Attention aux Nouveaux Sauvages

Sébastien Broquet | Mercredi 19 septembre 2018

Photo : Fragment d'un discours amoureux © Marie-Anita Gaube


C'est peut-être bien le rendez-vous le plus attendu de la rentrée côté arts : l'exposition Les Nouveaux Sauvages, en un lieu encore inconnu nommé Halles du Faubourg, excite assurément en réunissant au cœur d'une friche industrielle du 7e arrondissement de Lyon quelques activistes aux talents variés pour concocter un espace immersif qui risque fort d'être aussi festif. Décloisonner, surprendre et fédérer : on pourrait résumer ainsi l'initiative de la Taverne Gutenberg, qui conçoit cette expo, et de Intermèdes, qui gère ce lieu provisoire.

Reprenons. Sont réunis à partir du 5 octobre, jour de vernissage, et jusqu'au 11 novembre, plusieurs co-commissaires pour une exposition commune : la galerie Françoise Besson pour la peinture contemporaine, le spot dédié au street art Sitio, les punks numériques de Frigo&co relancés après quelques années de sommeil, cultes dès 1978. Côté photographie, c'est le Bleu du Ciel qui prend les choses en main. Le Mirage Festival amène son expertise de l'art numérique. Et bien entendu, la Taverne Gutenberg intervient aussi dans ce commissariat.

Côté artistes et intervenants, sont cités Shab, les graffeurs Mr Sphinx et Koey, les photographes Massimiliano Rossetto, Marie Castagnola et Florent Quignon, Thaïva Ouaki, la peintre Marie-Anita Gaube, mais aussi Guillaume Robert, le plasticien Laurent Perche, Henri Lamy et Nawelle Aïnèche. On a hâte !


Les nouveaux sauvages


Les Halles du Faubourg 10 Impasse des Chalets Lyon 7e
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Sauvage innocence aux Halles du Faubourg

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Sauvage innocence aux Halles du Faubourg

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Les Nouveaux Sauvages

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Christophe Chabert | Mardi 13 janvier 2015

Les Nouveaux Sauvages

Prenant au pied de la lettre l’adage qui veut qu’un Argentin, c’est un Italien qui parle espagnol, Les Nouveaux Sauvages se veut hommage aux comédies italiennes à sketchs façon Les Monstres. Mais Damian Szifron, qui vient de la télévision et ça se sent, en offre en fait une caricature où le mélange d’empathie, de critique sociale et de mélancolie des Risi, Scola, Gassman et Tognazzi serait remplacé par une misanthropie ricanante face à un monde contemporain où violence, frustration et aigreur sont devenues des sentiments ordinaires. Passé le prologue, plutôt amusant, le film s’enfonce dans une laideur morale et un regard complaisant qui, au passage, ne gomme pas les réelles inspirations de Szifron, à la limite du plagiat : de Duel à Chute libre, chaque sketch semble piquer des idées à d’autres films pour les passer à la moulinette d’une réalisation clipesque qui renvoie aux formats courts façon Canal +. L’ultime segment où une femme fait payer, le jour de son mariage, ses infidélités à son époux volage, en dit long sur la

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