Aux Subsistances, la street cred' sauce Hong Kong

Lyon Street Food Festival | Au premier Lyon Street Food Festival ce week-end, l'on croisera la route des meilleurs food trucks du coin mais pas seulement : des Apothicaires à la Mère Brazier, les top chefs de la ville se la jouent street credibility. Fameux.

Adrien Simon | Mardi 20 septembre 2016

Photo : © Anne Bouillot


Les food trucks lyonnais se radinent ce week-end aux Subsistances, pour un festival de trois jours autour de la "gastronomie nomade". Les habitués des marchés lyonnais seront ravis de retrouver le bar à jus l'Estanco, le triporteur de Trop Chou ou encore The Rolling Cantine (photo). Ce dernier transformé pour l'occasion en jonque flottante, afin de coller au thème de cette première édition : Hong Kong.

Les camions-cuisines assureront le ravitaillement des visiteurs dans la cour, et l'on retrouvera sous la grande verrière des cuisiniers sédentaires s'essayant eux aussi à la bouffe en barquette : les cuistots très en vue du Café Sillon (le dépotant-déroutant resto du 7e), de La Bijouterie (qui joue déjà avec les dim sums dans le 1er), et des Apothicaires (le nouveau spot à ne pas manquer du 6e) y officieront. Tous promettent de se mettre au diapason hongkongais, avec du côté de Tabata et Ludovic Mey (les Apothicaires) un alléchant Fa Mian Bing (pain plat à la poêle) au poulet de Bresse façon canard laqué, jeunes herbes et marmelade acidulée au kumquat.

Parmi la vingtaine de stands, on trouvera les œuvres de mandarins de la cuisine lyonnaise : Sébastien Bouillet, l'étoilé Mathieu Viannay ou Joseph Viola. Ce dernier préparera pour l'occasion un petit pâté en croûte de foie gras de canard et ris de veau...

Dans une ambiance night market avec lampions et danse du lion, on pourra digérer au son d'un boom bus, d'un homme orchestre (Senor Markussen) et dans le hangar vendredi, de Brooklyn Funk Essentials ; samedi, de l'électro-rock-puis-pop de Lux et Aufgang.

Outre la musique — bien que la street food soit déjà, selon les directeurs des Subsistances, « une forme d'expression des singularités, comme la langue ou la danse » — la caution culturelle de l'événement sera renforcée par des sessions asie-minutées de « partage de la culture asiatique au-delà des assiettes » : kung fu, cantonais, thé, cinéma et plus encore.

Lyon Street Food
Aux Subsistances du 23 au 25 septembre


Lyon street food festival

Tour du monde de la gastronomie mobile. A l'honneur cette année : Hong Kong
Les Subsistances 8 bis quai Saint-Vincent Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Lyon : RoofPop s'installe à la Part-Dieu

Street Food | C’est sur le toit terrasse du centre commercial de la Part-Dieu, au RoofPop, que les Lyonnais prendront de la hauteur cet été pour (...)

Louise Grossen | Vendredi 4 juin 2021

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C’est sur le toit terrasse du centre commercial de la Part-Dieu, au RoofPop, que les Lyonnais prendront de la hauteur cet été pour profiter d’un afterwork. Ouvert depuis le jeudi 3 juin, ce nouveau spot fonctionne sept jours sur sept de 11h à minuit. Cette terrasse de 250 m2 gérée par Nomad Kitchens — qui pilote le Lyon Street Food Festival —, promet de rythmer l’été avec sa programmation bouillonnante de mixologues, de chefs et de DJs. Côté food, le RoofPop déballera sa caravane Airstream flambant neuve de laquelle abonderont burgers, tapas et diverses denrées estampillées street food. À accompagner d'une sélection de craft beers et de cocktails pop. Mais, car il y a un mais : le spot est éphémère, et f

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Au tour de Lyon Street Food de jeter l'éponge pour 2020

Covid-19 | C'était prévisible au vu de la situation : le Lyon Street Food, dont la cinquième édition devait se tenir pour la première fois dans l'enceinte de Fagor-Brandt (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 23 juillet 2020

Au tour de Lyon Street Food de jeter l'éponge pour 2020

C'était prévisible au vu de la situation : le Lyon Street Food, dont la cinquième édition devait se tenir pour la première fois dans l'enceinte de Fagor-Brandt après quatre sessions au sein des Subsistances, annonce à son tour son annulation. Le festival de cuisine de rue devait se dérouler sur quatre jours en octobre prochain. L'équipe a ainsi communiqué sur Instagram : « au lendemain du déconfinement, nous étions convaincus que la situation sanitaire évoluerait dans le bon sens. Le mois d’octobre apparaissait comme un horizon raisonnable pour espérer un retour à la (quasi)normale et le maintien de l’événement. Toute l’équipe avait mis les bouchées doubles pour rattraper le retard et vous concocter une édition magnifique. Mais il faut se rendre à l’évidence. La séquence des derniers jours nous oblige à la plus grande prudence. Les risques sanitaires sont encore bien trop importants et la survie de l’entreprise pourrait être remise en question. Le monde de l’événementiel est à l’arrêt depuis mars et la rentrée ne

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Food Traboule ou la Tour Rose rebootée

Food Court | L'institution gastronomique du Vieux Lyon, franchement rajeunie, se transforme en festival permanent de street food.

Adrien Simon | Jeudi 16 janvier 2020

Food Traboule ou la Tour Rose rebootée

Les petits panneaux destinés aux touristes perdus indiquent encore La Tour Rose. Il faudra bientôt rajouter "2.0" : l'institution prestigieuse n'est plus. Depuis le départ de Philippe Chavent, qui fit beaucoup dans les 90's pour ne pas laisser la gastronomie lyonnaise s'encroûter, elle allait de mal en pis. Mais la voilà rénovée ! Et scindée en deux entités : MiHotel gérant 14 suites, à mi-chemin entre l'appart' et l'hôtel, et donc le Food Traboule. Qu'est-ce ? Un food court, une "aire de restauration", comme on en trouve dans la plupart des grandes métropoles (genre le Mercado da Ribeira de Lisbonne ou le Grand Central Market de L.A.), habituellement dans d'anciennes halles ou hangars. Ici c'est un food court "à la Lyonnaise" donc fier de son passé. Notez : on est à la fois en plein cœur du quartier Unesco, dans les murs d'un ancien étoilé Michelin, lui-même dans la rue (du Bœuf) la plus étoilée de France. L'Ovni a été baptisé en grande pompe ce mardi 14 janvier. On aurait dit qu'on inaugurait la Cité de la Gastronomie, la vraie — celle de l'Hô

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La street food s'empare des Subsistances

Food | 80 chefs, dont le meilleur du monde, qui font de la bouffe à emporter. Et des concerts, du street art, des barbecues et des cocktails : revoici, ce week-end, le Lyon Street Food Festival.

Adrien Simon | Mardi 10 septembre 2019

La street food s'empare des Subsistances

Les Lyonnais ont découvert qu’ils aimaient la cuisine de rue. Celle que l’on trouve partout dans le monde, sauf en France, et que l’on nomme donc systématiquement en anglais. Manger en marchant n’étant pas une évidence française, on cantonne ici la street food dans des lieux ou des temps donnés. Comme ces food courts fleurissant un peu partout… Où l’on rassemble des stands ou des trucks, fabriquant de la nourriture en live, servie dans de la vaisselle jetable sur de grandes tables communes. Ainsi, H7, le nouvel incubateur de start-ups de Confluence, dispose-t-il d’une cantine d’entreprise ? Non, un food court. Il s’appelle Heat, il est « open » et plein de « heat boys and girls » opérant dans des containers colorés. Au centre commercial de la Part-Dieu on a ouvert un point de restauration éphémère, il s’agit d’un food market (c’est pareil). Dans un autre genre la Tour Rose, institution chic du Vieux Lyon, a confié aux excellents responsables des Apothicaires la conception d’une... food traboule (idem). Et enfin, où donc les Lyonnais vont-ils se presser ce week-end ? À l’inc

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Des cordons bleus à la green cantine

Food | La quatrième édition du Lyon Street Food Festival a prévu un nouveau corner : une green cantine dédiée à la « cuisine healthy ». Sur le papier, elle semble valoir le coup de fourchette.

Julie Hainaut | Mardi 10 septembre 2019

Des cordons bleus à la green cantine

Problème : quatre jours, dix stands en roulement, une vingtaine de recettes. Application de la règle de trois. Résultat : jouable. Parce qu’au vu des mets proposés, choisir relèverait de l’impensable. Au menu de ce nouvel espace : du locavore, des plats végétariens, des recettes vegan, quelques plats sans gluten et quelques-uns à base de poisson. « Lors des précédentes éditions, nous avons réellement ressenti un besoin de nombreux festivaliers de repérer un peu mieux ce type d’offre sur le site » explique Emeric Richard, cofondateur de l’événement. Chaque chef a élaboré une ou plusieurs recettes spécialement pour l’événement. Taybe, le nouveau concept d’Aklé, titillera les babines à coup de falafels et salades pastèque-halloumi (notre passion), Culina Hortus séduira à grand renfort de gaufres salées aux girolles, ail noir, champignons, Mowgli requinquera les panses de focaccia au fromage frais et houmous de betterave, et les étoilés Jean-Michel Carrette et Vi

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Sapnà et Les Apothicaires récompensés à Omnivore

Food | Le festival Omnivore, dédié à la jeune cuisine, s'est tenu ce week-end à Paris. Résultats du palmarès : deux prix sur les dix ont été attribués à des (...)

Lisa Dumoulin | Mercredi 13 mars 2019

Sapnà et Les Apothicaires récompensés à Omnivore

Le festival Omnivore, dédié à la jeune cuisine, s'est tenu ce week-end à Paris. Résultats du palmarès : deux prix sur les dix ont été attribués à des Lyonnais. Rémy Havetz du tout nouveau restaurant Sapnà a obtenu le prix Pâtissier tandis que le duo à la tête du restaurant Les Apothicaires, Tabata et Ludovic Mey, a obtenu le prix Rebelle. Une belle reconnaissance pour deux tables qui renouvellent la cuisine de la ville.

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B., comme Bistronomie

Restaurant | Plus tout à fait le même, ni tout à fait un autre, le Bistro B., dans le 6e, a été repris par un duo formé à l'Astrance et dans les cuisines de Daniel et Denise.

Adrien Simon | Mardi 5 février 2019

B., comme Bistronomie

Le 21 janvier paraissait la nouvelle édition du guide Michelin. Bibendum cette année - est-ce dû à un récent changement de direction ? - a sorti la sulfateuse. Trois établissements triple étoilés, et non des moindres, ont été déchus. Le message ? Ni les dynasties, ni les stars ne sauraient être éternellement auréolées. Ni la maison de l'Ill, plus de cinquante piges en haut du classement sous la houlette des Haeberlin père et fils, ni Marc Veyrat, le grand chef à chapeau le plus célèbre de France n'étaient donc intouchables. Ni le prodige Pascal Barbot, le plus jeune des triple étoilés, il le devint à 35 ans, le plus rapide aussi, en seulement sept ans. Il se dit que son micro-restaurant parisien ne respirait plus le renouvellement, tant dans l'assiette que dans le décor. On a demandé confirmation au Lyonnais Thomas Nicolle, qui y bossa au service, pendant sept ans tout de même : « ça fait quelques années que je n'y suis pas passé, mais je suis triste pour eux, je n'ai pas encore osé les appeler. C'est d'autant plus dommage, que c'était l'un des derniers tr

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De nouveau, du travail d'orfèvre à Sapnà

Restaurant | Arnaud Laverdin et Rémy Havetz, qui régalent depuis trois ans à La Bijouterie, ouvrent à deux pas leur nouveau restaurant. Au programme : la même cuisine cosmopolite, des petits plats explosifs et des desserts toujours aussi barrés.

Adrien Simon | Mardi 27 novembre 2018

De nouveau, du travail d'orfèvre à Sapnà

On a croisé la première fois Arnaud il y a trois ans : sa Bijouterie venait d'ouvrir, et il maniait un fumoir, rempli de chocolat noir, en pleine rue Hippolyte Flandrin. Ce grand tatoué représentait mieux que quiconque la nouvelle cuisine lyonnaise, décomplexée par ces chefs trentenaires, souvent descendus de chez Têtedoie (comme ses ex-collègues, désormais à la tête des Apothicaires ou de l'Établi), pour cuisiner plus près de la rue. La Bijouterie, avec ses dimsums déjeunatoires et son menu unique du soir connut rapidement le succès. En deux ans, il a été rejoint par Thomas Pezeril (un ancien de chez Pic) en cuisine, Matteo Bonatto aux bouteilles, et Rémy pour le sucre. « La Bijouterie marchait bien. Je me suis

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Un air de vacances au Lyon Street Food Festival

FOOD | La troisième édition du Lyon Street Food Festival s’annonce épicée et croustillante : du 13 au 16 septembre, cuisine nomade sur fond de concerts cools vous feront repartir en vacances.

Lisa Dumoulin | Lundi 10 septembre 2018

Un air de vacances au Lyon Street Food Festival

Chaque année, le Lyon Street Food Festival met à l’honneur plusieurs destinations phares. Pour cette troisième édition, un tour panoramique du globe et des saveurs entre orient et occident est organisé avec un focus sur Montréal, Hong Kong et Izmir. La ville où la street food ne dort jamais, c’est bien sûr Hong Kong et ses marchés de nuit et autres étals de rue. Entre nature luxuriante et urbanisation, traditions et émergence, le champ des possibles est infini. Dignes représentants de cette culture, La Table Wei, nouveau restaurant bistronomique lyonnais, proposera des petits pains cantonais fourrés au porc cuit sept heures ; Mammy Pancake, échoppe de bubble gaufres, viendra spécialement pour faire goûter les egg waffles traditionnelles ; Jiang Xin, deux anciens étudiants de l’Institut Paul Bocuse, prépareront leur spécialité : le dim sum ; et enfin Bao Time, restaurant traditionnel cantonais, proposera sa recette de brio

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Iñaki Aizpitarte : « J'étais fasciné par les bistrots »

Attable : Le mot du chef | Iñaki Aizpitarte, bientôt 46 ans, est le chef du Chateaubriand, premier bistrot à avoir intégré le classement (certes contesté) des 50 meilleurs restaurants du monde. Il vient ce samedi à Lyon dans le cadre du festival Attable.

Adrien Simon | Mardi 13 mars 2018

Iñaki Aizpitarte : « J'étais fasciné par les bistrots »

On te décrit souvent comme un chef rock and roll, voire même punk. Un punk devenu le chef de file d'une bistronomie qui depuis le milieu des années 2000 secouerait la gastronomie française. Iñaki Aizpitarte : On aime bien mettre les gens dans des cases, c'est classique. Quand les journalistes sont passés par ici, voir ce qu'on faisait... disons que ça les changeait. Ils se sont arrêtés sur une ou deux choses qui leur permettaient de nous décrire comme sortant de l'ordinaire - va pour le rock en cuisine. Quant au rôle de chef de file... On n'a pas été les premiers à faire de la bistronomie. il y avait déjà des chefs comme Thierry Coué, ou (plus connu) Yves Camdeborde. Ils sortaient de grandes maisons très codifiées (Senderens, Constant), un peu pince-cul et ont ouvert des restaurants à leur image, des trucs plus chaleureux. Leur cuisine avait des notes un peu plus tradi, plus régionales que ce que l'on fait maintenant. On a renouvelé cet élan-là. C'est avec cette ambition que tu as ouvert le Chateaubriand... De mon côté, je n'ai jamais réfléchi à un concept avant d'ouvrir. J'étais fasciné par les bistrots.

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Attable : la grande bouffe

Festival Food | Pour un week-end, Lyon redevient capitale européenne de la cuisine. De celle qui, selon les organisateurs du festival Attable, secoue « le grand (...)

Adrien Simon | Mardi 13 mars 2018

Attable : la grande bouffe

Pour un week-end, Lyon redevient capitale européenne de la cuisine. De celle qui, selon les organisateurs du festival Attable, secoue « le grand cocotier culinaire ». Qui "décaraffonne" les codes. Or, Dieu sait qu'il y en a, des traditions gastronomiques (qui a dit "lourd héritage" ?) à Lyon. Mais comment ruer dans ces brancards-là ? Attable assume de s'appuyer sur la jeunesse cuisinière : celle qui n'a pas attendu les étoiles Michelin pour mettre les mangeurs des métropoles européennes à ses pieds. Mais que peuvent bien faire ces cuistots, devenus rockstars malgré eux, en déplacement à Lyon ? Fomenter un banquet en hommage au grand Paul ? Les artistes locaux (cols tricolores et étoilés + jeune génération) s'occupent déjà du tribute dominical (ce dimanche, À la Piscine). Montrer qu'il n'y a pas qu'en Rhône, qu'on sait bouffer ? On le savait déjà, et on salive d'avance en pensant à la nourriture autrichienne (!), genre marmotte fermentée et foie gras vegan, que prépareront samedi soir (

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Le Lyon Street Food met les petits plats dans les grands

Food | Des chefs colombiens, mexicains et hongkongais, des pâtisseries, des cocktails, et de l'indie pop pour se trémousser et respecter la directive “manger-bouger” : Lyon Street Food met les bouchées doubles pour cette seconde édition.

Lisa Dumoulin | Jeudi 7 septembre 2017

Le Lyon Street Food met les petits plats dans les grands

Faire voyager vos papilles ! Noble ambition, pour le Lyon Street Food Festival. Plusieurs escales sont prévues : déjà, la Colombie, omniprésente ces temps-ci (c'est l’année France-Colombie de l'Institut Français). Les chefs Santiago Torrijos de l’Atelier Rodier à Paris et Victor et Amélie Sanchez d’El Cafetero à Lyon feront découvrir la richesse, parfois méconnue, de leur gastronomie. Pour les kids, des cours de cuisine en espagnol, et pour les parents des masterclass cumbia sont en menu. Et un atelier de cuisine cinq étoiles, mené par le chef Juan Arbelaez du restaurant Nubé (l’hôtel Marignan, sur les Champs-Elysées). Prochain arrêt : Puebla, Mexico en compagnie de Liz Galicia, propriétaire de l’une des plus belles tables du pays, qui vient cuisiner le mole poblano. Hugo et Sandra Boissin du Piquín et Enrique Gomez du Gomex sont aussi de la partie. Changement de cap avec Hong Kong ! De nouveau invitée au festival, la ville est représentée par M.

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Unico, un glacier qui grimpe

Glacier | L'ascension de la Grande Côte a de quoi faire suer. Ouf ! Une halte surgelée ouvre dans la montée : Unico. Leurs glaces (très) artisanales font déjà parler. À retrouver avec joie ce week-end au Street Food Festival.

Adrien Simon | Mardi 5 septembre 2017

Unico, un glacier qui grimpe

Tiago Barbosa est brésilien. Julia Canu, corse. Tous deux se sont rencontrés à l'Institut Paul Bocuse, durant leurs études. Logiquement, ils auraient dû finir en cuisine... Ils ont plongé dans la glace. Quand Pierre Geronimi (avec qui Julia a travaillé) décide d'ouvrir une boutique à Monaco, le célèbre glacier de Sagone leur confie quelques mois son nouvel espace. L'occasion pour la paire de tester cette idée leur tenant à cœur, développée désormais dans leur propre échoppe de la Montée de la Grande Côte : une fabrique de glaces écoresponsable. Tiago explique : « respecter les saisons, utiliser des produits locaux, éviter le gaspillage, ce sont des choses qui deviennent peu à peu évidentes en cuisine. Mais le mouvement est quasi inexistant chez les glaciers. » Selon Julia, « les clients ne sont pas choqués de manger un sorbet à l'abricot au mois de mars. On pense, à tort, qu'un congélateur permet une conservation illimitée. » Les deux ving

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Le Lyon Street Food festival revient

Street Food | Le Lyon Street Food festival #2 revient début septembre aux Subsistances

Lisa Dumoulin | Jeudi 6 juillet 2017

Le Lyon Street Food festival revient

Le Lyon Street Food festival revient les 8, 9 et 10 septembre aux Subsistances après le succès de la première édition. Cette année les invités sont Hong Kong, la Colombie dans le cadre de l’année France-Colombie mais aussi Puebla au Mexique, dont la gastronomie est classée au patrimoine de l’Unesco (c’est le seul pays avec la France). Des chefs et cuisiniers de tous horizons viennent donc préparer des plats “de rue”, aux côtés de nos chefs lyonnais tels Les Apothicaires, Mathieu Viannay, Christian Têtedoie, Mamasan, Joseph Viola ou encore le grand Régis Marcon. Nouveauté cette année, le “sugar hangar” dédié aux pâtisseries et mets sucrés, la “cocktail factory” avec des spécialistes de la mixologie (L’Antiquaire, le Black Forest Society, le Groom, la Vermuteria) et aussi un BBQ corner et des food trucks. Mai

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Le Food Market revient à Lyon

Street food | Le Food Market revient à Lyon samedi 24 juin.

Lisa Dumoulin | Samedi 24 juin 2017

Le Food Market revient à Lyon

Le Food Market revient à Lyon samedi 24 juin pour faire goûter la cuisine de rue, préparée par des chefs lyonnais. Sur les étals du marché on retrouvera le Café Sillon avec un sandwich à la seiche, le Café Arsène avec un saumon gravlax, le restaurant Messob et ses spécialités ethiopiennes, La Cagette à Malek et ses mezzés, le Café Cousu avec des brochettes, Huuue Cocotte avec un pad thaï poulet et coriandre... mais aussi des desserts, des cafés glacés Extrait, du cidre Appie, des bière Ninkasi et des vins naturels tout droit venus de chez Vercoquin. A déguster place Saint Louis de 12h à 21h30.

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Jacotte Brazier : l’héritière

Portrait | Sa grand-mère Eugénie – la fameuse Mère Brazier – fut l’une des plus célèbres cuisinières de la gastronomie française, couronnée de trois étoiles dans ses deux restaurants, en 1933. Jacqueline Brazier, Jacotte pour ses amis, entend préserver son patrimoine culinaire et sa mémoire à travers l’association qu’elle a créée, Les Amis d’Eugénie Brazier, qui fête ses dix ans.

Julie Hainaut | Mardi 28 février 2017

Jacotte Brazier : l’héritière

Elle nous reçoit chez elle, à la Croix-Rousse, rouge aux lèvres, yeux rieurs et sourire jusqu’aux oreilles. Elle nous sert un thé dans sa cuisine où elle ne cuisine jamais – ce qu’elle aime avant tout, « c’est goûter » –, nous enjoint de jeter un œil aux photos de chasse de son père Gaston – « il adorait chasser avec son ami Paul Bocuse » – et se désole que la statuette d’Eugénie Brazier que l’écrivain Frédéric Dard lui a offert, vienne tout juste de se casser : « ce n’est pas grave, je la recollerai, elle a le cuir dur, ma grand-mère. » Jacotte, 73 ans, a mille idées à la minute, des bons plans improbables – la bière est bien plus saine et économe qu’un spray coiffant classique pour faire tenir des boucles –, un débit kalachnikov à faire pâlir un acteur de la Comédie française et s’amuse de tout. L’accoucheur, lors de sa naissance le 23 novembre 1943 un mois avant terme avec « une jaunisse du diable », avait prévenu : « si elle vit, elle aura une santé de fer ». Et une énergie d’enfer. L’école de la vie Dans les années 20, sa grand-mère Eugénie Brazier tient deux restaurants : un au co

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La Mère Brazier débarque aux Docks de Vaise

Épicerie-comptoir | Entre le néo-quartier de l’industrie et le pôle multimodal de la gare de Vaise, le chef étoilé de la Mère Brazier installe sa boulangerie et offre à voir et à acheter sa cargaison d'épicerie fine.

Adrien Simon | Mardi 10 janvier 2017

La Mère Brazier débarque aux Docks de Vaise

L’installation d’un chef de renom est désormais un argument (ou un "produit d'appel") dans le déploiement de nouveaux projets urbains. C'était l'objectif de l'installation à la Confluence de l'étoilé Le Bec (échec...). Le néoquartier de l’Industrie à Vaise a de son côté accueilli, dans sa première phase de développement, le groupe Bocuse (L’Ouest puis Ouest express). On n’y attendait pas forcément une autre star de la cuisine lyonnaise. C’est pourtant à quelques rues de là que le col tricolore Mathieu Viannay vient d’installer son nouveau et ambitieux projet. Il arrive avec sous le bras l’image de marque et le poids historique de la Mère Brazier (il dirige le restaurant de la rue Royale depuis 2008) : la photo de la mythique cheffe lyonnaise s'affiche en grand, en noir et blanc, sur l'un des murs extérieurs. Cette épicerie-comptoir a, de loin, de faux-airs de mini-corner "gourmet" de grand magasin : des rayonnages de boîtes, bocaux et bouteilles rares, un stand de boulangerie, un étal de fromages, un autre de charcuterie. Une bonne pa

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Mat Gallet : « On a la brigade éphémère la plus dingue et la plus brillante qui soit »

Grand Cuisine Cinéma Club | Ce dimanche a lieu la seconde édition du Grand Cuisine Cinéma Club, un festival de films culinaires, durant lequel on n’oublie pas de manger. Interview avec Mat Gallet, l’un des organisateurs de l’événement.

Adrien Simon | Dimanche 18 décembre 2016

Mat Gallet : « On a la brigade éphémère la plus dingue et la plus brillante qui soit »

Un mot sur l’année dernière : en plus des dix films présentés (six documentaires, deux films d’animation, un long-métrage de fiction et un court-métrage) on pouvait manger des petites assiettes en rapport direct avec les projections : du houmous préparé par Simon Huet pour suivre le film Make hummus not war, des ramens de Yomogi avec Tampopo, une salade thai de Têtedoie en accompagnement de Farang. Le dispositif va changer ? Mat Gallet : Au Grand Cuisine Cinéma Club, on essaye d’imaginer un format d’événement propre à chaque thématique. La première édition tournait autour des foodmaniacs. On l’avait donc construite comme une expérience quasi boulimique : douze heures non stop, une orgie de films et de tapas un peu sexy. Là, avec l’édition #disruption, on se devait de tester un nouveau modèle. Vu les films programmés, il nous semblait important que les cuisiniers puissent vraiment donner leur interprétation des films. On a donc pris le contrepied de tous les conseils qu’on nous donnait. Et plutôt que de faire un événement plus gros, on a choisi de proposer un événement plus concent

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À mater & à manger

Grand Cuisine Cinéma Club | Le Grand Cuisine Cinéma Club retend la toile et remet le couvert pour un second festival de mets et de films, dont une avant-première goûtue : à savourer sans modération.

Adrien Simon | Mardi 13 décembre 2016

À mater & à manger

C’était en septembre de l’année dernière : un festival de cinéma (le premier du genre) offrant autant à voir qu’à manger. Pour la première édition du Grand Cuisine Cinéma Club, les spectateurs-dîneurs enchaînaient douze heures de films (documentaires, animation, fiction et courts-métrages) sur la cuisine, et de tapas apparus à l'écran (du houmous pour accompagner Hummus not war, des ramens pour suivre Tampopo...). Mat Gallet (Nuits sonores, Le Sucre) et sa bande recommencent ce week-end dans une formule moins boulimique, avec un nombre restreint de convives et une sélection filmique plus resserrée. En parallèle, quelques-uns des jeunes chefs lyonnais les plus en vue du moment « cuisineront en live, pendant les séances, dans la salle » pour (en plus de nombreuses surprises) servir un vrai repas, à table.

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Monomaniaques : une recette, 1001 saveurs

GUIDE URBAIN | « Délire caractérisé par une préoccupation unique » ou « Idée fixe, obsession. » Voilà comment les dictionnaires décrivent la monomanie. En cuisine, cela se traduit par : une recette déclinée de mille et une façons. Voici trois spots adeptes du mono-produit.

Sébastien Broquet | Mardi 22 mars 2016

Monomaniaques : une recette, 1001 saveurs

Moulinette Viandards, on tient à vous rassurer. Ce bar à salades ne propose pas que de la batavia, de la roquette ou des pousses d’épinards. Non. Ce bar à salades offre une quarantaine d’ingrédients — protéinés, même ! — pour composer sa salade sur mesure. Après avoir choisi sa base — pâte, riz, salade verte —, on se dirige au comptoir pour sélectionner nos produits frais préférés. Au choix : des aubergines grillées, du jambon cru, du gouda au cumin, du Pastrami, des lardons, des concombres, du poulet au curry… et de l’Halloumi, notre petite faiblesse. Une hésitation ? Vincent et Lucie, les créateurs du lieu, nous guident. Le choix opéré, on opte pour une sauce — la marinade maison est à tomber —, quelques graines de sésame pour relever le tout et on file se remplir la panse. Si l'on a encore faim, on se laisse tenter par un dessert à base de compote ou de fromage blanc enrichi de Granola ou de crème de marron. Le plus : l’accueil ultra-soigné. Conseil : pointez-vous avant 12h30 pour éviter l’affluence — il n’est pas rare qu’une queue se forme hors de l’établissement. 55, rue Servient, Lyon 3e. Tél. : 06 2

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Bistronomie : ces chefs qui bousculent la tradition

GUIDE URBAIN | De Katsumi le précurseur à Tabata & Ludovic les derniers installés, une génération spontanée de chefs voyageurs, connectés et décomplexés explosent les codes de la gastronomie traditionnelle : tour d'horizon.

Adrien Simon | Mardi 22 mars 2016

Bistronomie : ces chefs qui bousculent la tradition

Il fut un temps où la cuisine, en France, n'était pas "cool". Un temps d'avant Instagram, les blogueuses et les yelpeurs ; avant Top Chef, Jamie et Cyril ; avant la "food" (porn, ing, ista) ; avant les brunchs électro, les soirées fooding, les chefs en jean-baskets et tablier bleu. La cuisine en France, à défaut d'être branchée, pouvait être gastronomique, patrimoniale, référence mondiale. Quoique... Fin 90, une certaine presse étrangère la juge « rigide », « ennuyeuse », trop chère. En 2014, le New York Times s'acharne encore : la cuisine française a définitivement implosé ! Mais ses débris sont précieusement ramassés par une flopée de jeunes chefs, (notamment) adeptes de la bistronomie, qui explosent les codes du restaurant de papa et envoient des assiettes mode. À Lyon, parler de bistronomie revient à évoquer En Mets Fait ce qu'il te Plait, improbable chalet au coin des rues Chevreul-Gryphe (la façade a depuis été refaite). Improbable bazar aussi, que son hall d'entrée. Katsumi s'y installe en 1999, seul en cuisine : il décrète que l'on viendra chez lui pour ce qu'il y a dans l'assiette (et les verres) — un point c'est

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Les Apothicaires : l'antre des préparations magiques

GUIDE URBAIN | Début mars a ouvert le très attendu restaurant de Tabatha et Ludovic Mey. Les Apothicaires ? Déjà savoureux.

Adrien Simon | Mardi 15 mars 2016

Les Apothicaires : l'antre des préparations magiques

Sur notre écran de télé, l'on découvrit Tabata un soir de 2012. Top Chef : elle, profilée "méchante-chiante", éliminée ; en pleurs dans les bras du Jedi Marx. Une sombre histoire de canard. « La vie, c’est pas un concours » dixit le sage Piège, juré de l'émission. Les personnages de M6 ont une vie hors du tube cathodique : pas tout à fait identiques, ils font quand même de la cuisine. Et ouvrent des restaurants. Tabata, c'est cinq ans chez l'étoilé Le Bec. Au sortir des écrans, c'est à la tête de Marguerite (brasserie Bocuse) qu'on la retrouve. C'est là qu'elle fourbit son projet avec Ludovic Mey, son second ; bientôt son mari. Mais avant de s’installer dans le 6ème, dans ce local tout en longueur — fine banquette, cuisine ouverte, un grand comptoir/passe-plat en marbre noir — avant donc, le couple mûrit son projet sous le soleil de São Paulo... et à Copenhague. Au Brésil, la patrie de Tabata, Alex Atala (l'un des meilleurs cuistots du monde, paraît-il), les expédie vers « la nouvelle frontière des saveurs », comme il dit : l’Amazonie et Belém. « On ne connaissait pas un c

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