Un Moi(s) de cinéma #4

ECRANS | Chaque mois, Le Petit Bulletin vous propose ses coups de cœur cinéma des semaines à venir en vidéo

Christophe Chabert | Lundi 2 mars 2015

Au sommaire de ce quatrième numéro :

Inherent Vice de Paul Thomas Anderson
Selma de Ava DuVernay
The Voices de Marjane Satrapi
Hacker de Michael Mann
À trois on y va de Jérôme Bonnell

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Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 12 septembre 2017

Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

15.09.17 > TERMINAL ACID WASHED Le nu disco un brin pervers, pas mal italo et larvé d'acid house que pratique Acid Washed nous enchante, assurément : écoutez Heartbeat Maker, envolée qui ouvre leur album House of Melancholy ; un track parfait pour faire hurler un dancefloor comprimé comme celui du Terminal vers les 3 heures du mat', ivre et joyeux. Sexy. 16.09.17 > GROOM CLÉMENTINE Perle en ascension de la scène locale, activiste de Chez Émile, le disquaire, mais aussi du côté de la pertinente web-radio Lyl où elle mène de main de maîtresse l'émission Mellow Madness, Clémentine s'offre une nuit au Groom où soul, disco et funk s'emmêlent langoureusement pour vous coller la fièvre all night long. Black.

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À trois on y va

ECRANS | Entre vaudeville et étude des indécisions sentimentales, Jérôme Bonnell livre sa vision du triangle amoureux dans un film qui ne manque ni de charme, ni de sincérité, mais plutôt de rigueur dans sa mise en scène et son scénario. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 24 mars 2015

À trois on y va

Charlotte vit avec Micha, mais elle aime en secret Mélodie. Or Mélodie va tomber amoureuse de Micha, tentant de dissimuler cette aventure à Charlotte. Le triangle amoureux est-il un triangle isocèle ou équilatéral, à partir du moment où se retrouvent abolies les barrières de sexe et de genre ? La réponse à cette équation est dans le dernier film de Jérôme Bonnell, qui pourtant n’a que faire des mathématiques. Son cinéma reste obstinément dans le viseur d’une tradition bien française héritée de la littérature et du théâtre, avec cette petite musique qui lui sert de style depuis Le Chignon d’Olga jusqu’au Temps de l’aventure. Il y aura donc des amant(e)s dans le placard — ou sur le rebord de la fenêtre — comme dans tout bon vaudeville qui se respecte ; et si le téléphone portable et les SMS font ici figure de portes qui claquent, cette mise à jour n’occulte pas les ressorts boulevardiers du scénario. Plus originale est la matière humaine que pétrit Bonnell : celle de ses jeunes acteurs, en particulier Anaïs Demoustier, qui semble elle aus

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Hacker

ECRANS | Ce devait être le grand retour de Michael Mann après le décevant "Public Enemies", mais ce cyber-thriller ne fait oublier un scénario aux enjeux dramatiques faibles et aux personnages superficiels que lors de ses scènes d’action époustouflantes et novatrices. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 17 mars 2015

Hacker

Pour son retour au cinéma après six ans de silence — et une série HBO avortée, Luck — Michael Mann s’est fixé un défi à la hauteur de sa réputation : filmer les flux du cyberespace et la manière dont cette mondialisation des données affecte le monde réel. Hacker va donc défier David Fincher, l’autre grand cinéaste numérique du XXIe siècle, sur son terrain de prédilection, et il le fait d’abord en matérialisant les circuits informatiques qui relient un cyberpirate à une centrale nucléaire chinoise, provoquant une catastrophe aux conséquences géopolitiques inattendues. En effet, la police chinoise doit pactiser avec le FBI américain pour retrouver l’auteur de l’attaque, qui pourrait avoir des liens avec un ancien hacker purgeant une peine de prison, à qui l’on accorde donc une gracieuse liberté conditionnelle le temps de l’enquête. On sent que Mann se plaît à amener son cinéma vers de nouveaux territoires, que ce soit celui des effets spéciaux numériques ou celui de l’empire capitaliste chinois avec ses villes polluées et ultratechnologiques. En revanche, il ne trouve de moyen pour les faire se rejoindre qu’un action man bodybuildé et

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Selma

ECRANS | Avec cette évocation du combat de Martin Luther King pour la reconnaissance du droit de vote des noirs dans les états du sud américain, Ava DuVernay réalise un honnête film à Oscars, qui ménage la chèvre didactique et le chou romanesque avec un certain sens de la nuance. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 10 mars 2015

Selma

Dans l’offensive hivernale du cinéma inspiré d’une histoire vraie ou d’un personnage célèbre et destiné à récolter des (nominations aux) Oscars, Selma faisait figure d’outsider face aux brontosaures Imitation Game et Une merveilleuse histoire du temps. Pourtant, le film d’Ava DuVernay ne démérite pas et s’il s’avère plus linéaire que l’évocation d’Alan Turing, il est nettement moins académique que l’imbitable ménage à trois autour de Stephen Hawking… Tout est ici question d’angle : plutôt que de se lancer dans un biopic étouffe-chrétien du pasteur Martin Luther King, le film resserre sa focale autour d’un combat précis et symbolique de son engagement, celui de Selma, Alabama, ville représentative du déni de représentation fait aux noirs dans les états du sud, en particulier leur droit à voter lors des élections. Reconnu par la loi mais bloqué dans les faits par les autorités en place, il devient le cheval de bataille de Luther Kin

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The Voices

ECRANS | Marjane Satrapi s’exile aux États-Unis pour s’approprier une commande de film d’horreur à petit budget qu’elle transforme en comédie sanglante et cinglante à l’esprit très 80’s. Sympathique même si l’affaire peine à tenir la longueur. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 10 mars 2015

The Voices

Il faut imaginer ce que The Voices aurait pu être si Marjane Satrapi ne s’en était emparé pour lui faire subir une torsion toute personnelle : un de ces films d’horreur pour ados comme il s’en produit à la pelle, où l’esprit de sérieux n’est qu’une façade pour masquer le cynisme mercantile. Le film raconte comment un schizophrène tout juste sorti de l’asile, suivi de près par sa psychiatre et tenu en laisse par une puissante camisole chimique, finit par craquer son vernis de ravi de la crèche et retomber dans ses pulsions homicides. D’entrée, Satrapi repeint son univers aux couleurs irréelles d’un arc-en-ciel de bonheur, quand bien même celui-ci napperait un paysage d’usines et de banlieues branlantes ; l’effet Prozac contamine une mise en scène qui choisit l’option humour noir et transforme le minet Ryan Reynolds en une parodie de lui-même, sourire extatique figé perpétuellement sur son visage de puceau imberbe. Lorsqu’il rentre chez lui après une journée à bosser et à tenter de séduire la belle secrétaire de son entreprise — Gemma Arterton, parfaite incarnation du charme canaille de la girl next door british — plutôt que de nourrir son cha

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Le mystère Pynchon

CONNAITRE | Ses romans étaient réputés inadaptables, tant ils foisonnent d’intrigues, d’énigmes et de tours de force défiant toute logique figurative ; Thomas Pynchon, qui cultive le secret mais redouble, à 74 ans, de créativité et de culot, vient pourtant d’être porté à l’écran par Paul Thomas Anderson… Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 3 mars 2015

Le mystère Pynchon

Jusqu’à sa mort, J. D. Salinger faisait figure de grand romancier américain invisible ; dorénavant, il n’y a plus que Thomas Pynchon pour occuper ce titre, à une différence (de taille) près : si Salinger a conjointement cessé de publier en même temps qu’il se retirait hors de tout espace public, Pynchon, lui, paraît atteint d’une frénésie créative en constante accélération, ce qui lui fait un point commun avec un autre artiste cultivant le secret, Terrence Malick. Bref, Pynchon n’est pas du genre à apparaître dans les grands raouts littéraires genre fêtes du livre, ce qui explique en partie sa notoriété très relative par rapport à certains de ses confrères — Banks, De Lillo ou Paul Auster, au hasard. Ce déficit tient aussi à la complexité de son œuvre, pas facile à domestiquer mais qui a su créer une horde d’inconditionnels prête à se lancer dans les exégèses les plus folles, sinon à cartographier chaque roman pour en pister les ramifications. La France a découvert Pynchon en 1975 avec ce qui reste son chef-d’œuvre, L’Arc en ciel de la gravité : au crépuscule de la Deuxième Guerre mondiale, les services secrets britanniques utilisent Tyrone Slothrop

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Inherent Vice

ECRANS | En adaptant "Vice caché" de l’immense Thomas Pynchon, Paul Thomas Anderson prouve, après "The Master", qu’il n’aime rien tant qu’aller à l’encontre de sa maîtrise, éprouvée et incontestable. De fait, ce polar pop, enfumé et digressif est un plaisir intense, où il est avant tout question de jeu, dans tous les sens du terme. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 3 mars 2015

Inherent Vice

Quelque part dans les volutes de la Californie psychédélique au début des années 70, Doc Sportello semble sortir d’un rêve évaporé lorsqu’il voit surgir chez lui son ex-petite amie, Shasta Fay, qui lui annonce qu’elle est tombée amoureuse d’un richissime promoteur immobilier — marié — et dont elle soupçonne qu’on ourdit un complot contre lui. Sportello, qui exerce la fonction de détective privé, décide d’enquêter, moitié par amour envers cette fille qu’il n’arrive pas à s’enlever de la tête, moitié par curiosité professionnelle envers un monde bien éloigné de celui de la contre-culture beatnik, adepte de drogues et de nonchalance cool, dans lequel il baigne. Raconté comme ça, le point de départ d’Inherent Vice rappelle inévitablement les romans noirs de Raymond Chandler, ainsi que ses relectures iconoclastes par Robert Altman — Le Privé — ou les frères Coen — The Big Lebowski. Sauf que Paul Thomas Anderson n’adapte pas l’auteur du Grand Sommeil, mais un autre immense romancier américain, Thomas Pynchon. Et si Vice caché se nourrissait de cette mythologie propre à la littérature criminelle, il la cabossait par un réf

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Insomniaque - Soirées de la semaine du 25 février au 3 mars

MUSIQUES | 27.02 L'Amour Autre temps, autres mœurs : alors que les blousons noirs des 60's peuplaient les pages "faits-divers" des quotidiens, les nôtres – (...)

Benjamin Mialot | Mardi 24 février 2015

Insomniaque - Soirées de la semaine du 25 février au 3 mars

27.02 L'Amour Autre temps, autres mœurs : alors que les blousons noirs des 60's peuplaient les pages "faits-divers" des quotidiens, les nôtres – Brodinski, Gesaffelstein et autres «princes de la techno» – voient leur style décortiqué dans la presse masculine. The Hacker réussit depuis une vingtaine d'années – et a fortiori sur son récent diptyque indus/new wave Love/Kraft – l'exploit de se situer à l'intersection de ces deux attitudes, mi-voyou aux kicks qui claquent comme des coups de batte mi-gentleman à la tête pleine de mélodies cafardeuses. Autant dire qu'il a toute sa place au Bellona. 28.02 Terminal 2 Years Le Terminal fête ses deux ans d'activité et, considérant les liens profonds qui unissent notre journal au 3 de la rue Terme – des exemplaires ant

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Berlinale 2015, jour 6. Le cinéma au futur antérieur.

ECRANS | « Under electric clouds » d’Alexei Guerman Jr. « Every thing will be fine » de Wim Wenders. « Selma » d’Ava Du Vernay. « Body » de Malgorzata Szumowska. « Angelica » de Mitchell Lichtenchtein.

Christophe Chabert | Mercredi 11 février 2015

Berlinale 2015, jour 6. Le cinéma au futur antérieur.

Après une semaine de Berlinale et 25 films, on commence un peu à fatiguer. D’autant plus que les films ne font pas trop de cadeaux. À commencer par Under electric clouds d’Alexei Guerman Jr, présenté en compétition, épreuve assez rude à 9 heures du matin, sachant qu’en plus la durée annoncée (2h10) était largement sous-estimée d’une bonne dizaine de minutes supplémentaires. Là n’est pas forcément la question car eût-il été plus court ou encore plus long, le film n’en aurait pas été plus facile à avaler, tellement il nécessite qu’on s’accroche en permanence à ce qui se passe à l’écran pour espérer — mais ce n’est pas une certitude — parvenir à en percer le sens. Présenté comme une fable se déroulant en 2017 — date symbolique du centenaire de la révolution soviétique — où une poignée de personnages se croisent autour d’une tour dont la construction a été arrêtée et dont l’architecte se serait suicidé de désespoir, Under electric clouds décline ensuite en chapitres les vies de ces hommes et de ces femmes qui, d’une manière ou d’une autre, sont liés à l’édifice. Le prologue pose en voix-off ce principe narratif et explique la situation ; on

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Paul Thomas Anderson et Joaquin Phoenix à l'Institut Lumière

ECRANS | C'est un sacré événement que propose l'Institut Lumière : l'avant-première d'Inherent Vice, le nouveau film de Paul Thomas Anderson, en présence du réalisateur et (...)

Christophe Chabert | Jeudi 15 janvier 2015

Paul Thomas Anderson et Joaquin Phoenix à l'Institut Lumière

C'est un sacré événement que propose l'Institut Lumière : l'avant-première d'Inherent Vice, le nouveau film de Paul Thomas Anderson, en présence du réalisateur et de son acteur, Joaquin Phoenix, le samedi 24 janvier à 20h. Adapté d'un roman du génial Thomas Pynchon (Vice caché, en français), le film est un polar situé dans les années 70, qu'on annonce dans la lignée du précédent P. T. Anderson, le fabuleux The Master. Les réservations pour l'avant-première seront ouvertes demain à 11h...

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L’Amérique au firmament…

ECRANS | Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas : de janvier à juin, c’est le retour des super auteurs du cinéma américain avec des films qu’on dira, par euphémisme, excitants. À l’ombre de ces mastodontes vrombissants, une poignée de cinéastes d’ici devraient leur donner le change. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 6 janvier 2015

L’Amérique au firmament…

Les Wachowski, Eastwood, Gonzalez Iñarritu, Paul Thomas Anderson, Michael Mann, Tim Burton, George Miller, à qui on ajouterait bien James Wan et Josh Whedon : le premier semestre 2015 se pose en miroir inversé du dernier semestre 2014. Fini le renouvellement générationnel, les cinéastes du monde entier qui arrivent à une forme de maturité créative, les francs-tireurs décidés à faire trembler le cinoche mainstream ou son frère jumeau, le world cinéma… Certes, il y en aura quelques-uns d’ici à fin mai ; mais ce sont bien les superauteurs américains qui risquent de faire la pluie et le beau temps sur l’actualité cinématographique d’ici là. Après un mois de janvier en forme de tour de chauffe, ce sont donc Larry et Lana Wachowski qui ouvrent le bal avec leur Jupiter Ascending le 4 février — que son distributeur français a, de manière particulièrement débile, rebaptisé Jupiter : le destin de l’univers. Après la fresque spatio-temporelle de Cloud Atlas, génial puzzle d’une ambition folle, les Wachowski s’envoient en l’air pour

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Les quatre fantastiques

MUSIQUES | Le Sucre sort de sa routine le temps de quatre soirées durant lesquels se produiront autant de fondateurs de labels emblématiques de la musique électronique actuelle... Et qu'on vous recommande plutôt quatre fois qu'une. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 25 février 2014

Les quatre fantastiques

La vingt-neuvième cérémonie des Victoires de la musique fut, sans surprise, un énième pince-fesses corseté où chanteurs-sandwichs et égéries périmées tentèrent tant bien que mal de faire oublier le déficit d'ambition et d'idées qui grève l'industrie du disque depuis le début des années 2000. Une  mascarade qui ne doit pas faire oublier ce motif de satisfaction : la présence, parmi les nominés, du redoutable Gesaffelstein, aboutissement de deux décennies d'activisme techno. Un activisme dont le Grenoblois The Hacker est encore aujourd'hui l'une des principales figures, aussi bien en tant que label manager (jadis de Goodlife, aujourd'hui de Zone, qu'il a co-fondé avec... Gesaffelstein) qu'en tant que producteur - d'une musique devant autant à la compacité et à la combativité du new dance sound of Detroit qu'à la morgue mélancolique des souverains de la new wave. A l'approche de la parution d'un album en forme de synthèse esthétique, le sacrément bien titré Kraft/Love (non content de lister les qualités suffisantes et nécessaires à l'exercice d'un art, il fait référence à Kraftwerk et Lovecraft), Le Sucre ne pouvait mieux l'honorer qu'en l'invitant à donne

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Nuits Sonores 2013 - Jour 4

MUSIQUES | Nuits Sonores, c'est terminé. Déjà ? Déjà. A se demander si un an d'attente pour quatre jours de réjouissances, ce n'est pas un peu cher payé. Au vue de la somme de glorieux souvenirs que nous avons emmagasinés lors de la dernière journée de cette édition 2013, on peut vous affirmer que ça ne l'est pas. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Dimanche 12 mai 2013

Nuits Sonores 2013 - Jour 4

N'eut été la présence de Tale of Us et des Raveonettes à son générique, nous n'aurions sans doute pas mis les pieds au quatrième NS Days, histoire de rassembler le peu de forces encore à notre disposition avant le bouquet final. Sans surprise, nous l'aurions amèrement regretté. Car si le duo italien a signé un set à la hauteur de sa précédente prestation lyonnaise (un mix marathon de 4h au Club Transbo en décembre dernier) et si la loud pop spectorienne du duo danois a été au cœur de l'un des concerts les plus troublants – de sensualité et de puissance - de cette édition, c'est un quasi-inconnu qui a livré la prestation la plus inattendue : Squeaky Lobster, producteur bruxellois dont l'abstract hip hop kaléidoscopique, à défaut d'avoir emporté l'adhésion de l'audience, nous a pour notre part durablement scotché. Les "Lee Hazlewooderies" saturées des Liminanas, le rock'n'roll high energy des Mojomatics et les collisions métalliques de The Hacker (qui a remplacé à la dernière minute le pauvr

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Nuits Sonores – Samedi 19 - Report

MUSIQUES | Sept lieux, six sessions de 9h de live, trois concerts spéciaux. Il fallait bien ça pour fêter les dix ans de Nuits sonores, fleuron européen de la musique électronique (et plus si affinités). Compte-rendu du jour 4. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Dimanche 20 mai 2012

Nuits Sonores – Samedi 19 - Report

Trois sur neuf. Nous n'avons deviné les noms que de trois des neuf invités qui, hier, se sont relayés jusqu'au petit jour aux platines de la secret stage des anciennes usines Brossette. Même pas la moyenne. Nulle incompétence derrière ce pronostic de parieur mutuel urbain du dimanche, seulement le reflet du crédit que l'on accorde à Nuits sonores. Quitte à éprouver des regrets là où tout ne devrait être que gratitude.     Stage divin Il faut reconnaître qu'Arty Farty nous a fait un beau cadeau avec ce secret stage, foulé dans l'ordre par Clara Moto, The Hacker, Gesaffelstein, Oxia, Dixon, un Ricardo Villalobos tout juste remis de son examen du très exigeant catalogue du label ECM aux Célestins, Brodinski, Agoria et Laurent Garnier. Reconnaître également que, même si nous étions en attente d'une surprise qui n'est jamais venue, d'un

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Ensemble c’est two

MUSIQUES | Miss Kittin et The Hacker, DJ et producteurs, après un First Album qui avait durablement traumatisé son monde et donné ses lettres de noblesse à la mouvance électroclash, sortent huit ans plus tard, Two, qui surfe sans complexe sur d’autres esthétiques. François Cau

Christophe Chabert | Lundi 30 mars 2009

Ensemble c’est two

2001. La scène électro française vit tranquillement sur ses acquis, se repose nonchalamment sur les représentants proprets de ce qu’on a appelé, dans un élan d’inspiration à même de décoiffer le brushing de Bob Sinclar, la French Touch. Surgi de nulle part (enfin, de Grenoble, quoi), un duo frondeur, sexy en diable, baigné dans les sonorités électro pop des années 80 et armé d’une ironie mortelle impose un improbable mantra. To be famous is so nice, Suck my dick, Lick my ass. Le refrain de Frank Sinatra, redoutable single du First Album de Miss Kittin et The Hacker, hymne décalé à la fatuité jet-setteuse, entre dans les têtes des amateurs de techno pour ne plus en sortir. Là où tant d’autres auraient capitalisé sur cette soudaine reconnaissance jusqu’à ce que mort artistique s’ensuive, le tandem a alors d’autres aspirations, comme l’explique rétrospectivement Michel “The Hacker“ Amato. «On avait signé en 1997 sur Gigolo Records en Allemagne, on jouait notre live depuis cinq ans, sans équipe, dans un état de stress permanent, à l’arrache complet. Quand la hype est arrivée en 2002, on était heureux mais passablement épuisés. Et les journalis

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Hellboy II, les légions d’or maudites

ECRANS | La suite des aventures du fils du Diable, toujours signée Guillermo Del Toro, laisse tous les blockbusters de la rentrée loin derrière par ses inventions graphiques et son côté fun et référentiel. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 21 octobre 2008

Hellboy II, les légions d’or maudites

Le prologue de ce deuxième Hellboy est au bas mot génial : encore gamin, le futur super-héros se laisse conter l’histoire qui deviendra l’argument de cette nouvelle aventure. Un Roi elfe fit construire une armée mécanique en or contrôlée par un sceau en trois parties, dont les morceaux ont ensuite été distribués aux peuples qui acceptèrent de signer la paix. Pour illustrer cette fable d’héroïc fantasy inspirée du Seigneur des anneaux, Guillermo Del Toro a une idée magnifique : la reconstituer avec des pantins de bois, virtuels mais à l’ancienne, et non avec le numérique photoréaliste d’un Peter Jackson. C’est une magistrale déclaration d’intention : par-delà la technologie, il faut faire vivre l’imaginaire pour garder la part d’enfance en chacun de nous. À tous ceux qui pensaient que le réalisateur du Labyrinthe de Pan s’acquittait là d’une commande commerciale, il envoie ainsi la plus personnelle des réponses. Et ce n’est que le début… Autoportrait en geek Des années plus tard, Hellboy est devenu un super-héros mal embouché, frimeur et glandeur. Mais Hellboy a depuis le premier volet u

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