparaît une nouvelle fois dans son dernier spectacle en date, Contes et légendes. Un Pommerat pur jus, notamment visuellement (quel travail sur les clairs-obscurs !), mais tout de même surprenant dans son propos… Humain après tout Il était une fois notre société ultratechnologique, presque déshumanisée. C’est en son sein que Joël Pommerat va d

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Voici 23 spectacles pour une saison théâtrale grenobloise variée

Panorama de rentrée culturelle 2020/2021 | Les théâtres de Grenoble et de l'agglomération ont de nouveau dégainé des programmations bourrées de propositions qu'on avait envie de défendre. Suivez-nous ! Par Aurélien Martinez et Nadja Pobel

La rédaction | Mercredi 14 octobre 2020

Voici 23 spectacles pour une saison théâtrale grenobloise variée

Western ! À Grenoble et aux alentours (ce que l’on appelle de par chez nous le Dauphiné), Serge Papagalli est une légende qui foule les scènes de la région depuis maintenant 50 ans. Pour célébrer cet anniversaire comme il se doit, et avant de le croiser fin novembre sur grand écran dans le film Kaamelott (le fameux Guethenoc le paysan, c’est lui) d’Alexandre Astier, notre homme se lance dans le western-spaghetti et théâtral, lui qui revendique fièrement ses origines italiennes. Avec une douzaine de comédiennes et comédiens à ses côtés (dont pas mal de fidèles de chez fidèles toutes générations confondues), son Western ! était forcément très attendu par un paquet de monde. Dont nous. AM À la MC2 du mardi 13 au jeudi 22 octobre Au Théâtre Jean-Vilar (Bourgoin-Jallieu) vendredi 6 et samedi 7 novembre Au

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Le Périscope : « On se tient prêt à redémarrer »

Interview | Connu des Grenoblois comme l’organisateur des festivals Holocène et Musée électronique et comme le producteur de tournées de Trois Cafés Gourmands ou de Jérémy Frérot, Le Périscope a lui aussi vu son activité fortement déstabilisée par le covid-19. Sylvain Nguyen, gérant de la structure, nous en dit plus sur qu’elle a vécu et comment elle entrevoit l’avenir.

Nathalie Gresset | Mardi 9 juin 2020

Le Périscope : « On se tient prêt à redémarrer »

« J’ai du mal à mesurer toutes les conséquences que le covid a et aura sur notre activité, constate amèrement Sylvain Nguyen, l’un des deux fondateurs et gérants du Périscope. Le printemps et l’été, nos deux plus grosses saisons en tant que producteur de tournées et organisateur de festivals, sont annulés. Économiquement, c’est évidemment catastrophique. » Reports en cascade, annulations, chômage partiel pour les membres de l’équipe… Comme bon nombre d’acteurs du secteur culturel, l’entreprise grenobloise d’une dizaine de salariés n’est pas épargnée par les répercussions de la crise sanitaire. « Au début du confinement, on avait tout autant de travail car il fallait gérer les reports/annulations, rapatrier le matériel sur la route… Puis ça s’est calmé. Pendant le deuxième mois, on s’est concentré sur la communication envers le public et nos équipes. » Musée électronique reporté, Holocène annulé Côté concerts, Le Périscope a pour l’instant trouvé de nouvelles dates pour la totalité de ses événements. Les prestations de Gauvain Sers et d’Oldelaf prévues en mars à la Belle Électrique ont ainsi été décalées respectivement au 24 septem

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Holocène 2019 : notre sélection d'artistes à découvrir à Alpexpo

Festival | Pour sa troisième édition, le festival Holocène fait déjà peau neuve sur les questions de format et d'accueil du public (lieu unique avec un Alpexpo revisité en trois scène, vendredi 18 et samedi 19 octobre). Reste le nerf de la guerre : la programmation. La preuve par 7.

Stéphane Duchêne | Mardi 15 octobre 2019

Holocène 2019 : notre sélection d'artistes à découvrir à Alpexpo

Hocus Pocus Voilà le grand retour, on ne sait pour combien de temps, du très culte collectif hip-hop-jazz nantais aux sympathies allègrement west-coast, après pratiquement une décennie d'absence consacrée notamment à des projets parallèles (comme C2C). C'est à Holocène qu'HP clôt une tournée des festivals particulièrement remplie. Vendredi à 21h45 Blu Samu Énième incarnation de la Belgian invasion, Blu Samu a déjà été aperçue cet été du côté du Cabaret frappé. La revoici à Holocène aux commandes d'un rap down tempo dont le flow smoothie jusqu'à l'écoeurement n'est pas sans évoquer les atmosphères soyeuses d'une Sade milléniale. Vendredi à 22h45 Lorenzo Bob vissé sur la tête, survet' vintage, flow à la résonance nasillarde, Lorenzo, Empereur du sale et prince du Rien à branler, est à la fois l'incarnation du ra

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Grenoble : 33 concerts pour un automne musicalement dense et varié

Panorama de rentrée culturelle 2019/2020 | Avec du rock, de la pop, de la chanson, du rap, du jazz, voire tout ça à la fois. Et à Grenoble comme dans l'agglo bien sûr.

La rédaction | Mercredi 18 septembre 2019

Grenoble : 33 concerts pour un automne musicalement dense et varié

Shake Shake Go C'est entre le live et l'infiltration d'internet que le groupe franco-gallois mené par Poppy Jones et Marc Le Goff s’est révélé, à force de tournées aux côtés de pointures comme James Blunt et Rodrigo y Gabriela et par la grâce d'un tube qui fit exploser leur notoriété à travers le monde – la ballade England Skies (2015), tête des charts digitaux, synchro en séries et dans la pub. Quelques mois plus tard sort l'album All in Time auquel succède l'an dernier Homesick mené par un autre single, beaucoup plus rock, Dinosaur. Le formatage est là et bien là mais la formule (on pense à des Lumineers avec une voix féminine) tape toujours dans le mille, mettant d’accord, en plus du public, une partie de la presse, des Inrocks au Figaro – qui sont pourtant rarement d'accord. À la Source jeudi 26 septembre Xavier Machault & Martin Debisschop Jamais à cours de projets, Xavier Machault s'

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Théâtre : quinze pièces pour une saison parfaite

Panorama de rentrée culturelle 2019/2020 | Des créations très attendues, des succès enfin à Grenoble, des découvertes... Suivez-nous dans les salles grenobloises et de l'agglo.

La rédaction | Mardi 17 septembre 2019

Théâtre : quinze pièces pour une saison parfaite

La Buvette, le tracteur et le curé Et voici la nouvelle pièce de l’inénarrable humoriste dauphinois Serge Papagalli, qui sera créée début octobre et tournera ensuite dans pas mal de villes autour de Grenoble. Avec toujours cette fameuse famille Maudru, dont Aimé, le chef de famille (Papagalli lui-même, parfait), et Désiré, le neveu un peu attardé (Stéphane Czopek, grandiose). Où cette fois, visiblement, il sera question d’une énième reconversion de cet agriculteur à la retraite, mais aussi d’un curé un peu strict nouvellement venu. Vivement les retrouvailles ! À partir d’octobre dans de nombreuses villes de l’Isère Tournée complète sur www.papagalli.fr Incertain Monsieur Tokbar

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Le Grand Son : « Annuler le festival a été une décision douloureuse à prendre mais c’était sûrement la plus sage »

ACTUS | Le Grand Son tire sa révérence. Le festival, qui se tenait chaque été depuis 1988 dans la commune de Saint-Pierre-de-Chartreuse, n’aura pas lieu du 18 au 21 juillet comme prévu. En cause : les difficultés financières de l’Éphémère, l’association porteuse de l’événement qui a tenu une assemblée générale extraordinaire samedi 22 juin. On l’a contactée, ainsi que la société grenobloise le Périscope qui coorganisait la manifestation.

Nathalie Gresset | Lundi 24 juin 2019

Le Grand Son : « Annuler le festival a été une décision douloureuse à prendre mais c’était sûrement la plus sage »

À quelques semaines du festival, la décision est tombée et en a surpris plus d’un. La 32e édition du festival Le Grand Son (Les Rencontres Brel jusqu’en 2017) n’aura pas lieu du 18 au 21 juillet à Saint-Pierre-de-Chartreuse. Pourtant, avec des artistes comme Deluxe, Cats on Trees, Jérémy Frérot, Trois Cafés Gourmands ou encore Oldelaf, le casting 2019 avait de quoi attirer un public large. Tout s’est plutôt joué en coulisse. Car depuis plusieurs mois, l’association l’Éphémère, créatrice et porteuse de l’événement, est confrontée à des difficultés financières. « En novembre, nous nous sommes engagés dans une procédure de redressement judiciaire pour essayer de sauver l’association et le festival » explique Jean-Pierre Godefroy, président de la structure. « Après six mois d’observation, nous avons eu une nouvelle audience avec la juge et le procureur de la République, qui ont constaté que notre dette était conséquente : elle s’élevait à plus de 260 000 euros. » Liquidation judiciaire de l’Éphémère Ne pouvan

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Qui es-tu le Périscope ?

ACTUS | Zoom sur la société grenobloise qui organise cette première édition du festival Musée électronique.

Nathalie Gresset | Jeudi 13 juin 2019

Qui es-tu le Périscope ?

Avec l’entrée en piste de la première édition du festival Musée électronique, voilà un bon prétexte pour s’intéresser de plus près à la structure derrière la programmation de l’événement : le Périscope. Fondée en 2001 par Sylvain Nguyen et Alexandre Aujolas et aujourd’hui implantée sur le cours Berriat, la société grenobloise d’une dizaine de salariés a deux missions principales : la production de tournées d’artistes grand public et indépendants, et, depuis trois ans, l’organisation de festivals dans la région. « On ne fait pas seulement du booking. Les artistes nous confient leur activité concert du début à la fin. On les aide à développer leur spectacle, à recruter les équipes techniques et à trouver des lieux de diffusion. On construit une relation de proximité avec eux en essayant de comprendre leur essence afin de la reproduire sur scène » explique Sylvain Nguyen. Cette structure dotée « d’un fort es

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Musée électronique : « Un festival élégant mais pas pédant »

ACTUS | Le Périscope, producteur grenoblois à qui l'on doit notamment le festival Holocène, proposera mi-juin au Musée dauphinois la première édition de son événement baptisé Musée Électronique. On vous en dit un peu plus.

Aurélien Martinez | Mardi 26 mars 2019

Musée électronique : « Un festival élégant mais pas pédant »

Un lieu splendide à flanc de Bastille avec une vue imprenable sur Grenoble ; une programmation électro classieuse (Agoria, Breakbot, Busy P, Myd…) : pour le lancement de son événement Musée Électronique, le producteur grenoblois Le Périscope, qui organise notamment le festival Holocène (la prochaine édition sera cet automne), a voulu « faire quelque chose d’élégant mais pas pédant » comme nous l’a expliqué le programmateur Robin Direr. « Pour Holocène, on avait commencé à être en contact avec Olivier Cogne, le directeur du Musée dauphinois, dans l’idée de, pourquoi pas, proposer des concerts dans la chapelle du lieu. Mais on n’a pas réussi à organiser ça… On est tout de même restés en lien, comme Olivier Cogne a envie de redynamiser ce musée qui est magnifique, et d'attirer une certaine tranche d’âge qui ne vient

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Le festival Holocène reviendra bien cette année, mais en octobre

ACTUS | C’est avec une succincte mais sympathique animation (des SMS envoyés entre deux personnes) que le festival Holocène vient d’annoncer sur ses réseaux sociaux (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 28 février 2019

Le festival Holocène reviendra bien cette année, mais en octobre

C’est avec une succincte mais sympathique animation (des SMS envoyés entre deux personnes) que le festival Holocène vient d’annoncer sur ses réseaux sociaux que sa troisième édition est prévue pour les 18 et 19 octobre 2019 : il était temps. Car comme les deux premières avaient eu lieu début mars, beaucoup de monde se questionnait logiquement sur l’avenir d’un festival qui faisait le mort. Un changement de période lié, sans doute (le Périscope, société de production grenobloise aux commandes d’Holocène, n’a pas souhaité répondre à nos questions), à l’arrivée du géant Tomorrowland à l'Alpe d'Huez début mars, soit quasiment sur les mêmes dates que celles de départ d’Holocène, et en plus avec des esthétiques musicales voisines. Et un changement qui démontre que le festival se cherche encore depuis sa création, lui qui

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Belles, belles, belles journées à Bourgoin-Jallieu

Festival | Pour sa quatrième édition, le festival berjallien Les Belles journées a misé sur de jeunes étoiles montantes sous l'égide de son nouveau programmateur, le madré Victor Bosch. De quoi prolonger l'été un peu plus longtemps en attendant la rentrée musicale.

Stéphane Duchêne | Mardi 4 septembre 2018

Belles, belles, belles journées à Bourgoin-Jallieu

On vous le dit tout de go, canicule réchauffement-climatico-induit oblige, les "belles journées" comme on dit dans les bulletins météo, on en a ras la marque du maillot. Si c'était possible, on ne serait pas contre de la pluie, de la drache (mais sans inondation) et des températures qui refroidissent le fond de l'os à moelle. Bref, on veut des journées moches à pleurer, et surtout un peu de répit. Ce n'est visiblement pas encore pour tout de suite. D'abord parce que l'été ne semble guère vouloir laisser la place, pas même à son cousin indien, nettement plus agréable à vivre. Ensuite parce qu'à Bourgoin-Jallieu, début septembre correspond justement à l'avènement local des Belles journées, sorte de micro-climat musical qui, chaque année, fait le lien entre la moiteur profuse et écrasante des festivals d'été et le début du marathon de la rentrée culturelle. Or des belles journées, il en faut pour ces Belles journées berjalliennes puisque la chose, on le rappelle, a lieu en plein air, au parc des Lilattes. Maxi best-of Et de l'air, le f

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Le Grand Son dévoile sa programmation 2018

Festival | Le festival de Saint-Pierre-de-Chartreuse, ex-Rencontres Brel, vient de lâcher les seize noms que l’on pourra découvrir sous chapiteau entre le jeudi 19 et le dimanche 22 juillet.

Aurélien Martinez | Jeudi 29 mars 2018

Le Grand Son dévoile sa programmation 2018

Le Grand Son, on le rappelle pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi, c’est la nouvelle appellation du festival Les Rencontres Brel, effectif depuis l’an passé. Un changement de nom lié à des questions pratiques (la famille Brel le détenait) qui n’a pourtant pas fondamentalement modifié l’esprit très ouvert et éclectique du festival d’été de Saint-Pierre-de-Chartreuse. Comme le prouvera la 31e édition prévue entre le jeudi 19 et le dimanche 22 juillet et dont la programmation on ne peut plus variée vient d’être dévoilée. Soit, pendant quatre soirs (et non plus cinq comme précédemment), quatre artistes à découvrir sous chapiteau, avec une alternance de genre. Le jeudi et premier jour sera ainsi plus chanson, avec la tête d’affiche Grand Corps Malade (photo), la future tête d’affiche Gauvain Sers (sorte de Renaud des années 2010) et les deux nouveaux Caruso et Pomme

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Tomorrowland : les acteurs culturels interpellent la Région

ACTUS | Et notamment le responsable du festival grenoblois Holocène, potentiellement l'un des plus impactés par la décision de Laurent Wauquiez.

Aurélien Martinez | Mardi 20 mars 2018

Tomorrowland : les acteurs culturels interpellent la Région

Comme nous l’expliquions début mars, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et son président Laurent Wauquiez ont annoncé que Tomorrowland, l'un des plus gros festivals électro du monde basé à Anvers, installerait du 13 au 15 mars 2019 une édition hivernale à l'Alpe d'Huez. Et ce avec 400 000 euros de subvention. Une décision à laquelle ont souhaité réagir de nombreux acteurs culturels régionaux évoluant dans les musiques actuelles, via une lettre ouverte publiée vendredi 16 mars sur notre site et largement lue et partagée depuis. À Grenoble, l’un des signataires les plus impactés est le producteur privé le Périscope qui, depuis l’an passé, organise début mars avec la société Allo Floride le festival Holocène, dédié aux musiques actuelles – et donc en partie à

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Six festivals à ne pas louper les prochains mois à Grenoble et aux alentours

Panorama de rentrée culturelle | Zoom sur certaines des grosses manifestations du premier semestre 2018 dans l’agglomération grenobloise. Où il sera question de musique, de spectacles et de rencontres avec des artistes.

La rédaction | Mardi 9 janvier 2018

Six festivals à ne pas louper les prochains mois à Grenoble et aux alentours

Experimenta Du 1er au 10 février Nouveau nom pour la biennale arts-sciences pilotée par l’Hexagone de Meylan (elle s’appelait avant Les Rencontres-i) et nouvelles dates (on passe d’octobre à février), mais ligne directrice toujours la même : favoriser la rencontre entre artistes, scientifiques et spectateurs. Avec, pour cela, un (passionnant) salon de trois jours fait d’installations artistiques, de performances, de conférences… ; et bien sûr de nombreux spectacles (comme Digital Vaudou – photo) dans plusieurs salles de l’agglo qui vont matérialiser de différentes formes (de la plus abstraite à la plus poétique par exemple) ce noble dessein. Holocène Festival Du 27 février au 3 mars « Le maximum de styles musicaux possibles » : tel est le mantra, édicté dès sa première édition l'an dernier par le festival Holocène, organisé par le producteur grenoblois le Périscope. Une promesse respectée, c'est bien le moins qu'on puisse dire, tant Holocène compte, réparties

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"Makala" : captivant

ECRANS | de Emmanuel Gras (Fr., 1h36) avec Kabwita Kasongo, Lydie Kasongo…

Vincent Raymond | Mardi 5 décembre 2017

Au Congo, Kabwita bâtit sa maison. Afin d’acheter les tôles destinées à recouvrir le toit, il entreprend de fabriquer du charbon qu’il ira vendre sur le marché de Kolwezi. Alors s’engage un très long processus : coupe du bois, calcination, acheminement "à dos d’homme" et cycle de lourds sacs… Dûment récompensé par le Prix de la critique lors du dernier Festival de Cannes, ce film oscille – sans avoir vocation à trancher, d’ailleurs – entre documentaire et fiction ; flirte parfois avec le suspense pour s’achever par une envolée mystique. Captivant par sa pure élégance formelle, avec ses plans enveloppants (voire caressants), Makala est un film quasi marxiste, dans la mesure où il matérialise toutes les étapes de la production d’un – très exigu – capital, conquis par un forçat de la terre. Le réalisateur français Emmanuel Gras saisit du labeur l’abrutissante mécanique hypnotique, l’ingratitude de la rétribution, comme il montre l’aisance des intermédiaires ou le racket ordinaire opéré par les forces de l’ordre. D’aucuns pourraient se gausser devant la croisade dérisoire de Kabwita, arguant qu’il ne se passe pas grand-c

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Notre sélection de places de spectacle et de concert à mettre sous le sapin

Noël | Noël approchant à grands pas, voici notre traditionnelle sélection de cadeaux immatériels. Soit des concerts et des spectacles dont il reste des places (on s’en est assuré) et qui, lors du déballage des paquets, vous placeront pour sûr du côté de celles et ceux qui refusent ce monde matérialiste-capitaliste et qui préfèrent offrir des émotions vivantes – même si bon, une tablette, ça peut toujours faire plaisir.

La rédaction | Mardi 5 décembre 2017

Notre sélection de places de spectacle et de concert à mettre sous le sapin

Pour les cinéphiles qui n’ont rien contre aller de temps en temps au théâtre Créé cet automne, le spectacle Festen de Cyril Teste est l'une des claques théâtrales de l'année, justement parce que c'est plus que du théâtre. Qualifié de « performance filmique » par son metteur en scène, c'est l'adaptation sur le plateau du fameux film Festen de Thomas Vinterberg sorti en 1998 sur une réunion de famille qui part en vrille du fait de la révélation d’actes terribles commis par le père il y a des années. Un récit anxiogène à l'écran, qui se déploie sur scène dans une scénographique immense… et sur un écran retransmettant des images tournées en direct, notamment derrière le décor. Remarquable. Festen À la MC2 du mardi 23 au samedi 27 janvier De 10€ à 25€ Pour celles et ceux que le burlesque n’effraie pas, bien au contraire Le théâtre, ce n'est pas que des spectacles bavards et longs. C'est aussi des propositions sans paroles au potentiel comique incroyable, dans la

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Holocène : « Lancer un festival a toujours été un acte audacieux »

Interview | Du jeudi 2 au samedi 11 mars débarque à Grenoble et dans l’agglo un nouveau festival organisé par la société de production Le Périscope. Si l’on se penche sur la (foisonnante) programmation dans un autre article, on s’intéresse ici aux coulisses de cette première édition. Curieux que nous sommes, on a donc rencontré le directeur de cet Holocène pour en savoir plus.

Aurélien Martinez | Vendredi 24 février 2017

Holocène : « Lancer un festival a toujours été un acte audacieux »

Un nouveau festival musical va voir le jour début mars à Grenoble, au moment où certains s’éteignent (pour diverses raisons) comme récemment Rocktambule. Le pari est plutôt risqué ? Son directeur Sylvain Nguyen nous répond, dans ses (beaux) bureaux du cours Berriat : « Lancer un festival a toujours été un acte audacieux, que ce soit pour le milieu culturel associatif comme pour le privé. En même temps, c’est excitant. Après oui, c’est vrai, certains festivals naissent et d’autres s’arrêtent, mais ce sont des cycles et j’en suis désolé. Surtout pour Rocktambule, comme mon associé Alex a participé à la création du festival. Et quand des potes arrêtent, ça fait chier. » Derrière cette nouvelle aventure baptisée Holocène (du nom d’une période interglaciaire et d’une chanson de Bon Iver), on retrouve Le Périscope (de ce même Sylvain Nguyen), tourneur et producteur de concert

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Notre sélection de concerts et spectacles à offrir à Noël

ACTUS | Comme chaque année en décembre, tout le monde se demande quoi mettre à qui sous le sapin. Laissons à nos confrères les suppléments en papier glacé vantant les mérites de produits high-tech capables de vider un porte-monnaie en deux secondes et autres biens de consommation qui en jettent une fois le papier déballé mais n’ont plus aucune utilité dès le 26 décembre, et optons pour une sélection 100% immatérielle à base de spectacles et de concerts. C'est cadeau !

La rédaction | Mardi 6 décembre 2016

Notre sélection de concerts et spectacles à offrir à Noël

Jeff Mills Pour les vétérans de l’électro Jeff Mills ? Une véritable légende de la musique électronique, à la fois technicien hors pair, artiste inspiré et figure historique de la scène techno de Détroit. Avec sa création atypique de 2014 baptisée Planets, il a réinterprété l’une des partitions les plus célèbres du répertoire symphonique classique (Les Planètes de l’Anglais Gustav Holst, composée il y a un siècle) pour un voyage dans le système solaire (d’où le titre) en dix mouvements. Et autant (voire plus) d’émotions, comme « le mélange du classique et de la musique électro produit toujours des résultats inattendus » selon lui. On le croit sur parole. À la MC2 vendredi 31 mars De 10 à 29€ ______ Julien Doré Pour les amateurs de chanson française à tendance hipster On a toujours regardé avec intérêt Julien Doré, même s’il y a toujours eu un petit quelque chose en lui qui ne nous convainquait pas totalement – son personnage de dandy adepte des références

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Holocène : un nouveau festival à Grenoble

MUSIQUES | Les festivals meurent (Rocktambule dernièrement) mais naissent aussi. Du 2 au 11 mars 2017 aura ainsi lieu la première édition du festival Holocène, piloté par (...)

Aurélien Martinez | Mardi 22 novembre 2016

Holocène : un nouveau festival à Grenoble

Les festivals meurent (Rocktambule dernièrement) mais naissent aussi. Du 2 au 11 mars 2017 aura ainsi lieu la première édition du festival Holocène, piloté par le Périscope, producteur grenoblois de concerts. Son axe ? La musique, avec tous les genres – Fréro Delavega, General Elektriks, Étienne de Crecy, Magma… Et si l’aventure débutera par un gros week-end au Summum et à Alpexpo, Holocène ira ensuite dans plusieurs (plus petites) salles de l’agglo, pour un budget global aujourd’hui chiffré entre 600 et 800 000 euros. On en reparle en temps voulu.

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Éric Piolle et Corinne Bernard répondent à Joël Pommerat

ACTUS | Le jeudi 2 juin, le quotidien Libération publiait une tribune du metteur en scène Joël Pommerat baptisée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». Un (...)

Aurélien Martinez | Lundi 13 juin 2016

Éric Piolle et Corinne Bernard répondent à Joël Pommerat

Le jeudi 2 juin, le quotidien Libération publiait une tribune du metteur en scène Joël Pommerat baptisée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». Un texte qui avait fait grand bruit à Grenoble. On attendait donc la réponse du maire de Grenoble Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corinne Bernard, directement visés par le metteur en scène. C’est chose faite depuis ce dimanche 12 juin (même si Éric Piolle s’était rapidement exprimé le 3 juin sur France Culture), avec une tribune là aussi publiée par Libération et intitulée « À Grenoble, une culture ni populiste ni libérale ». Les deux élus reviennent notamment sur les dossiers polémiques – la MC2, les Musiciens du Louvre, le Tricycle, le Ciel – évoqués par Pommerat. On vous laisse

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Politique culturelle : Pommerat attaque la Ville de Grenoble

ACTUS | Le metteur en scène qui vient de présenter son fabuleux "Ça ira (1) Fin de Louis" à la MC2 (c'était notre une du numéro du 18 mai) publie une tribune dans le quotidien "Libération". Son titre ? « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». L'action du maire Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corinne Bernard est directement visée.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 juin 2016

Politique culturelle : Pommerat attaque la Ville de Grenoble

Son spectacle Ça ira (1) Fin de Louis, tout juste présenté à Grenoble (et tout juste "molièrisé"), est d'une intelligence folle. L'homme l'est également, comme on peut s'en rendre compte depuis vingt-cinq ans avec ses textes ciselés et ses créations percutantes auscultant le monde d'aujourd'hui comme celui d'hier (la Révolution française dans Ça ira). Alors quand il prend la parole sur la situation grenobloise, et plus particulièrement sur la politique culturelle menée par l'équipe Piolle aux commandes de la Ville depuis deux ans, c'est forcément avec un long texte argumenté (sur les Musiciens du Louvre, sur

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Joël Pommerat fait sa Révolution avec "Ça ira (1) Fin de Louis"

SCENES | À force d’ausculter le travail, les rapports de hiérarchie et les questions de libre arbitre, il fallait bien qu’un jour l’auteur et metteur en scène Joël Pommerat ose affronter les prémices de la liberté et de l’égalité des droits. En 4h30, il revient aux origines de la Révolution française avec "Ça ira (1) Fin de Louis". Un exceptionnel moment de théâtre.

Nadja Pobel | Mardi 17 mai 2016

Joël Pommerat fait sa Révolution avec

« Il n’y a pas de point de vue » reprochent à Ça ira (1) Fin de Louis les rares qui osent critiquer aujourd’hui Joël Pommerat, devenu en quinze ans une figure absolument singulière et, pour tout dire, monumentale du théâtre français actuel, de surcroît plébiscitée par les spectateurs partout sur le territoire. À Nanterre, où il est artiste associé, il a affiché complet durant tout novembre et les malchanceux dont la représentation tombait sur les deux jours d’annulation post-attentats ont dû jouer sévèrement des coudes pour rattraper au vol des billets sur Le Bon Coin. Cette supposée absence de point de vue – aucun personnage n’étant désigné comme bon ou mauvais – est en fait la preuve qu’il y en a une multitude. Tout le monde s’exprime au cours de cet épisode de l’Histoire dont le choix constitue en lui-même un acte politique fort – Pommerat en signe depuis ses débuts. Comme il le précise souvent, « il ne s’agit pas d’une pièce politique mais dont le sujet est la politique », soit la vie de la cité, selon l’étymologie du mot. Plutôt que de proposer un manifeste, Pommerat amène à mieux comprendre la naissance de la Révolution et même

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Notre sélection de Noël : le cadeau à offrir à…

ACTUS | À Noël, tout le monde pense à mettre sous le sapin le dernier gadget technologique à la mode ou la bonne et rassembleuse bouteille de vin. Et si on misait sur un spectacle ou un concert, comme ça, pour changer un peu ? Le PB s’est donc lancé dans une sélection thématique : si vous suivez bien nos recommandations, on parie sur un taux de satisfaction de 100%. Oui, on est optimistes. La rédaction

Aurélien Martinez | Mardi 8 décembre 2015

Notre sélection de Noël : le cadeau à offrir à…

Ceux qui ne voient pas d’inconvénient à rire souvent Celui qui campe une Catherine hilarante dans la pastille quotidienne du Petit Journal Catherine et Liliane est également l’auteur et l’interprète d’un one-man-show épatant et très théâtral à placer tout en haut dans la vaste catégorie humour. Sur scène, Alex Lutz est une ado en crise, Karl Lagerfeld ou un directeur de casting odieux : des personnages plus vrais que nature pour un comédien remarquable. Alex Lutz, samedi 9 avril au Grand Angle (Voiron). De 31 à 37€. Ceux qui aiment autant la danse que le rire Tutu, c’est un petit ovni savoureux. Six danseurs jouent sur les codes de la danse (la classique, la contemporaine, l’acrobatique…) en une vingtaine de tableaux pour un spectacle solidement construit et, surtout, très drôle. Car jamais les interprètes au physique d’Apollon (d’où un rendu très queer) ne se prennent au sérieux, au contraire – en même temps comment rester sérieux dans un costume de cygne ? Même si, paradoxalement, leur maîtrise technique est éclatante.

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Théâtre : les dix pièces à voir cette saison

SCENES | Du théâtre contemporain, du classique ; des metteurs en scène stars, des plus confidentiels ; des pièces avec plein de comédiens, d'autres avec beaucoup moins de monde... Voici les coups de cœur et les attentes du "PB" pour cette saison 2015/2016.

Aurélien Martinez | Vendredi 18 septembre 2015

Théâtre : les dix pièces à voir cette saison

L’Avare Dans le très vaste répertoire théâtral français, Molière est l’un des auteurs qui a écrit les plus efficaces machines à jouer. D’où le fait que ses pièces soient si souvent montées. Le metteur en scène Ludovic Lagarde, directeur de la comédie de Reims, a décidé de se confronter à l’efficace Avare, où il est question d’un vieux père qui n’a pas que des qualités – il est on ne peut plus proche de ses sous ! Un rôle monstre que Lagarde a décidé de confier à son comédien fétiche : le fascinant et explosif Laurent Poitrenaux, qui marque de sa présence chaque mise en scène, au risque qu’on ne voie que lui. Ça tombe bien, c’est ce que le rôle veut – au cinéma, Louis de Funès l’avait aussi très bien compris. On espère donc passer un bon moment devant cet Avare rajeuni (Poitrenaux n’a même pas 50 ans) que nous n’avons pas pu découvrir avant sa venue à Grenoble, mais dont on a eu plein de bons échos. AM Du mardi 17 au samedi 21 novembre à la MC2 La Liste de mes envies

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Pommerat refait les contes

SCENES | Plus de deux ans après sa création, "Cendrillon" passe enfin par Grenoble. Pièce maîtresse de l’œuvre de Joël Pommerat, ce conte, ici plus fantastique que merveilleux, décline ce qui intéresse tant l’incontournable metteur en scène : tenter d’être soi dans un monde hostile. Une réussite totale et inoubliable. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 8 avril 2014

Pommerat refait les contes

« Ta mère est morte. Ta mère est morte. Comme ça maintenant tu sais et tu vas pouvoir passer à autre chose. Et puis ce soir par exemple rester avec moi. Je suis pas ta mère mais je suis pas mal comme personne. J’ai des trucs de différent d’une mère qui sont intéressants aussi. » Voilà ce que se racontent Cendrillon et le jeune prince lorsqu’ils se rencontrent. Pour le glamour, la tendresse et les étoiles dans les yeux, Joël Pommerat passe son tour. Tant mieux : en ôtant toute mièvrerie au conte originel, en le cognant au réel, il le transforme en un objet totalement bouleversant qui, lors de sa création, a laissé les yeux humides à plus de la moitié de salle. « Écrivain de spectacles » comme il aime se définir, Pommerat connaît depuis plus de dix ans un succès inédit dans le théâtre français, jouant à guichet fermé partout où il passe. Et il passe partout. Le seul cap qu’il s’était d'ailleurs fixé en renonçant à faire du cinéma, constatant qu’il ne pourrait jamais faire comme son héros David Lynch, était de créer une pièce par an et de la faire jouer à chaq

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Top of the pops

SCENES | Ce n’est certainement pas très original vu l'acceuil dithyrambique déjà reçu par le sepctacle, mais l'une des propositions que l’on place tout en haut de la (...)

Nadja Pobel | Jeudi 5 septembre 2013

Top of the pops

Ce n’est certainement pas très original vu l'acceuil dithyrambique déjà reçu par le sepctacle, mais l'une des propositions que l’on place tout en haut de la liste des conseils de rentrée est signée Joël Pommerat, qui revient à Grenoble avec une pièce de son répertoire des contes (et non avec un de ses textes pour adultes qu’il écrit de A à Z). Mais attention, il a tant modelé ce Cendrillon à sa convenance que l'œuvre de Perrault s’est endurcie et actualisée. Finalement, ce n’est pas que pour les enfants : ça fume, ça jure et ça berce aussi. La jeune fille, rebaptisée Cendrier, n’a pas bien entendu les derniers mots prononcés par sa mère avant de mourir et croit qu’elle doit penser à elle tout le temps. Sa montre à quartz 80’s sonne donc sans cesse sur les notes de Ah ! vous dirai-je, maman et voilà la gamine entravée voire étouffée par cette mémoire à porter, sa marâtre de belle-mère et son père inerte (tenus par des comédiens époustouflants dans un décor parfait). Jusqu’au face-à-face avec un prince charmant qui n’a rien de charmant, gosse paumé comme elle. Leur

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La Reine des pommes

ECRANS | De et avec Valérie Donzelli (Fr, 1h24) avec Jérémie Elkaïm…

François Cau | Jeudi 18 février 2010

La Reine des pommes

À ceux qui pensent avoir tout vu concernant le cinéma français, on recommande la vision masochiste de La Reine des pommes. Jusqu’ici, c’est-à-dire tant qu’elle n’était qu’actrice, on aimait bien Valérie Donzelli. Mais là, elle vient de commettre ce qu’on peut appeler le Plan 9 from outer space du cinéma d’auteur hexagonal : un film tourné en DV entre un appartement et un parc d’un amateurisme criminel, exploitant un sujet ô combien éculé (comment se remettre d’une rupture amoureuse) avec des idées toutes plus mauvaises les unes que les autres. Exemple définitif : donner à Jérémie Elkaïm, acteur nullissime, tous les rôles masculins du film. Une sensation d’incrédulité gagne le spectateur à la vision du film : grosse blague à prendre au millième degré ? Énorme ratage que l’on n’a pas osé ranger pudiquement dans un tiroir ? Petit film entre amis parisiens désœuvrés ? Et surtout, comme dirait l’autre : what the fuck ?! CC

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L’intime et le réel

SCENES | L’univers théâtral de Joël Pommerat, auteur et metteur en scène est tout simplement unique. Ses écrits, indissociables de ses mises en scènes, s’ancrent profondément dans notre monde. À la MC2, on découvrira son adaptation du Petit Chaperon Rouge. Séverine Delrieu

Séverine Delrieu | Mercredi 10 janvier 2007

L’intime et le réel

Pommerat commence à écrire en 1985. Il a 22 ans. Et son processus d’écriture dramatique est d’emblée vraiment singulier. Avec le recul, on a envie de dire d’une justesse absolue. Effectivement, son travail d’écriture ne se dissocie pas de celui de la mise en scène : il se prolonge durant les répétitions grâce aux échanges avec les comédiens. Il se modifie aussi, s’enrichit, aux frottements avec la scénographie, les lumières et le son. Ce qui souvent dans ses spectacles donne une alchimie envoûtante entre texte, espace, corps, gestes, voix. Pour bien comprendre, l’auteur arrive le premier jour des répétitions avec un matériau écrit, une base, qui se malaxera, se métamorphosera au fur et à mesure du travail scénique grâce à une recherche commune. Pommerat croit vraiment au concept de compagnie, au sens de compagnonnage. Et fonde naturellement en 90 La Compagnie Louis Brouillard. Tous ses projets sont écrits pour et en pensant aux comédiens avec lesquels il travaille maintenant depuis 10 ans. Le temps, (autant celui de la répétition que celui nécessaire à la relation fidèle et profonde), est une notion fondamentale dans l’élaboration de ses spectacles. Ceux-ci prendront vie, dans u

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La mère loup

SCENES | Théâtre / À partir du conte populaire, Joël Pommerat, metteur en scène et auteur a écrit son Petit Chaperon rouge, spectacle époustouflant de beauté visuelle et de sens. Séverine Delrieu

Séverine Delrieu | Mercredi 7 mars 2007

La mère loup

Les relations familiales, le passage du temps, sont les thématiques récurrentes de Joël Pommerat. Elles rejaillissent dans son Petit Chaperon Rouge, en rendant visible ce qui effectivement est implicite et nous touche tous inconsciemment dans ce conte : le lien entre trois générations de femmes esseulées, isolées. Une famille où l'absence d'homme s'avère criante, et où le désir de la rencontre avec l'inconnu semble l'enjeu pour s'émanciper. Dans son adaptation, Pommerat exprime donc le liens complexes entres ces femmes : celui de la petite fille envers la mère est fait d'admiration, attirance, répulsion - la mère incarne et revêt la pelure du loup et joue à effrayer sa fille avec sa chevelure ; celui de la mère envers sa petite fille (jouant aussi le rôle de la grand-mère) est fait de rejet et d'envie, du fait de sa jeunesse ; et celui de la mère envers la grand-mère souligne l'incapacité à communiquer. En abordant en creux ces notions, l'auteur évoque subtilement, avec tendresse et violence, les problématiques de nos sociétés modernes, où l'isolement des plus âgés s'accentuent ; la solitude de l'enfant délaissé par le parent, fréquent, et source de déséquilibre ; parent qui se

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