10 Hallus Cinés

Julien Homère | Mardi 4 avril 2017

Photo : Message from the king © The Jokers / Les Bookmakers


Dix bougies soufflées et 1000 univers à dévorer ! Point de ralliement pour tous les cinéphiles déviants, Hallucinations collectives rouvre les portes de sa “Chambre des Merveilles” regorgeant de nouveautés aussi folles que drôles, tantôt connues, tantôt oubliées. Digne d'une chasse aux œufs punk, la soirée d'anniversaire régalera ses invités d'une ribambelle de court-métrages, clips et bandes-annonces inédits, en passant par la projection d'un film secret en avant-première mondiale.

En plus d'accueillir Fabrice Du Welz, pont à lui seul de la Belgique aux États-Unis avec son Message from the King en avant-première, attardons-nous un instant sur deux films qui résument le sens de cette manifestation, antinomiques sur la forme mais oniriques dans le cœur : Soy Cuba de Mikhaïl Kalatozov et Litan de Jean-Pierre Mocky. Redécouvert dans les années 1990, le premier se pose en classique oublié, fascinant pour ses multiples morceaux de bravoures mythiques, tels que ses plans-séquences impossibles. Dans le second, un OVNI cinématographique venant d'un auteur ayant davantage habitué le public à des comédies grinçantes, Mocky s'attelle au fantastique le plus carnavalesque.

Vous voulez ralentir ? Que nenni ! Le trip continuera avec l'exposition du psychédélique Paul Kirchner, et s'illuminera grâce à Alain Robbe-Grillet d'une découverte érotique : son surréaliste et sulfureux Glissements progressifs du plaisir. Pour les plus masos (ou sadiques, au choix), Dario Argento torturera les belles avec virtuosité dans son ultra-violent Opéra et Tunnel de Kim Seong-hun bouchera ce corridor des horreurs. Sans oublier la compétition bien sûr...

10e Hallucinations collectives
Au Cinéma Comœdia
du mardi 11 au lundi 17 avril


Get Out

De Jordan Peele (EU, 1h44) avec Daniel Kaluuya, Allison Williams...

De Jordan Peele (EU, 1h44) avec Daniel Kaluuya, Allison Williams...

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Chris et sa petite amie Rose s’apprêtent à rendre visite aux parents de celle-ci. Bien qu’elle lui assure que cela n’a aucune espèce d’importance, le jeune homme s’inquiète du fait qu’elle n’ait pas mentionné sa couleur de peau.


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Fabrice du Welz : « ma trilogie a trouvé une forme de cohérence »

Adoration | Dernière pierre ajoutée à son édifice ardennais, Adoration est le plus sauvage et solaire des éléments de la trilogie de Fabrice du Welz. Avant de s’attaquer à son nouveau projet, Inexorable, le fidèle d’Hallucinations Collectives livre quelques “adorables“ secrets…

Vincent Raymond | Mardi 21 janvier 2020

Fabrice du Welz : « ma trilogie a trouvé une forme de cohérence »

Il vous a fallu une quinzaine d’année pour mener à son terme votre “trilogie ardennaise”. De Calvaire à Adoration, en passant par Alleluia, on peut à présent voir un double mouvement s’y dessiner : d’une part un rajeunissement progressif des protagonistes (vous commenciez dans un EHPAD pour finir avec des adolescents), de l’autre leur féminisation… Fabrice du Welz : Au départ, ce n’était pas prévu pour être une trilogie. C’est après Alleluia que je me suis un peu laissé prendre au jeu quand on m’a parlé des correspondances existant entre ce film et Calvaire. Et il est vrai qu’il y avait comme une sorte de mouvement ou de recherche vers une figure féminine, qui éclate ici avec le personnage de Gloria. Maintenant je me rends compte que je suis resté assez fidèle à un certain décor des Ardennes, mais aussi à des noms, comme Gloria ou Bartel — souvent, quand je commence un nouveau projet, je me raccroche à eux. Aujourd’hui, la trilogie trouve avec ce film une form

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Ardennes que pourra : "Adoration"

Le Film de la Semaine | « Mes jeunes années (…) / Courent dans les sentiers / Pleins d'oiseaux et de fleurs » chantait Charles Trenet. À ce tableau pastoral, Fabrice Du Welz ajoute sa touche d’intranquillité et de dérangement faisant d’une fuite enfantine une course éperdue contre (ou vers) l’âge adulte.

Vincent Raymond | Mardi 21 janvier 2020

Ardennes que pourra :

Adolescent d’une petite dizaine d’années, Paul vit dans l’enceinte d’un hôpital psychiatrique où sa mère travaille. Lorsque Gloria, jeune patiente de son âge est internée, Paul éprouve pour elle une fascination intense. Un acte irréversible va lier leurs destins et les entraîner dans une cavale folle… Retour aux fondamentaux pour Fabrice Du Welz, que sa parenthèse — ou la tentation ? — hollywoodienne avait sinon dispersé, du moins un peu dérouté de sa ligne originelle. Ultime volet de sa “trilogie ardennaise”, Adoration n’en est certes pas le moins sauvage ni le moins exempt de mystères non élucidés, mais il semble convertir en lumière pure la vitalité débordante de ses protagonistes. Et même s’autoriser, suprême audace, une espérance dans une conclusion en forme d’épiphanie. Le cadre lui-même s’avère propice puisque la nature dans laquelle se dissolvent ses fugitifs déborde de vie, de bienfaits estivaux ou de rencontres favorables ; quand aux poursuivants, ils demeurent à l’état de silhouettes — rien à voir avec La Nuit du chasseur !

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Darick Robertson, en quête de la vérité à Original Watts

Bande Dessinée | Le dessinateur de Transmetropolitan et The Boys fait une halte du côté d'Original Watts cette semaine : culte.

Sébastien Broquet | Mardi 29 mai 2018

Darick Robertson, en quête de la vérité à Original Watts

Hunter S. Thompson en journaliste déjanté ? Encore plus que dans la réalité, oui. Version cyberpunk, avec phylactères emplis d'insultes et autres offenses au bon goût commun, cases vivement colorées où le rouge sang n'est pas rare : le gonzo journaliste devient héros de bande dessinée dans Transmetropolitan, sombre série lancée en 1997 (et qui dura 5 ans) par Warren Ellis et dessinée par son acolyte Darick Roberton. Rebaptisé Spider Jerusalem, le plumitif lutte contre l'omniprésente corruption, affronte une société de consommation où le transhumanisme et la surveillance de masse ne sont pas des détails, tout en ingurgitant une certaine quantité de drogues (normal) et en étant obsédé par une seule chose : la vérité. Cette série de science-fiction devenue culte a consacré un Darick Robertson déjà repéré pour ses travaux aussi bien chez DC Comics (un Justice League) que Marvel (Wolverine, Spider-man, Punisher...). En 2006, avec Garth Ennis, ils lancent The Boys, presque aussi irrévérente que Transmetropolitan et lancée sur les mêmes rails du succès.

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"Message from the King" : et ma sœur ?

ECRANS | de Fabrice Du Welz (G-B-Fr-Bel, int. -12 ans avec avert., 1h42) avec Chadwick Boseman, Luke Evans, Teresa Palmer…

Vincent Raymond | Mardi 9 mai 2017

Parti du Cap, Jacob King atterrit en urgence à Los Angeles. Il a sept jours et 600 $ pour retrouver sa sœur Bianca, mystérieusement disparue. Très vite, il découvre son corps à la morgue mais aussi qu’un réseau de dealers, un producteur pédophile et un dentiste vénal sont liés à sa mort… Il a dû se faire plaisir, Fabrice Du Welz, en tournant ce film aux faux-airs de blaxploitation, où les bas-fonds crasseux du New York des années 1970 sont troqués contre un L.A. contemporain, alliant visage sinistre et indécente opulence. En bon disciple du cinéma de genre, il respecte le cahier des charges, en réunissant une cohorte d’affreux aussi patibulaires que pervers, une donzelle en danger, dont le sauvetage assurera la rédemption du héros — qui a forcément un carnaval de choses à se reprocher, de l’abandon de sa sœur aux avoinées qu’il distribue. Jacob King a en outre des accents eastwoodiens, marquant physiquement les coups qui lui sont prodigués. On pourrait croire à un pur film d’action et d’ambiance, misant davantage sur l’efficacité que sur l’invent

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Hallucinations Collectives se dévoile

Festival | Oyez ! Oyez ! Hallucinations collectives dévoile sa 10ème programmation avec des infos juteuses… pour ne pas dire saignantes ! Sévissant du 11 au 17 avril, le festival accueillera des invités de choix et des avant-premières à la pointe de l’actualité pour le plus grand plaisir de tous les cinéphiles déviants.

Julien Homère | Vendredi 24 mars 2017

Hallucinations Collectives se dévoile

Notons la présence du phénomène Get Out de Jordan Peele, petit thriller terrifiant qui ravage le box-office US au point de rallier William Friedkin lui-même à sa cause. Le culte Fabrice Du Welz viendra présenter son polar énervé Message from the King, avec l’étoile montante Chadwick Boseman. La France aura pour représentant Xavier Gens pour la séance d’Hitcher de Robert Harmon, série B jouissive avec Rutger Hauer. Il n’y a pas qu’au rayon des exclusivités que l’association Zone Bis a marqué le coup pour cette édition anniversaire. En plus d’offrir une soirée commémorative le vendredi et une nuit Hallucinations auditives avec Joe La Noïze & Ta Gueule, le cinéma Comœdia verra s’imprimer sur ses toiles plusieurs classiques oubliés tels qu’Opéra de Dario Argento,

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Alleluia

ECRANS | Fabrice Du Welz passe au tamis du surréalisme belge "Les Tueurs de la lune de miel" pour une version qui, malgré ses embardées baroques, son humour très noir et un Laurent Lucas absolument génial, reste proche de son modèle. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 25 novembre 2014

Alleluia

Météore cinématographique, Les Tueurs de la lune de miel appartient à cette catégorie de films dont le souvenir se grave à vie dans l’esprit de ceux qui le voient. Leonard Kastle, musicien contemporain qui signait là sa seule réalisation pour le cinéma, s’emparait d’un fait divers tragique — un couple d’amants meurtriers recrutait des veuves par petites annonces, avant de les assassiner sauvagement une fois le mariage célébré — pour en faire une œuvre au romantisme paradoxal, entre amour fou et amour virant à la folie. S’attaquer au remake d’un tel monument tient de la gageure, mais Fabrice Du Welz, qui a démontré dans Calvaire et le mésestimé Vinyan qu’il savait digérer ses influences cinéphiles pour en faire des films hautement personnels, a relevé le défi. Transposant l’histoire aujourd’hui dans les Ardennes, remplaçant les petites annonces par des sites de rencontres en ligne, il injecte surtout à la dramaturgie de Kastle ce qui fait sa patte : un goût pour le surréalisme belge, les apartés baroques et un humour particulièrement ma

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Les dossiers de Warren

CONNAITRE | Visuelle par excellence, la littérature policière est l'une des plus solubles dans le neuvième art. La très belle collection d'adaptations que co-éditent (...)

Benjamin Mialot | Mardi 1 avril 2014

Les dossiers de Warren

Visuelle par excellence, la littérature policière est l'une des plus solubles dans le neuvième art. La très belle collection d'adaptations que co-éditent Castermann et Rivages depuis 2008, et qui comprend notamment un scrupuleux et iconique Dahlia Noir par Matz, David Fincher et Myles Hyman, suffit à en attester. La présence simultanée dudit Myles Hyman et de James Ellroy à Quais du polar aussi. Ce n'est toutefois pas dans cette convergence que réside l'événement BD de cette édition 2014, mais dans la venue d'un scénariste anglais à la barbe druidique dont l'un des principaux accomplissements est d'avoir déconstruit la figure du super-héros. Non, il ne s'agit pas d'Alan Moore, mais de Warren Ellis, auteur de Planetary et The Authority, sagas spectaculaires et sophistiquées qui le virent, d'un côté par le prisme d'une organisation secrète d’archéologues surhumains, de l'autre par celui d'une force d'intervention planétaire aux méthodes expéditives, non seulement mettre au jour les modes de construction de la culture pop (du cinéma hongkongais aux comics eux-mêmes), mais aussi examiner sous un angle inédit de brûlantes questions de société (d

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Des rencontres en pleine tempête

ECRANS | En pleine polémique sur le cinéma français, le festival Drôle d’endroit pour des rencontres, consacré justement au cinéma hexagonal, va prendre une tonalité particulière cette année. Surtout qu’il a choisi d’inviter des francs-tireurs, sinon de grosses gâchettes… Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 17 janvier 2013

Des rencontres en pleine tempête

L’exil fiscal de Depardieu, la charge de Vincent Maraval contre les acteurs trop payés, les ripostes vantant la santé artistique de la production, la contre-riposte estimant qu’en France, on produit trop de films et qu’en plus, on les produit mal… Période trouble pour le cinéma français. Aux Alizés de Bron, on ne pouvait pas se douter que Drôle d’endroit pour des rencontres tomberait au milieu de ces controverses en série. Du coup, voilà que ce festival consacré au cinéma français se retrouve à jouer les vitrines d’un état des lieux complexifié par la question de la distribution des films. Un exemple : Aujourd’hui, le troisième film d’Alain Gomis, n’a pas trouvé de salle pour l’accueillir à Lyon. Du coup, le festival lui offre sa première projection le samedi 26 janvier en présence du réalisateur. Aujourd’hui fait partie de ces films tournés en dehors des clous, au budget serré mais avec une totale liberté créative. Exactement comme La Fille de nulle part (présenté le 24 janvier), le dernier Jean-Claude Brisseau, autoproduit en vidéo dans l’appartement du cinéaste avec lui-même dans le rôle principal. Que des auteurs (qu’on aime ou pas, car Brisseau n’

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Les pères de Vynian

ECRANS | Analyse / «Il y a dans Vynian trois références conscientes : Les Révoltés de l’an 2000, Ne vous retournez pas et Chromosome 3». C’est le réalisateur Fabrice (...)

Christophe Chabert | Mercredi 24 septembre 2008

Les pères de Vynian

Analyse / «Il y a dans Vynian trois références conscientes : Les Révoltés de l’an 2000, Ne vous retournez pas et Chromosome 3». C’est le réalisateur Fabrice Du Welz qui le dit, alors au boulot (en sa compagnie) pour décrypter ses trois films majeurs. Les Révoltés de l’an 2000 de Narcisso Ibañez Serrador«Je suis parti des Révoltés de l’an 2000, mais je crois qu’à l’arrivée, on en est loin…». Figure révérée du cinéma espagnol grâce à son film d’épouvante La Résidence en 1969, Serrador tourne son deuxième (et dernier à ce jour) long pour le cinéma en 1976 : ¿ Quien puede matar a un niño ? (Qui peut tuer un enfant ?, stupidement traduit par Les Révoltés de l’an 2000). Un couple d’Anglais part en vacances sur une île espagnole et découvre que les habitants ont mystérieusement disparu, sauf les enfants, dont le comportement étrange conduira à un jeu meurtrier. Serrador ne fournit pas d’explications à cette soudaine pulsion sadique mais laisse entendre, via son générique, qu’il faut y lire une fable où l’enfant, victime innocente de l’Histoire, décide de faire payer aux adultes leur propre violence. Dans Vynian, l’enfant, revenu à l’état sauvage après le Tsunami vit dans une h

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Repères

ECRANS | Fabrice du Welz Naissance le 21 octobre 1972 en Belgique. Suit le conservatoire d’art dramatique de Liège. Diplômé de mise en scène à l’INSA de (...)

Christophe Chabert | Mercredi 24 septembre 2008

Repères

Fabrice du Welz Naissance le 21 octobre 1972 en Belgique. Suit le conservatoire d’art dramatique de Liège. Diplômé de mise en scène à l’INSA de Bruxelles. Réalisateur de sketchs pour les émissions de Canal +, en Belgique et en France. 1999 Premier court-métrage : Quand on est amoureux, c’est merveilleux. Pour fêter ses quarante ans, une femme se paye un strip-teaseur à domicile mais refuse de le laisser partir. Une comédie macabre très second degré sur la solitude et le temps qui passe. 2004 Premier long-métrage : Calvaire. Dans une campagne désolée et enneigée, un aubergiste séquestre un pseudo-Pascal Sevran. (Très) violent, drôle, parfois émouvant, souvent expérimental, Calvaire offre à Jacky Berroyer le meilleur rôle de sa carrière.

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La Jungle des enfants perdus

ECRANS | Cinéma / Avec «Vynian», Fabrice Du Welz emmène le spectateur dans un voyage cinématographique éprouvant, inattendu et sensoriel, pour un film limpide, fort, marquant, le meilleur de cette rentrée. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 23 septembre 2008

La Jungle des enfants perdus

Des vagues qui s’échouent. Bruit lointain, répétitif, insistant. Un écran presque noir, traversé par quelques bulles. L’eau vire au rouge, les bulles se transforment en cellules sanguines, les vagues s’intensifient jusqu’à n’en former qu’une seule, remplissant tout l’espace sonore. Puis ce n’est qu’un long fracas sonore, un bruit blanc saturé, alors qu’on croit distinguer à l’image une femme à la chevelure flottant sous l’eau. Le spectateur suffoque, suppliant presque qu’on le sorte de là. Puis Vynian commence vraiment : Jeanne (Emmanuelle Béart) sort de l’eau en bikini ; son mari Paul (Rufus Sewell) la regarde avec un sourire plus triste que complice. Avec ce prologue expérimental mettant les nerfs à rude épreuve puis cette scène anodine et muette, Fabrice Du Welz a à peine ébauché son deuxième long métrage et déjà, il a emporté le morceau… Vynian ne sera pas, comme son précédent film, un splendide Calvaire, mais une expérience sensorielle accompagnant deux humains à la dérive après le drame par excellence : la perte d’un enfant. Vague de fondLe Tsunami est passé par là, mais le couple est resté en Thaïlande. Un soir, invité à une soirée de charité pour récolter des fo

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